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[Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard

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MessageSujet: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Sam 2 Mai - 20:40


Il y a désormais dix-sept ans de cela, la Bataille de Poudlard marqua la fin de la seconde guerre contre Voldemort et la fin de son règne de terreur.

Menée dans la nuit du 1er au 2 mai 1998, cet événement historique vit s'affronter deux camps dans un combat sans merci. Harry Potter et ses alliés (l'Ordre du Phénix, l'Armée de Dumbledore, ainsi que de nombreux renforts sous la forme d'élèves et de professeurs de Poudlard, mais également des elfes de maison, des centaures et maintes autres créatures) y affrontèrent Voldemort et ses fidèles (les Mangemorts, mais également les Détraqueurs et les Géants).

Le combat fut sans pitié et de nombreuses victimes furent à déplorer dans les deux camps. Le château lui-même fut sévèrement endommagé. La bataille prit fin lorsque Harry Potter détruisit Voldemort au cours d'un duel face-à-face. Les fidèles partisans du mage noir étaient d'ores et déjà tous hors d'état de nuire, morts pour la plupart.

La période qui s'ensuivit fut marquée à la fois par des réjouissances célébrant la fin du joug sous lequel étaient placés les sorciers, et un deuil national en hommage aux nombreuses victimes tombées au cours du combat.

Le Ministère de la Magie promulgua la date du 2 mai comme une date-clef, instaurant chaque année une cérémonie du souvenir, dans les lieux où se tinrent les ultimes combats. A chaque début du mois de mai, personnages officiels et anonymes se réunissent dans le Parc du Château afin de rendre hommage à la mémoire de ces femmes, ces hommes, ces enfants et toutes les créatures qui donnèrent leur vie pour garantir le droit de chacun d'évoluer dans un monde libre.

Crédits image : White Tree par FabrykaImaginacji

Si les artisans qui restaurèrent Poudlard s'attachèrent à reconstituer le château à l'identique, une modification fut ajoutée lors des travaux : un monument-souvenir afin que chacun et chacune garde en mémoire le prix de cette liberté chèrement gagnée. Un arbre d'une blancheur immaculé se dresse désormais à proximité du Grand Lac. Son écorce comme son feuillage sont d'un blanc de nacre. Les noms de chacune des victimes de la Bataille de Poudlard courent sur le tronc de l'arbre.


Hj: vous êtes tous invités à participer à ce sujet. Sorciers, cracmols et créatures magiques y sont les bienvenus. Seuls les Moldus, pour des raisons évidentes, ne peuvent en être.
Adam Campbell et Wilbur Ravenhood posteront à ma suite. Ceci fait, chacun pourra intervenir dans le sujet.
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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Sam 2 Mai - 20:47

Adam avait suivi Ravenhood dans les dédale du château, se laissant bercé par ses souvenirs plutôt que par les explications du directeur qui ne semblait pas au meilleur de sa forme en ce 2 mai.
Il y classait d'un côté les bons souvenirs, ceux de sa scolarité à l'école, parsemée de réussites diverses et variées et puis il y avait les mauvais. Ceux de cette nuit là. Il achevait alors sa formation au Ministère et était en détachement lorsqu'elle commença. Lorsqu'il fut mis au courant il avait voulu les rejoindre. Il se souvenait comme s'il s'était agit d'hier de l'odeur de poussière, des pierres au sol, des cadavres jonchant le sol. Des enfants, des adultes, des amis, des parents... Il avait combattu avec ceux qui restait. Il avait vu la chute du Lord. Et comme chacun, il avait tenté d'oublier. Il avait avancé. Mais chacun de ses pas au sein du château lui rappelait les douloureuses blessures que portait chaque sorcier. Chacun de ses couloirs lui rappelait le prix de la victoire. Un prix de chair et de sang.
Il jeta un œil au directeur. Comment Ravenhood pouvait-il encore vivre ici? De quel courage était donc empreint cet homme prêt à souffrir chaque jour pour la reconstruction? Il réalisa qu'il connaissait peu l'homme derrière la fonction et le déplora.

Il salua les professeurs qu'on lui présentait au fur et à mesure et qui se joignaient au cortège qui se dirigeait vers le parc. On lui avait remis quelques jours plutôt les états de service de chacun, qu'il s'était évertué à apprendre. Aussi, fut-il en mesure de glisser un mot personnel à chacun d'entre eux, pour la plus grande joie de ses derniers. Il réalisa avec effarement, que peu d'anciens professeurs étaient encore présents entre les murs du château. Il avait eu Drake en botanique. Cela faisait plus de 20 ans et ce dernier avait pris un sacré coup de vieux.

Leurs pas les guidèrent à l'extérieur, dans ce qu'on appelait désormais la cour d'honneur. Un petit cloître au centre duquel avait été érigé l'arbre du souvenir. Un immense bouleau blanc dont le tronc de marbre  étincelait avec la lumière ambiante. Pour chaque victime une branche avec un prénom gravé. Au bout de chaque branche poussaient de nombreuses feuilles représentants toutes les vies qui se poursuivaient grâce à leurs sacrifices. L'arbre se portait à merveille, dieu merci. Ravenhood avait mit les meilleur botanistes sur le coup. S'il lui arrivait quoi que ce soit, le symbole en prendrait un coup, le moral des troupes également.

Au pied de l'arbre on avait dressé une estrade. Au pied de l'estrade se tenait déjà Archibald Strogov, en tenue de cérémonie. Il avait été accueilli par la délicieuse Maureen Kinkaïd, homologue universitaire de Wilbur Ravenhood.

Adam Campbell serra encore une bonne vingtaine de mains. Adressa quelques mots aux élèves et étudiants qui se pressaient pour le voir et distribua des sourires pour les dix prochaines années au moins. Quelques poses pour la presse, des mains sur les épaules aux familles les plus éprouvées, une poignée de mains chaleureuse à la lignée d'Aurors présents ce jour, et encore des paroles pour chacun.La foule des élèves commençait à s'installer. Pour l'occasion, Poudlard avait ouvert ses portes aux familles, aux anciens élèves, à tous les sorciers qui désiraient se recueillir en cette journée si particulière.
Ava était là, éblouissante comme toujours, souriante, une bouteille d'eau à la main. Bouteille qui lui était destinée. La journée risquait d'être interminable. Il lui adressa un sourire de remerciement.

Il avait été convenu que Ravenhood ouvrirait la cérémonie. Peut être afin d'imposer un peu de neutralité et d'apolitique à cette cérémonie. Nul n'était présent aujourd'hui pour gagner des voix.
Il se plaça donc au premier rang de l'estrade, avec son homologue britannique et les professeurs de l'école, à la gauche de Declan, son garde du corps personnel.
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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Sam 2 Mai - 20:53

Il était de ceux qui ne laisse rien paraître. De ceux que rien n'abat et qu'on ne voyait jamais douter. Parce qu'il n'avait pas le droit et encore moins l'envie de se montrer faible.
Merlin savait à quel point lui coûtait cette journée.
Le fantôme de Carrie était à chaque détour de couloir, dans chaque paires d'yeux dressée vers lui. Elphias avait été accompagné par deux médicomages de Sainte Mangouste. Il devait être parmi la foule anonyme. Wilbur se promit d'essayer de passer un peu de temps avec lui après la cérémonie. Même si ce dernier ne réaliserait pas vraiment que son père était présent. C'était plus pour se donner bonne conscience, malheureusement.
Alors qu'ils achevaient la visite habituelle avec les officiels, la foule se massait autour de l'arbre. Ils étaient venus nombreux.
Ravenhood lança un regard entendu à Maureen et s'élança dans la fosse aux lions.
Sa propre voix lui fit l'effet d'être celle d'un autre. Le flot de paroles appris par coeur jaillissait de sa gorge sans faille et sans hésitation. Seuls ses yeux embués derrière ses lunettes pouvaient trahir son émotion.

"Mesdames, Messieurs, chers étudiants, chers élèves,
Nos coeurs doivent être tous aussi touchés de voir à quel point nous n'avons pas oublié, à quel point nous sommes nombreux pour ce 2 mai.
La mémoire est une force, tout comme elle est un devoir.
Nous n'avons pas le droit d'oublier ce qui a été. Des erreurs passées, il nous faudra non seulement retenir la leçon mais également, la perpétuer. Apprendre à nos enfants, nos jeunes, nos élèves que certains se sont battus pour nous, que beaucoup sont morts et que désormais, nous n'avons plus le droit de baisser les bras.
Il y a dix-sept années exactement, ces lieux, ces murs que beaucoup d'entre vous chérissent, connaissaient l'atrocité d'une immense bataille. Pour que nous puissions vivre libres, un grand nombre d'entre nous ont payé le prix fort. Un parent, un ami, un enfant, un mari, une épouse, un camarade. Nous avons tous ici perdu un être cher. Et nous pouvons être fier d'eux. Car sans leur courage, Merlin sait où nous nous trouverions aujourd'hui.
Pour qu'aucun oppresseur ne pense encore arriver à détruire la plus belle chose que nous possédons, l'espoir, je vous invite à quelques minutes de recueillement auprès de l'arbre. »


Il était d'un blanc immaculé. Sur chacune de ses branches avaient été gravé les noms des victimes. Et il était en pleine floraison.
Ravenhood se tourna vers la tribune officielle. Archibald Strogov aux côtés d'Adam Campbell avait baissé la tête. Il se souvenait. Les professeurs de Poudlard, derrière eux, avaient également adopté une attitude de recueillement. La presse avait baissé ses appareils photomagiques, les plumes s'étaient tues. Face à lui, aux premiers rangs les élèves le visage grave avaient joint leurs mains. Toute maison confondues. Wilbur retint sa mâchoire de trembler mais ne put empêcher ses mains de le faire lorsqu'on lui transmis le trop long parchemin.

« Aisling, Jon,
Conroy, Nolwen
Crabe, Goyle
Crivey, Colin
McLeod, Isabel
Weasley, Fred»



On commençait toujours par les élèves. Parce qu'un grand nombre d'entre eux n'avaient pas 17 ans et avaient eu plus de courage que certains hommes.
Puis vinrent les professeurs:

«Lupin, Remus
Rogue Severus
Doyle, Marvin
Aleister, Filian
Wellignton, Elena»


Et enfin, les Aurors, les anonymes, les parents...

«Conroy, Deniel...»

Quand vint le nom de Carrie Holding, sa voix se brisa. Mais personne n'y fit réellement attention tant les larmes s'étaient invitées dans l'assistance. Quelques gémissements, des sanglots plus ou moins étouffés. 17 ans ce n'était pas assez pour que la souffrance ait cessé.

Il égrainait les noms comme un chapelet maudit.
Sur sa gauche, un mouvement retint son attention. Un cri indistinct retentit. Un flash crépita. Comment la presse avait-elle osé ? Le rouge allait lui monter aux joues lorsqu'il perçu une bousculade derrière lui. Strogov venait d'être englouti par une marée des professeurs, alors que Campbell était redressé par son garde du corps, faisant des signes à ce dernier qui avait dégainé sa baguette.  Alors que deux Aurors venaient de se jeter parmi la foule, au milieu de la presse, Maureen fit signe à Wilbur d'enchaîner. Personne ne semblait avoir noté quoi que ce soit, si ce n'est quelques journalistes bousculés par les Aurors, et les professeurs qui semblaient un peu crispés.
Après une très légère hésitation un vague murmure parmi la presse et quelques visages étonnés levés par-ci par-là dans la foule, Wilbur reprit son énumération d'une voix un peu plus forte.

« Reynolds, Emma
Tampshire, George
Tonks, Nymphadora.... »

Lorsqu'il eut finit la longue liste tracée à la fine plume, il baissa également la tête et appliqua la longue minute de silence prévue à cet effet.

« Je vous remercie. » Souffla-t-il ensuite à l'instar de la foule.
Il se tourna vers Maureen pour la suite. Campbell se tenait souriant légèrement en retrait, son corps barré par celui de son garde du corps, Strogov n'était plus au premier rang. Elle lui fit un léger signe de tête l'encourageant à poursuivre.
Sur un signe de leur Directeur, les 980 élèves du collège s'avancèrent les uns après les autres pour déposer au pieds de l'arbre une rose tout aussi blanche que le tronc du monument.

Lorsque le dernier d'entre eux eut posé son offrande, Maureen s'avança et invita chacun à boire un verre d'honneur dans la cour du château.
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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Dim 3 Mai - 19:55

∞ Commémoration de la bataille de Poudlard ∞ ...
Si cela avait été uniquement de lui, il n’aurait pas participé à cette commémoration. Pour une fois, la présence d’Adam Campbell n’y était pour rien. Cet homme, ancien juge de ses grands-parents et Premier Ministre de l’Écosse ne faisait état que de figurant en cette soirée où tous étaient réunis autour du grand arbre blanc. C’était la deuxième année qu’Embry y participait, mais encore il se sentait trembler comme s’il … S’il n’y avait pas sa place. L’année précédente, il avait dû s’esquiver dès les premiers mots de Ravenhood.

Restant en retrait de tous, Embry tâchait de se rendre discret surtout à cause de la présence des journalistes et photographes. Il craignait qu’on lui demande pourquoi son nom était le même qu’un des Mangemorts, qu’un des assassins du passé. Son cœur tremblait se sachant incapable de répondre à une telle question. Il n’était pas assez fort. Il ne l’avait jamais été pour dire que sa famille fut des traîtres à leur sang et n'avait jamais pris part à l'idéal de Voldemort.

La minute venue, toujours aussi discret, Embry Peter Selwyn vint finalement se placer derrière les Premiers Ministres des deux pays respectifs dans la masse de ses collègues au bout presque, trop éloigné de ceux-ci, même s’il restait dans la ligne ainsi formée. « Cette fois, je vais rester et écouter le discours au complet » songea-il la tête haute se faisant sérieux et prenant une grande respiration. La lueur de l’arbre tout près était si dense, si belle. Elle lui permettait de s’émerveiller … Si ce n’était qu’un tout petit peu. Le discours commençait. « Des erreurs passées », « se sont battus pour nous », « connaissaient l’atrocité d’une immense bataille ». Son cœur se coinça là et il déglutit se souvenant des événements comme si ce fut hier puis, le courage qu’il eut d’aller chercher sa petite sœur. C’était atroce, difficile alors que Poudlard ne fut que ruines fumantes par la suite … Il avait trouvé sa sœur puis, incapable de la faire entrer avec lui dans la Salle commune de Serpentard, il avait déverrouillé magiquement la porte du cours de potion. Pendant des heures, les deux petits Selwyn étaient restés là, dans le noir le grand frère prêt à pétrifier quiconque ferait irruption … « qu’aucun oppresseur ». Il eut un hoquet de sanglot le voulant le plus silencieux possible. Aucun oppresseur …

Et les victimes furent nommées et il commença à rejeter des larmes incapable de ne pas penser à son … À cet homme qui fut bien son grand-oncle cousin de son grand-père dont le père était le frère du sien. C’était comme si Embry recevait les coups de couteau en plein cœur. Comme si ce fut lui qui tua ces innocents … Combien en tua donc Selwyn ? Lesquels furent tués de sa propre main ? Pourquoi Selwyn ne fut pas un être tel Rogue –  cité dans les victimes. – Bien malgré que ce dernier terrorisait notre enfant en cours de potions au moins fut-il bon.

Déglutissant à nouveau, il releva le regard pour s’apercevoir de la commotion induite par les médias. Les chefs d’état furent bousculés. Selwyn recula donc d’un pas puis, de deux à l'inverses de ses collègues. Non. Il était incapable d’en entendre plus, d'en voir plus. Le cœur gros, il fit dos à l’assemblée dont les derniers mots de Ravenwood lui arrivèrent encore par bribes. Bientôt, les élèves allèrent déposer une rose blanche au pied de l’arbre. C’était ce qu’il avait entendu l’année précédente en tout cas.

Plus il s’éloignait de la foule, les mains dans ses poches et cape serrée autour du cou, plus le vent frais venant du lac lui faisait du bien. Il gelait ses larmes malgré que ce fût futile. Elles reprenaient après. C’était avec une boule au fond du cœur qu’il arrivait à la berge du lac les chaussures touchant pratiquement l’eau. Les rayons du soleil chatouillaient sa peau. Son éclat était merveilleux. À bout de force, Embry se laissa choir sur les genoux exténué de pleurer, mais incapable de s’arrêter.

- Je suis idiot … Espèce de troll que je fais …

Bégaya-il entre deux sanglots alors que ses mains fouillèrent machinalement la terre, inconscientes de la saleté que cela leurs ferait. Il se sentait plus proche des oppresseurs. Il ne se sentait pas faire partie des gens laissés derrière lui. Pourquoi ? Il savait que c’était idiot. Il ne pouvait pas en faire autrement. Il n’avait même pas le courage de regarder en arrière. Et si ce Selwyn avait été honoré aussi à cette commémoration … Il a été tué après tout … Non, c’était impossible ! Cela ne pouvait pas être. Les Selwyn seraient déshonorés jusqu’à … Il ne saurait le dire. Embry ne se trouvait pas la force de se relever, de retourner vers Poudlard. Il se détestait pour cela.

Alors que tous se retrouveraient bientôt dans la cour de Poudlard ensemble, lui était là à l’extérieur tel un traître, seul.


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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Lun 4 Mai - 22:14











17 ans déjà, où étais-je ce jour là ? Alors que les murs tremblaient et que les cris emplissaient l’école.
Où étais-je ? Je devrais m’en souvenir pourtant. Personne n’a oublié, les couloirs résonnent encore du choc des combats. Tout est  allé très vite ; bousculades, fuites en avant pour certains, évacuation d’urgence pour les plus jeunes par le souterrain allant à la tête du sanglier. Les premiers à partir de la furent ceux de la maison des Serpentards. Du moins certains d’entre eux, étaient encore dans les lieux.  Bruits sourds d’explosions, et un hurlement. Dreamy était alors une gamine un peu différente des autres. Fantasque, à tel point qu’on ne pouvait la manquer dans les couloirs. Etait ce pour ça que son oncle préférait dire qu’elle n’était qu’une vague cousine ? Elle ne le saurait jamais. Du moins pas du vivant de celui-ci.

Dreamy ne se trouvait pas dans le parc comme tous les autres professeurs. Le soleil y était pour beaucoup. Ressembler à un petit tas de poussière n’était pas une option pour elle. Elle s’était retranchée dans la tour, où se trouvaient ses appartements. Dans l’embrasure d’une fenêtre elle écoutait les discours. Elle n’avait pas de mal vu son acuité auditive. Chaque nom prononcé lui rappelait un visage. Elle distinguait les gens présents. Des sorciers, des parents des disparus venus rendre un dernier hommage. Elle put même voir les traits d’un visage qui la fit reculer contre le mur. Comme si la personne avait put la voir, son père était venu

- Je savais qu’il viendrait, au moins pour lui.  Mais je ne peux pas me montrer à lui-même à l’ombre. Je n’existe plus maintenant.

La mort ou l’absence de celle-ci  l’emportait encore une fois sur elle. Elle revenait vers la fenêtre, évitant que son regard se pose sur lui. Même si elle était devenue un vampire, elle en éprouvait encore de la douleur. Les discours finis, Dreamy allait prendre place contre le mur sur un banc. Au dessus un portrait qui la suivait partout. Pas n’importe lequel, le sien.

- Si pour une fois tu m’avais écouté, moi et mes prédictions fantasques comme tu disais souvent aux autres. Oui, je savais ce que tu disais de moi. Pourquoi tu n’as pas fais comme d’habitude, m’ignorer. Et partir avec le reste de ta maison. Après tout tu te foutais bien de qui gagnerait cette bataille non ? Je ne lui ai même pas dis comment tu es mort, j’en ais jamais eu le courage.  Un jour qui sait …

- Non tu ne lui diras rien t’entends rien, il n’a pas besoin de le savoir. Après toutes ces années passées à  rayer toutes possibilités de liens familiaux proches  avec vous, je ne voulais pas avoir en plus ta mort sur la conscience

- Quelle belle réussite tu ne trouves pas 17 ans plus tard et je ne suis pas plus vivante. Morte sans le moindre avenir quant à ma mort. Au moins là je serais plus, il aurait un endroit où me pleurer. Là juste le vide et ta tombe. T’es qu’un imbécile tu le sais ça ? Un abruti de Serpentard, t’aurais dût fuir comme les autres.  

- C’est ce qui fait mon charme, non ?

- Pourquoi t’es revenu ?

- Pourquoi pas ?

- T’es épuisant à la fin dis-le moi ! Je veux savoir

- Ne sois pas si pressée après tout, tu as comme moi, toute ta mort devant toi… et on a du temps à rattraper. Alors tu attendras, faut bien que je garde une ou deux histoires à te raconter alors que tu ne dors pas et moi non plus d’ailleurs …

- Tu aurais pu, tu aurais dû.

- Tiens tu ne m’avais pas dit qu’un de mes anciens camarades de classe était devenu prof ici. A croire qu’ils acceptent n’importe qui ici maintenant. Jon se mit à rire.

- De qui tu me parles ? Je ne me mélange pas vraiment avec eux.

- Tu ne vois vraiment pas ? Tu sais celui qui était aussi maladroit que toi en potions ? Embry Selwyn.

- Non je ne vois pas, enfin si,  mais comme je te l’ai dit ; je leur parle peu. Et puis tu ne réponds toujours pas à ma question.  Pourquoi !

Dreamy hurlait presque de rage contre Jon. Il avait le sourire aux lèvres comme si c’était une bonne blague qu’il venait de faire.  Elle avait envie de le frapper, juste une fois de plonger dans un sommeil sans le moindre souvenir. Ou bien se prendre une cuite, une de celle qui vous ôte toute conscience du temps présent. Mais rien à faire elle ne pouvait pas. Elle restait avec ses questions sans réponses. Ou étais –je ce jour là ?

Elle sentait  l’humidité d’une goutte d’eau couler sur sa joue. Elle levait la tête,  vit alors une plante qu’elle avait arrosé le matin même. Elle avait eut la bonne idée de se mettre dessous…  Rien ne change...

Elle aurait tant  voulu pouvoir de pleurer. Mais c’est bien connu les vampires ne pleurent plus …





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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Sam 30 Mai - 22:57

Pas une miette, pas une larme, pas un sanglot. Elle n'en perdrait rien.
Elle avait assisté à la cérémonie un grand nombre de fois. 14 fois pour être exacte. Sur 17, on pouvait appeler ça un score honorable. Une maladie, un voyage et une grosse déprime avait quelque peu entaché le score.
Elle volait à travers les couloirs du château plus qu'elle ne courait. Elle avait tenue à revoir certains lieux. A être seule avec ses propres fantômes. Tout semblait si différent maintenant qu'elle était adulte...

Le son de ses bottines sur les dalles pavées résonnait de solitude... et de retard. Elle sentit le rose lui monter aux joues en imaginant la tête des officiels si elle débarquait sous la tribune, livide (aucun risque après la course) échevelée (ça, beaucoup plus de chance) au milieu de la tempête... enfin, du discours d'ouverture, dix minutes après tout le monde, à grand renfort de « pardon, excusez-moi, désolée, oups, merci, voilà... pardon » et de brandissement (pas sûre que ça existe comme mot) de carte de presse. Mieux valait éviter de voir Ravenhood s'étrangler. Pas aujourd'hui.

Elle redoubla donc d'effort tout en se promettant de travailler son sprint et déboula comme une folle dans la cour du château, manquant de télescoper un groupe d'élèves aux allures de bouquet de roses.
L'ambiance était lourde de non-dits et de pensées. Palpable. Saoirse avait planté Pearce dans le parc quelques … presqu'une heure auparavant et ne parvenait plus à le retrouver dans la foule. Elle se dirigea sur la droite de la tribune où se tenait Archibald Strogov, vers l'espace réservé à la presse. Elle se faufila parmi les autres journalistes, en nombre beaucoup plus restreint que pour le 30.

- Pssssst.

Agitant la main à son attention, il était là. Le visage éclairé, un sourire aux lèvres. Ce garçon n'avait décidément aucune idée des normes sociales. Et c'était pour ça qu'elle l'aimait bien. Aujourd'hui tous les visages étaient graves et fermés. Sauf celui du jeune homme. Et quelque part, cela lui faisait du bien. On commémorait une bataille, certes. Mais une victoire également. Depuis 17 ans, la paix régnait sur la galaxie. Ce n'était pas rien !
Elle se glissa au côté du jeune stagiaire, écrasant un ou deux pieds au passage. Acte aussitôt assorti d'un de ses délicieux sourires qui faisaient qu'on pouvait lui pardonner bien des choses. Il avait plus d'une tête de plus qu'elle. Et en plus il levait le nez en l'air. Ce qui n'arrangeait rien quant à leur différence de taille. Il avait quelque chose de changer aujourd'hui. Il lui paraissait... plus mûr. Plus adulte. Elle n'avait jamais vraiment fait attention à son visage et remarquait ce jour qu'il était loin d'être désagréable à regarder. Un mouvement sur sa gauche détourna l'attention qu'elle portait au jeune homme. Campbell faisait une entrée remarquée, comme à son habitude. Elégant, sobre, classe et terriblement jeune. On avait gagné en sex-appeal depuis Strogov. Il adressa quelques sourires calculés mais non moins extraordinaires à la tribune des médias. Pearce mitrailla le jeune ministre sous toutes les coutures pendant que Saoirse inscrivait dans une partie de sa mémoire chaque petit détails sur Campbell. Sa façon de se mouvoir, ses tiques et manies, les cicatrices de son visage, ce qu'il faisait de ses mains. Depuis quelques mois déjà, elle guettait l'homme derrière le bourreau de travail. Elle cherchait les failles du roc.

Ravenhood ouvrit la cérémonie avec la distinction et l'efficacité qui le caractérisent. Saoirse en profita pour scruter la foule du regard, en quête d'un visage connu, d'un ancien camarade... du visage d'Ezio... bien qu'elle le sache ailleurs. Luan n'y serait pas, il travaillait et n'avait pu s'absenter. Sur la tribune, le gratin. Et au milieu du gratin, parmi ses collègues de travail, Tobias. Elle s'arrêta un instant sur le visage qu'elle ne connaissait que trop bien et lui adressa un sourire amusé de le voir au sein d'une cérémonie, lui qui détestait ça...
Aux premiers rangs, les élèves. Les yeux rougis de larmes aux noms des disparus. Derrière, les étudiants et enfin, tous les autres. Parents, amis, anciens élèves, simples sorciers... tous. Une foule considérable se massait au château . Un frisson désagréable parcouru le dos de la jeune journaliste. Si quelqu'un voulait un jour éradiquer le monde sorcier, il lui suffirait de frapper ce jour-là, en ce lieu.
A peine eut-elle formulé la fin de sa pensée qu'elle fut bousculée par un mouvement de foule parmi ses collègues. Une détonation retentit, quelqu'un hurla quelques mots parmi lesquels elle capta « assasin » puis tout alla très vite. Elle fut percutée par l'un des deux Aurors qui venaient de plonger parmi les journalistes à la poursuite du crieur. Pearce, heureusement, la rattrapa d'un geste vif et la remit sur pied alors que déjà, se refermait la foule derrière les deux Aurors silencieux. Quelques cris étouffés, puis Ravenhood reprit comme si rien ne s'était passé.

- Regarde Campbell, lui souffla Pearce.

Ce dernier, à genou, secouait la tête d'un air déterminé et était relevé par son garde du corps dont le visage soucieux ne quittait pas la foule des yeux.
Saoirse fronça les sourcils et balaya la tribune du regard. Strogov était en retrait, derrière les professeurs. Tobias serrait la mâchoire, la main crispée dans sa veste, probablement sur sa baguette.

- C'était quoi ça ?
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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Dim 7 Juin - 11:06

Elle avait huit ans ce jour fatal de mai 1998.

Tous les détails en étaient gravés dans sa mémoire, avec une précision aiguë, acide. Ses parents qui l'avaient laissée aux bons soins de son frère, Kim, pour se rendre sur place. Ni l'un ni l'autre n'étaient des héros, encore moins des combattants. Ils comptaient demeurer à l'arrière-plan, à titre de renfort. Son père, notamment, un herboriste confirmé, pourrait apporter les premiers secours aux victimes qui ne manqueraient pas de choir.
Mais l'arrière-plan, c'était toujours beaucoup trop proche du cœur du conflit au goût de Meghan.
Alors, elle avait attendu, chez elle, à Stonehaven. Les yeux grands ouverts mais le regard vide. Serrée contre son frère qui n'en menait pas plus large qu'elle mais qui jouait les caïds pour ne pas qu'elle s'effondre.
Elle avait pu compter les mauvaises augures par dizaines. Les torches éteintes par un coup de vent. Le plancher qui avait craqué sous le pas de ses parents avant leur départ...

Et les heures, interminables, à se demander si elle reverrait Siobhan et Alasdair un jour. Elle était trop jeune pour devenir orpheline. Pourtant, elle se faisait la promesse, en son for intérieur, de rendre alors ses parents fiers, où qu'ils puissent aller. De ne jamais leur faire honte.
Les heures, longues, à se répandre en vaines promesses. Si ils reviennent, je jure que....
Les heures, à n'en plus finir, où chercher du réconfort dans le moindre détail. Si il pleut dans la prochaine demi-heure, ils reviendront. Si il y a un nombre pair de tâches sur ma chaussure, ils reviendront. Si Kim prononce le mot « hibou », ils reviendront. Si....

C'était l'ensemble de ces souvenirs qui revenaient la hanter, alors que Meghan se tenait immobile dans la foule.
Ses parents étaient revenus. Son père y avait gagné une belle balafre. Sa mère y avait perdu le sourire. Jamais ils ne s'étaient excusés de les avoir abandonnés à eux-même, Kim et elle, toute une nuit. Même enfants, ils avaient dû comprendre que l'opportunité de grandir libres était une cause qui valait tous les sacrifices.

En ce deux mai deux mille quinze, Meghan avait le cœur serré et l'âme en berne, à la pensée de tous ces parents qui n'étaient jamais rentrés.
Sa propre famille n'avait pas été épargnée. Parmi les victimes, elle comptait une cousine plus âgée qui avait refusé de quitter le château malgré ses seize ans. Et un oncle, parti en mission suicide. Il n'avait jamais eu l'intention de rentrer.

La température avait beau être clémente, Meghan frissonnait sous une brise invisible.
Elle détourna le regard de l'arbre, qui, rien qu'en le regardant, lui distillait une angoisse sourde.

Il y avait quelque chose paradoxal dans sa présence à cette commémoration. Elle se savait hypersensible à la détresse des autres. L'atmosphère de cette journée s'accrocherait à elle pour les jours à venir, et elle y  errerait dans un cafard vague.
Elle voulait pourtant en être, partager cette peine avec les autres. Et ne pouvait s'empêcher de ressentir une sensation étrange dans la gorge et le ventre à l'occasion de ce genre d'événement. Elle avait le sentiment d'être importante, pour un instant, d'avoir sa place dans l'humanité, avec un mélange d'excitation et de malaise, avec un goût d'horreur sur la langue. Peut-être était-elle tout simplement malsaine, à se complaire dans la détresse d'autrui.
Meghan aurait voulu prendre toutes ces âmes en peine dans ses bras, les réconforter, leur murmurer un apaisement, leur rendre l'ombre d'un sourire. Une fois de plus, elle se sentait impuissante.

A nouveau, elle parcourut la foule du regard, comme pour se distraire de la morosité, de la solennité qui embrasaient l'air. Et crut que son cœur allait imploser quand elle reconnut la silhouette à quelques pas de là.

Sa silhouette.

* Shawn... *

Elle aurait dû avoir un meilleur self-control. Elle s'était promis tant de fois de ne plus céder, de ne plus se ridiculiser.
Une fois de plus, elle était dans le flou total avec lui. Presque. Elle savait pertinemment ce qu'elle ressentait. C'était lui, la grande inconnue, la brume qui brouillait sa perception et qui rendait ses journées tellement bancales.

Elle aurait dû, elle s'était promis...et pourtant elle se surprit à avancer dans sa direction, à s'arrêter juste à ses côtés, à le frôler. Avec le sentiment d'être à sa place, enfin.
Abdiquant de toutes ses résolutions, elle glissa une main dans la sienne.

Le monde alentour s'évanouit.
L'agitation autour de Campbell, la tension croissante... tout l'incident passa à la trappe. Son cerveau n'enregistrait que la sensation de cette grande main, chaude, rassurante contre laquelle la sienne se blottissait. Il fallait savourer un moment comme celui-là. Ça ne durait jamais bien longtemps.


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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Dim 7 Juin - 11:57

Et toi tu étais où ? Tu faisais quoi ? Tu as ressenti quoi ? Tu as eu peur ? Qui s'est battu ? Combien sont revenus ?

Autant de questions qu'il devinait dans la tête de ses camarades ce jour-là. Autant de questions qui lui paraissaient étranges. Il avait mis quelques jours à la première commémoration à se rappeler de ce qu'il faisait ce soir là. A se demander pourquoi il n'avait pas comme les autres, chaque heure passée à attendre des nouvelles, gravée dans le sang. Et puis il avait fini par retracer l'historique de cette soirée de mai.

Il n'avait pas tout de suite su.

Leur père, Terrence, était au Ministère tard, une fois de plus. Rien d'anormal en cette période à ce qu'il ne rentre pas de la nuit.

Rachel était montée tôt. Probablement pour coucher dans son journal intime le nom des quatre types qu'elle aurait voulu embrasser dans la journée.
Ce qu'il avait fait de son début de soirée il n'en avait pas la moindre idée.
Il avait certainement englouti un repas fait à la va-vite par Rachel ou lui même. Des sandwichs froids, un plat de riz... Il était juste sûr que ce n'était pas elle qui avait cuisiné. Elle était à cette époque là, dans une période un peu … vague.

Ensuite ?
Il avait probablement jeté son assiette dans l'évier. La laver, non. C'était juste trop amusant d'entendre Rachel râler le lendemain que tous les garçons étaient des cochons et de la voir tout briquer tout de même. Parce qu'elle s'était mis en tête d'être une parfaite petite femme d'intérieur et de faire tourner la maison quand leur grand-mère n'était pas là.

Il se rappelait, sans prendre trop de risque, qu'il avait eu mal à la tête. Comme tous les soirs de cette époque et bien après.

Ensuite ?
Il était probablement sorti prendre l'air sur la terrasse de la jolie propriété... avait sans doute rêvé qu'il devenait un grand sorcier puissant dont les filles tomberaient toutes amoureuses mais qu'il enverrait paître d'un geste nonchalant, parce que c'est bien connu, les filles sont toutes des pestes.

Il avait du se coucher après avoir tiré des plans sur la comète. Comment rendre dingue ses professeurs demain. A l'époque un établissement privé s'occupait de la lourde tâche visant à les éduquer sa sœur et lui. En y repensant bien, il avait parfaitement atteint ses objectifs. Ne devant son absence de renvoi qu'à la bourse et l'influence de son père.

Une fois de plus il avait dû appuyé son front douloureux contre le mur froid de sa chambre. C'était la seule chose qui le calmait. Il avait cessé de se plaindre de ses migraines à peu près à cet âge là. Quand il avait compris qu'on ne pourrait rien pour lui et que ça ne faisait qu'angoisser sa mère. Lorsque Sarah angoissait, ses crises duraient plus longtemps. Et ça, il ne le supportait pas.

Ce soir-là, à moins qu'il n'ait confondu avec un autre tant ils se ressemblaient, il avait tenté de s'endormir malgré la douleur. Enfoui sous les draps de son lit. Bercé par la lente respiration de Rachel. A l'époque ils se battaient pour une veilleuse. Elle ne supportait pas le moindre rayon de lumière et lui détestait le noir. Non. Si vous vous posez la question, il n'avait pas peur du noir. C'est juste qu'il ne l'aime pas. Quand les gens n'aiment pas les aliments, on en fait pas tout un plat. On ne les accuse pas d'en avoir peur. Là, c'est la même chose. Sauf qu'on ne parle pas de carottes, mais du noir. Il n'aime pas ça.
Alors chaque soir, il l'allume. Ce qui indéniablement, finit par la réveiller. Alors elle l'éteint. Et si par malheur il se réveille, il la rallume. Le petit jeu peu durer ainsi indéfiniment. Aucun des deux ne cédera.

Il est à peu près sûr de s'être relevé cette nuit-là. Parce que le lendemain, Rachel a râlé à cause des deux bols de chocolats supplémentaires dans l'évier.

Les bruits en bas, probablement.
Puis le rituel.
La descente des marches le plus silencieusement possible. Il connaît par cœur celles qui craquent. La peur de tomber sur son père, ou sur un monstre. Parfois l'envie de tomber sur un monstre et de mesurer l'étendu de son courage.
Sa tête qui cogne. Son reflet dans le miroir. Un garçon de huit ans aux yeux clairs et aux cheveux blonds. Un air un peu inquiet qu'on ne lui verra que la nuit. Et pour finir ce sourire ironique à lui-même. Parce qu'on ne doit pas laisser paraître ce genre d'inquiétude.
La raie de lumière sous la porte.
Son cœur qui tambourine et sa main qui hésite.
Et puis l'audace.
Et derrière la porte, Sarah, sa mère. Qui s'affole, cuisine, l'appelle par un autre prénom que le sien, et pleure.
Il rassure, il cajole.
Et son sourire enfin.

Ils boiront un chocolat chaud et l'espace de quelques minutes il sera le fils et elle la mère. Elle lui demandera comment ça va à l'école. Il mentira.
Elle sourira et il sera heureux. Une petite dizaine de minutes volées dans la journée. Mais qui en vaudront toujours la peine.
Bientôt son regard se perdra à nouveau et il reprendra à ses yeux ses multiples identités. Et il ne servira à rien d'essayer de lui faire entendre raison, elle sera repartie.

Cette nuit-là, il a du remonter l'aider à se coucher, comme bien des soirs. Déposer un baiser sur le front de sa mère, se blottir un peu contre elle et partager encore un peu cette douceur qu'il ne réserve qu'à elle.
Ensuite il a probablement regagné sa chambre, rallumé une énième fois la veilleuse et attendu que la douleur cesse pour s'endormir.

Ils ont appris la nouvelle le lendemain, par leur père. Il ne sera plus jamais le même. Il était déjà con avant. Mais différemment.

Ils sont tous là, devant la tribune, une rose blanche à la main et il lui semble en haïr la moitié. Certains pleurent alors qu'ils n'étaient même pas nés. Qu'aucun membre de leur famille ne s'est jamais battu pour cette cause. Certains sont effondrés pour se donner en spectacle... et il aimerait les gifler. Parce que ceux qui souffrent réellement de la perte d'un être cher, pour cette cause ou une autre, sont finalement ceux qui se tiennent debout et dignes. Ils connaissent le prix et la valeur des vies et ne s'épanchent plus sur les souvenirs d'il y a 17 ans. Ils veulent changer les choses. Ils se battent.

Ses bras pendent le long de son corps. Il écoute Ravenhood d'une oreille distraite et songe à ces gamins qui ont osé s'élever contre le mal tout en regardant les étudiants éplorés d'aujourd'hui. Le feraient-ils demain ?

Et toi ? Tu ferais quoi ?

Il hausse les épaules et s'apprête à enfourner les mains dans ses poches pour les occuper lorsque qu'un corps frôle le sien. Il n'a pas besoin de tourner la tête. Son odeur et sa façon de se déplacer sont une signature. Une main douce et fraîche se glisse dans la sienne. Et tout vole en éclat.

Quelque chose se noue dans sa gorge et la colère monte. Contre lui, contre eux et un peu contre elle.
Meghan le fragilise.

Il voudrait retirer sa main et s'en aller où elle ne pourra plus l'atteindre. Mais sa main est comme prisonnière de la sienne.
Elle est si frêle et délicate qu'il pourrait lui briser les os du poignet juste en serrant les doigts.

Il se surprend à exercer quelques pressions sur les doigts fins. Mais qui n'ont rien à voir avec l'envie de la briser. Il se cramponne à ses doigts comme à une bouée et attend. Il attend qu'elle réponde.
Il resserre un peu sa prise autour des doigts de Meghan glisse leur deux mains jointes dans la poche de sa veste.
Parce que Meghan a toujours froid aux mains...


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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Mar 9 Juin - 13:15

Pleurer était pour les faibles.

Non. Pleurer était le témoignage pour ceux qui étaient morts pour nous. Pour nos convictions. Pour notre Liberté. Ils s'étaient battus pour qu'on ait un meilleur avenir, bien moins sombre. Mais moi, je n'ai jamais su pleurer. Jamais.
J'ai toujours tenté de faire le troll aux enterrements, car je ne sais pas verser de larmes. Faire le troll, ici, serait une hérésie, une folie. Alors je me calme et ravale ce qui me reste de dignité. Le discours de Ravenhood fut des plus touchants, et j'esquissais un sourire. Lui a pleuré. Pas moi.
Mon regard doré embrassait les têtes baissées aux regards des plus graves et je reconnus certains de mes amis. Ils étaient là aussi, en ce jour des plus tristes.
Je restais en retrait. Observant. Analysant.

Et je ne pleurais pas. Toujours pas.

Je resserrais sur mon cou le col de mon blouson, et expirais une bouffée d'air frais en cette matinée fraîche du mois de Mai. Je regardais cette fumée éthérée disparaître comme les innombrables vies qui s'étaient données pour nous. Je fermais les yeux, m'imprégnant de cette douloureuse nostalgie. Et expirais une seconde fois, peut-être trop bruyamment cette fois-ci, des murmures agacés venaient à mes oreilles, mais je crois honnêtement que je n'en avais strictement rien à faire. Je souris. Je lui souris.
A quelques pas de moi, se trouvait un vieil ami et une vieille amie. Shawn et Meghan. Je les laissais à leur duo mais mon grand ami m'avait manqué. Vraiment.

Des larmes vinrent naturellement sur mes joues mates sans que je ne les y invite.

Oui.
Cette fois-ci j'ai pleuré.


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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Ven 10 Juil - 17:06

Brenna était arrivée la vieille au soir, avec son père et se deux plus jeunes frères. Tous les quatre venaient chaque année, parce qu'il y étaient, en 1998. Parce qu'ils avaient vu, avaient survécu, et se souvenaient. Jamais ils ne pourraient oublier.

Comme chaque année, ils logeaient chez des amis qui s'étaient installés à Pré-au-Lard en 2001. C'était bien mieux qu'à l'auberge, bien moins fréquenté surtout. Et comme chaque année, tandis que leur père s'octroyait une grasse matinée loin des ronflements de son épouse et du chien, Brenna et ses frères profitaient du temps avant la cérémonie pour accomplir leur pèlerinage annuel dans les lieux de leur adolescence. A savoir le village et les abords du châteaux pour Dewey et Seamus, et le château et ses nombreuses salles pour Brenna. Les frères ne voulaient pas trop parcourir les couloirs, trop de mauvais souvenirs, car eux étaient encore élèves au plus noir de la tempête, respectivement en sixième et cinquième année. Seamus se rappellait, à chaque fois, que parfois, cette année-là, il avait souhaité ne pas être un sang-pur, rien que pour ne pas avoir accès à l'école, pour ne pas subir les Carrow, pour ne pas vivre cette horreur.

Pour Brenna, les souvenirs étaient tout autre. Les deux frères avaient réussit à faire parvenir un hibou à leur famille. la pauvre bête avait du être attaquée en chemin, tant ses plumes étaient roussies. Immédiatement, le père se rendit chez son aînée via le réseaux des cheminées et la ramena aussi sec. Melissandre était submergée par l'angoisse de perdre ses deux plus jeunes fils, aussi Brenna et son père ne tardèrent pas et se rendirent sur place. Ils transplanèrent jusqu'à la cabane hurlante, se disant que les lieux devaient être sans danger. Dewey avait dit qu'ils les y attendrait. Finalement ce fut une amie des deux frères qui les trouva et les fit entrer au château, peu de temps après que celui-ci fut repris par l'ordre du Phoenix et l'Armée de Dumbledore - toujours avoir le bon timing, toujours ! -.

Brenna se souvenait, tout en arpentant les couloirs de son ancienne école, combien elle fut affolée tandis que son père et elle couraient pour rejoindre ses frères. Seamus était paniqué, parce que Dewey, faible à cause d'une énième punition des Carrow, n'avait pas pu venir les chercher. Sans chercher à comprendre, Douglas ordonna à son benjamin de conduire son frère en sécurité avec les élèves qui désiraient partir. Ni Brenna ni Douglas ne les revit avant le lendemain, quand tout fut calme.

Sans s'en rendre compte, plongée dans ses pensées, Brenna était arrivée devant les tonneaux qui cachaient l'entrée de la salle commune des Poufsouffle. Elle souriait, pour la première fois de la journée. Avec une certaine malice, elle tapota quelques coups, juste ce qu'il fallait et dans le rythme adéquat, sur un tonneau en particulier. Même si elle était un peu plus imposante qu'à l'époque, elle pouvait toujours se faufiler dans le passage. Et ce fut avec une joie non dissimulée qu'elle pénétra dans ce qui fut son havre de paix pendant sept longues années. Machinalement, elle adressa le bonjour aux plantes, toujours aussi vivaces, qui s'épanouissaient un peu partout. Et elle ne résista pas à l'envie de voir son ancien dortoir.

Ha, c'est toujours là ! ricana-t-elle en découvrant sur un des piliers du baldaquin de son ancien lit une inscription qu'elle y avait gravé durant sa première année, à savoir "Poufsouffle pour la vie". Qu'est-ce qu'on peut être culcul à onze ans ...

Bientôt il fut l'heure de rejoindre la cour d'honneur, pour assister à cette nouvelle commémoration. Il y eut des larmes, des soupirs, de la tristesse, beaucoup, mais aussi de la joie, du bonheur, et une immense fierté. On pleura les morts, on les honora. On se souvint de ceux qui se sont sacrifiés. Brenna eut le cœur serré pour chaque Poufsouffle tombé, particulièrement pour Nymphadora Tonks, une de celles avec qui elle c'était si bien entendues dès leur première année à Poudlard. Elle vit des têtes rousses baisser les yeux et se recueillir silencieusement à l'annonce d'un nom particulier et partagea leur chagrin. Il y eu apparemment un incident, mais rien ne laissa à penser que ce fut grave. D'ailleurs, Brenna ne fut même pas certaine qu'il se soit produit quelque chose, si ce n'est qu'il y eu un peu d'agitation du côté des professeurs sur l'estrade. Mais la sorcière ne s'en préoccupa pas plus que ça, il y avait bien d'autres choses à penser.

Tellement à penser pendant cette minute de silence. La chance d'avoir survécut. Que leur père n'ait eu à souffrir que de la perte de l'usage de sa jambe droit, suite au ricochet d'un Reducto qui ne lui était pas destiné. Le bonheur de retrouver ses frères sains et saufs après la bataille. La joie dans les yeux de leur mère, venue plus tard dans la journée, à la fois pour voir ses enfants et son époux, et pour aider sur place. Mais aussi tous ces morts. La vision de Nymphadora et Remus, la famille Weasley effondrée, les professeurs fatigués ... Elle-même avait secondé le professeur Chourave dans l'élaboration de remèdes et de tisanes réconfortantes le temps que chaque blessé soit conduit dans un lieu plus approprié. Tant de choses à faire ...

Quand le moment fut venu de partager ensemble, élèves, jeunes comme anciens, professeurs, parents et amis, Brenna poussa le fauteuil de son père, entre ses deux frères, vers les tables pour profiter de cet instant. Mais elle ne partirai pas de Poudlard sans un regard en arrière, sans se demander ce qui se serait passé si le Seigneur des Ténèbres avait gagné ce jour-là ...

Brenna chassa cette mauvaise pensée de sa tête. "La vie continue". et tandis que ses frères s'amuseraient de leurs frasques du passé, Brenna discuterait avec les vieux professeurs de l'époque qui avaient fait le déplacement, ou partagerait avec ses anciens amis toujours en vie des souvenirs chers à leur cœur. Comme chaque année ...
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MessageSujet: Re: [Officiel] Commémoration de la Bataille de Poudlard Ven 30 Oct - 23:49

Adam Campbell était assis dans le bureau du Directeur. Face à lui, Wilbur Ravenhood et Maureen Kinkaid qui échangeaient vivement. A ses côtés son homologue Anglais, leurs gardes du corps respectifs qui s'entretenaient avec l'Auror responsable de la sécurité du meeting et remettaient en cause la piètre organisation de la journée.
De l'agression Campbell ne gardait que quelques bleus sur le bras. Marques causées par son garde du corps à qui il devait la vie, une nouvelle fois. Il ne comptait plus les fois où Declan lui avait évité le pire. Le jeune homme était aussi prompt à analyser les situation qu'à réagir. Une fois de plus, il avait su écarter Adam de la trajectoire d'un sort qui aurait pu lui être fatal. En un claquement de baguette il avait protégé le reste de l'assistance, s'assurant que son corps faisait rempart à la moindre atteinte visant Adam Campbell.
Las de cette journée, trop riche en émotions, Adam avait abandonné son sourire conventionnel et son costume de self made man contrôlant la situation. Une main posé sur le front pour soutenir sa tête, assis dans le fauteuil de Ravenhood, il adressa une fois encore un regard de gratitude à Declan avant de se tourner vers Strogov.

- Rien de tout ceci ne doit apparaître dans les journaux, Archibald. Les gens ont besoin que Poudlard soit un lieu intouchable. Vous en conviendrez?
- J'en conviens, j'en conviens.

Strogov, de son côté, arborait une attitude presque nonchalante, seulement démentie par un froncement de sourcils prononcé. Son regard allait de Campbell à son garde du corps. Quelque chose semblait le chiffonner, sans qu'il paraisse prêt à en faire part à voix haute.

- Il faudra dès lors mener une enquête discrète visant à vérifier que l'incident est passé inaperçu. Et prendre les mesures nécessaires dans le cas contraire. Museler les journalistes sera une autre paire de manches.

Campbell hocha la tête à son tour.

- Mon bureau s'en chargera. Mes agents ont déjà eu à faire à ce genre... d'incidents. Et je devais recevoir la presse pour d'autres sujets dans les jours à venir. Ce sera l'occasion d'être certain qu'il ne mettront pas l'équilibre de notre monde en péril au nom d'une liberté d'information qui ressemble plus à de la désinformation de nos jours. Ajouta-t-il d'un air entendu.

Il fit un petit signe à Strogov alors que Wilbur Ravenhood se dirigeait vers eux d'un pas vif. Depuis quelques heures, ce dernier avait pris un air soupçonneux mais ne daignait pas exprimer son opinion personnelle. Il avait répondu aux questions concernant la sécurité du collège, avait échangé vivement avec son homologue pour des mesures à prendre sur le champs, laquelle envoyait hibou sur hibou tout en donnant le change et exprimant avec fermeté sa position sur le sujet.

- La sécurité avant tout, Adam. C'est ainsi que j'ai toujours fonctionné et que je fonctionnerai toujours. Nous ne pouvons mettre les élèves en position de vulnérabilité. La sécurité donc, mais tout en discrétion. Mais loin de moi l'idée de décider à votre place.

Adam la fixa longuement dans les yeux, se prit un court instant la tête dans les mains comme il le faisait souvent lorsqu'il solvait un problème puis leva le regard à nouveau.

-Renforçons la sécurité autour du collège et de l'université. Mais n'affolons pas les élèves, ni leurs parents. Le problème doit être résolu en interne. Et rapidement. Ajouta-t-il en se levant brusquement.

HJ: Avec l'aimable participation de nos officiels qui acceptent de prêter leurs voix pour le bon avancement de l'intrigue.
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