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Poudre de Cheminette



 

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Pas de boum; pas de plaisir

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MessageSujet: Pas de boum; pas de plaisir Mar 14 Avr - 6:16

Commençons ce nouveau récit en établissant deux constats qui sont, certes, évidents et qui expliquent l’origine de l’événement qui arrivera sous peu, soyez patients (et n’ayez pas de trop grandes attentes, hein! donc rien ne sert de se lever pour aller préparer des graines de dictame éclatées... mais oh, mais non mais ce n’est pas non plus une raison pour s’en aller, hé, on s’assoit, voilà, comme cela et… quoi? mais oui, bien sûr que vous pouvez quand même grignoter votre dictame éclaté pff, après, on me traitera de dictateur…). Constat numéro 1 : Les universités sont bien mouvementées.  Constat numéro 2 : Les universités sorcières le sont davantage. J'ignore si beaucoup d'entre vous avez eu la chance de côtoyer ces deux milieux — pour ma part, le destin ne m'a pas réservé un tel cheminement scolaire, et si je tire des comparaisons entre les deux universités, c'est mes grandes oreilles fouineuses qui ont su capter les informations pertinentes. Oui, oui, j'entends votre douleur : mais qu'est-ce qu'on s'en fiche comme de notre premier balai des délires biographiques du narrateur, ça suffit l'introduction à la sauce dix-huitième, on veut une histoire! une histoire! une histoire! . Repartons de notre deuxième constat. Les universités magiques sont de véritables volcans en ébullition. Tant que le tout était contrôlé (par une multitude de sortilèges les plus complexes les uns que les autres pour empêcher toute explosion/implosion/guerre/mutinerie/inondation/débandade/parade imprévue/invasion/tralalala), la vie universitaire continuait assez normalement et paisiblement son cours (tout autant que le monde sorcier pouvait être paisible), sans mentionner la dose quotidienne de blessés (grands brûlés et éborgnés, la plupart du temps). Fréquentant l'université ΑAlbus Dumbledore depuis sept années (autant dire qu’il commençait à ramasser la poussière…), Cathal s'état professionnalisé en évitage de balais fous furieux, trappes à mages noirs, arômes envoûtants mais ô trompeurs. Il avait compris tardivement qu'il ne fallait pas mais absolument pas céder aux visages angéliques des étudiants en création de sortilèges qui vous suppliaient de les aider en devenant leur cobaye quelques minutes seulement! sous prétexte que peut-être qu'on trouvera une cure pour la dragoncillite grâce à toi, qui sait! tu ne voudrais surtout pas être ce conservateur qui empêche la découverte révolutionnaire! Mais après avoir :
— perdu l'ouïe pendant deux jours (il s'était promené avec un petit tableau pour que les gens lui écrivent leur message... c'était lourd et long et pénible. Ce qui l'avait encore plus convaincu qu'il ne voulait pas assister à des concerts de rock punk progressif.)
— empesté la manticore toute une matinée (pendant le cours, son nombre d'amis avait alors considérablement diminué)
— subi une tonte royale de tous ses poils corporels (à en faire rougir les meilleurs salons d'épilation laser)
— parlé l’elfique des montagnes russes du Nord et que l’elfique des montagnes russes du Nord pendant une semaine (ça se passe de commentaire)
… il voulait volontiers être ce conservateur. Tout sauf le progrès! Qu’on ne s’y méprenne : Cathal raffolait des découvertes. Sauf quand son pauvre corps se faisait maltraiter allégrement. Et aussi quand il n’était pas la tête chercheuse. Et puis aussi quand elles avaient lieu entre dix et onze heures. Enfin, bref, tout cela pour dire que Cathal avait vu, vaincu et était paré à toutes les catastrophes éventuelles, sauf celle du 3 octobre 2014. Voyez-vous, il n’avait pas prévu qu’une combinaison d’ingrédients jamais essayée auparavant créerait quelques problèmes mineurs, soit dérégler complètement le système de protection de l’université.

La catastrophe avait commencé un peu après l’heure du midi, tout doucement et innocemment, par un filet de fumée verdâtre qui se faufilait sur les plafonds : rien d’alarmant, on avait vu pire, bien bien (…) bien pire. Cathal, comme tout le monde, avait été complètement insensible à l’annonce de la menace, trop occupé qu’il fût à dévorer son maigrelet repas. Ce ne fut que lorsqu’il prit les escaliers du pavillon Cyprien-Yodel qu’il remarqua l’anormalité de la situation. Enfin. Il ne le remarqua pas vraiment; il faudrait plutôt dire que l’anormalité se manifesta bruyamment, physiquement, violemment, par un BOOOOOOOOUUUUUUMMMMMMMM (pardonnez la transcription onomatopéique simplette) allant de pair avec une secousse brève. Cathal échangea un regard consterné avec une autre étudiante.

« Étrange » glissa ladite étudiante.
« Vous pensez que c’est un tremblement de terre? Une revendication nationaliste? » s’enquit anxieusement un jeune homme. Il était probablement de cette race des nouveaux étudiants que l’on reconnaissait par leur niveau de stress trop élevé pour leur santé.  
Désintéressé, Cathal haussa les épaules; tout pouvait arriver. Il détestait prononcer des diagnostics à l’aveuglette, préférant de loin découvrir par lui-même. Quitte à s’embarquer dans des soucis pas possibles. De toute façon, il s’en était toujours bien tiré, c’était l’important, non?
« ÉVACUATION GÉNÉRALE, JE RÉPÈTE, ÉVACUATION GÉNÉRALE! OUSTE! » retentit une voix, probablement celle du directeur? impossible de la reconnaître avec ce grésillement, dans les quatre coins du pavillon Cyprien-Yodel.

Nouveau-jeune-homme-stressé ne se le fit pas dire deux fois et déguerpit à toute vitesse et de nombreux autres étudiants suivirent ses traces. Cathal, quant à lui, était resté immobile. Évacuation? Sérieux? C’était si grave que cela? … alléluia! La gravité d’une situation multipliait l’intérêt de Cathal pour l’enquête et il comptait bien trouver par lui-même l’origine et la cause de tout ce branle-bas général. Curiosité quand tu nous tiens... Plutôt que de suivre les autres qui descendaient les escaliers, Cathal les monta, se dirigea vers l’endroit d’où lui avait paru provenir le bruit.


Dernière édition par Cathal O’Caoimh le Jeu 23 Avr - 5:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Ven 17 Avr - 14:29

"Eibhlin,

L'université est absolument géniale ! Poudlard en mieux ! On a tous les avantages de la magie, sans les inconvénients du collège 

Je m'amuse du matin au soir, fais de nouvelles connaissances et partage ma chambre avec deux autres étudiantes extrêmement gentilles avec moi. L'une d'elle est même dans ma filière en seconde année et m'aide pour mes devoirs.
Je n'ai pas une minute à moi et passe la journée à apprendre des choses passionnantes sur les créatures magiques. J'ai même pu approcher certaines d'entre elles grâce au professeur Wyndham.
Ce weekend j'ai promis à Neve d'aller la chercher au collège pour que nous puissions aller à Pré-au-lard ensemble. Elle devrait apprécier le magasin de sucreries. On vous en enverra par hibou ! Elle m'a dit qu'elle vous avait écrit également. Sa rentrée semble s'être très bien passée, je suis allée la voir l'autre jour et elle était ravie, s'était fait pleins d'amis. Je revois clairement mon entrée au collège et cet engouement que peut provoquer la découverte du château. J'aimerais tant pouvoir te montrer tout ça...

Mais assez parlé de moi ! Comment allez-vous à la maison ? Papa et maman vont bien ? Et toi ? Le travail à la boutique ? Si tu savais comme je suis heureuse pour toi ! Ça te va tellement bien de travailler dans les fleurs ! J'imagine que la plupart des hommes qui sont entrés dans ta boutique t'ont  fait le coup … Une fleur parmi les fleurs !
Et Rowan ? Le lycée ça lui plaît ?
Vous me manquez. Embrasse tout le monde pour moi.

Seena."


Je repose ma plume en soupirant et froisse d'un geste brusque la lettre à peine écrite pour la fourrer au fond de ma poche.
Remarque, je pouvais toujours attaquer ainsi :

Cher Eibhlin,

dix jours après la rentrée je n'ai toujours pas réussi à me lier avec qui que ce soit. Mes anciens compagnons de Poufsouffle semblent avoir déserté les couloirs de l'université. (Suis-je la seule à avoir eu la bonne idée de poursuivre les études??) Mes compagnes de chambres sont des fantômes (enfin, façon de parler hein ? Mais aucun risque que ma soeur  le prenne au sens littéral) qui ne rentrent qu'à la nuit tombée et ne se lèvent qu'après que j'ai quitté la chambre. Lorsque j'ai fini les cours j'ai fini de parler pour la journée, sauf quand on me demande l'heure ou si je veux participer à des expériences qui, inutile d'être voyante pour ça, vont forcément mal tourner.
Mon professeur référent me fait l'effet d'être aussi doué avec les gens que moi, autant te dire que le binôme est parfait. Quand aux cours, ils sont pour l'instant tellement théoriques que mes tâches de rousseurs fuient en masse pour aller se dorer la pilule au soleil.
Je me languis Noël pour pouvoir aligner trois mots avec vous, sauf que comme je croule sous le travail je serai probablement obligé de débronzer encore un peu ici.
Sinon, tout va bien.
Je t'embrasse et sors la corde pour me pendre,
Moi.

Oui, ça pouvait faire son effet aussi.
Bon, pour la corde, j'exagére un peu.
Ce qui me manque le plus, ce sont les conversations avec Eibhlin le soir. On se retrouve souvent lorsque nos deux sœurs sont couchées pour parler de tous les sujets inabordables devant elles. Bien souvent  il s'agit des soupirants d'Eibhlin et il y en avait suffisamment pour alimenter toute une nuit de conversation l'hiver en Norvège. Il faut dire qu'elle est juste superbe. Intelligente et gentille. Toutes les fées se sont probablement donné le mot pour se réunir pour sa naissance, et comme elles avaient fait le trajet une fois, ont préféré zapper le déplacement l'année d'après. Le pire c'est qu'avec ça, elle est modeste. Si j'avais eu le quart de sa tête, j'aurai probablement été juste horriblement prétentieuse. Mais elle, non. C'est agaçant tellement elle est parfaite. Si je vous jure. On dit que personne n'est parfait. Et bien moi je peux prouver le contraire. Je vis avec depuis 19 ans.
Quand on sort ensemble elle pousse le vice (qu'elle n'a même pas) à essayer de mettre en avant mes qualités, parce que je suis aussi douée qu'un troll pour le faire toute seule. Et elle le fait tellement bien qu'on fini par la féliciter de sa gentillesse envers moi. Sympa pour moi. Le pire ? C'est qu'elle est gênée quand ça arrive et s'excuse auprès de moi le soir.
J'arrive même pas à la détester.

Une sorte de déflagration fait trembler mes pieds. Encore une expérience ratée.

Si elle était là, on aurait probablement tout un cercle d'amis autour de nous. Elle a le don pour réunir les gens autour d'elle. Une sorte d'aimant. Elle entre dans une pièce, les tête se tournent et hop ! La moitié du réfectoire est amoureux d'elle.
Bon y a quand même des trucs pour lesquels je suis douée aussi. Les situations de crises par exemple. Pour sûr la, je suis au top. Les araignées, à la maison, c'est pour moi. Rowan se coupe le bout du doigt ? Hop, c'est moi qui fait le point de compression. Même si sur un doigt c'est pas d'une nécessité absolu … m'enfin bon. Pour les conseils aussi. Dingue comme c'est facile de les donner aux autres.
Dommage que j'arrive pas à me conseiller.
Tiens je pourrais essayer.

Allez, va parler au gars là qui semble rien comprendre à son livre.
Et tu vas lui dire quoi ? Viens je t'aide à comprendre … quand j'aurai compris.
Bon laisse tomber. Encore une semaine et après tu t'affolera sur ton asociabilité.

Mes réflexions s'achèvent dans une cacophonie générale.

« ÉVACUATION GÉNÉRALE, JE RÉPÈTE, ÉVACUATION GÉNÉRALE! OUSTE! »


Et des cris, des cavalcades, des piétinements.
Je ramasse mes affaires en observant les autres. Certains se précipitent, d'autres pas du tout. Je suis un peu hésitante. Pour changer.
Je suis pas fan de la foule aussi je décide de m'évacuer dans le calme (ils auraient pu le préciser dans le message) par un autre chemin que les autres. Alors qu'ils s'engouffrent dans le couloir principal, je prend la porte du fond. Je commence à bien gérer les différents passages de l'université, à force de m'y perdre j'en ai visité pas mal de coins et de recoins. Celui-là rejoint le pavillon Cyprien-Yodel. Ouais, comme l'arbitre. Et par là,si on prend l'escalier on peut gagner un passage vers les terrains d’entraînement.
Les escaliers semblent déserts et les cris s'éloignent. Je suppose qu'il s'agit d'un exercice et m'approche de la fenêtre pour observer ce qui se passe dehors. Ladite vitre se met soudainement à gonfler, se déformer et j'ai à peine le temps de m'écarter un peu qu'elle explose dans un bruit assourdissant qui me jette au sol.
J'ai du verre plein les cheveux et l'impression que les murs tremblent. A moins qu'ils ne tremblent vraiment ?
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Mer 22 Avr - 2:48

Il y avait de bons matins, qui commençaient bien, avec une douce brise brumeuse descendant des montagnes environnantes et entrant dans votre chambre par la fenêtre entrouvert, en des roulis qui font jouer vos rideaux opalescents avec la lumière ocre et safran du matin. Et il y avait d'autres matins, comme celui-ci, plutôt diamétralement opposés. Des matins où vous vous levez avant de vous être réellement réveillé, vous prenez les pieds dans un nœud traître que votre couette et vos draps ont comploté toute la nuit pour le positionner exactement là où vous mettriez les pieds, comme un piège à ours textile. De ces matins où, une prune grosse comme une tomate sur le dessus du crâne, d'avoir renversé votre table de chevet d'un coup de boule imprévu, vous vous ébouillantez sous une douche qui a oublié tout le sens du mot rafraîchissant et de laquelle vous sortez pour vous apercevoir que vous êtes en retard. Pas seulement de cinq dramatiques minutes, mais bel et bien de quinze apocalyptiques minutes. Assez pour vous mettre assurément et honteusement en retard à votre premier tour. Qu'à cela ne tienne, à votre petit-déjeuner, le destin décide de vous être clément et vous envoie une chouette particulièrement avare pour vous livrer votre Gazette. Comme vous refusez de lui donner un bout de vos pancakes, elle agrippe votre sac à dos par une sangle et s'envole avec, déversant son contenu derrière elle, comme un petit poucet aviaire.

C'était bien ce genre de matin qui attendait Derek. Une matinée qui n'avait d'égale que son humeur mielleuse et sa sérénité légendaire. L'ancien Serdaigle avait donc poursuivit le volatile qui semblait le narguer, voletant toujours assez loin devant pour que l'étudiant ne puisse lui jeter un sort sans risquer de toucher quelqu'un, mais en gardant constamment un œil sur le garçon rondelet, dans une espèce de curiosité morbide. Derek ramassait ses affaires éparpillées, s'attirant tantôt des commentaires étouffés d'universitaires, tantôt leur aide généreuse. Il avait réussi à rapatrier un encrier fêlé, quelques plumes, le Guide des Bavboules 2015, les Milles et Unes Tactiques de Quidditch sur Table, une liste manuscrite des cartes de chocogrenouilles dont il n'avait toujours pas réussi à mettre la main dessus, son manuel désormais écorné du code magique du bâtiment et quelques autres babioles. Sans trop se rendre compte du trajet qu'il empruntait, Derek se retrouva rapidement dans l'une des tours du pavillon Cyprien-Yodel. Seul dans l'escalier en colimaçon, le rapace quelques mêtres au-dessus de lui, dans l'encadrement d'une fenêtre sous laquelle gisait le petit corps frêle et inerte de son sac à dos, l'aiglon sortit sa baguette magique en se promettant que la gazette allait entendre parler de cette ridicule histoire. Il venait de passer l'avant-midi à courir après un stupide oiseau, plutôt que d'apprendre l'une des quelques centaines de normes incongrues qu'avaient dictées les sorciers quant à la construction de leurs édifices.


-Petrificus tota--aouah! fit Derek, interrompu dans son incantation par un vacarme sourd qui lui donna le tournis. À moins que ce soit le claquement des marches de pierres contre leur socle qui lui donna ainsi le tournis.

Le sac à puce s'envola par la fenêtre en poussant un hululement consterné, laissant tomber la petite boule qu'il tenait dans son bec et que Derek reconnut sans problème. C'était sa plus précieuse Bavboule. Elle valait à elle seule davantage qu'un abonnement annuel à la Gazette du Sorcier et une stupide chouette affamée. L'étudiant s'élança pour rattraper la boule qui rebondit sur une marche et se fixa au mur, où elle commença une lente ascension, laissant une coulée visqueuse sous son passage.

Un ordre d'évacuation générale sembla résonner de chaque fente, de chaque joint du mur et l'Écossais s'empressa de finalement reprendre sa pièce de collection, la ficha dans un torchon et rapatria tous ses effets dans son sac, sans ménagement. Lorsqu'il se releva pour descendre les escaliers, il vit un autre jeune homme qui les montait. Se trouvaient-ils dans l'une de ces curieuses tours dont on n'a accès qu'à partir du dernier étage? Possiblement, Derek n'avait réellement aucun souvenir de la manière dont il était arrivé ici. Il posa donc son sac sur son épaule et, comble de sa malchance matinale, se dirigea tout droit sur la source de toute cette agitation.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Mer 22 Avr - 17:50

En ce qui me concernait, c'était un réveil comme les autres. Réveillée avant l'heure dite, je m'apprêtais en silence tandis que mes chères colocataires dormaient à poings fermés. J'en avais l'habitude, à la maison, c'était pareil. Mes quatre grands frères étaient toujours les derniers à se lever au grand dam de mes parents.
Alors qui, préparait le petit déjeuner afin que ses parents puisse se reposer encore un peu avant d'aller au travail afin de gagner ce qui allait payer notre nourriture prochaine ? C'était moi et toujours moi. Je ne m'en plaignais nullement au contraire, mais je constatais que j'avais encore le même rôle ici. Malgré mon jeune âge, je me mettais à materner mes comparses, préparant leurs affaires et les aidant dans leurs cours, ce qui parfois me portait préjudice.
Mais j'arrivais toujours à rattraper mon retard qui pourtant par moments, s'avérait inéluctable.

Nouant ma longue tignasse rousse et une tresse savamment décoiffée, j'enfilais une chemise à carreaux et un jean troué. C'était mon jean fétiche, celui-ci. Cela devait bien faire quatre années maintenant que je le portais, mais je le gardais toujours précieusement dans ma garde robe. Au cas où. Il était un peu un gri-gri, me rassurant quand mon moral était au plus bas. Et surtout, il me rappelait le Noël passé en famille où je l'obtins. Cadeau précieux de ma grand-mère maternelle, décédée quelques mois plus tard.
Alors malgré tout, il me rattachait à son souvenir. Et je l'aimais ce jean qui était presque en lambeaux mais qui pour moi était une merveille vestimentaire. Je mis des petites bottines noires à mes pieds et assise sur mon lit, j'entrepris de faire mon sac. Lorsque je mis mon dernier livre dans celui-ci, l'une de mes amies ouvrit les yeux, elle allait se réveiller et moi j'allais filer. J'allais être en retard, et je n'aimais pas cela.

Surtout en première année.

Je souris à mes amies, elles avaient encore du temps pour s’apprêter, leurs cours ne commençant officiellement que dans deux heures. Poussant la lourde porte de bois, je me retrouvais dans les couloirs. Où bon nombre d'étudiants me saluèrent. Étudiants dont je ne connaissais pour certains même pas leurs noms. Non pas que je souffrais d'une phobie envers le monde extérieur mais j'étais une grande timide. Et il était avéré qu'être timide n'aidait pas beaucoup dans les relations sociales. Bien au contraire. Je saluais en retour, en rougissant quelque peu, ceux qui m'avaient saluée auparavant.
Non loin de moi, j'entendis un bruit sourd, étouffé par les lourds murs de pierre. J'eus l'impression que le château tremblait tout entier. Poussée par une quelconque intuition, je me dirigeais vers une porte où lorsque j'eus pénétré derrière, vis une fille à terre. Je me précipitais vers elle et vis par la même occasion, les bris de verre sur ses cheveux.
Était-elle blessée ? De prime abord, je ne remarquais rien. Tant mieux.

- Ça va ? Tu n'es pas blessée ? Qu'est-ce qu'il se passe ? J'ai remarqué plein d'étudiants courir dans tout les sens !

Je n'avais jamais aimé les situations imprévues. Mais avec quatre grands gaillards à la maison, je devais pourtant avoir tout vu.
Visiblement non.
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Jeu 30 Avr - 5:39

En cas d’incendie, toujours rester le plus bas possible. Règle de survie numéro 1 que toute la population connaissait. Il était donc parfaitement logique que Cathal monte les escaliers. Bon, y’avait pas le feu, de toute manière, non? Juste un avis d’évacuation générale. Ce n’était pas grand-chose, non? … non?

Une fois de plus, l’incroyable talent que Cathal avait pour s’attirer tous les ennuis inimaginables rencontrait son insatiable soif d’aventure, pour le meilleur et pour le pire. Il ne faisait pas vraiment exprès pour s’embarquer dans des situations un peu (beaucoup) casse-cou (d’accord, d’accord, il le faisait un peu exprès mais juste un peu hein) – et il avait beau se promettre, chaque fois qu’il avait risqué de se casser la nuque, qu’il faudrait être prudent… ses résolutions ne tenaient jamais longtemps. Et le voilà, gambadant vers l’explosion, évidemment. Pour sa défense, m’sieur l’juge, cette explosion était très intrigante; il fallait une combinaison d’ingrédients ou un sort extrêmement puissant pour ébranler les murs de l’université magique. Extrêmement puissant et dangereux. Doublement intrigant, doublement périlleux, doublement mieux!

Avalant les marches quatre par quatre en s’interrogeant sur la cause de tout ce remue-ménage, Cathal ne remarqua pas tout de suite qu’un autre étudiant faisait comme lui. Il faut dire qu’il y avait tant de bruit à l’entour qu’il n’entendait pas grand-chose. Arrivé au troisième étage,  il fut freiné brutalement par un nuage de plumes de rédaction qui manqua de l’éborgner. Euhm... depuis quand les plumes étaient grégaires et volantes!? (Bon, d’accord, volantes, elles l’étaient la plupart du temps; merci tout spécial aux étudiants qui aimaient, entre deux cours, se livrer des combats sanguinencrents de plumes, arrosant les passants – mais c’était une autre histoire.) Cathal aperçut d’autres troupeaux de plumes dans le couloir. Fascinant! Était-ce une des conséquences de l’explosion? Un système de protection? Une illusion d’optique? La forme des amas de plumes le captivait (rien de moins), car les limites des nuages n’avaient rien d’une approximation impressionniste et elles semblaient plutôt avoir subi une coupe fine et précise au ciseau. Étrange. Fascinant. Il recula de quelques pas pour inspecter le phénomène et il aurait foncé dans l’étudiant derrière lui s’il n’avait pas remarqué son ombre sur le sol. Cathal se tourna, arqua le sourcil. Que faisait-il par ici? N’avait-il pas entendu l’ordre d’évacuation générale? N’avait-il pas remarqué le tumulte en bas, la horde d’étudiants s’enfuyant? Il fallait dire que l’autre semblait plutôt jeune, peut-être qu’il… peut-être que quoi? Non, aucune raison valable ne lui venait à l’esprit. Ne lui restait plus qu’à accomplir sa B.A. de la journée et à remettre le garçon sur le droit chemin de la sortie…

« Hey salut! » Il fallait tout de même être poli. « Si j’étais toi, je ne traînerais pas trop dans les parages, la situation est assez sérieuse. Il vaut mieux que tu redescendes au deuxième étage et que tu tournes à gauche ensuite, pour sortir de l’université. Bonne chance! » Bonne chance. Ça sonnait un peu (beaucoup) fatal. Ne voulant pas traumatiser le garçon dès ses premiers jours à l’université, Cathal ajouta : « Pour trouver ton chemin. Pas pour survivre. » Pas tellement plus rassurant. « Enfin, pas que je pense que tu vas mourir, hein. » Glorieux. « Dans tous les cas, la sortie est par là » conclut-il en point le bas des escaliers. Il jeta un coup d’œil à son nuage de plumes, se demandant quelle serait la gravité des conséquences s’il plongeait son doigt ou sa baguette dans cet agglomérat mystérieux. « Mais avant que tu partes… tu penses que c’est bien dangereux? » demanda-t-il au jeune homme. Si jamais malheur lui arrivait, il aurait au moins un témoin.

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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Mar 5 Mai - 15:44

Si. Mon orgueil.
J'aurais préféré qu'on évite de me trouver encore en posture ridicule. Question de karma.
Je m'entends répondre d'une espèce de voix blasée et basse. Ça sort d'où ça ? Tu peux pas te comporter normalement non ?

« ça va, je suis ok. »

Je me relève lentement et lui accorde un petit sourire gêné en dégageant mon bras de sa main. J'aime pas trop qu'on me touche. Je la connais cette fille, une rouquine de première année. On s'est croisées plusieurs fois à la rentrée au pôle information de l'université. Bien qu'on n'ait jamais échangé plus de mots qu'aujourd'hui même.
Je débarrasse mes cheveux de leur parure vitrifiée en secouant la tête avec la grâce d'un Kelpy. Je dois avoir l'air d'une Harpie ébouriffée maintenant, c'est parfait.

« Je pense pas que ce soit un exercice d'évacuation. Sinon, ça serait pas autant la panique partout. Et on ne nous aurait pas laissé prendre n'importe quelle direction.»

Je désigne la porte qui nous fait face au bout du couloir. On entend des crissements derrière, un peu comme si quelqu'un s'acharnait à coup d'ongles dessus. Au choix, un pauvre étudiant coincé ou une créatures griffues prête à nous déchiqueter. Bizarrement aucune des deux options ne me paraît être la bonne. Je me tourne vers la fille dont le nom me revient maintenant. Une ancienne Serdaigle. On avait potions ensemble.

« Je suis Seena. Isobel c'est ça ? »

A moins que ce ne soit Isilde ? Bouse pourquoi je m'embarque toujours à faire comme si je savais ?

Je n'ai pas le temps de persister dans mon erreur que le bruit caractéristique d'un vol d'objets dangereux se fait entendre dans notre couloir. Le genre objet contondant et profilé.
De la porte que nous avions laissée entrouverte débarquent une centaine, ou deux ou trois à dire vrai, de plumes. Blanches. Elles s'agitent et tourbillonnent dans le ciel comme atteintes d'un sortilège de confusion. Avec pour différence, le fait qu'elles semblent parfaitement conscientes de l'endroit où elles se rendent : droit sur nous.

« Planque-toi ! »

Et non contente d'avoir estropié le nom de ma nouvelle copine, je lui appuie sur la tête pour la jeter au sol, le nez dans les éclats de verre que je viens d'ôter de mes cheveux. Je fais rarement les choses à moitié.
Les plumes passent au dessus de nos tête à vive allure et vont se planter avec un bruit mat dans le bois de la porte du fond. Elles paraissent folles de rage. Si elles avaient pu parler, je suis certaine qu'elles nous auraient jeté des insanités au visage.
Je me relève pour la seconde fois en quelques minutes et c'est à mon tour d'aider Is...abel ? À se remettre sur pied. J'espère qu'elle peut lire à quel point je suis désolée sur mon visage parce que les mots ne sortent pas vraiment comme je les souhaiteraient.

« Je... oh bouse ! Regarde ça ! »

L'une des folles furieuses se retourne vers nous, pointe en avant, poils en arrière. Elle semble nous accuser. Puis c'est comme un signal pour les autres. Un bataillon se détache de la porte et fondent sur nous avec un œil torve et accusateur. Les petites saletés nous tombent dessus comme des moustiques après la traversée du désert de Sahel. Des affamées ! Je sens une dizaine de petits coups sur mes bras. Je protège mon visage et mes yeux. Elles s'en prennent ensuite à mon dos, mon cou, et l'une plus farouche que les autres cherche même à me piquer... le bas du dos.

« Hey ! Dégage! »

Je la repousse d'un revers bien placé mais la téméraire revient à la charge. Je remarque que les coups portés sont légers, plus pour picoter que pour blesser. Encore heureux . Sinon elles nous auraient déjà crevé les yeux.

Je m'adresse à ...  «  C'est quoi ton nom en fait ? Parce que je suis plus sure là ??? » puis je désigne la porte du fond où patiente le reste de la troupe.

« J'ai l'impression qu'elles veulent qu'on leur ouvre la porte. »

J'ai pris plume en deuxième langue.
Je repousse avec agacement une seconde plume qui me chatouille les oreilles et agite ma baguette en direction de leur objet de convoitise. La porte s'ouvre sur un autre couloir et je distingue à travers mon tourbillon d'attaquantes un autre nuage de plumes beaucoup plus imposant et paraissant moins mobile. Derrière lui, au fond, deux silhouettes. Probablement les responsables de tout ce chahut. La curiosité l'emporte sur le reste.

« Viens, on va voir ce qu'ils trafiquent. »

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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Ven 8 Mai - 4:16

Sorcha finissait son café lorsque son père transplana dans la cuisine de leur appartement édimbourgeois, les cheveux en bataille et les yeux présentant des cernes de trois kilomètres. Il venait de terminer un quart de près de vingt heures à l’hôpital et Sorcha eut un sourire compatissant pour son père, sachant très bien que c’était ce genre de tête qu’elle ferait bien assez tôt à son goût, lorsqu’elle-même serait apte à pratiquer la Médicomagie. Mais en attendant, les heures de cours l’attendaient, et c’était par toute autre chose que des patients que ses nuits beaucoup trop courtes à son goût étaient peuplées.

La cohabitation avec son père avait toujours été harmonieuse. Ils avaient le même tempéramment calme et posé, ne s’enflammant rarement, sauf quand il s’agissait de Médicomagie. À ce moment-là, le père et la fille pouvaient passer des heures à discuter avec la même ferveur, les yeux brillants d’enthousiasme.

« Il reste du porridge dans la casserole, » dit-elle avec douceur en se hissant sur la pointe des pieds pour déposer un bisou sur la joue de son père. Puis, avec un clin d’œil, elle tournoya pour Transplaner le plus près possible de l'université Albus Dumbledore, avant de terminer le trajet à pieds.

Son sac aurait pu peser une tonne si elle avait été une simple Moldue. Mais avec un sort de poids plume, elle s’en tirait honorablement bien. Si bien que sa cousine moldue, étudiante en médecine à la Brighton and Sussex Medical School, la suppliait régulièrement d’ensorceler son sac de la même façon. Et Sorcha de lui répliquer, un peu gênée, qu’il y avait des lois empêchant ce genre de chose. Puis de marmonner entre ses dents qu’elle n’avait guère envie de se retrouver à se faire injecter du Sérum H. Heureusement, son marmonnement était si peu compréhensible que sa cousine ne demandait jamais des précisions sur ce fameux Sérum H. Encore heureux. Car Sorcha aurait été bien en peine de lui donner davantage d’explications sans se perdre dans des bafouillages nerveux.

Après trois heures de pathologies des sortilèges de magie noire I, l’estomac de Sorcha émit un borborygme assez convaincant pour que la future Médicomage opte pour le chemin du pavillon Cyprien-Yodel, où elle aimait bien prendre son déjeuner. Elle s’assit de biais avec un jeune homme dont la frange lui masquait presque les yeux. En souriant sous cape, elle fut presque tentée de lui griffonner l’adresse de son coiffeur dans le Doxyham sur un morceau de parchemin, mais elle préféra avaler de bon appétit son copieux sandwich au poulet rôti, à la mangue et à l’avocat. Elle en était à siroter distraitement son jus de citrouille glacé lorsque, en voulant s’étirer le cou, elle remarqua une fumée verdâtre se répandre du plafond.

Tiens, vert aujourd’hui. D’habitude ils préfèrent les tons chauds. Tiens, les volutes de fumée ressemblent à un dragon…

BOOOOUUUUMMM!

Tiens! On jurerait que le dragon a fait ce bruit, pensa-t-elle en sursautant. Son regard consterné croisa alors celui du mec à la frange.

« Étrange! »

Puis l’ordre d’évacuation s’éleva.

« Oh bouse… Avec ces conneries, je vais encore rater mon lab d’anatomie… » marmonna-t-elle pour elle-même.

‘Euh le mec à la frange…’

Quoi le mec à la frange? Sorcha soupira, exaspérée.

‘Beeen il ne va pas dans la bonne direction.’

Mais qu’est-ce qu’elle en avait à foutre, honnêtement? C’est pas comme si…

‘TP de soins d’urgence…?’

TP…? Ooooh mais ouiii!

« EH toi! Le mec à la frange! Pas si vite! » Mais dans la cohue, même Sorcha s’entendit à peine.

Et bouse… Sorcha jeta son sac sur son épaule et se mit à louvoyer entre les étudiants, ne remerciant jamais assez sa bonne forme physique. Quand Sorcha arriva au pied de l’escalier, Mec-à-la-frange gravissait la dernière marche. Prenant une profonde inspiration, Sorcha gravit les marches quatre à quatre. Arrivée au troisième étage, Sorcha avait perdu sa trace, mais un Hominum revelio lancé de sa fine baguette de saule lui révéla la présence de six individus.

Quatre imbéciles oui…

Un deuxième sort lui permit d’évaluer l’état de santé de ses –futurs- patients, peut-être… Et deux d’entre eux nécessitaient des sorts de premiers soins d’urgence. Sorcha débarqua en trombe derrière le Mec-à-la-frange et un autre garçon. Puis deux autres jeunes filles un peu plus loin.

« Qui est blessé?!? Je m’appelle Sorcha et je suis étudiante en Médicomagie! Je peux vous aider! »

Mais où étaient la cinquième et la sixième personne?
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Dim 24 Mai - 1:29

-Euh... salut. répondit un Derek étonné de se faire ainsi salué par l'autre étudiant, au troisième étage, en face d'un troupeau de plumes échappées toutes droit d'un cours d'architecture Post-Jehr (C'était l’acronyme que les étudiants en architecture utilisaient pour désigner Jean-Eugène Robert-Houdin, un sorcier français célèbre qui n'hésitait pas à jouer avec les limites du Code du Secret, mais également un architecte réformateur du style néo-platonique) avec leurs angles à couper au couteau, leur apparence solide malgré leur fluidité aérienne, leur nombre surclassant probablement même jusqu'au ministère de la magie.

Voilà que le farfelu lui offrait gratuitement des indications pour se sortir de la tour.  Derek sentit ses joues chauffer instantanément et sut qu'elles étaient écarlates.  Non seulement l'autre étudiant était de moins en moins rassurant, mais il semblait également prendre Derek pour un taré.  Un taré dont il estimait suffisamment l'opinion pour lui demander son avis sur le niveau de dangerosité de la situation.  Ah!  Il allait le payer, d'avoir ainsi insulté le Grogan.


-Je sais très bien ou nous sommes et comment sortir d'ici! s'impatienta le rondouillet tout en enregistrant mentalement les instructions -tout de même simples- fournies. Bien sûr que c'est dangereux!  Il y a eu un ordre d'évacuation.  Même que c'est un code harfang! inventa-t-il en oubliant qu'il était mauvais menteur. Ce qui signifie que tu n'as rien à faire ici, et que je suis ici pour te raccompagner au point de ralliement en toute sécurité.

Il n'allait tout de même pas inventer qu'il faisait partie de la brigade de sécurité intra-muros, quand même.  Mais il l'insinuait bien.  Derek hurlait au milieu du raffut que faisaient ces plumes en se frottant l'une sur l'autre et, la vision obstruée par la masse d'instruments d'écriture, il manqua de ne pas voir s'ouvrir la porte au bout du corridor en manqua sortir de ses gonds.  Puis ce fut comme s'il pleuvait à l'horizontale que vomissait l'encadrement de la porte.  Au milieu de cela, deux jeunes femmes se tenaient.  Probablement les responsables de tout ce chahut.  Entre les deux duos, l'amas se densifiaient, gonflant à peine.

Derrière lui, une nouvelle fille débarqua comme un niffleur sur un gallion, faisant sursauter Derek dont la baguette lança des étincelles.  Il devait réellement apprendre à contrôler cet effet qu'on maîtrisait généralement avant les Buses!  La dernière venue leur demanda quelque chose.  Derek s'apprêta à lui demander de répéter, n'ayant pas comprit sa phrase entière, lorsque son cerveau la reconstruisit et réalisa qu'elle demandait s'il y avait
Des blessés?? répéta Derek, incrédule.  Ça n'était que de pauvres et innocentes plumes à écrire.  Elles auraient pu faire quoi? Leur cracher un peu d'encre au visage? Aucune idée, on vient ...sa phrase se perdit dans une nouvelle explosion qui donna le tournis à Derek.  Il avait l'impression que toutes les plumes s'étaient dédoublées et le bruit qu'elles faisaient en se frottant les unes aux autres était non seulement comparable au passage du Poudlard Express entre le duo et le trio, mais Derek avait également l'impression que le couloir se réchauffait rapidement.  La prochaine explosion serait-elle inflammable?


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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Mar 15 Déc - 5:22

Tout allait à merveille à l’université Albus-Dumbledore, nul doute : au moins cinq étudiants contrevenaient à l’ordre d’évacuation générale et ce nombre ne couvrait qu’une infirme partie de la superficie de l’établissement. On pourrait le multiplier par les mètres carrés, mais je pense que cette équation ferait de nous que des désespérés d’attention publique et non pas de fins statisticiens – en plus de nous faire perdre cruellement notre temps. Cathal avait réussi à se trouver un joli groupe : un jeune défense du code Harfang – oui oui oui – et une apprentie médicomage — ça, c’était franchement pas mal – qui semblait toute hâtive de voir du sang couler pour mieux l’éponger – ça, c’était moins rassurant. Rajoutons à cela deux silhouettes qui se dessinaient au loin, flouées par la masse de plumes volantes. Il entendait quelques sons provenant d’elles, mais rien de déterminant ou de grand cri de douleur. Une nouvelle détonation qui multiplia le nombre de plumes changea ses plans de traverser la nuée. Et la chaleur qui s’en suivit aussi, le fit tout remettre en question.

« Personne de blessé pour l’instant, non mais il y en aura peut-être si on ne se bouge pas bientôt, j’ai l’impression… et c’est moi où ça s’est drôlement réchauffé!? »

Les silhouettes se rapprochaient-elles ? Cathal avait de la difficulté à le déterminer, car la densité des nuages avait considérablement augmenté. Il se passait des choses louches à l’université, de toute évidence. La chaleur semblait empirer, mais Cathal n’y aurait pas mis sa main dans la gueule du dragon, puisqu’il ne voyait ni flamme au loin ni ne sentait de fumée – peut-être que c’était sa propre température corporelle qui montait avec le petit stress qui lui saisissait le ventre

« On… on devrait sans doute descendre au deuxième étage » proposa-t-il. En tout cas, telle était son intention et les deux autres feraient bien ce qu’ils voulaient, en tant qu’adultes majeurs et responsables. Un rapide coup d’œil aux silhouettes lui apprit qu’elles ne s’étaient pas éloignées – donc qu’elles devaient tenter un mouvement vers eux, un mouvement probablement pénible et ardu puisqu’elles étaient toujours dans le nuage.

« ... mais peut-être pas sans eux » dit-il en pointant vaguement les prisonniers du nid démantibulé et fourbe.

Il ignorait tout de l’origine de ces machins volants, mais il n’avait pas le temps de les investiguer, ainsi lança-t-il le troisième sortilège qui lui traversa l’esprit : « Colare facere! »

Un sortilège marrant en temps normal qui perçait une allée dans n’importe quelle substance (selon la force du sorcier aussi, mentionnons-le, des plumes, ça allait, du béton, un peu moins). Cathal s’aperçut avec joie que les plumes s’écartèrent et se collèrent au mur du couloir – il ne restait plus qu’à espérer que l’allée tînt suffisamment longtemps…  


J'ai honte...:
 
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MessageSujet: Re: Pas de boum; pas de plaisir Sam 16 Avr - 21:48


Isolde Aberline s'était relevée le nez en sang, exempte de toute griffure de plumes grâce au geste de Seena qui n'avait malheureusement pas réussi à la protéger des éclats de verre jonchant le sol. Alors que le liquide vermillon constellait son visage, masquant de ce fait les habituelles tâches de rousseurs que l'on y voyait, Sorcha Cohen franchit la haie de plumes agglutinées contres les murs de l'université et se précipita à la vitesse de l'éclair, comme attirée par l'odeur de l'hémoglobine.
Elle croisa sous cette haie d'honneur, Seena Hawthorne qui tentait de rejoindre le second groupe, composé de Derek Grogan et Cathal O'Caoimh. Les deux femmes échangèrent tout juste un regard avant que les plumes, mues par un instinct de survie plus fort encore que le sort qui les avait paralysées, ne s'agitent de plus belle avec une ardeur et une soif de revanche non dissimulées. Aberline et Cohen, séparées du reste du groupe, rebroussèrent chemin dans le but de trouver un endroit calme qui permettrait à l'une d'expérimenter ses talents de médicomage en soignant l'autre. Les trois autres, au pied des escaliers leur offrant un potentiel échappatoire, sentirent le sol gronder sous leurs pieds alors que débarquaient de l'étage du dessus, un troupeau d'encriers sur pattes qui toussaient et crachaient du liquide noir à n'en plus finir. La horde traversa le couloir, passant entre leurs jambes et sur leurs pieds sans plus d'égard que s'ils avaient franchi un passage piéton. Un cri qui n'avait plus grand chose d'humain, en provenance du quatrième étage, leur parvint aux oreilles.

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