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La morsure du diable (Svetlana)

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MessageSujet: La morsure du diable (Svetlana) Lun 9 Mar - 21:16



Macha regorgeait toujours de belles idées. La dernière en date n'était autre qu'une virée à trois sur l'île d'Émeraude, aux frais de la princesse. L'état de mon compte en banque ne m'aurait de toute façon pas permis une telle folie. Et puisque mon ego était bien à sa place, je me laissais embarquer sans rien dire dans un périple entre frangins.

Ma sœur avait une conception bien à elle des voyages, et de la vie en générale.
Depuis bientôt dix ans, elle mettait par ailleurs tout en œuvre pour nous faire partager les petites particularités de son existence, comme si elle tenait à s'excuser d'être née sorcière tandis que Duncan et moi avions hérité du caractère moldu de nos parents. Non pas que je m'en plaigne.
Elle nous faisait donc sillonner l'Europe et plus particulièrement le territoire anglo-saxon, en nous présentant tous les lieux visibles à nos pauvres yeux de mortel. C'était que la communauté sorcière avait un secret à préserver et nombre de ses hauts lieux étaient nimbés d'une aura de mystère et d'un solide sortilège anti-moldus (personnellement, je trouvais que ça frôlait la discrimination mais enfin, on ne m'avait pas demandé mon avis)...

Ce week-end-là, elle nous avait embarqué, Duncan et moi, dans un périple avec camping sauvage à la clef. Elle nous avait fait découvrir la petite forêt d'Aiseagann, non loin de Dublin, qui, d'après elle, regorgeait de créatures magiques en tout genre.

Et pour regorger de créatures, elle en regorgeait, la forêt d'Aiseagann.
La première partie de la nuit avait été plutôt féérique. Après des heures de guet, on comptait dans notre panorama visuel la très brève apparition d'une licorne, un couple d'erkling... et Macha avait même juré avoir entendu le galop de quelques centaures.
La suite fut moins réjouissante. Nous étions rentrés au campement pour y profiter de quelques heures de sommeil avant que notre sœur ne nous traîne dans les rares boutiques sorcières qui acceptaient les gens dépourvus de créatures magiques. Avant d'aller me coucher, je m'étais éloigné de quelques pas pour aller satisfaire un besoin naturel et là, schraaaak ! Un quelque chose m'avait férocement attaqué le mollet. Derechef, j'avais vérifié qu'il ne s'agissait pas d'un serpent hautement venimeux. Mais non. Probablement une bête affamé au point de ne pas être très regardante sur la nourriture. Il faut dire qu'après le coup de pied que je lui avais balancé, la bestiole n'était pas revenue se frotter à moi. Je ne ressentais guère l'envie de passer pour un pleurnichard et j'étais donc allé me coucher sans rien dire de ma mésaventure.

Autant vous dire que la nuit se révéla une épreuve d'un tout autre genre. Entre les rêveries enfiévrées et les hurlements de créatures mystiques, je doutais avoir dormi plus de deux heures d'affilée.
Et à la lumière du matin, force me fut d'avouer que la morsure à ma cheville n'était pas du fait d'un quelconque rongeur m'ayant confondu avec la souche d'un arbre. La chose avait pris une vilaine teinte violacée et avait doublé de volume. J'aurais réussi à limiter mon anxiété, n'eut été la tête que tira Macha en découvrant la blessure. Elle ne voulut rien me dire de ses soupçons, mais à la manière dont elle hâta notre départ, je soupçonnai m'être fait la victime d'une sympathique créature magique plus ou moins venimeuse. Génial...

Macha nous dépêcha, un peu de magie aidant, jusqu'au centre-ville de Dublin, dans un petit quartier que la population normale semblait tout simplement ignorer. Ma sœur m'avait un jour dit que tout n'était pas véritablement caché par de enchantement... Les simples mortels oubliaient tout simplement de regarder. Et j'avais la preuve en image sous nos yeux.
Elle échangea quelques paroles avec un type barbu, chevelu, et doté d'une robe d'un magenta explosif, avant de m'attraper par le bras et de m'entraîner à sa suite. A Duncan de ne pas se perdre dans sa course folle.

Enfin, nous parvînmes à... au lieu où nous étions supposés nous rendre. Personnellement, je ne voyais qu'une façade poussiéreuse et déprimante, mais Macha affichait un air déterminé. Me tirant toujours par le bras, elle voulut m'entraîner dans la ruine... mais une instance supérieure le lui refusa. Je me retrouvai parachuté à trois mètres de là, l'arrière-train endolori par une chute quelque peu brutale.

«  Fuck ! », lâcha-t-elle élégamment.
 
De la salve de jurons qui sortirent ensuite de sa bouche, je compris que le bâtiment était protégé contre les gens de notre espèce, à Duncan et à moi.

«  Dom, il faut que tu attendes là. Je rentre, je choppe un médicomage et je reviens. Promis juré. Et pas de bêtise. »

Si ça se trouvait, j'étais en train de crever. Je ne me sentais pas l'âme d'un aventurier. Mais ça l'aurait fait flipper encore plus, alors je lui adressai un air vaillant et mon sourire le plus carnassier, avant de la voir disparaître dans ce vieux bâtiment moisi.

« Bon, mon vieux, c'est entre toi et moi, maintenant. », lançai-je d'un ton mélodramatique à Duncan... qui avait l'air encore plus effrayé que Macha. Ils étaient forts les frangins, pour te remonter le moral, tiens !

Ce fut précisément ce moment que choisit une jeune femme pour s'approcher de nous.
On avait bien besoin d'une intruse...





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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Dim 5 Avr - 19:15

-Lana ! Concentre toi un peu ! On dirait que tu me fais n'importe quoi ! L'objectif ne t'aime pas aujourd'hui !

Lui, c'était Jean-Charles, un photographe Sorcier, qui plus est français qui s'était montré un pur despote la fois passée déjà. Mais mon agent n'en avait cure et avait voulu retravailler avec lui, car soit-disant il était une pointure dans le métier.
Pour cela, j'y croyais à moitié. A part me donner des ordres que je n'écoutais pas ou très peu et brasser du vent en se saoulant au Whisky Pur Feu, je ne voyais pas trop en quoi consistait son travail de photographe. Or, il avait raison pour une chose, j'avais la tête légèrement ailleurs. La semaine prochaine, je devrais plaider une affaire assez médiatisée sur le meurtre d'une femme de bonne famille perpétré par son nouveau mari. Les enfants de cette dernière se portent partie civile et ne veulent nullement négocier à l'amiable.
Il faudra donc que je m'arme de mes piques acerbes et de mes sourires de façade pour tenter d'amadouer le Jury.

Sourire aux lèvres, je plantais mon regard clair dans celui de Jean-Charles qui par moultes manières et soupirs me faisait comprendre qu'on devait faire une pause illico presto, sinon il allait péter une durite, comme il le dit si bien. Hélant Gaëlle, ma jeune étudiante à tout faire, je me mis en tête de boire un jus de citrouille bien frais aromtisé aux fèves de Tonka. Je m'étais éloignée des mauvaises ondes de Jean-Charles pour me retrouver seule, à siroter mon cocktail improvisé sur l'un des transats amené pour le shooting suivant.

- LANA ! LANA ! Tu vas me faire devenir chèvre ! Où es-tu passée bon sang ?

- Ici. Lâchais-je d'une voix froide sans ménagements. Il avait le don de m'exaspérer par sa seule présence parfois. Je tiquais quand il me prit par le bras et me ramena sur le site photographique où je devais me dépêcher de changer de tenue. Un maillot de bain corail, un paréo de la même couleur, un grand chapeau de paille, les pieds nus manucurés de la même teinte corail et me voilà remise sur les rails. Un soupçon de maquillage. J'étais dans le personnage. Tout ceci pour faire deux pages dans Witch Magazine et ses tendances de l'été.

Après des looooooooongues heures interminables à souffler contre Jean-Charles et son équipe, je sortis enfin. Il avait loué un studio dans le centre de Dublin, dans un quartier très "hype", comme il se répétait à le dire. Enfilant mes escarpins noirs à talons, ma robe d'un rouge incandescent et mon trench coat noir, je m'enclins à sortir. Pour rentrer aussi sec dans l'immense atelier, j'y avais oublié mon sac à main en cuir noir. Étant enfin dehors cette fois-ci, je me mis en tête de visiter le quartier. Quelques inconnus sifflèrent sur mon passage, auxquels je répondis par un regard des plus incendiaires.
Je ne sus où j'étais. Peu de gens, à part mes trois inconnus étaient présents. Je me sentais seule et désarmée malgré la présence de ma baguette dans mon sac à main. On ne sait jamais, si je tombe sur des Sorciers fous à lier ... ou des fanatiques perturbés qui se seraient mis en tête de me kidnapper ...

Au coin d'une rue, je pus apercevoir deux silhouettes. Les seules devant une étrange bâtisse qui, avec un léger coup de vent, allait tomber en lambeaux. Je décidais de m'approcher, non sans poser la main sur ma baguette en prévoyance. Toujours. Arrivée à la hauteur des deux inconnus, je les scrutais un long moment sans rien dire. L'un regardait de droite à gauche, comme s'il cherchait quelqu'un et l'autre parvenait à soutenir mon regard froid et implacable. Je ne pus qu'en sourire.

- Vous êtes perdus ?





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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Jeu 30 Avr - 21:06


« Non, on s'amuse à compter le nombre de pavés. C'est d'un palpitant extraordinaire. Merci beaucoup. Bonne journée. »


Inutile de vous dire que je n'étais jamais de la meilleure humeur après une nuit sans sommeil. La douleur qui me lançait la cheville n'aidait certainement pas à améliorer mon caractère.
Pour ma défense, il fallait reconnaître que la question de mademoiselle n'était pas d'une originalité folle. Je nous trouvais l'air plus abattu que perdu, et de toute façon, je n'étais pas d'humour à subir la considération déplacée des autochtones. Fussent-ils blonds, bien gaulés et vêtus à la dernière mode.
En ce moment précis, je n'avais pas besoin d'une moldue lambda. Mon sort reposait entre les mains des membres de cette communauté dont je n'étais pas, quand bien même Macha nous avait régalé d'anecdotes et d'explications en tout genre. L'idée même me mettait formidablement mal à l'aise. Remettre mon destin à des inconnus dont les mœurs et les coutumes m'étaient étrangères avait quelque chose de foncièrement désagréable.

Et pendant ce temps-là, mon frère commençait à hyperventiler. Je vivais peut-être mes dernières heures mais c'était lui faisait une véritable crise de panique.

« Mais qu'est-ce que c'était que ce truc ? C'est bien de Macha de nous embarquer là-dedans ! Tu crois que c'est contagieux ? »


Je l'aurais bien faire taire d'un simple regard, par égard pour l'autochtone, ou simplement par égard pour ma propre pudeur, mais ni Duncan, ni moi n'étions très versés dans l'art de la communication muette.

« Duncan, ferme-la. Juste ferme-la. »

Faire preuve de tact et de politesse était bel et bien le cadet de mes soucis. Avais-je envie que ma tombe s'orne de l'épitaphe ci-gît Domhnall Monaghan, poli jusqu'à la dernière heure ? Quelle horreur ! J'espérais simplement que le monde garderait un meilleur souvenir de moi.

La vie me paraissait injuste, implacable.. et dotée d'un horripilant sens de l'humour. Il n'avait pas suffi que je subisse les foudres du ciel (au sens propre) quelques années plus tôt. Il fallait désormais qu'un poison inconnu pervertisse mes veines. Je commençais à être un peu lassé du destin.

Du coin de l'œil, je vis Duncan se renfrogner. Il n'avait jamais aimé être traité comme le petit dernier. Et je savais bien que dans le fond sa panique m'était destiné. Il se rongeait les sangs pour moi, parce que mes propres sangs me rongeaient la chair.
Et ce fut probablement par une pulsion similaire qu'il décida d'apostropher l'inconnue :

« Vous ne sauriez pas quoi faire face à ça, par hasard, mademoiselle ? »

Avec toute la misère du monde gravée sur son visage, Duncan montra du doigt ma cheville malmenée.





Dernière édition par Domhnall Monaghan le Jeu 4 Juin - 20:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Sam 2 Mai - 15:05

Il était vrai que je n'avais pas eu la meilleure des interrogations. L'homme me répondit avec une froideur à faire pâlir mon pays. Je restais stoïque. Jean-Charles avait déjà réussi à m'énerver, alors je n'allais pas continuer.
C'était mauvais pour mon teint parfait et cela faisait apparaître les rides prématurément. Alors non, je restais calme. Bien que l'une de mes mains avait une véritable envie d'aller rencontrer la joue de cet illustre inconnu.
J'eus bien envie de tourner les talons et de les laisser à leur triste sort, mais si jamais, une équipe de presse se trouvait dans les parages et ne me voyant pas aider une quelconque personne dans le besoin, allait me faire une bien mauvaise réputation.

Allons donc, il fallait bien que je prenne sur moi. On ne sait jamais. Mon image était bien plus importante que tout les sarcasmes de cet homme.

Je souriais donc. D'un sourire de surface, qui m'allait si bien. Le dénommé Duncan ouvrit la bouche, pour se la faire reclaper aussitôt après. Décidément, l'Autre n'était vraiment pas commode. Les bras croisés sur ma poitrine, j'attendais.
Je ne sus ce que j'attendais d'ailleurs. J'observais ceux que je considérais perdus et il me semblait qu'ils l'étaient vraiment. Malgré ce que le Râleur pouvait bien dire.

Duncan prit la parole et posa une question fortement pertinente. Mon regard clair suivait son doigt et la raison de sa question. J'ouvris de grands yeux et compris instantanément pourquoi l'Autre était de si mauvais poil. A bien le regarder, son teint était pâle et il suait à grosses gouttes, signe d'une infection grave.
Je n'étais pas Médicomage, mais je le comprenais assez bien. Vu la morsure violacée sur sa cheville. Un poison viciait ses chairs ... J'avais bien ma baguette et quelques sorts en tête mais je ne saurais diagnostiquer son mal. Tout ce que j'y voyais était un énorme souci qui allait empirer de minutes en minutes.

Et il ne les aurait peut-être plus.

- Bon. Je ne suis pas Médicomage malheureusement. Mais avez-vous vu ce qui vous a mordu ? Ou effleuré ? Je pourrais peut-être vous prodiguer les premiers soins. Mais je ne garantis rien.

Avisant un banc en pierre quelques mètres plus loin, je pris l'homme blessé par le bras pour l'y conduire et l'y faire asseoir. Un Accio me permit de récupérer un objet se trouvant à proximité afin qu'il puisse y poser sa cheville malade.

- Vous serez déjà bien mieux. Enfin espérons.

Mon regard clair ne pouvait se détacher de cette couleur violacée qui rampait sur sa cheville comme le témoignage d'un venin prenant place dans tout son corps.
Ma baguette était prête à être dégainée, mais ne sachant nullement ce qu'il avait, je me sentais impuissante.

Et comment dire ?
Je n'aimais pas ce sentiment.
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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Sam 6 Juin - 14:20


« Ça vous arrive souvent d'envoyer valser le Code du Secret avec des inconnus ? »


La douleur avait toujours eu tendance à réveiller mes instincts d'homme de Cro-Magnon. Mais j'avais mal vécu le fait de devoir me taire sur la particularité de ma sœur, dès le premier jour.
Comprenez-moi bien, il y avait un charme certain à être le gardien du secret qu'il ne fallait en aucun cas éventer. Il était plaisant d'avoir un aperçu sur un autre monde, voilé au commun des mortels. Mais l'imbroglio de mensonges qui allait de paire avec ce savoir était pesant. Il fallait taire le moindre soupçon, dissimuler une flopée d'informations et attaquer l'intégrité de certaines relations à la petite cuillère. Dans certaines de mes conversations, la vérité prenait des allures de gruyère famélique, tant j'étais obligé de retrancher des bouts de réalité pour ne trahir aucun indice. D'autres fois, je mentais tellement que j'étais étonné de ne pas voir mon nez s'allonger. Aurais-je été Pinocchio que j'aurais pu faire fortune dans le commerce du bois.
Il m'était donc insupportable que la petite demoiselle se permette de traiter par-dessus la jambe la règle numéro que m'imposait cette communauté cachée dont je n'étais qu'une pièce rapportée.

Duncan, lui, était aux anges. N'eut été mon état moribond, il m'aurait probablement fusillé du regard pour me morigéner de mon impolitesse flagrante. Il n'osait. Peut-être craignait-il que les reproches ne m'achèvent avant que Macha ne nous revienne, secours en main.
Au vu de sa tête, il aurait probablement dressé un autel à notre inconnue, tant il lui était reconnaissant de prononcer le mot magique ( à plus d'un sens ). Médicomage.

Ce qu'elle n'était pas. Et ce qui suffisait à m'agacer encore plus prodigieusement. Pourtant, je ne dis rien quand elle m'escorta comme un invalide pour me faire prendre position sur un banc. Dans l'état d'inconfort dans lequel je me trouvais, une amélioration, certes médiocre, de ma condition m'apparaissait comme une bénédiction.

Je conservais néanmoins le visage fermé, par principe. Qu'elle n'aille pas s'imaginer qu'une fois remis (si seulement...), j'aiderais Duncan à sculpter une statue à sa gloire.

« Vous pensez bien que si je savais quel truc m'a confondu avec son petit déjeuner, je serais déjà en train d'aspirer l'anti-venin par la moindre de mes veines... »

Avait-on idée de poser des questions d'une stupidité aussi crasse ?
De toute évidence, ce fichu Poudlard qui m'avait enlevé ma sœur pendant sept longues années ne dispensait même pas des cours sur les principes de base. Les sorciers étaient lâchés dans la jungle magique sans avoir le moindre espoir d'en sortir indemnes. C'était probablement une forme de sélection naturelle affreusement barbare …

«  Vous n'auriez pas un sortilège ou une incantation pour ralentir le mal ? »

Discuter sortilèges et magie, baguette à la main, au vu et au su de tous, en grand jour, était pour moi une aberration... qui ne faisait tiquer que moi, de toute évidence.

Je fermais les yeux, résigné à jouer le rôle du corps dont on discute comme si nulle âme ne l'habitait. Un morceau de chair à analyser sous toutes les coutures. Ce serait probablement pire quand Macha reviendrait avec les secours.




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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Jeu 1 Oct - 21:23

Ce type avait le don de m'exaspérer.

Pourtant Jean-Charles avait la palme mais lui se trouvait dans le palmarès. Je fronçais les sourcils, potentiellement consciente d'avoir fait une erreur en lui venant en aide. C'était justement pour palier aux journalistes si par malheur il y en avait dans les parages.

Je n'en vis aucun. Pas une once d'interview, juste ce type odieux qui me molestait verbalement parce que j'avais laissé éventer certaines informations occultes. Quand bien même, le Ministère de la Magie, ne m'invectivera jamais sous peine que j'ai trop parlé. Je suis une Juriste de renom, ayant fait mes armes dans le monde sorcier, et ce n'est pas ce scroutt qui viendra à démontrer le contraire.
J'avais tenté de l'aider, maladroitement peut-être mais à croire que mon karma n'était pas au mieux de sa forme. J'inspirais profondément, exercice que me prodiguait mon professeur de yoga sorcier. Je devais relâcher tout ce qui serait susceptible de me vieillir avant l'âge. Je ne devais pas m'énerver.

Mais c'était si difficile de ne pas se laisser aller aux seuls instincts primaires. Ma main avait envie de faire plus ample connaissance avec sa joue.

Ce qu'elle fit. Il l'avait bien méritée celle-là. Je m'étais contenue, pas longtemps il est vrai, mais j'avais essayé de prendre sur moi, d'aider ce pauvre Moldu à ne pas finir dévoré par un mal qui le rongeait. Il y a juste une chose que je devrais faire, afin de soulager ma conscience, le laisser aux bonnes mains de Médicomages avérés. Mais s'il continuait à me pomper le chaudron, comme il le fait si bien, je ne donne plus cher de sa peau.

- Sachez que Svetlana Moreva n'a pas de temps à perdre avec des inconnus au caractère de Scroutt ! Que j'envoie valser le Code du Secret avec des inconnus quand je le souhaite et que j'aurais préféré que vous finissiez dévoré par votre venin rapidement, parce que vous me cassez sérieusement les pieds ! Dis je en tournant les talons et en repoussant la pierre qui faisait office de promontoire pour sa cheville blessée.

- Ça c'est pour la mauvaise humeur et non, je ne connais pas d'incantation pour ralentir le mal. Vous m'en voyez désolée. Lâchais-je d'une voix aussi glaciale que les steppes de mon pays. Mais quelque chose m'inquiétait tout de même chez lui. Mon regard clair embrassait la zone mordue et je pouvais y déceler un poison puissant qui le tuerait sans nul doute, si des soins ne lui étaient pas prodigués de toute urgence.

Je regardais le jeune homme qui l'accompagnait, visiblement déçu que mon rôle ne se cantonne qu'à un rôle d'observatrice. Or, je n'avais jamais aimé être dans l'ombre, j'aimais être dans la lumière. Mais ne pas savoir quoi faire pour sauver cet homme du mal qui le rongeait à petit feu, m'énervait au plus haut point.

Je devais concéder que beaucoup de choses avaient le don de m'exaspérer. Et l'impuissance en était une.

- Dans quel lieu s'est-il fait mordre ? Avez-vous vu la chose qui l'empoisonne ? Ou rien, rien du tout ?

Mon regard clair embrassait l'horizon en quête d'un signe, d'une éventuelle solution.



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MessageSujet: Re: La morsure du diable (Svetlana) Lun 19 Oct - 21:25

Une folle furieuse.
J'agonisai lentement sur une terre étrangère, et tout ce que le destin trouvait à m’envoyer, c'était une petite garce qui se prenait pour la première merveille du monde. Je supposais qu'il ne me restait plus qu'à remercier ma bonne étoile que l'ego ne puisse pas se matérialiser dans notre dimension, ou j'aurais eu tôt fait de mourir étouffé sous sa présence encombrante.

J'étais à l'article de la mort et elle ne trouvait rien de mieux que me baffer. Preuve ultime que sorcellerie et bon sens n'étaient pas livrés en kit à la naissance. Malgré la morsure qui me lançait, je me serais volontiers levé si je ne sentais pas le venin qui courrait dans mon sang commencer à occulter doucement mes perceptions. Aurais-je voulu me mettre d'aplomb que j'aurais probablement chu, sans grâce aucune. Mon orgueil ne l'aurait pas supporter.

A défaut des gestes, il me restait toujours le verbe.

« Eh bien, sachez, ô grande reine, que j'ai vraiment aucune envie d'être votre cause perdue. Si vous avez besoin de rééquilibrer votre karma ou je ne sais quelle autre foutaise, allez vous trouver une autre victime à "secourir". De toute évidence, vous ne servez strictement à rien. Et j'ai autre chose à faire de mes derniers instants que de subir le sale caractère d'une petite princesse trop gâtée. Merci. Au revoir. »

Mon sang n'avait fait qu'un tour quand elle s'était détournée de moi pour s'adresser à Duncan. Lequel était de toute évidence ravi. Il n'avait jamais su se faire de bouclier contre le charme vénéneux des demoiselles de ce genre-là.

Je le vis lui sourire et je me dis un instant que je n'avais définitivement pas envie de crever. Ou bien cette scène serait mon rituel quotidien au purgatoire.

- Eh bien, vous savez...

Je ne le connaissais que trop bien pour ne pas voir comment il crevait d'envie de l'impressionner.
Je me décidai à mettre le holà ici et maintenant.
D'un ton venimeux (mon état n'arrangeait certes pas mon caractère), je lançai à Duncan, prenant soin de m'exprimer en gaélique :

« Tu dis un mot sur moi à cette fille, je te jure qu'une fois guéri, je trouve de quoi faire ta vie un enfer. Débrouille-toi pour la faire dégager, presto. Je préfère encore retourner camper et me faire bouffer la jambe une deuxième fois. »
- Mais je...
« Duncan ! », le coupai-je, de mon meilleur ton de frère aîné intransigeant.

Je savais, à son regard, qu'il ne discuterait pas.
On se connaissait trop bien, lui et moi. Et il savait que jamais je n'aurais réagi comme ça sans penser le moindre de mes mots.

- Mademoiselle, je ne sais vraiment rien de plus. Ma sœur est partie recracher de l'aide. Tout va bien se passer. Nous ne voudrions pas vous faire perdre votre temps...

Évidemment, il avait fallu qu'il y mette les formes.
Enfin, tant qu'elle dégageait de mon champ de vision. Que je puisse crever en paix.



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