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La French Touch [PV Caleb]

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Serial Kiffeuse

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MessageSujet: La French Touch [PV Caleb] Dim 22 Fév - 12:23

-
J'en avais longtemps rêvé et je pensais pas réaliser ça avant quelques années, genre, quand on aurait tous les deux un vrai salaire. Et pourtant, le soleil se lève par la fenêtre sans rideau dévoilant de ces images qu'on ne voit qu'à la télé. La tour Eiffel, sur fond de gratte-ciel, dans un concert de moteurs. C’est presque le plus beau son du monde.
Aujourd'hui, 8 mars 2015, pour la première fois de ma vie, je me réveille en France.
-.




Dans le lit de notre hôtel, alors que mon homme dort encore, je m'étire comme un chat, avec un sourire béat sur la figure. J'ai probablement les cheveux en vrac et des cernes de deux kilomètres mais ça fait longtemps que je me suis pas sentie aussi bien. Non seulement mon petit Justin de mari s'est montré aussi inventif qu'attentif hier soir (alors que jusque-là, on passait par une phase bien trop platonique à mon goût), mais on a passé cette nuit d'amour de l'autre côté de la Manche. En France ! Le pays du chic, de la mode et de la gastronomie. Je sais pas comment font les Françaises pour ingurgiter la gastronomie locale en restant fine comme des haricots verts. J'aurais une carte de séjour à durée indéterminée, je prendrais trois kilos par semaine, Justin me quitterait pour une plus jeune et plus mince et je finirais seule à nourrir cinquante-trois chats, des trous plein les bras ... Ou alors, je me fais installer un anneau gastrique.

En ce 8 mars, je sais qu'on est supposé fêter la femme, mais moi, j'avais surtout envie qu'on fête mon anniversaire. Et j'ai seriné Justin avec ça pendant au moins trois mois (genre depuis Noël) pour pas qu'il zappe l'événement. Et pour pas zapper, il a pas zappé, mon petit roudoudou d’amour (il déteste quand je l'appelle comme ça... ce qu'il ne sait pas, c'est que je déteste aussi. Et que ça m'éclate de détester.) !
Hier matin, il m'a annoncé qu'il avait posé sa journée (il bosse à Burger King pour payer le loyer) et qu'il m'avait préparé un truc, mais est-ce que je lui faisais confiance. Honnêtement, Justin, c'est le genre de type à se lancer dans une association de sauvegarde des moustiques, l'été, en plein marais, alors qu'on est sur le bord de l’hémorragie à force de se faire piquer. Donc, oui, je lui dis, je te fais confiance. Là, il me sort un bandeau qu'il me colle sur les yeux avant de l'attacher. Oh oh... monsieur mon mari aurait-il finalement des fantasmes à la Fifty Shades (des mois que je le tanne pour qu'il le lise!) ? Mais non, il se contente de m’attraper par la main et de m'entraîner à sa suite. Et laissez-moi vous dire qu'un bandeau, c'est pas la meilleure idée du monde pour éviter de ce cogner sur tout ce qui bouge (ou pas)... Deux coins de portes et trois poteaux plus tard, on grimpe dans la voiture. Puis je reconnais successivement le bruit d'une grande artère de Londres, la foule d'une gare et... les annonces bilingues de l'Eurostar ! Je me souviens avoir crié comme une folle à ce moment-là, même qu'une vieille mamie a eu un petit hoquet choqué et que j'ai cru un instant qu'elle allait m’assommer à coups de canne. Mais non, elle était trop bien élevé.

On est arrivé, on s'est installé à l'hôtel, trois étoiles, oui, madame et on est allés flâner dans les rues de Paris. Et c'était juste magique. Cafés, promenade en bateau-mouche, shopping... je crois que je vais sourire pendant les deux prochaines années. Deux jours à Paris. Pour mon anniversaire. J'ai jamais été aussi amoureuse de mon Justin. On va bouffer des pâtes pendant des mois mais ça vaut juste le coup !!

Bon. Justin manifeste pas du tout l'envie de se réveiller. Quand je le secoue, il marmonne un « vas-y toi, je te rejoints ». Il fallait pas me le dire ! En deux minutes chrono (bon, en vrai, une demi-heure), je suis fin prête à aller affronter la jungle parisienne. J'ai enfilé la tenue que je me suis acheté hier. Je suis maquillée, coiffée, les parisiennes n'ont qu'à bien se tenir !!

Je me retrouve à déambuler dans les artères de la ville et je sais bien que malgré mon déguisement, personne ne me prendra pour une Parisienne. Même pas deux secondes. Et pour preuve, à regarder les devantures des boutiques et le ciel clair et les gens qui passent, je me rends compte un peu tard que je suis complètement perdue. Mais j'ai mon orgueil, et je suis en grande fille, alors je dis rien, et je continue d'avancer. Il y aura bien un plan quelque part pour m'indiquer la voie. Après tout, tous les chemins même à Rome. C'est une expression, hein ? Je veux pas aller à Rome. Mais à tourner dans tous les sens, je finirais bien par revenir à mon point de départ.
Et attendant ce moment béni : shopping !

J'en reviens pas que Justin dorme encore alors qu'il y a tant de choses à voir !
D'un geste qui relève de l'habitude, je sors mon portable mais rien. Pas le moindre petit sms. Il doit ronfler à qui mieux mieux au lieu de profiter de notre virée en amoureux. Quel crétin, parfois ! Mon crétin d'amour à moi, mais un crétin quand même.


. Pfff... Les mecs, j'te jure.

Je range mon précieux blackberry (qui m'a coûté la peau des fesses, d'où le « précieux »... Mon préciiiiiiiiiiiiiiiiiiiieux...) et, là, comme dans un mauvais film romantique, boum ! Je me prends un passant innocent par la figure. Rien ne peut atteindre ma bonne humeur extatique, mais quand même, ça fait un mal de chien. Quel blaireau ! (oui, parce que c’est un mec qui a voulu jouer les sumotoris d'opérette).
Je m'apprête à passer outre et mon chemin par la même occasion, quand je décide de faire ma française et de râler un bon coup (les français sont les rois pour râler, faire la grève et manifester). Dans mon plus beau français très approximatif, je lui lance:


. Tou pourrais pardonner, you jerk !*


* en français dans le texte
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Dim 22 Fév - 18:34

Je n'avais pas dormi de la nuit. Toujours le même rêve, la même absence. Cela fait treize années que ça dure et ce n'est ps prêt de changer. A moins d'un miracle et qu'un Sorcier puisse ressusciter les morts, mais jusqu'à présent personne n'a réussi. Ou a moitié, ce qui aurait entraîné quelque soucis.
Je me réveille donc en sursaut, haletant et suffoquant dans mon lit, tout en me passant la main sur le visage. Une main glacée et un front brûlant, il n'y avait pas mieux comme combinaison ! Titubant tant bien que mal jusqu'à ma salle de bain, je me passais de l'eau glacée sur le visage, histoire de calmer la fièvre qui commençait à s'emparer de mon être tout entier.
Des litres d'eau glacée plus tard, je revins vers ma table de chevet où mon Iphone, dernier cri, clignotait. Iphone, parce que par moments il fallait bien passer inaperçu parmi la foule de Moldus que je pouvais côtoyer, mais aussi légèrement modifié pour mes petits rendez-vous d'affaires. Secrets.

C'était donc un message d'un dénommé Calvin Harrison, qui après moultes essais infructueux auprès d'autres fournisseurs non officiels, la concurrence je vous jure, voulait que je lui dégotte un artefact assez spécial pour sa chère et tendre femme. Il m'expliquait tant bien que mal, qu'il avait donné de sa personne pour avoir mon numéro et pour réussir à avoir une entrevue avec moi.
Quand bien même, j'allais exaucer son souhait, j'étais dans un bon jour et l'idée de sortir d'entre ces quatre murs me tentait plutôt bien. Enfilant pantalon, haut sombre et veste, baskets et prenant ma baguette (on était jamais trop prudent dans ce genre d'entrevue), je sortis donc en quête de ce fameux Calvin, sur le Chemin de Traverse.
Je n'aimais pas attendre, du moins quand le client se faisait désirer, notre entrevue tournait court. C'était ainsi, je n'avais pas de temps à perdre avec des personnes ne sachant pas ce qu'elles veulent. J'en étais là de mes réflexions, quand je vis arriver vers moi, un quadragénaire assez dégarni et légèrement embêté d'avoir recours si difficilement à mes précieux services.

Je lui souriais et lui tendis la main. Politesse et bienséance oblige.

- Mister Harrison, je présume.

- Mister Mortician ? Vous êtes si jeune ... Je vous pensais nettement plus vieux.

- Venez-en au pourquoi de votre venue. Que dois-je vous apporter ?

Les mains moites et la respiration haletante, l'homme parla si bas, que je mis du temps à comprendre ses désirs. Un Artefact de Magie Noire, pour cela j'étais un spécialiste avéré mais vu la rareté de la chose, je devais m'en référer à mon ami Sorcier Paul Bacus, français de son état. Il voulait donc une Main de Gloire appartenant à l'un de ses illustres ancêtres, rachetée des siècles plus tôt par un Sorcier peu scrupuleux et dont il voulait que je lui vole pour l'offrir à sa femme.
Et je gagnais quoi, moi dans l'histoire ? J'allais augmenter les prix de mes futures prestations, ce serait certain.

- Cela vous coûtera quelques économies de plus. J'espère que vous ne voyez pas d'inconvénients.

- Je m'en doutais et j'ai prévu en conséquence ! Merci encore de votre professionnalisme Mister Mortician.


~¤~


Après sourires affables et serrages de main ainsi que poudre de cheminette, je me retrouvais donc à Paris dans le bureau de mon cher ami qui n'avait jamais entendu une telle absurdité et qui cette fois ci n'était nullement sûr de me venir en aide. L'homme m'ayant donné par acquis de conscience et aussi parce que j'avais su le persuader, tout son argent, je me voyais mal lui ramener une pâle imitation de son objet maléfique.
A vrai dire j'étais dans la mouise, mais mon ami me sourit et me dit d'aller visiter Paris et qu'il s'occuperait de mon deal. Hochant la tête, j'étais d'accord, pour une fois que je pouvais visiter Paris sans pour autant être cantonné à faire mon travail, ça m'allait très bien.
Évoluant à travers la multitude de passants, je ne pris nullement attention à une jeune femme que je venais de bousculer et qui me le fit bien comprendre, dans un français fortement approximatif. Au premier abord, j'haussais un sourcil interrogateur puis je me mis à rire. Avant d'être à mon tour, bousculé par une autre personne et de rattraper à temps cette brune qui venait de m'invectiver dans la rue, sans quoi elle allait se faire écraser par un fou à lier qui venait de klaxonner avec ce que je suppose être un taxi français.

- Vous n'avez rien ? M'assurais-je avant de reprendre ma quête.

Mais plus je la regardais, plus elle m'intriguait et plus elle était jolie.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Lun 23 Fév - 20:37

Spoiler:
 

J'en reviens pas d'être tombée sur un crétin pareil. Je suis sûre que j'ai déjà un hématome de la taille d'une balle de tennis. C'est pas du plus bel effet avec la robe que j'ai prévu pour ce soir (eh oui, Justin m'amène dîner quelque part). J'ai arrêter les bleus après mes premiers mois de ju-jitsu, c’est mauvais pour la peau. Et voilà qu'un parfait inconnu se donne le droit de me marquer l'épiderme comme une vulgaire vache.

Bon, je vous l'accorde, peut-être que ma bonne humeur est un peu altérée et que je suis un peu énervée.
Je m'apprête à l'invectiver dans toutes les langues (surtout l'anglais, c'est celle que je connais le mieux), quand il trouve un moyen de presser une nouvelle fois son corps contre le mien. Je savais que les français étaient tactiles (toujours à s'embrasser les joues et à se serrer la main), mais enfin, il y a des limites quand même. On a pas gardé les cochons ensemble ! Et j'aime qu'on respecte mon espace vital.

Je suis sur le point de râler de plus belle (les français doivent être contagieux), quand y a un petit clic qui se fait dans mon esprit et que la scène prend un autre sens. Le décor et les protagonistes (au nombre de deux, moi et l'hématomeur) m'apparaissent sous un jour nouveau. Il y a du klaxon dans l'air, automobiliste mécontent et moi sur le bord du trottoir, le nez à deux doigts des voitures et la main du type qui m'empêche de me vautrer sur la chaussée.

Bon.

Peut-être bien (et je dis bien peut-être) que l'hématomeur vient de me sauver la vie. Ou disons qu'il m'épargne quelques longs mois à l'hôpital. J'ai vraiment ni les moyens ni le temps à perdre dans ce genre d'aventure médicale.
Donc, peut-être bien (et je me répète, je souligne deux fois le « peut-être ») que je ne devrais pas trop lui en vouloir. Du moins, j'ai le droit de lui en vouloir que pour l'un des deux chocs corporels. Est-ce que le deuxième rachète le premier ? J'irai pas jusque-là, faut pas pousser non plus. Mais je vais faire un effort. Un petit. Et ne pas lui envoyer ma main dans sa figure. En plus, il me regarde bizarre et c'est pas bien de violenter les simples d'esprit.

Je comprends pas la question qu'il me pose mais je hoche la tête en faisant semblant du contraire. On perd jamais rien à avoir l'air intelligente.


. Mairci.

J'ai pas oublié mes bonnes manières, moi.
Je percute à ce moment-là que sa main joue toujours le crabe sur mon bras (comprendre qu'il me tient toujours). Je le regarde. Je regarde sa main. Avec insistance. Peut-être qu'il comprendra tout seul que ce serait bien de me lâcher. Genre bientôt. Vraiment bientôt. Sinon je vais le prendre pour un fou furieux. Et être pas contente. Et lui faire lâcher l'envie de me toucher par un atemi waza* bien ajusté. J'aime pas tellement les tueurs en série, moi.

* waza : technique de frappe au ju-jitsu.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Lun 23 Fév - 21:19

Oubliant presque le pourquoi de ma venue à Paris, j'étais face à une jolie brunette quand même, je restais là à la scruter intensément de mon regard couleur d'obsidienne. Je détaillais chaque partie de son visage, relevait chaque détail qui faisait partie d'elle. Ses iris d'une couleur que je trouvais si particulière comparée à mon noir presque abyssal. Une bouche pulpeuse, un visage poupin, des mèches brunes qui tombaient en cascade sur ses épaules et un corps que je devinais musclé et harmonieux que je devinais sous ses jolis atours qu'elle portait.
Je ne sus combien de temps, je la détaillais. A croire que je n'avais jamais vu de filles de ma vie. Il faut croire. Hors à Poudlard, j'avais eu quelques admiratrices et même quelques admirateurs qui me tournaient autour. Mais elle, jamais je n'avais vu pareille fille. Malgré un corps frêle, je devinais une certaine arrogance et une certaine prestance. Voire une fierté. Elle m'avait l'air pédante et condescendante, oui je pouvais me faire rapidement une idée rien qu'en dévisageant une personne pendant un looooong laps de temps.

Hors, soit elle devait me prendre un pour gros balourd et pervers de surcroît, soit pour le type serial killer qui aimerait l'entraîner dans une ruelle afin de mettre fin à ses jours. Mais c'était raté je venais de lui sauver la vie. Enfin c'était exagéré, je lui avais juste évité quelques hématomes futurs et une fracture potentielle du tibia. Il m'était possible d'être gentil et serviable parfois, même si pour mes parents, je ne vaudrais jamais grand chose. Hormis cela j'avais tout de même réussi, peut-être pas dans la filière que m'avait choisi mon père, mais j'avais entrepris quelque chose. Même si au final, cela s'avérait peu scrupuleux et que je risquais gros à chaque contrat. Comme celui-ci, mais j'étais déjà gagnant.
La fille en face de moi avait une beauté à couper le souffle et je continuais de la regarder. Toujours sans ciller. Toujours.

Puis vint le moment dérangeant, celui où je remarquais que j'avais atteint les limites de sa patience et de son espace vital. J'avais visiblement toujours ma main sur son bras. Vu le regard peu affable qu'elle venait de m'offrir, il valait mieux que je le retire. Si je ne voulais pas mourir au détour d'une charmante ruelle parisienne et ce, en charmante compagnie qui plus est.

- Mairci ? Un accent toujours déplorable en français. Et vu qu'elle s'enhardissait à me répondre par la langue de Molière, je connais quelques auteurs Moldus quand même, je la laissais dire. Je n'avais pas l'habitude d'être en face d'une si jolie personne mais surtout je ne savais pas aller plus loin, il y avait les civilités et souvent je m'arrêtais là. Grimaçant et triturant mes mains nerveusement, je restais planté là quelques secondes sans rien dire. Elle allait me prendre pour un psychotique si ça continuait. Mais ce n'était nullement de ma faute, les relations avec les autres étaient quasi-nulles, surtout depuis qu'Eneas ne fait plus parti de ce monde.

Ah il doit rire lui ! De là où il est, me voir galérer comme un pauvre Scroutt, il doit s'en fendre la poire. Si seulement, je savais quoi faire en pareilles circonstances, je n'aurais pas l'air si stupide.

Si seulement.

- Voulez-vous prendre un café ? Histoire que je me fasse pardonner. Lâchais-je dans un anglais intelligible et parfait. J'avais oublié le fait de lui faire croire que j'étais un pur produit de la capitale française. Et puis BOUSE. Et me faire pardonner pourquoi ? Ce serait plutôt à elle de m'offrir un café à l'une de ces innombrables terrasses parisiennes !

Décidément Paris me fait tourner la tête. Serais-je devenu moins sociopathe et philanthrope ? Qui sait.

- Comment dois-je vous appeler ?

Tant qu'à faire, autant continuer.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Mar 24 Fév - 21:23

Je n'aime pas qu'on me prenne pour une imbécile (oui, même si j'adore jouer à l'idiote de temps à autre). Alors quand l'hématomeur me sert deux phrases dans ma langue maternelle, au lieu de lui être reconnaissante et de me sentir soulagée de trouver un concitoyen, je suis encore plus furax ! C'est qu'il m'a laissée me ridiculiser pour rien. Mon français est loin d'être parfait (au contraire du sien) et je me serais bien abstenue de me mettre la honte toute seule.

Merde. Cette journée est loin de commencer aussi bien que je voulais.

Alors, je prend mon meilleur air hautain et je lui rétorque :


. Non. Merci.

A noter que je me suis débrouillée pour enlever toute la politesse qu'on pourrait mettre dans ce dernier mot.
Oui. J'ai mauvais caractère. Et après ? C'est pas puni par la loi et ça évite parfois quelques belles emmerdes. Et puis, c'est bien connu, les mecs aiment les filles qui leur cassent les couilles. Et je suis pas loin d'être championne de ma catégorie. Quand je veux. Parce que je sais aussi être une crème et je vous assure que le contraste est saisissant.

Et puis, sérieux !! Il est grave flippant ce mec, à me regarder comme s'il pouvait me disséquer la cervelle avec ses deux yeux. Pas vraiment sûre d’avoir envie de passer plus de temps face à un type aussi chelou. Aussi amateur de café soit-il.

Je tourne déjà les talons (sans répondre à sa deuxième question, vous avez vu ! Ouuuuuuuuuuuh ! Quelle malpolie je fais !!) quand un son familier attire mon attention. I kissed a girl de Katy Perry. La sonnerie de mon téléphone. Qui n'est plus à sa place fétiche (à savoir dans ma main) mais affalé par terre comme une pauvre petite chose. Pire que vautré au sol. Vautré au sol aux pieds de l'hématomeur.

Bon.

Ben.

Soit j'abandonne mon Blackberry (JA-MAIS !!), soit je fais marche arrière en essayant de faire bonne figure. Là, sur l'écran qui clignote, je vois le nom de Justin qui s'affiche. Il choisit bien son moment, lui. Comme ça m'arrive parfois (souvent), je le laisse sonner dans le vide (faut pas lui dire, hein ?). C'est ça où me jeter aux pieds de l'inconnu psychopathe.

Du coup, je le regarde, il me regarde, je regarde mon portable.
Et je me trouve bien bête.

J'essaie de sourire mais ça coince un peu au niveau des zygomatiques. Bon.


. On recommence ?

J'ai un peu peur qu'il saute à pieds joints sur mon téléphone si je suis trop brutale. Avec les psychopathes, on sait jamais. Et mon précieeeeeeeeeeeeeeux (Blackberry) m'a coûté un rein. Ma fierté ne vaut pas aussi cher.

. Mary Stuart. Enchantée.

C'est le nom que je balance quand j'ai pas envie de donner le mien. Aux dragueurs du métro par exemple.
Je lui tends une main à contre-cœur. Mais bon, j'essaie de désamorcer la situation. Son talon est encore beaucoup trop proche de l'écran de mon portable. Et si je passe du temps à regarder ses pieds plutôt que sa tête, eh bien ? Je suis toujours moins bizarre que lui.


. Tu me le fais passer ?, je lui lance.

J'ai horreur de vouvoyer des gars de mon âge. Je trouve ça ridicule.
Qu'il le prenne comme il le veut.


Dernière édition par Stacy Grant le Ven 27 Fév - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Jeu 26 Fév - 14:54

Cette fille n'était décidément pas encline à une potentielle et future entrevue. Peut-être le fait de lui avoir caché que j'étais un condisciple insulaire l'avait mise hors d'elle ? J'en ai strictement aucune idée, mais ce que je sais en cet instant précis, c'est qu'elle est passablement énervée.
Paroles glacées, regard froid. Cocktail explosif néanmoins.

Alors qu'elle allait me quitter sur ces malentendus notoires -Merlin que j'aurais aimé discuter avec elle !-, je l'aperçois s'arrêter net dès lors qu'elle entend une étrange sonnerie. Cherchant d'où cela provenait, je me rendis bien vite compte que c'était en dessous de ma personne et plus précisément à mes pieds. Visiblement c'était à elle.
Je souriais. Intérieurement. J'avais une légère avance, comme quand il m'arrivait de négocier un gros paquet à un client fortuné. Et quand j'avais l'avantage, je ne laissais jamais rien passer. Lentement je posais l'un de mes pieds sur l'appareil avec un léger sourire cette fois-ci. Non, pas que j'allais écraser devant elle, sa machinerie moldue, juste pour lui montrer qu'elle avait intérêt à bien se comporter si elle voulait que je le lui restitue.

Entier.

Elle se prénommait Mary Stuart. C'était un début.

- Je me prénomme Caleb. Je ne divulguais jamais mon nom de famille, même dans les affaires. J'y tenais et c'était ainsi. Sauf envers les clients plus que fidèles, eux ils connaissaient mon patronyme et même mon âge, ce qui arrivait à les stupéfier parfois ... J'étais jeune selon eux pour me lancer dans le métier de Commercial mais à ce que je sache, ils n'étaient jamais déçus de mes services.

Je décidais donc -contre sa volonté, soyons clair là-dessus-, de jouer avec les nerfs de Miss Stuart. Elle voulait que je lui rende son téléphone, ce ne serait pas pour tout de suite. Grand sourire enjôleur et provocateur surtout, je le mis dans la poche de ma veste, avec le mien. Comme ça, ils se tiendraient compagnie.

- Non. Pas de suite. Je tiens à mon café d'abord.

En plus d'être sociopathe, paranoïaque et à tendance schizophrène, je pouvais être légèrement collant et chiant.
On ne se refait pas comme on dit.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Ven 27 Fév - 20:09

J'ai aucune idée de ce que ça fait d'être mère, mais là, à cet instant, avec le pied de l'hématomeur à deux doigts de mon portable, je me sens un instinct carnassier. Prête à tout pour protéger le fruit de mes entrailles mon précieux. Ouais, je sais. Je raconte toujours que je suis pas une accro à la technologie. Et c'est vrai, j'vous jure. Mais ce type est juste fou. Probable que c'est un petit bourgeois qui ne connaît rien à la valeur de l'argent. En tout cas, c'est pas lui qui s'est saigné aux quatre veines pour s'offrir un tout beau tout neuf Blackberry. Pas envie de repasser deux mois à travailler au black dans une arrière-boutique pour m'en repayer un.

Prudence donc.

Mes soupçons se confirment. Ce type est un fou furieux, dissimulé sous des airs indolents.
Un psychopathe intelligent (la pire sorte). Il trouve rien de mieux que capturer mon portable de sous ses pieds pour se le glisser dans la poche. On dirait qu'il vient d'inventer une nouvelle technique de vol à la tire. J'en reviens juste pas. Je zyeute à droite et à gauche, mais rien ni personne à l'horizon. Les passants continuent de passer, les voitures de rouler... Personne pour s'offusquer du crime dont je viens d'être victime. Le monde est injuste. J'appellerai bien les flics... mais sans portable, c'est compliqué.

Zen. Je suis zen. Je vais rester civiliser et pas lui défoncer sa face.
Y a du progrès. Mon portable n'est plus sur le point de se faire pulvériser.
Je lui ferai bien une démo de ju-jitsu en direct live pour lui apprendre les bonnes manières, mais j'ai un peu peur que mon portable morfle plus que lui. Il manquerait plus que ce soit lui qui ramasse tout le choc et que l'hématomeur – Caleb – s'en sorte avec rien de plus qu'un bleu.

Il paraît qu'avec les fous, il faut se montrer doux et patient. Va falloir que j'y mette du mien, mais arriver à simuler deux secondes. L'effort en vaut la chandelle.


. Ok. Enchantée.

A-t-on jamais mis moins d'enthousiasme dans ce petit mot ? Probablement pas.

. Donc, on boit un café ensemble et tu me rends mon Blackberry. C'est ça le deal ?

Bon, je suis pas si géniale en douceur et patience. Mais juré, j'ai essayé.

. Bien sûr, c'est toi qui invite, hein ? Comme un vrai gentleman.

Comme si ce petit rappel des règles de la civilisation allait lui remettre le cerveau en place. Enfin, l'espoir fait vivre.

. Je te préviens, j'ai des goûts de luxe.

Résumons. Je suis dans un quartier bondé de Paris, on est supposé aller dans un café. Probable que si je hurle parce qu'il essaye de me coincer dans une ruelle, quelqu'un viendra à mon secours. Zorro existe, non ? Enfin, avec les français, on se pose des questions des fois.
Mais bon, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Suis presque sûre d'avoir glissé mon spray au poivre dans mon sac ce matin.
Et entre ma vie et mon portable, je choisis ma vie. Au pire du pire, je le ju-jistute en deux-deux. C'est là qu'il sera content de se retrouver seul dans une ruelle glauque. Les mecs aiment pas tant qu'on les humilie en public.


Dernière édition par Stacy Grant le Sam 7 Mar - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Sam 28 Fév - 22:00

Je sentis une vibration très caractéristique dans ma poche, sûrement mon client qui attendait sa réponse. A savoir si oui ou non, j'avais trouvé son "objet" tant désiré. Comment dire ? Pas pour le moment en tout les cas. J'avais visiblement mieux à faire et je ne crachais pas sur une telle compagnie. Elle m'était charmante, même si elle devait me prendre pour un fou furieux. J'avais l'habitude.
A Poudlard College, j'étais celui du fond qui ne pipait pas un mot, toujours à griffonner des petits dessins à droite et à gauche sur mes parchemins. Je n'avais pour ainsi dire pas d'amis et mes sept années à Poudlard College, je les passais seul sans aucun partenaire. Et à l'Université Albus Dumbledore, bah c'était aussi pareil. Je n'avais jamais eu d'amitié notoire, à part Clotaire mon hibou grand duc et Myriam notre Elfe de Maison. Après le décès d'Eneas, elle fut ma confidente.

J'aurais aimé savoir si cette tigresse de Mary Stuart lui aurait plu à ma copie conforme. Je suis certain que oui. Lui aussi, aimait les femmes à fort caractère et petit déjà, il ne pouvait s'en cacher. Merlin, qu'il me manque parfois. Souriant tristement, je regardais mon interlocutrice qui répondait froidement à mes civilités. Oubliant ma tristesse passagère, j'étais en charmante compagnie quand même, je lui souris. D'un sourire enjôleur et vainqueur. J'avais son Blackberry en otage, elle avait déjà ravi mes pensées.
Je me surprenais à en devenir romantique ! C'était encore l'effet capitale parisienne ça ! Mais elle, elle n'en était pas éprise.

Je me devais de changer la donne.

Je ne répondis à sa question que par un clin d'oeil. J'allais lui rendre son machin si et seulement si, on passait un bon moment. J'étais ma foi, sûr que ce serait le cas ! Je n'allais pas râler et faire en sorte de faire mon radin, j'allais inviter Mary même si cette dernière, avait selon elle, des goûts de luxe.
Un peu comme moi, qui aimait avoir tout les gadgets à la mode pour l'apparence. Prenant la demoiselle par son bras, j'allais être un Gentleman, nous débouchâmes sur une placette typiquement parisienne et de surcroît touristique à en voir toutes les personnes attablées en terrasse.
Et pour le prix, je crois que je n'allais pas demander mon reste. Qui dit rencontre agréable dit qu'on se force un peu quand même ... Et ça implique le porte monnaie.

Si, si.

- Ici ? Entraînant ma belle à ma suite, nous nous asseyâmes à cette fameuse terrasse où bon nombre de gentilles personnes n'arrêtaient pas de nous toiser.

Les touristes, vous dis-je.

- Qu'est-ce que vous faites à Paris, toute seule Mary ? Vous pourriez tomber sur des gens malintentionnés ...

Non pas que je m'inquiète mais un peu quand même. Les grandes villes regorgaient de psychopathes en tout genre. Puis elle me plaisait de plus en plus cette fille ...

Vraiment.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Sam 7 Mar - 20:20

On dit toujours que sourire est comme mettre du miel dans les relations humaines. Mais quand l'hématomeur me sourit, il me fait juste flipper un peu plus. Et j'aime pas ça. moi, je suis plutôt le genre de fille qui maîtrise toujours la situation. Alors, dans ma tête, je dresse tous les futurs possibles et imaginables, et prévois mes réactions en conséquence. C'est une autre manière de contrôler la situation, ça file juste un mal de crâne en plus et donne l'air un peu éteint. Tant pis, le Caleb s'en accommodera. Il est pas en position de faire le difficile de toute façon !

Et j'aime encore moins qu'il me prenne le bras pour m'entraîner à sa suite.
Bon, je sais, je me fais peut-être tout un cinéma pour rien. Jusqu'à présent, il a rien fait d'autre qu'être franchement bizarre et menacer d'écraser mon portable. Mais j'apprécie pas tellement qu'on me touche comme ça, sans permission. J'ai l'impression d'être une chose, un machin avec lequel on peut tout se permettre et, sérieux, nos mères se sont assez battues pour qu'on soit plus considérées comme des objets alors, plutôt que du gentlemanisme, je prend plutôt ça pour du machisme pur et dur. Lui, il voit probablement ça comme une manière que je lui échappe pas, le problème, c'est que moi aussi. Ça et l'impression que je saurais pas marcher droit si on me lâchait deux minutes. J'ai envie de l'ouvrir encore une fois et de lui balancer une petite phrase bien sentie, mais je ferme ma grande gueule. Plus vite ce sera fini... plus vite ce sera fini. Alors, je vais me prêter à son petit manège et j'aurais une super histoire à raconter aux copines en rentrant.

L'autre me désigne un café. Mouais. J'ai vu pire.


. Ça pourra faire.

Jouer la difficile est tout ce qui me reste, alors je vais prendre mon rôle au sérieux.
Il lui en faut pas plus pour prendre ses aises et me forcer à moitié à faire de même.
Mais personne se rend compte que je suis l'otage de ce mec ? Apparemment, ça choque que moi. Enfin...
Et là... peux pas m'en empêcher. Un rictus immense me déforme le visage. Des gens malintentionnés ?


. Sans blague ?

Parce qu'il est qui, lui, le Prince Charmant ?

J'hallucine grave.
Je roule des yeux pour la forme (et parce que je sais que ça me donne un petit air sexy, même si, à la réflexion, c'est pas ma meilleure idée aujourd'hui).


. Oh, mais je suis pas seule Caleb... Mon mari doit me rejoindre tout à l'heure.

J'hésite deux secondes à rajouter qu'il est très très musclé et très très jaloux, quitte à faire clicher. Mais j'ai ma fierté. Et même l'hématomeur, j'ai pas envie qu'il croit que j'ai besoin qu'on me protège.
Mais d'un autre côté, c'est pas plus mal qu'il sache que quelqu'un m'attend. On sait jamais.


. Et toi, tu fais quoi ici ?

Je persiste dans le « tu ». Son « vous » contre mon « tu » donne un ton joyeusement décadent à la conversation.
Sur ces entrefaites, un serveur s'avance (passer commande sans attendre une demi-heure, c'est donc possible à Paris??!). Hum, c'est quoi le truc le plus cher à boire?


. Je prendrais bien du champagne.

Justin hurlerait. Du champagne à dix heures du mat'...
D'un geste, je laisse à l'hématomeur le plaisir de passer la commande dans son français si parfait. Je tiens à préserver ma fierté.

HJ: désolée pour le délai. Je ferais mieux la prochaine fois !
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Ven 3 Avr - 13:32

J'étais extatique en sa compagnie. Jamais je n'étais autant resté avec quelqu'un ! Il y avait du progrès et sans rire, je souriais. Je devais paraître idiot à lui sourire ainsi, mais je m'en fichais, j'aimais sa compagnie.
Elle me plaisait comme elle était. Naturelle et sans aucun artifices. Je fus tiré de mes charmantes pensées, par cette vibration incessante. Encore. C'était mon client et il me persécutait, en même temps je pouvais comprendre le fond de sa pensée, il n'avait plus de nouvelles de ma part depuis un petit moment.
Cette fois-ci, ce fut la sonnerie qui se manifesta. Je décidais de décrocher, enfin. Tout en jetant un regard à Mary, comme si je ne voulais pas qu'elle disparaisse.

Non, je n'en ai aucune envie.

Je fis signe par un geste et un sourire que je n'oubliais pas notre "rendez-vous" en tête à tête. Non pas qu'elle croit qu'elle passe au second rang, mais j'avais du travail, enfin, je devais plutôt m'en acquitter. Bien que j'avais bien mieux à faire avec Mary.

- Non, non je ne vous ai pas oublié Mister Harrison. Ne vous en faites pas, vous aurez ce que vous désirez en temps et en heure. Juste que j'ai eu un léger contre-temps ... Oui, oui, léger. Ça ne me prendra pas une heure pour le régler ! Lâchais-je froidement. Je n'avais pas pour habitude que l'on commande, c'était plutôt moi qui donnait les ordres.

Mister Harrison, n'avait pas l'air d'en saisir le concept. Raccrochant violemment, je posais mon téléphone sur la table. Mon regard noir était planté dans celui de mon interlocutrice qui venait de m'annoncer une nouvelle bien moins charmante que notre courte entrevue. Ainsi donc, elle était mariée ? Je tiquais légèrement à l'annonce mais mon autre voix présente dans ma tête m'en certifiait le contraire.

Elle te dit ça, parce qu'elle a peur d'une potentielle attirance à ton égard. Les filles intelligentes agissent ainsi. Toujours.

- Je suis à Paris pour un travail important. Chuchotais-je à son encontre. Elle n'avait pas besoin d'en savoir plus. Ou bien si elle me sourit comme elle l'a fait toute à l'heure, je peux légèrement briser mes convictions. Un serveur s'approche de nous, sourire collé sur ses lèvres fines. Avant que je ne daigne répondre Mary, me prit de cours, heureuse de commander ...

Du champagne ?!!

J'ouvris grand mon regard couleur d'obsidienne, tandis que le serveur attendait et Mary aussi. Non pas que je sois radin, mais j'étais économe -légère nuance-. Au diable l'argent et les barrières, j'allais prendre LA BOUTEILLE qui allait impressionner mon invitée. En espérant qu'elle tienne l'alcool facilement à dix heures du mat'. Ça c'était bien moins sûr.

- Votre plus grande bouteille de champagne et deux flûtes, s'il-vous-plait.

Français parfait et sourire. C'était génial.

- J'espère que l'On ne vous attend pas quelque part, je compte faire le tour de Paris avec vous ... avant de vous rendre votre portable.

Sourire et clin d’œil.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Ven 10 Avr - 21:05

HJ : bon, ben, j'ai pas fait beaucoup mieux, mais j'avais une excuse : j'avais plus le net... ou presque Smile

C'est à croire que ce type ne tient vraiment pas à perpétuer sa lignée. C'est presque de l'incitation, là... Plus le temps passe, plus j'ai envie de lui envoyer mon genou là où ça fait bien mal.

Non seulement, monsieur se permet de décrocher son téléphone alors qu'il est avec moi... C'est quoi ce plouc ? Il sait que j'ai largué des mecs pour moins que ça ?
C'est tellement dommage que le champagne soit pas arrivé, parce que je le lui aurais bien flanqué sur la face, jusqu'à la dernière goutte. Tant pis, il va falloir que je sois plus inventive. Je crois que, parfois, les mecs oublient qu'on a un cerveau, une sensibilité et un goût certain pour le machiavélisme. Ça, ou ils croient que leur muscle et leur intelligence supérieure (hem hem) les sauveront toujours. Qu'ils le croient si ils veulent. Une fille leur prouvera le contraire bien assez tôt.

Je l'écoutai qu'à moitié, même après qu'il ait raccroché. C'est que j'avais un plan machiavélique à concocter moi.
Il commande et l'envie de lui écraser ses petits bijoux commence à prendre des allures de besoin vital. Y aura probablement pas de Caleb junior et c'est tant mieux. Quelqu'un se rend compte que je vais bientôt sauver la face du monde ou tout le monde s'en fout ?

Ok. Tout le monde s'en fout. Mais je finirais décorée de la légion d'honneur. A titre posthume, probablement. Les plus grands génies sont toujours méconnus de leur vivant.

Son sourire m'horripile. Il a beau jouer les charmeur, il me fait toujours flipper. Je comprends pas ce qu'il me veut (ou je comprends trop bien) et j'aime pas ça.
Je reste de glace face à son sourire, bredouillant à peine une grimace narquoise.


. Je viens de te dire que j'étais mariée. Tu crois qu'il est où, mon homme ?

Ça m'agace qu'il traite mon mariage par-dessus la jambe. Je sais bien que plus personne croit aux vœux sacrés mais quand même.
J'ai pas le temps de développer. Le serveur débarque avec deux flûtes (même pas pleines à ras bord... les radins, vu le prix, ils auraient pu faire un effort), et des courbettes à la clef. Ça m'écœure comme le fric peut transformer les gens en larbin.
Ah. Y a la bouteille à côté. Je retire le radin. Pardon.

Le barmaid dépose notre champagne et une flûte face à chacun de nous.
Les bulles m'hypnotisent. Pas longtemps. Mais quand même. C'est vachement beau, ces petites bulles qui filent à la surface pour éclore dans un plip insonore.
Le plip insonore sert de signal à mon plink de l'idée de génie qui débarque.
Je vous la fais courte. Imaginez. Une coupe de champagne. Le portable de l'hématomeur à portée de main. A votre avis, la combo, ça donne quoi ? Gagné ! Le portable file faire trempette dans les bulles, dans un plongeon qui n'a rien d'insonore. C'est immature, mais la sensation est juste géniale:


. Pardon, tu disais ?

Un immense sourire mièvre.

. Oh ? Je t'avais pas dit ? J'aime pas la concurrence dans mes conversations.



Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb] Sam 11 Avr - 17:05

Quel caractère incendiaire ! Mais qu'elle était de charmante compagnie. Vraiment ! Je me délectais de chaque seconde passées avec elle et franchement, c'était le must. Après mon coup de fil à mon cher client, je regardais Mary. Cette dernière restait de glace face à mon plus beau sourire.
Je n'avais pas l'habitude de sourire, enfin, c'était seulement pour Eneas. Quand il était encore là. En repensant à nos années passées, mon regard d'obsidienne se voila quelque peu. Repenser à mon jumeau disparu était atroce, mais il le fallait quelquefois pour ne pas l'oublier.

C'était comme ça. Et on oubliait pas si facilement une copoe conforme.

- Votre "homme", comme vous dites, il n'est pas là à ce que je sache.

Ou il n'existe pas.

La suite dépassa tout ce que j'avais pu entrevoir dans mes maigres relations sociales. Mary, peut-être était-elle jalouse, plongea dans un bain de champagne mon Iphone 6, full option.
Estomaqué, je regardais mon téléphone couler au fond du verre. Le petit pouvait se targuer de faire un plongeon dans un bain à quelques centaines d'euros. Le ressortant aussi prestement qu'il s'était noyé, je devais me calmer.
D'ordinaire c'était mon double qui m'entraînait à me rendre zen. Ici, il n'était plus là, je devais me calmer.

Seul.

Et franchement ce n'était pas évident. Si je ne voulais pas m'énerver sur la pauvre Mary, je devais prendre mon mal en patience. Même si mon Iphone agonisait après son bain forcé. Je devais trouver une solution pour ne pas me faire voir afin d'utiliser quelques sortilèges informulés. Je pense que le Ministère de la Magie me tombera dessus si j'utilise des sortilèges parmi les Moldus, mais c'était une question de vie ou de mort.
Surtout de vie, vu que tout mes précieux contacts étaient contenus dans une carte SIM qui je l'espère ne sera pas bousillée par une action de ma fiancée.

Fiancée ?

Elle allait en prendre un peu pour son grade. Hélant Gustave notre serveur précédent, je commandais en excellent français un nouveau verre pour Mary et intimais aussi à notre serveur d'apporter la carte des desserts et de lui en expliquer les tenants et les aboutissants.
Attendant que ce dernier daigne arriver, je souriais à Mary. Après quelques minutes à attendre Gustave, je scrutais Mary de mes orbes couleur obsidienne. Elle était vraiment jolie.
Le serveur arrivant enfin, je sortis prestement de mon blouson ma baguette et séchais par un informulé mon téléphone.

Ouf, rien n'avait été compromis. Merlin, merci.

- Jalouse ? Ah et j'oubliais, je retiens toujours en otage ton téléphone.

Le Vous avait disparu au profit du Tu.

- Si jamais l'envie me prenait de lui faire une douche de champagne, nous serions quittes non ?






HJ : Je crois pas que ce soit bien mieux ...
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MessageSujet: Re: La French Touch [PV Caleb]

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