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Poudre de Cheminette



 

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Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal]

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MessageSujet: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Mer 18 Fév - 21:03

Impressionnant.
Ces antiquités ambulantes qu'étaient les profs de Poudlard n'avaient décidément aucun sens de l'humour.
Dwight, le prof de potions, pas plus que les autres.

Tout avait pourtant tellement bien commencé. Dwight avait annoncé la couleur dès les premières minutes de ce premier cours de l'année. Pour se mettre en jambe et commencer en douceur, il n'avait rien trouvé de mieux que de leur enseigner à concevoir un filtre d'amour, Amortentia pour les intimes.
Les filles avaient émis quelques gloussements ravis, et même les gars, sous les airs ironiques, avaient dressé l'oreille. En bref, l'humeur était au beau fixe alors que chacun dressait l'inventaire des ingrédients sur leur paillasse. Les bavardages allaient bon train et les regards se hasardaient discrètement vers les représentants de l'un ou l'autre des deux sexes. Joachim aurait juré avoir senti la température de la salle grimper de quelques degrés.
Il échangea un sourire narquois avec sa cousine, Mélusine, qui se trouvait assise juste à côté de lui, au fin fond de la classe. L'un comme l'autre étaient de grands adorateurs des mixtures en tout genre, même si aux recettes académiques, ils préféraient des mixtures un peu plus excentriques. Un seul regard échangé avait suffi à accorder leur esprit, à croire que ni l'un ni l'autre n'était particulièrement tenté de faire chavirer un cœur étranger avec un peu de filtre d'amour à deux noises.

- Tu t'ennuies déjà ?

Dans les yeux de Mélusine s'alluma une étincelle de défi qui ne présageait rien de bon. Et Joachim savait très bien à quoi s'en tenir.

« Pas encore, mais presque... »

Le sourire sur le visage de sa rousse s'élargit, si une telle chose était possible et elle lui tourna ostensiblement le dos en se lançant dans ses petits préparatifs personnels.
Joachim, de son côté, se laissa deux petites minutes de réflexion. C'était qu'il avait une revanche à prendre sur l'an passé. Lors de leur cinquième année respective, Mélusine l'avait largement devancé dans leur course à la retenue. Il s'agissait, chaque année, de non seulement remporter le plus de punitions, mais également de dégainer la bêtise la plus originale. Et cerise sur le gâteau, celui qui parvenait à décrocher la première retenue de l'année empochait un bonus de cinquante points. De quoi prendre une belle avance.

C'était vraiment dommage que l'école ne leur enseigne pas la légilimancie parce qu'il se serait bien offert une petite excursion dans la cervelle excentrique de Zyn pour y dénicher quelques plans machiavéliques en préparation. Au lieu de ça, il devait se contenter de ses idées loufoques qui s'étaient un peu ramollies avec l'été. Qu'à cela ne tienne, il ne lui restait qu'à se creuser la matière grise avec deux fois plus d'ardeur ! Que diable ! Ils étaient dans le cachot des potions, soit l'endroit rêvé pour dénicher du matériel et déclencher des explosions en tout genre, feux d'artifice de début d'année dont le bouquet final serait l'air furibard que prendrait Dwight devant une telle profanation de ses sacro-saints ingrédients.

Du temps passa, chacun des deux McEwan plongés dans le secret de leur tête respective, un air innocent collé au visage qui ne trompait personne. Quelques uns de leur condisciples, parmi les moins fanatiques de l'amour factice, leur jetaient de temps à autre des regards intrigués, comme s'ils flairaient des relents de bouffonnerie en préparation dans l'air.

En apparence, et en apparence seulement, Joachim touillait scrupuleusement son chaudron, dont le contenu avait presque la couleur indiquée. Concentré, il se leva pour se diriger vers le placard à herbes magiques, afin d'y piocher un ingrédient manquant. Si ses mains esquissèrent quelques gestes furtifs, nul ne sembla s'en apercevoir. Il s'en retourna à sa place comme si de rien n'était. Les cheveux dans tous les sens, Mélusine affichait un sourire satisfait. A n'en pas douter, sa surprise était sur le point d'entrer en scène.

Ni une, ni deux, Joachim s'activa de la baguette et envoya les pépins de gairtoigh, qu'il venait de récolter dans le placard, léviter au plafond. En veillant bien à en placer une poignée au-dessus de chaque chaudron, il surveillait Dwight du coin de l'œil. Dès que celui-ci eut le dos tourné, il força un éternuement bruyant qui fit sursauter la moitié de l'assemblée et se retourner l'autre moitié.

* Hop ! Hop ! Hop ! *

En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, il relâcha le sortilège de lévitation auquel il avait soumis les pépins de gairtoigh, qui churent, avec à peine une éclaboussure, dans la quasi-totalité des chaudrons de la classe.

La réaction ne se fit pas atteindre.
Comme chacun sait, les pépins de gairtoigh, appelés également graines de fou-rire, une fois plongées dans un liquide bouillonnant, émettent des effluves euphorisantes. Il fallut à peine deux minutes pour que tout le cachot soit pris d'un fou-rire irrésistible.

- McEwaaaaaaaaaaaaaaaan!
- Oui professeur ?
, répondit Mélusine, d'un air innocent (sur ce point, il fallait lui accorder un certain crédit : pas évident d'avoir l'air innocent, quand on rit à gorge déployée).

Mais Dwight, lui, ne semblait pas rire du tout.

- Pas vous, miss..., rétorqua Dwight. Il avait toujours eu une indulgence très partiale envers Mélusine. Preuve qu'il n'y avait pas de justice dans ce bas-monde. Vous... Joachim... Dehors... Cinquante points... Retenue... Un mois...

Rouge de colère, il semblait sur le point d'exploser.
Mieux valait s'incliner momentanément et s'éloigner pour s'éviter les foudres professorales. Dwight pouvait être redoutable avec une baguette.

Certes, perdre cinquante points et écoper d'un mois de retenue semblait bien sévère. Mais Joachim ignorait que le professeur Dwitgh était allergique au gairtoigh et que, de ce fait, il n'était pas à même d'apprécier la plaisanterie, surtout avec deux douzaines d'élèves pris d'hilarité incontrôlable.

Ce fut ainsi que Joachim se présenta à Gardens, le concierge, qui s'occupait également des retenues.
Si Gardens ignorait le comment du pourquoi du fou-rire de Joachim... c'était le cadet de ses soucis. Devant un concierge médusé, Joachim s'appuya contre le premier mur qui lui tomba sous le coude et tenta de reprendre son souffle entre deux éclats de rire.
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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Sam 7 Mar - 0:27

C'est habité d'un profond sentiment d'injustice que Cathal se présenta devant le concierge cette soirée-là; sa place était partout sauf devant Gardens. Si l'injustice gargouillait dans ses cellules grises, ses muscles faciaux n'en laissaient rien paraître. Plus que réservé, le garçon se gardait bien de communiquer physiquement — et même verbalement — toute émotion. Quelques heures plus tôt, il avait calmement accepté sa sentence, préférant se taire et prendre le blâme plutôt que d'argumenter et de risquer la perte de son pourparler. Devant un tel mystère, nul besoin de froncer les sourcils de la sorte, amis lecteurs, ou de rides prématurées et plus profondes que le Grand Canyon marqueront tant vos visages que même les meilleures potions de chez Madame Pimenthée, dont la réputation n'est plus à faire sur le chemin de Traverse, ne sauraient les atténuer; je vous révèle l'histoire en toute brièveté, toute l'histoire et rien que l'histoire.

Ce fut ce matin même, aux alentours très précises de 10 h 47, qu'arriva la mésaventure, en plein cours de Défense contre les forces du mal, donné cette année par un nouveau professeur. Or, qui dit nouveau professeur disait aussi nouveaux élèves : monsieur Lombard ignorait les réputations de tous et toutes et, n'ayant pas pris au sérieux les avertissements des professeurs expérimentés quant à la matière première de l'enseignement (soit, les gamins) sous prétexte qu'on n'apprenait pas à un vieil Auror tel que lui comment discerner le bien du mal, il évalua sommairement sa classe de manière plutôt erronée. Les cheveux noirs de Cathal le menèrent-ils à sa perte? Ou sa tendance à se tenir en retrait? Son accent irlandais? Le mélange de tous ces éléments? Peu importe la cause; Lombard prit O'Caoimh en grippe dès les premières minutes. Et, vous savez ce qu'on dit :la première impression est souvent la bonne surtout lorsqu'elle est mauvaise (le credo préféré de Lombard, à qui la vie n'avait plus rien à apprendre, vraisemblablement). Les élèves pratiquaient alors les sortilèges informulés, grande nouveauté de l'année qui enthousiasmait aussi bien les plus mesquins d'entre eux (qui y voyaient une nouvelle arme/défense dans l'accomplissement de leurs larcins futurs) que les savants neutres, serais-je tentée de baptiser (groupe dans le quelle se glisserait notre Cathal) (et groupe qui percevait l'apprentissage de cette technique comme une progression ultime). Après cinq ans de vie commune, les élèves adoptèrent rapidement les mêmes binômes de pratique et Cathal  se retrouva face à face avec le même Serdaigle, Iain, qu'auparavant, un garçon tout aussi réservé que lui, et les deux se complaisaient dans leur relation muette mais hautement pédagogique. De crainte de vous endormir, je ne m'éterniserai pas sur la rapide maîtrise des informulés par Cathal, disons simplement que les sortilèges, ça le connaissait autant qu'Ollivander connaissait le moindre pouce de ses baguettes magiques. Lombard, remarquant le progrès considérable de deux jeunes sorciers, les encouragea à essayer des sorts offensifs plus difficiles, tout en les sommant de faire bien attenter à leur cible, car la complexité d'un sort rendait souvent sa trajectoire plus nébuleuse. Sachant déjà cette notion, assez basique merci, Cathal effectua sans le vouloir un geste impatient qui déplut à l'enseignant et qui lui valut l'honneur d'être inscrit sur sa liste à surveiller, liste sur laquelle vous ne vouliez jamais vous retrouver.  Lombard resta le temps de quelques tentatives ratées, puis partit surveiller le reste de la classe. Mais, à peine quelques secondes après qu'il leur eut tourné le dos, les doigts de Lombard commencèrent à enfler si rapidement qu'il en perdit sa baguette. Il fallut la rapidité d'esprit d'une Serpentard qui lança un Finite Incantatem pour mettre fin au maléfice, et, ne faisant ni un ni deux ni trois, Lombard  se retourna vivement vers Cathal, pointant sur son torse sa baguette chérie retrouvée et dardant ses petits yeux soupçonneux.

« Vous me ferez le plaisir d'aller une semaine en retenue, monsieur O'Camoinih, pour cet affront au corps professoral lors de votre première journée de classe » posa tranquillement le professeur.
Écarquillant les yeux, Cathal bégaya : « M-mais je n'ai rien fait! »
« Ah, à d'autres! Vous croyez que je n'ai pas vu la lueur maligne qui bouge danse vos iris depuis le début du cours? J'ai bien ressenti votre besoin pour la rébellion, pour l'étalage de vos capacités, jeune homme arrogant. On m'avait prévenu de votre caractère difficile, et bien, vous découvrirez qu'un Lombard ne se laisse jamais mener par le bout de sa baguette. »
Son besoin pour quoi? Son caractère comment? Mais il était en plein délire! Cathal s'était toujours fondu dans la masse sans s'attirer d'ennui en cours; Lombard le prenait-il pour Hoklard, un vrai Gryffondor d'âme, d'action et d'esprit?
« Mais puisque je vous jure que ce n'est pas moi, monsieur! »
« Vous argumentez? Deux semaines de retenue. »
Comme quoi, Dwight n'était pas le seul professeur de Poudlard à manquer d'un gène humoristique.

Première journée; retenue. Incroyable. Lui, Cathal, le presque sage Serdaigle. À sa grande surprise, il ne fut pas le seul délinquant de la rentrée, un autre élève rigolait devant Gardens. Il était de la même année que lui, à Gryffondor, Joachim il lui semblait, mais Cathal ne lui avait jamais réellement parlé (tout comme il n'avait jamais réellement discuté avec ses compatriotes serdaigles), et ce n'était pas en le voyant se marrer en ce moment même qu'il avait envie de briser la glace. Par la barbe de Merlin, ce type devait avoir quelques neurones déplacés. Le contraste entre Joachim-le-rieur et Cathal-le-secrètement-fâché était assez hallucinant.

« Bonsoir, messieurs » les salua le concierge. « Vos retenues tombent pile aile de chauve-souris : Poudlard a reçu aujourd'hui une livraison importante qui nécessite d'être classée méthodiquement et attentivement. On refile la tâche aux elfes, d'habitude, mais ils en ont tant à faire avec la rentrée que votre aide nous sera des plus utiles. Et puis, c'est une longue tâche qui peut s'étirer sur des jours, vous aurez de quoi vous occuper et vous tenir au tartan à la rentrée prochaine. Suivez-moi, elles n'aiment pas la chaleur, même lorsqu'elles sont mortes, nous irons dans le sous-sol. » Elles? Sous-sol? Cathal n'était pas certain d'apprécier la succession de mots qu'avait employés Gardens, sur un ton un peu trop joyeux. Lorsqu'ils furent tous trois arrivés dans un petit local glauque comme seul Poudlard les héberge, Gardens leur révéla leur tâche :   « Comme je vous disais, nous avons reçu une livraison de limaces fraîchement mortes. Enfin, elles sont censées être toutes mortes et si ce n'est pas le cas, vous les achèverez. Vous voyez tous ces bocaux? » dit-il en pointant de longues rangées de bocaux vides. D'un coup d'oeil rapide, Cathal en compta une centaine, mais il avait sous-estimé le nombre réel. « Tous les bocaux sont identifiés par le nom d'une région du monde : il vous faudra classer les limaces selon leur origine. Si vous hésitez, consultez ce guide des limaces. » Et bien... intéressante retenue. Au moins, elles étaient mortes, c'était déjà ça, tenta de se consoler mentalement Cathal avant de s'approcher, un peu dédaigneusement, de l'immense bac puant de limaces mortes.


Dernière édition par Cathal O’Caoimh le Sam 21 Mar - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Ven 13 Mar - 20:41

Des limaces fraîchement mortes ? Amusant !
classer les limaces selon leur origine ? Hilarant !
Un guide des limaces ? Là, c'était carrément trop !!!

Si le fou-rire pouvait connaître un paroxysme, Joachim était en passe d'entrer dans un quelconque livre des records pour l'avoir franchi allègrement. Il paraissait qu'on pouvait mourir de rire, auquel cas, il était carrément sur la bonne voie. Mais, si on combinait cette histoire de limaces, la prononciation ampoulée de Gardens qui, avouons-le, n'avait pas inventé la poudre de cheminette, la tête de six pieds de long de Cabale, même le zygomatique le plus flegmatique aurait été pris de frisson !
Et pourtant, au fond, tout au fond, du côté de son bon sens et d'un truc vaguement reconnaissable comme étant son intelligence, le Gryffondor savait que la situation n'avait rien de risible, que les ennuis allaient probablement lui pleuvoir dessus mieux qu'un orage au mois d'août et qu'enfin de longues heures éreintantes l'attendaient au tournant.Quoi de plus dégoûtant que de manipuler des cadavres de limaces à mains nues ? Dans un vieux cachot moisi ? En compagnie d'un type qui ne savait probablement conjuguer le verbe « rigoler » au présent de l'indicatif ?
Seulement, ce fameux bon sens n'avait jamais eu beaucoup de poids dans le quotidien de Joachim, et, shooté au gairtoigh comme il l'était, il aurait tout aussi bien pu disparaître de la surface de la Terre, cela n'aurait probablement fait aucune différence.

« Ahaha ! Les limaces font la grimace ! »

Est-il utile de précisé que le gairtoigh n'améliorait en aucun cas l'humour désastreux de McEwan ?
Pourtant, à cet instant précis, Joachim se trouvait d'une drôlitude insoupçonné et commençait sérieusement à envisager de plaquer l'école pour se recycler dans le one-man show.
Son rire envahissait tout l'espace (relativement restreint) du cachot et semblait se réverbérer à l'infini, tant et si bien qu'on avait désormais l'impression qu'il n'y avait pas un mais une bonne demi-douzaine de fous-furieux atteints d'une hilarité inextinguible.

Gardens s'était depuis longtemps esquivé, par crainte d'une possible contagion. Et Cabale semblait entretenir la même crainte car il s'était bien abstenu de s'approcher trop près de lui. En voilà un qui aurait bien eu besoin de sniffer quelques graines de fou-rire !! C'en était presque triste de constater l'écart inter-sidéral entre leurs humeurs respectives.

Loin des chaudrons bouillonnants du cours de potions, les effets des petites graines euphorisantes commençaient néanmoins à se dissiper. Légèrement. Disons que Joachim réussissait à respirer sans trop de mal entre deux éclats de rire, et que ces mêmes rires avaient perdu de leur caractère ricanant et vaguement inquiétant.

« Bon, limaces, à nous deux ! Enfin, trois ! Enfin, beaucoup !! Ahahaha »

* En fait, c'est même pas drôle... *

L'Écossais reprenait doucement le sens des réalités, et, en vérité, le choc était plutôt violent, tant le contraste était saisissant. D'un arc-en-ciel de bonne humeur dans la tête, il passait doucement à la grisaille ambiante et c'était tout juste si il n'avait pas envie de courir pour retourner se faire une petite inhalation de gairtoigh.

« Ouais, euh, bon... »

Il ne lui restait plus que quelques séquelles de ce récent épisode. Un rire sporadique et un potentiel à trouver un rien d'une drolitude absolue.

« T'es là pourquoi, toi ? »

Un peu de sociabilisation n'avait pas fait de mal ! Autant essayer de rendre les heures à venir aussi plaisantes que possible. Parce qu'il avait comme dans l'idée que leur punition allait leur faire sauter quelque peu leur soirée. C'était un effet indésirable (et inattendu) de faire le clown dès le premier jour.

Sans grand enthousiasme, il examina, l'air de rien et à toute vitesse, les bocaux qui s'entassaient sur la table devant eux... Il y en avait au moins...beaucoup trop ! Autant s'y mettre, probablement. Aussitôt dit aussitôt fait. Pop, un coup de baguette et le premier bocal s'ouvrit. Pop, deuxième coup de baguette et une limace à un stade de putréfaction mesuré se mit à léviter dans les airs.

« Erk ! »

Répugnant.
Déjà, de leur vivant, les limaces étaient loin d'être son animal totem, mais mortes, c'était juste encore pire. C'était mou, c'était flasque, c'était erk.

« Tu crois qu'on peut les ressusciter, Cabale ? »

En bon Serdaigle (à moins que ce ne soit un Poufsouffle ?), il devait bien connaître un ou deux sorts utiles.
Pas vraiment patient dans son genre, Joachim effectua quelques tentatives de son propre chef :

« Reviresco ? Enervatum ? »

Probable que le point d'interrogation qui ponctuait chacune de ses formules ne les rendait pas spécialement efficace. C'était pour ça (et uniquement pour ça) que ce truc en apesanteur était toujours aussi mou, aussi flasque, aussi erk.
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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Jeu 19 Mar - 22:30

Par Merlin. Par la barbe de Merlin. Et par ses caleçons. Et par les caleçons de tous les descendants de Merlin et par tous les litres de sang de dragon dans la galaxie. Qu'avait-il fait pour mériter une telle retenue? Classer des limaces n'était pas le pire, pas franchement agréable mais endurable... Mais être coincé avec ce zouave? Pendant des heures? Sans espoir d'être sauvé? Non, Cathal n'avait pas mérité un sort aussi atroce. Par Merlin. Il doutait de sortir de ce cachot avec une santé mentale digne de ce nom. Par Merlin, ce type, Joachim, rigolait encore comme un dingue après avoir appris qu'ils manipuleraient des limaces fraîchement mortes; de toute évidence, il avait soit :
a) manqué d'une quantité d'air phénoménale à la naissance (mais pas assez pour remettre en doute son entrée à Poudlard... peut-être qu'il était né au Chili, sur une haute montagne, compromettant légèrement son développement mental? ou peut-être que sa mère était en pleine session de tapis volant lorsqu'elle eut la bonne idée de mettre au monde ce jeune dingue qui rimait avec une telle médiocrité sur les limaces... )  
b) trop bu de jus de citrouilles périmé au cours de son parcours scolaire
c) ou tout simplement moins de neurones que la normale?

Bon d'accord, d'accord, ce n'était pas très sympathique d'énumérer les possibilités de l'origine de son comportement différent, et ce n'était pas son genre de s'adonner à un tel exercice dès que le comportement d'autrui lui paraissait particulier (parce qu'alors là, il serait franchement mal barré dans le monde des sorciers...), mais, en ce moment, il était particulièrement ulcéré par sa retenue et tout iota (*petite toux à la Ombrage * commentaires de Joachim *petite toux à la Ombrage) ne faisait qu’empirer sa mauvaise humeur. Joachim était peut-être simplement un vrai de vrai Gryffondor, ce qui expliquerait bien des choses. Une fois son fou rire calmé (enfin, Paracelse merci!), son partenaire de classement de limaces s'intéressa à lui, probablement parce qu'aucune autre rime épouvantable ne lui venait à l'esprit, et lui demanda la raison de son emprisonnement ici. N'ayant nulle envie de raconter sa mésaventure ni de faire des efforts en relation humaine — ce qui n'avait jamais été son fort —, Cathal répondit simplement « Une bêtise », ce qui n'était pas complètement faux dans le sens où il avait en effet été envoyé pour un truc tout de bête qui n'avait rien à voir avec lui. Était-il monnaie courante de s'échanger ses fautes dans la salle de retenue? Peut-être; il ignorait tout de ces conventions. Il avait déjà remarqué que certains élèves aimaient bien fanfaronner sur le nombre de centimètres de l'échelle menant au dortoir féminin qu'ils avaient réussi à grimper avant de tomber brusquement; la question de Joachim relevait peut-être de ce même genre de fierté, mais Cathal n'avait pas les connaissances sociales (ou même l'envie de les obtenir- les connaissances, pas les filles) pour certifier l'hypothèse. Selon les conventions, le jeune O’Caoimh aurait très certainement dû lui retourner la question, mais il n'en fit rien, pour certaines raisons que je viens d'expliquer. Cathal inspecta ses deux premières limaces, identiques en tous points et se retint de lâcher un soupir. La tâche promettait d'être pénible et longue et... « Tu crois qu'on peut les ressusciter, Cabale? » ... surtout s'il était le seul à trier les bestioles gluantes... Il devait plaisanter. Sérieux. Ressusciter les limaces. Cette question le stupéfiait plus que son nom erroné — qu'il ne prit pas la peine de rectifier. Mais non, le Gryffondor ne plaisantait pas et il se mit à brandir stupidement sa baguette sur les sujets de l'expérimentation. Les tentatives de son compatriote furent on-ne-peut-plus vaines, sans grande surprise. Cette fois, le faible soupir de Cathal ne resta pas dans le fond de ses poumons.

« Je sais pas pour toi, mais moi, ça m'emballe pas trop de traîner ici. Ça te dérangerait qu'on essaye de finir ça le plus rapidement possible? » fit-il d'un ton le plus neutre possible, sans lâcher ses limaces identiques des yeux. Et surtout, respirer. Respirer. Un rapide et sec coup de baguette fit léviter les limaces devant lui, les exposant à une lumière à peine plus forte. Bon, après inspection, il lui semblait que l'une d'entre elles avait une ligne vert pâle entre les deux yeux — à moins que ce ne fut le reflet du plancher qui se miroitait …? Il se déplaça de quelques millimètres vers la droite et constata avec joie – enfin, pourvu que des limaces pouvaient apporter une gaieté quelconque — que oui, cette limace, appelons-la Vert-de-ligne pour l'exercice, avait bel et bien une affreuse petite bande pistache moisie entre ses billes globuleuses.

« Tiens, je sais, regarde donc dans le guide et dis-moi à quelle origine appartiennent les limaces qui ont une petite ligne verte entre les yeux, s'il te plaît. » Voilà qui devrait lui accorder quelques secondes de silence.
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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Dim 5 Avr - 20:45

Joachim avait comme l'impression que cette retenue allait être loooooooooooooooooooongue.

Cabale devait être le seul type de sa connaissance à prendre sa retenue au sérieux. Peut-être parce que Joachim n'avait jamais partagé ses heures de colle qu'avec ses partenaires d'aventure qui, c'était certain, avaient sous leur crâne un grain presque aussi gros que le sien. M'enfin ! Quelle drôle d'idée de vouloir se mettre tout de suite à la tâche sans examiner la foultitude de possibilités pour passer un moment plus agréable. Relooker les limaces mortes, par exemple : les sortilèges de coloration n'étaient-ils pas au programme de l'an dernier ? Lui n'avait rien contre offrir un dernier hommage au peuple limace en les parant de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et, pourquoi pas, les rendre phosphorescente, histoire d'éclairer un peu la glauquitude de ce cachot. Ou encore, dénicher les quelques rares survivantes, au milieu de ce cimetière limacien, et les engager dans une course contre la montre. Bon, certes, la course de limaces n'était certainement pas sa meilleure idée (il aurait largement le temps de reconstruire Poudlard pierre par pierre avant que l'une d'entre elles ne franchisse la ligne d'arrivée), mais tout plutôt que se retrouver à inventorier des mollusques avariés.

D'un coup d'œil rapide et innocent, Joachim détailla Cabale qui n'avait définitivement pas une tête de rigolo. Un détail, pourtant, dans son anatomie, lui donna envie de sourire : ses sourcils froncés étaient tous simplement irrésistibles. Ou alors, le gairtoigh continuait d'intoxiquer son organisme. Au choix. Il ne put retenir un petit ricanement. Qui ne trouva apparemment pas d'écho chez le Serdaigle. La situation était désespérée. Est-ce qu'ingérer des limaces mortes en masse pouvait conduire à l'indigestion ? Non, parce que là, vraiment, pas envie. En plus, c'était à lui de piocher les infos dans un bouquin plus vieux que le plus vieux de ses ancêtres.

* Tu préfères tripoter des cadavres de limace, peut-être ?*

C'était pas exactement son rêve le plus fou, non.

« Bon, ben... »

Y avait plus qu'à …
Essayer de ressusciter des limaces était quand même plus funky...
Nouveau regard vers Cabale.
Non. Bon. A lui les vieux grimoires poussiéreux !
Tout en feuilletant le manuscrit, Joachim essayait de combattre son incrédulité : il y avait tout de même des gens qui écrivaient des bouquins entiers juste sur les limaces ! Les dragons, ok, oui, voilà des créatures fascinantes qu'il faisait bon étudier... Mais des limaces ?! Sérieux !?? Il n'osait même pas imaginer la journée palpitante du lamaçologue.
Aurait-il lu un peu mieux au lieu de ne s'occuper que des illustrations (regarder les images, un vieux réflexes de gamin) que Joachim en aurait appris bien plus long que tout ce dont il aurait pu rêver sur les limaces...entre autre que ces petites bestioles recelaient des propriétés sacrément intéressantes. Mais non, les illustrations avaient plus d'attrait (non seulement des gens écrivaient des bouquins sur les limaces, mais il y avait en plus d'autres gens qui passaient leur temps à les dessiner : le monde était fou!!) et Joachim passa à côté d'une masse de savoir non négligeable.

* Là ! *

Juste sous ses yeux, deux superbes dessins de limaces à rayure verte (ce type était peut-être complètement fêlé du bulbe mais il avait un sacré coup de crayon!).

« Horizontale ou verticale la petite ligne? »

Insupportable besoin de chipoter...

« Envoie un peu pour voir ? »

Joachim n'avait pas encore désespéré de trouver un peu d'amusement dans cette retenue à faire périr d'ennui un veracrasse.
Et comme le Cabale ne s’exécutait pas assez vite à son goût, Joachim appela à lui quelques spécimens de limaces mortes. Du moins, telle était son intention. Doté comme bien souvent d'un enthousiasme envahissant, le Gryffondor, d'un Accio vigoureux, avait fait léviter deux ou trois douzaines de gastéropodes, dont quelques uns lui atterrirent dessus. Miam. Un masque revigorant aux limaces crevées : voilà qui allait faire fureur parmi les filles, il tenait peut-être la clef d'un business florissant ! Avec ce qui ressemblait presque à de la délicatesse, il en leva une qui lui barrait le nez :

« Celle-là aussi à une bande verte ! Verticale ! La même que toi ? »

Et puisque Cabale était peut-être bigleux (ou juste trop loin), Joachim assortit sa démonstration d'un beau petit sortilège d'engorgement, histoire que, même de loin, il n'y ait aucun doute visuel sur l'anatomie limacesque.
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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Jeu 16 Avr - 4:54

Par Merliiiiiin et tous ses descendaaaants, pourquoiiiiiiiii. Oh qu’il aurait dû argumenter avec le professeur Lombard, vraiment. Il n’avait pas pensé qu’être en retenue s’annoncerait si pénible – qui aurait pu le deviner, de toute façon? Pfff. Il regrettait tout d’un coup de n’avoir pas porté attention au fond de sa tasse de thé ce matin; il aurait peut-être pu y lire la calamité qui allait s’abattre sur lui, calamité répondant à l’affreux nom de Joachim, cet élève terrifiant par son incapacité à se rester concentré plus qu’une petite seconde sur quoi que ce soit. Ou à obéir à quoi que ce soit. Ou en fait, un amalgame des deux. Pourtant, le concept d’une retenue n’était pas si obscur, oui? Pris en flagrant délit = punition. Punition non-accomplie = encore plus de punition. Simple comme un Wingardium Leviosa. Concept de base visiblement pas encore assimilé par l’autre zinzin qui ne fichait absolument rien en ce moment, réfléchissant probablement à un nouveau sortilège pour ressusciter ses chères bestioles. Ppfffpfpfppfpfpff.

Il aurait vraiment dû argumenter. Ouais. Il visualisait la fin de la scène de ce matin, s’imaginant proclamer haut et fort son innocence à l’aide d’un merveilleux discours sensible et éloquent, dénichant le véritable auteur du crime qui lui aurait jeté un regard noir (car bien sûr, Lombard lui aurait, du coup, refilé un mois de retenu, au vrai de vrai coupable, pour avoir honteusement tenté de se cacher derrière un pauvre petit innocent), aurait fait gagné quelques points pour sa maison au passage, trouvé une carte de chocogrenouille qui manquait à sa collection et... enfin, bon, ça ne servait plus à grand-chose de fantasmer. Comme l’a dit un grand homme, ça ne fait pas grand bien de s'installer dans les rêves et s’imaginer dans au coin du feu de la salle commune des Serdaigles ne faisait qu’empirer son exaspération du moment. Respirer. Respirer. Clef du succès (et de survie) (c’est assez de base ce que je vous dis là, j’espère que vous le savez). D’ailleurs, il y avait bel et bien succès : Zinzin farfouillait le grimoire de limaces. Incroyable mais vrai. Ne restait plus qu’à compter le nombre de secondes que cette victoire durerait. Succès² : il trouva même ladite Vert-de-ligne et, mieux encore, comble d’efficacité, il dénicha deux limaces lignées pour le prix d’une ! Si ce n’était dingue, tout cela ! Il y avait peut-être un peu d’espoir, finalement… Lorsque Zinzin lui demanda de lui apporter le sujet de leur enquête, pour le comparer avec l’image du bouquin, Cathal fut agréablement surpris. Quoi!? Était-il possible que son petit spectacle de début de retenue fût déjà terminé et qu’il s’attelât sérieusement à la tâche!?

Ses beaux rêves furent toutefois trop rapidement anéantis. Bien sûr que Zinzin ne pouvait se retenir de faire n’importe quoi. Il fallait, bien sûr, qu’il s’impatiente et essaye d’amener à lui la limace de Cathal… et quelques de ses compagnes en même temps. Pourquoi se contenter d’une limace quand on pouvait en avoir 30!? Le plaisir de la limace est dans sa quantité, évidemment. (Oui, j’avoue, j’ai piqué cette maxime au célèbre botaniste de Tentacula vénéneuse, Linton Darcy.) Et le plaisir de cette retenue était de voir le visage de Zinzin assailli par quelques bestioles gluantes, douce vengeance. Cathal essaya de retenir son rire, mais ne réussit qu’à moitié l’exploit et le son qui sortit du fond de sa gorge était pour le moins…étrange. À mi-chemin entre le rire, l’étouffement et la régurgitation. Ne perdant pas de temps (incroyable !!), Zinzin inspecta une nouvelle limace, dotée elle aussi d’une ligne verte, et fit grossir la bestiole en question, croyant sans doute que ses propos étaient trop inintelligibles pour que Cathal les comprennent sans leur démonstration visuelle. Délicate attention. Et vision d’horreur que cette limace ayant la taille d’un chaton ! Déjà que c’était d’une mocheté à l’état nain; une fois agrandie, c’était d’un dégoût pas possible, comme le témoigna l’expression de Cathal. Ainsi, surpris par cette apparition-surprise d’une limace géante, le Serdaigle voulut rapidement effacer cette atrocité de son champ de vision et fit un brusque mouvement de baguette pour rapetisser la chose, mais, dans sa hâte, il rata et bim. Plus de limace. Enfin. Si. Plein de limace. De morceaux de limace. Sur les murs. Et surtout, surtout, surtout, sur le visage de Joachim. Et le rire de Cathal ne resta pas coincé du tout, je vous l’assure. Un rire bref mais très (trop?) sincère. Quel fantastique tableau que le Gryffondor éclaboussé…

« Hmm pardon. Pas fait exprès, je le jure. » Pas certain qu’il allait le croire, mais bon, hein, il avait d’autres limaces à fouetter. Non, peut-être pas les fouetter, elles risquaient d’éclater et d’empester davantage. « De toute manière, ma ligne est horizontale… Tiens, si tu as besoin de comparer avec les images. » Il fit léviter sa limace jusqu’à Zinzin, l’arrêtant à quelques centimètres de ses yeux. Qu’il s’arrange pour retracer l’origine de Vert-de-ligne ! Cathal, quant à lui, chercherait des frères et sœurs à VDL parmi la multitude limacienne.

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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Jeu 7 Mai - 21:24

Par Merlin ! Cabale savait rire !!
Joachim avait toujours cru que le pauvre Serdaigle était un atrophié du sens de l'humour ou un handicapé des zygomatiques.
Un autre que lui aurait probablement pris la mouche. Voire même...

* Y a quoi de plus gros qu'une mouche ? *

Oui, il y avait pas mal de mecs de sa connaissance qui auraient carrément pris le grinchebourdon. Lui-même avait une petite pointe de vexation qui lui grignotait l'orgueil. Mais il suffisait de ne pas y prêter attention, tant l'événement méritait d'entrer dans les annales de Poudlard. 1er septembre 2005 : le jour où Cabale O'Caoimh avait éclaté de rire. Bientôt, ce jour-là deviendrait férié, et on organiserait une foire, fête foraine à l'appui et débauche de sortilèges explosifs en clou du spectacle pour commémorer cette date historique. Et lui, Joachim McEwan, se retrouverait sacré Saint Patron des Causes Humoristiques Désespérées (SaPaCaHuD pour les intimes) et on lui vouerait des cultes pour voir réussi l'impossible.

* Hem hem... *

Bref, de quoi refouler une petite pincée d'auto-considération vexée.

« T'inquiète. J'ai connu pire. »

Et non, vous n'avez pas envie de connaître le récit de ces expériences-là. Surtout si vous vous apprêtez à passer à table. Certaines choses sont faites pour rester privée. La fierté de Joachim ne s'en était pas toujours aussi bien tirée.

« La bave de limace morte, c’est vachement bon pour la peau en plus... »

Il avait comme un doute sur cette dernière affirmation, mais il fallait bien justifier le fait qu'il ne se débarrasse pas des reliquats de limace illico presto. Et il était prêt à inventer des théories pas possibles pour ça.
Il profita d'avoir des bouts de limaces explosées sur toute la face pour esquisser une ou deux grimaces de son cru (il s'entraînait souvent devant le miroir, tard le soir, afin de mettre en pratique ces mimiques le lendemain, dans un véritable festival de simagrées). Il aurait fait n'importe quoi (ou presque) pour faire encore rire Cabale. L'espace d'un instant fabuleux, il l'avait quasiment trouvé sympathique, le petit Serdaigle sérieux, le visage soudain détendu et l'expression dénuée de tout contrôle. Il y avait eu quelque chose qui l'avait traversé, si vite que Joachim aurait cru avoir rêvé, et qui avait complètement bouleversé son apparence.

« On devrait breveter la chose... sûr que les filles s'arracheraient notre petite crème ! »

Mais non, déjà, Cabale s'était replongé dans son étude limacienne, bouquin à l'appui et gastéropode en lévitation.
L'orgueil chatouillé par les péripéties récentes, Joachim fit une petite moue qui passa complètement inaperçue. Son potentiel de vexation venait de franchir une étape.

Baguette brandie, sous prétexte d'il-ne-savait-trop-quoi, il effectua quelques délicats mouvements du poignet qui n'eurent pas d'autres effets que de lancer les limaces alentour dans une valse lente et quasi-hypnotique. Au diable la magie, rien ne valait les méthodes à l'ancienne. Sa baguette regagna sa place dans sa chaussette et ce fut à deux mains que Joachim empoigna ses limaces (qui en avaient bien sûr profité pour retourner se vautrer sur l'établi) à pleines mains et dans un mouvement qui lui aurait sûrement valu d'être sélectionné dans l'équipe de Gryffondor en trente secondes chrono, il envoya les cadavres flasques sur le petit Cabale. Quelques unes manquèrent leur cible mais la plupart atterrir qui sur son visage, qui dans ses cheveux, avec un schloumph particulièrement flasque.

« Plutôt agréable, non ? »

Et là, autre fait exceptionnel qui rendait ce jour vraiment unique : Joachim fit un effort monumental pour ne pas rire. Genre du tout. A peine un petit frémissement des lèvres. Avec les restes du gairtoigh qui lui empoisonnait le système de ses effets secondaires, l'effort en question était particulièrement héroïque. C'était à regretter que l'école n'offre pas de récompenses pour ce genre d'exploit.
Si chaque muscle du visage de Joachim était contracté pour ne pas faillir à sa volonté, c'était qu'il avait comme dans l'idée que Cabale n’allait pas apprécier. Et Joachim ne tenait pas tellement à se prendre un avada par la tête dès le premier jour d'école.


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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Mar 26 Mai - 7:01

La capacité de Joachim à se concentrer pour plus d’une milliseconde frôlait le Troll et c’en était désespérant. Sa maman ne lui avait donc jamais appris qu’il fallait parfois arrêter d’ânonner des stupidités à l’égard des pauvres oreilles endolories de ses interlocuteurs forcés? Cabale Cathal essayait sérieusement d’examiner les limaces, (3) mais les mots insipides du Gryffondor sur ses plans de lancement de produits faciaux se faufilaient jusqu’à ses tympans, malheureusement. Et même si Cathal se répétait mentalement de ne pas écouter ses déblatérations, chaque son lui était plus perceptible que jamais - oui, oui, que jamais; son ouïe était d’une sensibilité extraordinaire ce jour-là. Parce qu’évidemment, dans la vie, lorsque vous vouliez quelque chose, son contraire survenait. Allez demander des comptes à la déesse de la logique… (à moins que ce ne serait un dieu? une déesse serait plus logique – mais ce raisonnement irait justement à l’encontre (5) de la logique de la non-logique, alors, tout se tiendrait? ) (1) Quand est-ce que la bouche du McEwan resterait close? Quand est-ce que les neurones du Gryffondor commenceraient à fonctionner normalement, si tel miracle était possible? Quand est-ce que cette punition de l’enfer finirait-elle? Cela faisait quoi… dix minutes que leur retenue était commencée? Ugh. À l’aide. Court court court, long long long, court court court, même, pour les morses de ce monde.

Cathal avait cru que Zinzin avait bien digéré son masque facial gratuit. Ouep, il l’avait naïvement cru. (2) Il s’était avéré vrai que l’élaboration de ses faux plans de crèmes n’avait servi qu’à adoucir les gardes de Cathal. En moins de deux, le jeune élève expérimenta, contre son gré, les effets rajeunissants de la peau de limace : l’autre comique lui avait balancé un tas de bestioles gluantes au visage.

Sérieux.

La vengeance se comprenait : Joachim n’avait pas cru Cathal innocent – alors qu’il l’était, je vous le jure mais je vous le juuuure. Mais sérieux. En sixième année. Être encore bloqué à œil pour œil, balai pour balai.

Sérieux.

C’était pas sympa. Mais vraiment pas sympa. Il n’avait rien demandé. Juste de rentrer au poulailler serdaigle le plus tôt possible. Avancer son projet de botanique. C’était tout ce qu’il demandait. Pas un traitement exfoliant limacien.

« (4) C’est vrai que c’est franchement pas si mal que ça »  dit-il en se retournant vers son partenaire de retenue. (Enfin. « Partenaire »… ) Cathal affichait une sorte de sourire qu’il n’avait jamais pensé esquisser et l’ironie perçait sa voix. Lui qui se tenait plutôt à l’écart de la société – et donc des ennuis avec les autres utilisateurs de la même oxygène – prenait de nouvelles dispositions après une douche limacienne.

 « T’en veux pas plus, d’ailleurs? Puisque c’est si bon pour la peau. »

N’attendant pas la réponse de Joachim, d’un geste sec de baguette, il envoya une traînée de limaces sur sa belle chevelure rousse, essayant de lui en faire une couronne. Il voulait faire le comique? Et bien, qu’il soit le roi des limaces, tiens, et qu’elles collent dans ses cheveux pour les prochains jours à venir, et pour les semaines, et non pour toute l’année scolaire! Non mais, y’en avait marre de ce dingo irréfléchi! Qu’on lui fiche la paix. Pouh.

« C’est bon, on passe à autre chose? Par exemple, ce qu’on est censé terminer? » soupira Cathal, qui sentait ses nerfs se vivifier.


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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Lun 31 Aoû - 11:28

Maintenant qu'il avait eu un aperçu de la personnalité de Cabale O', Joachim s'était attendu à ce que le Serdaigle fasse moins d'histoires avant de se dérider un peu. Oui, maintenant, lui, Joachim McEwan savait que Cabale n'était pas qu'une petit crétin prétentieux qui fantasmait sur les livres à ses heures perdues, et qui ignorait le sens des mots "légèreté", "plaisanterie" et "dérision".
Alors pourquoi, mais pourquoi ne se laissait-il pas un peu aller ? Pourquoi restait-il sourd (et aveugle) à ses formidables tentatives pour pimenter l'atmosphère d'éclats de rire et d'humour ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez ce type, enfin ?

Oh, il y avait bien eu une demi-minute où Cabale avait souri (presque). Avait ironisé (presque). Avait contre-attaqué (presque). Pendant cette demi-minute, Joachim avait souri comme un idiot.
Puis, ses frêles espoirs s'étaient écroulés, et une vague de mélancolie lui était tombé dessus. La déprime n'avait pas tardé à rappliquer, également. Et maintenant, le Gryffondor était condamné à passer de longues années en thérapie pour dépasser le traumatisme de n'avoir pas réussi à faire basculer Cabale du côté lumineux de la farce.

* Hilarant. *

Oui, bon, il en était pas rendu là. Mais c'était un peu déconcertant, déprimant, lassant, de découvrir qu'il y avait encore, de nos jours, des individus hermétiques à l'humour.
Ça titillait dangereusement son orgueil. Et son esprit de contradiction n'était pas en reste. Au diable la retenue, Cabale devenait son objectif numéro un. Il n'avait pas de gairtoigh  sous la main, mais qu'à cela ne tienne ! Il avait un cerveau, deux bras, deux jambes et une crinière de cheveux roux à son service.

Bon. Il ne restait pas qu'à mettre au point un plan d'attaque.
1. Tromper l'ennemi la cible.

« Okay, okay... On s'y remet. T'es pas drôle, toi, quand tu veux... »

Joachim plongea sa concentration dans le manuel, un très infime sourire au coin des lèvres. Lui aussi, il pouvait se la jouer sérieux.
Et pendant les cinq (looooooooooooooooooooongues) minutes qui suivirent, il fut un parfait petit Serdaigle. C'était presque à s'étonner que Rowena ne sorte pas de sa tombe pour lui décerner une médaille. Il était appliqué, concentré, efficace. Un modèle d'élève. Même Dwight n'aurait rien trouvé à y redire.

En plein milieu d'une longue phase d'observation, il prit un air absorbé et poussa le vice jusqu'à émettre un petit cri de surprise ravie.

«  D'après le bouquin, il y a un spécimen super rare de limace. Regarde si t'en trouve pas une avec des petits points jaunes sur le ventre... Ce serait une limax gargrou... gartig... enfin, bref, regarde si y en a pas. »

Les deux jeunes hommes avaient eu beau mettre leurs compétences en commun, la tâche qui leur avait été allouée était phénoménale. Les cinq petites minutes de concentration ne leur avait permis que d'attaquer faiblement le stock immense de limaces à leur disposition.
Si Cabale acceptait de se mettre en quête de la Super Limace, il en avait pour un moment à zyeuter les bedaines de leurs gastéropodes préférés à la recherche de petites tâches jaunes.

Ce qui lui laissait un peu de temps.
Plongeant dans ses souvenirs, Joachim récolta les quelques éléments dont il pouvait avoir besoin. Quant à ce qui lui manquait, ma foi, il allait improviser !

Concentration.
Volonté.
Imagination.
Dans le désordre.

Il y eut bien quelques étincelles, mais rien qui ne puisse distraire Super Cabale dans sa SuperSedaiglattitude. Il y eut bien un ou deux gloussements bizarres. Mais Joachim était plutôt content de lui. Enfin, tout fut prêt. Et s'il avait le cerveau tout vide, soudainement, le Gryffondor savait qu'il avait réussi.

Dès que Cabale lèverait les yeux sur lui, il ne verrait plus la tête ébouriffée de Joachim.
Non. Il verrait une sorte d'hybride bizarre : des jambes humaines, un kilt, le tout surmonté d'une tête de limace géante.
Si avec ça il ne se déridait pas un peu...

Joachim et le clan McEwan remercie les cours de McGonagall sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Cette métamorphose partielle a été réalisée par un professionnel, ne faites pas ça chez vous, les enfants.


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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Jeu 17 Déc - 20:15

Super Limace ne se laissait pas trouver aisément.  Pas du tout. Surtout pas dans un cachot sombre où les couleurs se confondaient (vert, rouge, même combat) – tout particulièrement le jaune, la pire couleur du monde dans cette situation, qui avait adopté le mauvais pli de l’imperceptibilité – d’ailleurs, il n’y avait pas des lumières par ici !?

« Lumos » fit-il à voix basse.

Un petit halo de lumière blanchâtre s’échappa de sa baguette et flotta  à quelques centimètres de son extrémité. Le sortilège fonctionna à merveille, trop à merveille. La loi de l’équilibre s’appliquait même dans cette retenue effroyablement injuste : tout ce qui monte doit redescendre… donc tout ce qui était préalablement invisible devenait visible, très visible, très très visible. L’Irlandais apercevait désormais tous les détails limaciens – une vraie chance. Le relief des pustules visqueuses se dessinait clairement, les poils réfléchissaient les gouttes de lumière et la composition exacte des teintes ragoûtantes devenait encore plus incertaine. Cathal aurait même juré que des effluves se dévoilaient sous cette nouvelle lueur. Super Limace n’avait qu’à bien se tenir.
… sauf qu’après avoir parcouru deux rangées de bestioles sans signe de S. L. (ça créait des intimités, tout cela), le Serdaigle commençait à se décourager et il imaginait avec désespoir le reste de ses fins de semaine à Poudlard cloîtré ici, entièrement consacrées à sa recherche.

« Pas évidente, celle-là… peut-être qu’ils ne l’ont pas, aussi… » lança-t-il tout en continuant à inspecter attentivement les abdomens gluants. Découragé, certes, mais persévérant.

Qui eut cru que la famille des limaces et si riche… c’était sidérant. Wow. Vraiment. Dire que des dizaines de biologistes avaient passé leur vie à les répertorier, à les analyser, à les chercher sur le globe terrestre (et probablement dans d’autres dimensions parallèles), à les élever, à les regarder se sustenter baveusement,  à les tester dans quatre-vingt-sept potions-crèmes-lotions différentes. Nop, son avenir ne se jouait décidément pas là – docteur es limaces, très peu pour lui.

Et soudainement… elle apparut, tel le Messie, telle la lumière divine, tels les cadeaux de Noël ; Super Limace et ses petits pois jaunes. Il en était sûr à 99,5 %. Soulevant délicatement la précieuse bestiole avec sa baguette, Cathal pivota lentement vers Joachim pour lui demander son avis sur l’authenticité super-limacienne : « Hé, regarde donc, on dirait… »

Il se tut subitement lorsque ses yeux rencontrèrent le visage métamorphosé du Gryffondor. Surpris, il relâcha son emprise; la S. L. tomba et glissa à travers ses compatriotes sous le regard médusé de Cathal qui ne voyait plus son précieux du moment.

« Non non non … »

Puis il se reconcentra sur Jo-la-Limace. Jo-la-grosse-tête-de-limace, plutôt. C’était hideux. Mais vraiment hideux. McGonagall admirerait sans doute la qualité du changement; Cathal trouvait l’ensemble affreux et légèrement effrayant. Il fronça légèrement les sourcils, essayant de comprendre pourquoi, mais il ne comprit pas. Ce type était une vraie blague sur pattes. Cathal ne savait même plus que lui dire pour qu’il mette la main à la pâte; ça lui passerait dix balais par-dessus la tête de limace. Pendant qu’il s’était démené pour trouver l’espace rare, monsieur je-m’en-balance s’amusait à faire le pitre. Ça commençait à être du lourd de chez lourd. Des tas des phrases pas polies du tout lui traversèrent l’esprit, mais il n’osa pas les balancer, préférant se réfugier dans son mutisme habituel. Il lui tourna le dos et se mit à chercher frénétiquement sa limace perdue.

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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Dim 3 Jan - 12:30

Un froncement de sourcils. Un. Froncement. De. Sourcils.
Et c'était tout. Heureusement que Joachim n'était pas rirovore parce que, sinon, il aurait été sur le point de crever de faim.
Mais où donc Rowena Serdaigle recrutait-elle ses ouailles ? C'était pas possible un gars comme Cabale. Ça pouvait juste pas exister ? Dans quelle foutue potion l'avait-on trempé à la naissance ? La même dans laquelle il faisait des bains de minuit, tous les soirs, probablement.

* Bon... *

Sur le point d'abandonner, Joachim se décida à prendre une ultime résolution : un dernier essai, une finale tentative. Et si rien ne prenait, il s'en retournait à leur triste inventaire de limaces, en y mettant sa tête, sinon son cœur, afin d'en terminer au plus vite. Pas sûr de supporter des heures d'enfermement avec un type atrophié des zygomatiques.

Une nouvelle idée se dessinait dans l'esprit surentraîné de Joachim. Les grandes vacances étaient un terrain parfait pour répéter toutes les bêtises qu'il comptait perpétré dans l'année. Il manquait, certes, de public, Jocelyn étant devenue relativement hermétique à son humour pitoyable, mais Poudlard était là pour rattraper le coup. Tant que le château n'était pas envahi par une armée de Cabale...

Et puisque cabale lui tournait le dos, même pas besoin de mettre au point un plan machiavélique pour le distraire le temps que lui passe à l'action.

Joachim ferma les yeux (quand on a une tête de limace, c'est pas siiiiiiiiiiiiiiiiiii évident) et se concentra (quand vous avez la face baveuse, c'est pas si évident non plus).

« Riddikulus !!! »

Bon, heureusement qu'il l'avait aussi préparé en informulé, parce que les cordes vocales des limaces, c'était pas tout à fait ça non plus. Il sortit de sa bouche un drôle de gargouillis qui ne ressemblait à rien.
Mais le Riddikulus était un sortilège souverain, ok ? Ça marchait à tous les coups, pour peu qu'on soit un peu concentré. Un peu de bonne volonté, un coup de baguette magique et pouf ! Vous voilà transformé en fantasme humoristique sur pattes.

Joachim était presque sûr que ça avait marché. Presque.
Depuis qu'il avait hérité de sa tête de limace, ses pensées prenaient un drôle de cours. Envie de salade et un résolu besoin de ramper en bavant. Le monde lui apparaissait différemment. Et si son Riddikulus avait été accompagné d'un éclat de lumière, il avait comme une drôle de sensation qui lui parcourait tout le corps. D'un autre côté, c'était peut-être normal. Il était le pionnier de l'aventure magique du riddikulus : personne encore n'avait testé le sortilège sur un être humain. Ou quelqu'un s'était-il déjà pris un riddikulus par la figure ? Pourquoi les journaux ne relayaient-ils pas les nouvelles d'une telle importance.

Les cogitations de Joachim ralentirent alors qu'un fourmillement lui traversait tout le corps. Pas vraiment désagréable. Mais, enfin, si, un peu quand même. Ses os le iraient comme lors de ses crises de croissance. Et il avait la nette sensation d'enfler. Ou de grandir. Difficile à déterminer.

Et soudain, il se retrouva échoué par terre, dans un grand boum. La tête lui tournait et sa vision se brouillait.
C'était quoi, déjà, l'image qu'il avait en mémoire quand il avait jeté son Riddikulus ?


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MessageSujet: Re: Pour un éclat de rire [Flash-back - Cathal] Mar 2 Fév - 17:07

Les rouages de l’esprit humain sont d’une fascinante incompréhension par moment. Par de nombreux moments, même. Et cette retenue était un de ces moments où Cathal ne saisissait pas du tout le fonctionnement mental de la personne qui partageait son cachot. Enfin, j’écris personne faute de savoir comment qualifier l’entité de Joachim, désormais doté d’un visage de limace. Et, selon l’avis de Cathal, sa tête n’avait pas que l’allure de la bestiole gluante.  Bref, le cerveau humain n’est pas toujours – ainsi me passai-je la réflexion durant la rédaction de ce récit, rédaction qui se déroula pendant une leçon sur le mythe de Médée qui plus est, un si bel exemple de rouage mystérieux. Voilà qui est sans doute exagéré d’oser faire côtoyer cette tragédie grecque à cette simple retenue  d’écoliers, mais, sur le coup, je peux vous assurer que le désespoir du jeune O’Caoimh n’était pas si éloigné de celui de la magicienne colchidienne. Désespoir qui allait considérablement s’aggraver dans les secondes prochaines.

Cathal était en train de déplacer lentement et délicatement les limaces – il lui avait semblé apercevoir sa Super Limace glissée en dessous d’une autre de couleur brunâtre et il ne voulait pas risquer de la perdre une nouvelle fois. C’est à ce moment précis que Joachim décida de faire encore des siennes : l’Irlandais, lui tournant toujours le dos, ne vit pas exactement ce qu’il fit mais l’éclair de lumière qui se dégagea de son action très probablement stupide à souhait ne passa pas inaperçue. Bien résolu à ne pas lâcher du regard sa S. L., Cathal ignora le petit rigolo qui lui faisait office de rien du tout. Sauf que s’ensuivit un violent bruit de chute que le força à se retourner… pour admirer l’entité joachimienne échue par terre, dans un corps drôlement construit et … plus grand ? Mais, par toutes les barbes et non barbes de Merlin, il avait foutu quoi encore, celui-là !? Il détenait toujours sa tête de limace – quoique non, elle était légèrement altérée, il lui semblait, des yeux ? Ouais, ce n’était décidément pas des yeux de limaces ce truc, mais de lézard. Ébahi par l’absurdité de la scène qui s’offrait à lui, Cathal avait écarquillé les paupières et affichait une moue d’incompréhension.  Les jambes de Joachim avaient disparu pour faire place à une sorte de queue reptilienne – d’où sa chute  probablement; et ses bras avaient considérablement diminué en taille mais avaient gardé leur nature humaine. Le tout donnait une vision assez cauchemardesque.

« Euuh … »

Mais coooomment il avait fait cela.

« Ça va ? »

On ne lui avait jamais vraiment appris comment réagir en cas de transformation limacienne-lézardienne -  je ne sais pas pourquoi aucun directeur de Poudlard n’avait jamais songé à le mettre au programme d’étude – mais Cathal n’était pas trop certain qu’on pouvait bien aller dans une telle position avec de tels membres corporels.
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» Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.[Alfred]

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