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Poudre de Cheminette



 

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Humph, oui, non, mais c'est que...

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MessageSujet: Humph, oui, non, mais c'est que... Dim 7 Déc - 21:20

Entrer à l'Université ?
Un jeu d'enfant !
Morgane, sa cousine, s'était fait un plaisir de l'y introduire et de lui offrir en bonus la visite guidée du campus. De là, trouver les chambres individuelles, et tout particulièrement celle d'Artus, n'avait été qu'une formalité supplémentaire. Si quelques uns s'étonnaient de voir un grand dadais roux se balader dans les couloirs, il leur servait son plus beau sourire et affichait un air serein. Les gens ne voyaient jamais que ce qu'ils s'attendaient à voir. Que Joachim donne l'impression d'être ici chez lui, et personne ne cherchait à approfondir la question de son intrusion.

* Même pas drôle... *

Personne, donc, pour essayer de le coincer avec des questions pièges (il devait bien y avoir une sorte de code ou de mot de passe pour justifier de son inscription à l'université, genre débiter un quatrain en latin ou savoir reconnaître l'erica ciniaris de l'erica cinerea).

C'était presque trop facile.
On était loin, en tout cas, de la grande aventure qu'il s'était imaginé.
Mais avec un peu de chance, la suite relèverait l'ensemble. Un peu de sel pour pimenter la balade, qui, pour l'instant, était un brin trop fade. Mais avec ce qu'il avait au programme devrait permettre de rattraper tout ça.


Quelques jours plus tôt - dans un pub d'Ecosse


- C'est toujours pareil, avec toi, au fond..., avançait Brandt, un de ses "amis" (qui, depuis, avait perdu le titre)
« Ah oui ? »
- Tu prétends être un rebelle mais...
« Mais... Continue, tu m'intéresses Rolling Eyes . »
- T'es pas foutu d'enfreindre la moindre petite loi.
« Quoi ? »
- Vrai, je te jure. Dès qu'il y a le risque que ça te retombe dessus, tu t'esquives. Comme si tu étais un phobique de l'autorité. En réalité, t'es incapable de franchir la frontière de la légalité. Tu poses un orteil dessus, à la limite, mais tu replies tout au moindre signe avant-coureur.



Ah, il n'était pas foutu d'enfreindre la loi ? Ah, il était un phobique de l'autorité ? Ah, il était incapable de franchir la frontière de la légalité ? Ce crétin de Brandt allait voir ce qu'il allait voir !
Si il y avait bien une chose que Joachim ne supportait pas (il y en avait bien plus d'une en vérité, mais là n'était pas la question), c'était de se conformer à l'image que l'on avait de lui. Il n'aimait rien tant qu'être là où on ne l'attendait pas et contrarier les préjugés que d'aucuns pouvaient entretenir à son égard.

* Quelle horreur que d'être prévisible... *

Eh Môssieur Brandt allait en être pour ses gallions, quand il déplorerait la perte de la totalité de sa collection de cartes de chocogrenouilles, lâchement dérobée par un infâme cambrioleur sans scrupules...

* Votre serviteur... *

Et si au passage, il pouvait foutre un peu le bazar dans la chambre de môssieur, tout le plaisir serait pour lui.
Si on récapitulait l'aventure, il récoltait tous les points, avec peut-être même un bonus en prime : s'introduire dans l'Université avec des intentions peu scrupuleuses (25 points. Bon, d'accord, 20. C'était franchement trop facile), pénétrer dans la chambre d'un étudiant (30 points), dérober des effets personnels (50 points)... Et on pouvait certainement ajouter quelques éléments à cette liste non exhaustive.

Joachim était tellement content de lui qu'il ne prêta guère d'attention à son sens de l'orientation, ni aux petites affichettes qui décoraient les portes. En eut-il été autrement qu'il aurait probablement vite percuté qu'il ne s'était pas du tout introduit dans la chambre de Artus Brandt (un vulgaire sortilège et le tour était joué) mais dans celle d'un pauvre étudiant lambda qui ferait mieux de s'abstenir de jouer à la loterie ce jour-là.
Tout à son auto-congratulation, l'écossais se contenta de tiquer vaguement face à la décoration de la prétendue chambre de Brandt (et dire qu'il déclarait à qui voulait l'entendre que les échecs était un jeu de nazes), avant de s'aventurer à farfouiller dans ses affaires. Il avait tout son temps, Brandt était parti compter fleurette à sa douce du moment.

Rien dans les tiroirs de sa commode (des places de spectacle ? Et Brandt qui ne jurait que par le Quodpot !). Rien dans son armoire (depuis quand Brandt aimait-il le vert ?).
En désespoir de cause, Joachim jeta son dévolu sur la malle calée sous le lit qui trônait dans la pièce. A plat ventre sur le tapis, il venait d'agripper la malle en question, qui était carrément plus lourde qu'il ne l'avait imaginée, quand la porte de la chambre s'entrouvrit...



Dernière édition par Joachim McEwan le Lun 11 Avr - 21:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mer 10 Déc - 5:32

Derek était en retard.  Ça ne lui arrivait pourtant jamais.  Il était même très en retard.  Il aurait été à l'heure, bien évidemment, s'il n'avait pas réalisé une fois sur le pas de la porte qu'il avait oublié son jeu d'échecs.  Et la rencontre du club d'échecs qui allait commencer sous peu.  Sans lui, comble de son malheur.  Il ne parvenait pas à s'imaginer pire malchance.  Il avait pris son jeu d'échec pour le mettre dans son sac, mais son voisin de dortoir, un certain Brandt. Ou Shanks?  Un type auquel il n'avait presque jamais adressé la parole, bref, l'avait déranger pour lui demander un coup de main avec un truc futile.  Une histoire de rendez-vous romantique, ou que savait-il encore.  Serviable, l'étudiant de première année s'était empressé de l'aider, laissant son précieux jeu sur le coin de sa table.  Jeu qu'il oublia de reprendre en se rendant à leur petite réunion.

Trottinant maladroitement, son sac lui martelant les hanches au rythme de sa course, Derek arriva à la porte de sa chambre, entrouverte.  Pourtant, il était certain de l'avoir refermée et verrouillée derrière lui, comme il le faisait toujours.  Le garçon arqua ses sourcils frêles en maugréant intérieurement contre lui-même.  Deux étourderies dans la même journée!  C'était bien un record.  Peut-être devrait-il réellement songer à dormir davantage.  Mais... il devait étudier pour ses cours!  Il restait la déplaisante option que lui avait offerte sa soeur : une tisane à la mandragore.  L'idée de l'enchantait guère.

Le schtroumpf grognon ouvrit toutefois la porte, en douceur, tout en posant instinctivement sa main sur sa baguette.  Ce qu'il vit le choqua.  Sa belle chambre, bien organisée, avait été fouillée.  Tout ce cafouillis, ce bazar, ce bordel.  Il allait mettre des heures, ou même des minutes, à tout replacer au bon endroit.  D'arqués, ses sourcils se froncèrent donc.  Qui donc aurait pu oser ainsi pénétrer dans son antre, retarder davantage encore son arrivée au club d'échecs?  Il ne lui fallut pas un long moment pour trouver l'intrus qui osait ainsi s'aventurer sur son territoire et affronter son courroux.  Il ne lui fallut qu'un instant pour reconnaître la silhouette à ses pieds.  C'était grand, c'était mince, c'était affublé d'une immense tignasse rousse.


-Zyn?  Qu'est-ce que tu fiches ici?  Sous mon l...


C'était également poilu, c'était également barbu, c'était également musculeux.  Un peu plus que Mélusine, à tout le moins.  Il y avait bien effraction de son domicile, atteinte à son intimité et, peut-être, tentative de vol.  D'ailleurs, comment cet escroc savait-il que Derek conservait ses biens les plus précieux, monétairement ou sentimentalement, dans sa malle, sous son lit?  C'était si évident?

-Stupefix! lança Derek, instinctivement.  Le malfrat était bien mieux de ne pas lui avoir chiper ne serait-ce qu'une seule de ses chocogrenouilles.  Une seule de ses lettres de l'époque ô combien lointaine et révolue de Poudlard.  L'ancien aiglon bondit à l'intérieur de la pièce sur ce cri de guerre, claquant la porte derrière lui.

-Qui êtes-vous?  Que me voulez-vous?  Vous ne trouverez rien de valeur ici.  J'suis qu'un étudiant!  Vous allez me dire qui vous êtes!  Nom d'une fiente!  Vous allez me dire qui vous êtes, ou bien j'appelle la brigade de sûreté magique!  Alors?

Perdu au milieu de ses vociférations, il fallut un certain temps à Derek pour comprendre la raison pour laquelle le rouquin à ses pieds, l'envahisseur de son dortoir, refusait de répondre à ses demandes, malgré ses menaçantes paroles.  Lorsque, au bout d'un silence, Derek réalisa qu'il avait stupéfié son némésis, il agita sa baguette d'un mouvement sec qu'il voulait intimidant, libérant la mâchoire du jeune homme.  Et si il s'agissait en fait d'un étudiant aîné et de bizutage?  Pourtant, la rentrée était passée depuis quelques semaines, déjà.  Non, il n'y avait qu'une seule explication : un malfaiteur se trouvait devant lui et Derek ne savait plus quoi faire.  S'il pouvait cesser de transpirer, déjà, ce serait un bon début.  Le dos de sa robe commençait à lui coller sur la peau, et son front devait commencer à miroiter.  Si McEwan lui avait bien enseigné une chose, c'était que les Serdaigles aussi pouvaient être courageux.  Par contre, il était hors de sa zone de confort de courage et aurait préféré y retourner pour affronter les sous-entendus de ses amis adeptes d'échecs.

-Alors!


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mar 23 Déc - 21:18

Drôle se sensation que d'être stupéfixé. Si ses souvenirs n'avaient pas été chamboulé par un sortilège d'amnésie peu regardant, c'était la première fois que ça lui arrivait. Une stupéfixion en vingt-cinq ans d'existence, c'était une moyenne plutôt honorable. Et une expérience intéressante, à défaut d'être véritablement agréable.
N'eut été l'avalanche de question que Joachim aurait bien expérimenter la chose un peu plus longtemps, mais il était particulièrement frustrant de subir un véritable interrogatoire sans être capable d'en placer une.

Une fois le sortilège levé, Joachim s'autorisa deux minutes pour vérifier que tout était bien en état de marche. Savait-on jamais... un contre-sort foiré et il aurait pu perdre l'usage de son genou droit. Il se livra donc à un examen dans les règles en activant successivement chacune des parties de son anatomie... ou du moins, telle avait été son intention... avant de découvrir que le seul morceau de Joachim McEwan encore en activité n'était autre que sa mâchoire.

* Pfff ! J'aurais dû m'indigner sur mon incapacité à danser le two-step... *

Même pas capable de rouler des yeux pour manifester son irritation ! Où allait le monde ?
Bref, les possibilités étaient donc particulièrement limitées, étant donné qu'il n'avait désormais plus que la parole comme seule arme. Il aurait au moins pu avoir la bonne idée d'avoir sa baguette serrée au point, histoire de faire quelques expérimentations. Genre, si, même stupéfixé, on pouvait lancer des sortilèges ou si le maléfice allait jusqu'à immobiliser le fluide magique qui permettait à son bras de transmettre l'impulsion d'un enchantement. D'un autre côté, le sang continuait de circuler dans ses veines, tout comme l'air continuait d'entrer dans ses poumons, sinon, le sortilège de stupéfixion aurait été une sentence de mort à court terme.

* Même qu'on appelle ça un avada... *

Enfin presque. L'avada kedavra était synonyme d'une mort immédiate et indolore. Tandis que le stupéfix ainsi qu'il l'envisageait promettait une agonie légèrement délayée et franchement pas sympathique. A moins qu'alors le cœur s'arrêtât de battre dès le maléfice lancé ? Mais on revenait à l'avada et bref... Les questions du propriétaire de la chambre envahissait l'espace et semblait y stagner en attente d'une réponse. Il n'était peut-être pas particulièrement intelligent d'agacer ce type  en s'enfermant dans un silence mutique. Joachim était à peu près certain que le meurtre était interdit dans l'enceinte de l'Université (partout ailleurs, aussi, à la réflexion. Réflexion pas franchement rassurante, si on y pensait bien). M'enfin, les étudiants étaient probablement des gens civilisés qui favorisaient l'intellect et méprisaient les bas instincts conduisant aux assassinats en tout genre.
Il n'empêchait que le jeune homme qui le menaçait de sa baguette n'avait pas exactement l'air commode. Ou alors c'était l'angle de contre-plongée qui donnait cette impression, ce type n'avait après tout pas franchement une physionomie bien menaçante.

« Eh bien... »

* Bon début, McEwan... ! *

Eh quoi ! Il n’allait pas se contenter de répondre gentiment. Où était le sport dans tout ça ?
Dans sa tête défilaient tout un tas de réponses possibles et imaginables. La vérité, bien entendu. La banale et sans saveur vérité. Plus tout un tas d'options farfelues.

Et puis, pourquoi choisir ? Il venait d'avoir une idée qui lui permettrait de satisfaire à un semblant d'honnêteté, sans pour autant pulvériser les chances de s'amuser un peu...

« Vous aimez les QCMs, ô simple étudiant ? »

Sans vraiment attendre de réponse, Joachim enchaîna :

« Qui suis-je ?
1. un voleur sans scrupule ?
2. un type en mal d'aventures ?
3. un admirateur secret ?
4. un mauvais acteur pour une mauvaise blague ?
5. Un envoyé du Ministère en mission secrète ? »


Oui, il était presque sûr que le meurtre était sévèrement réprimandé.

« Ce que je veux ?
1. obtenir le secret de votre potion capillaire ?
2. devenir riche et célèbre ?
3. montrer à un soit-disant pote combien il avait tort ?
4. prouver la grande faillibilité du système de protection de l'université ?
5. vous faire enrager pour gagner ma maigre pitance et honorer mon contrat ? »


Au fond, en grattant bien, Joachim savait qu'il n'était pas très très intelligent de provoquer quelqu'un comme ça, surtout quand le quelqu'un en question se trouvait sur son propre territoire, une baguette à la main, pointée sur sa petite personne.
Et puis, il était presque sûr que ledit quelqu'un avait mentionné sa cousine. Presque.

Mais enfin, le goût de la bravade était plus fort que tout.
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mar 13 Jan - 4:44

Il attendait.
C'était long.
L'atmosphère autour d'eux était comme suspendue. Même les poussières qui flottaient sous les rayons de lumière s'étaient figés. L'attente était interminable.
Ou, à tout le moins, c'était ainsi que Derek voulait s'imaginer la scène. Et ce serait indéniablement ainsi qu'il la narrerait à quiconque voudrait connaître ses mésaventures.
En réalité, l'attente ne fut pas si longue, quelques secondes au plus, le temps que le malfrat se remette les idées en place et s'invente un mensonge éhonté, en somme. Avec le pouls qui lui battait la chamade dans les tempes, sur la paupière gauche, dans ce drôle d'endroit entre le pouce et l'index et même à quelque part derrière son genou, avec son propre pouls, donc, qu'il entendait jusqu'au fond de son crâne, à lui en donner le vertige, et ses mains qui devenaient moites, imitant son front et son dos, à mesure que sa bouche s'asséchait. Il n'y avait donc rien de glorieux, d'épique, de majestueux ni d'héroïque à son attente impatiente. Seulement un gaillard qui était en train de perdre tous ses moyens.

Et si c'était un véritable criminel? Un meurtrier en série?


-Eh bien! répéta-t-il d'un ton pressant, sa voix glissant doucement vers sa jeunesse passée. L'étudiant prit une grande bouffée d'air frais, emplissant ses poumons de courage en même temps que d'oxygène, et lâcha un hoquet de surprise à la question du chenapan. Surprise qui se transforma en courroux avec une rapidité insoupçonnée.

-Simple? Moi! éclata sa voix contre les murs de la pièce qui firent tinter un écho. L'insultant, l'odieux, l'exécrable personnage. Les joues de Grogan virèrent instantanément au cramoisi, rivalisant avec les plus belles étoffes de McEwan. Avait-il seulement idée de la personne à laquelle il s'adressait? À un potentiel et exemplaire candidat de médicomagie qui fut refusé pour son sale caractère! Rien de moins. Alors, ce blanc-bec de rouquin insultant, il ne faisait rien que commencer à y goûter, à son caractère.

Sauf que le blanc-bec, il venait de proposer un jeu. Et non seulement le proposait-il, il le déroulait devant l'aiglon avide de jeux. Sans prendre le temps de perdre son air courroucé, Derek écouta donc l'énigme. Il constata rapidement que le jeu était en fait un piège. C'était truqué. Il ne pouvait pas deviner ainsi, sans motif ni contexte, les réponses. Il relèverait tout de même le défi. N'est pas Serdaigle qui veut, après tout. Les yeux froncés en deux fentes, la mâchoire serrée, le poing toujours dirigé vers l'intrus, Derek écoutait attentivement. Lorsque l'autre marqua une pause, après le cinquième choix, l'Écossais fut passablement certain qu'il avait terminé et commença à réfléchir. Sauf que le traître ne s'arrêta pas là. Il protesta en un simple grognement et écouta la deuxième envolée de réponses. Devant tant de moquerie, il fut tenter de jeter un sortilège Dentesaugmento ou Tarantallegra, histoire de voir ce qui arriverait, ou un maléfice cuisant, ou encore un sortilège de cheveux drus, ça lui apprendrait de se moquer de ses cheveux.

Lorsque l'énergumène eut enfin terminé son énumération :


-Attend un instant. Une chose à la fois. Récapitulons. Un admirateur secret? J'en doute. Un mauvais acteur, c'est possible, mais je n'y crois pas. Un envoyé du ministère? J'ose espérer qu'ils n'engagent pas de clowns. En voilà une bonne idée! À la prochaine impertinence, Derek se promit de teindre le museau de la fouine est rouge.

-Un voleur, c'est assez évident que c'est le cas. Un aventurier? Ça pourrait être également vrai. Tu vas être servi, ne t’inquiète pas! D'ailleurs, c'est un QCM à réponse unique ou multiple? Correction négative?

Quoi! Le goût du jeu était plus fort que tout.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Dim 8 Fév - 12:27

La stupéfixion avait quelques effets secondaires auxquels Joachim n'avait jamais songé. Par exemple qu'à rester ainsi les yeux grands ouverts, il commençait à avoir les mirettes sérieusement desséchées. C'était pas franchement agréable, surtout si on considérait la probabilité qu'une poussière s'en vienne à lui tomber droit sur la pupille sans qu'il put esquisser le moindre papillonnement de paupières.

* Ou pire ... *

Bizarre comme une fois privé de mouvement, le corps mettait ses autres atouts sur la balance. C'était comme si son ouïe s'était sur-développée. Il venait de percevoir le zézaiement d'une mouche, qui virevoltait dans la pièce et semblait vouloir accomplir un spectacle son et lumière, mille et une pirouettes dans l'indifférence la plus totale. Fut-ce pour se venger d’avoir été ignorée si longtemps ou juste parce que l'iris bleue de Joachim avait soudain pris des airs de piste d'atterrissage ? Au terme de ses acrobaties, la mouche (qui n'était vraisemblablement rien de plus qu'un moucheron) décida que la cornée de l'écossais était une aire de repos adéquate et :

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrgh ! »

Vue d'aussi près, la mouche avait des allures de montres préhistoriques et croyez Joachim quand il l'affirme, mais les pattes de mouche sur la rétine, y avait franchement plus agréable.
Il continua de pester pendant un moment avant de se rendre compte que ça n'était pas non plus le début de la fin et qu'une fois qu'on s'était habitué à la sensation, c'était presque se faire titiller les pupilles. Vous vous êtes déjà fait chatouiller les yeux ? Non ! Eh bien voilà ! Joachim pouvait s'avancer en pionnier de l'expérience et raconter le tout dans une autobiographie qui se vendrait par dizaines de milliers d'exemplaires et... Oui, bon ! Chacun réagissait à la situation avec les moyens du bord.
Bon, il y avait quelques effets secondaires à la chose. Vous avez déjà eu envie de rire avec le corps complètement immobilisé ? Eh bien, voilà qui n'était conseillé à personne non plus. Néanmoins, l'écossais se sentait un peu plus détendu, au point, même, de lancer quelques boutades :

« J’avoue tout ! Promis, juré ! Mais arrêtez cette torture infâme ! Aaaaaaaah, vous autres étudiants, je ne vous croyais pas si impitoyables !! »

Mouais. Pas sûr que l'étudiant impitoyable trouve ça follement hilarant.
Vite vite, reprendre le contrôle de la situation :

« C'est ton dernier mot ? »

Joachim avait repris le tutoiement de l'étudiant. Il n'avait jamais aimé se servir du « vous », et puis, ça lui donnait soudain des impressions d'égalité. Ou disons qu'il se sentait un peu moins inférieur à tutoyer comme il était tutoyé.

« Puisque mon QCM te plaît, je te propose un marché : tu trouves les deux bonnes réponses (oui, oui, une seule à chaque question) et je reste ton prisonnier et tu fais de moi ce que tu veux. Ou tu ne trouves pas et tu me rends ma liberté et hop, moi, je prends la poudre d'escampette, la clef des champs, et tout le baltringue et je file d'ici sans souci... »

Oui, parce qu'accessoirement, si Joachim n'était pas un grand fanatique de jeu, il adorait les défis !

« Alors, hum ? T'en dis quoi ? »

Le problème, dans la situation qui était la sienne (le stupéfix quasi-total, vous vous souvenez?), c'est que la négociation promettait d'être difficile. Surtout que l'énergumène qui tenait son destin de la pointe de sa baguette n'avait pas l'air commode.

« Et si, en attendant, tu pouvais me virer cette mouche de la rétine, ce serait juste faire preuve d'une grande humanité... »

C'était plus fort que lui : il ne put s'empêcher de prendre l'air d'un petit croup battu. Pas évident quand on peut seulement bouger les lèvres. Le tout n'était probablement pas très concluant : une grimace plus ou moins pathétique et risible. M'enfin, il avait essayé !


•• forever young ••
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mar 17 Mar - 2:09

Qu'est-ce qui lui prenait, à l'autre, de s'écrier ainsi?  De quoi se plaignait-il de la sorte?  Derek n'en était encore qu'au choix du maléfice qu'il utiliserait, et il ne comptait pas honnêtement lancer un sort qui blesserait l'autre et vaudrait à l'aiglon une belle expulsion en bonne et due forme.  Non non non.  Et puis, il ne lui avait certainement pas pilé dessus, il était toujours dans l'embrasure de la porte.  D'ailleurs, ce serait peut-être une bonne idée de la fermer avant qu'on n’interprète mal la situation et l'accuse de pratiquer des choses interdites sur des cobayes involontaires.  L'écossais fit donc un pas à l'intérieur et ferma la porte de sa main libre, sans quitter l'intrusion rousse du regard.  Intrusion ma foi plutôt sonore qui l'interrogeait de nouveau.

-Mon dernier mot? Il l'avait interrogé!  Il n'avait toujours pas statué!  Il ne connaissait toujours pas toutes les règles de ce stupide jeu qui le rendait franchement en retard à son club d'échecs.  Et l'impertinent lui offrait désormais un marché!  Allons voir ce qu'il allait proposer...

D'abord, il éclaircissait les règles.  C'était un bon début qui plut à Derek, mais ça ne suffisait pas.  En fait, ce n'était pas encore un marché, il faut dire.  Bon.  Son marché s'accoucha de lui-même quinze quarts de secondes plus tard.  Fraude et malhonnêteté, s'écria la voix intérieure, alarmée, de Derek.  Dans tous les cas, il restait perdant.  Il devait refuser, mais refuser élégamment.  Il se fichait bien d'avoir une vadrouille géante et cuivrée pour le servir : sa curiosité lui imposait d'avoir le fin mot de l'histoire.  Puis d'en appeler la justice et ses forcenés de l'ordre.


-J'en dis non.  Qu'est-ce que je ferais d'un voleur?  C'est ma réponse à ta première énigme.  Et si tu prends tes jambes à ton cou, je ne saurai toujours pas ce que tu es venu faire chez moi.  D'un coup nonchalant de baguette, Derek libéra cette fois la région des yeux de Joachim.  Il n'avait pas vraiment fait attention à viser.  Il aurait certes pu utiliser un vent magique pour chasser la mouche, ou souffler au visage de l'inconnu, mais ça avait quelque chose de rustre qui ne collait pas à notre grandiloquent héros.

-Je vais répondre à ta deuxième énigme, et ensuite tu m'expliques le fin mot de l'histoire.  On jouera alors à un nouveau jeu : je jugerai si je suis satisfait ou non de ton alibi et, selon, j'irai à mes autres occupations en te libérant ou non.  Je pourrais aussi aviser les agents de sécurité de ta présence, ou non.  Il haussa un sourcil avant de reprendre.

-Je dois partir quelques jours, alors je te conseille de bien me convaincre.

Parce que, oui, les Serdaigles pouvaient aussi être sadiques et affreux.  Il suffisait que Maeva n'en entende pas parler...

-Donc...  Ce que tu me veux?  La réponse un est retirée d'emblée, même si ça ne te ferait pas de tort...  Il tentait de manier le sarcasme avec le même brio que sa baguette, mais disons qu'il manquait potentiellement de pratique.  La richesse et la célébrité, c'est à la fois cliché et passe-partout. Un pari avec un ami?  Allons donc.  Les mauvaises défenses de l'université... Mouais... mais il faut être un peu deux lumos pour penser que c'est une école fortifiée.  C'est pas une base militaire non plus...  Et un contrat pour me faire enrager?  N'importe qui me connaissant sait que ce serait du gaspillage d'argent.

Chaque option était plus ridicule que la précédente.  Derek hésitait franchement entre les trois dernières, plissant les yeux, grognant, se grattant l'imberbeté.  Avaient-ils un ami commun qui avait pris un pari sur Derek?  Ou pire, un ennemi inconnu.  Reviendraient-ils à deux se venger sur le pauvre grognon.  Mieux valait espérer que non.  Et cette histoire de contrat n'avait aucun sens.  Non.  Une seule réponse ne pouvait être logiquement bonne.  Même si il fallait pour cela détourner la logique.

-Ma réponse : tu es un voleur qui veut prouver la faillibilité du système de défense de l'école.  Tu ne venais que pour prendre tes repères en prévision d'une prochaine brèche de sécurité, mais comme c'est dans ta nature, tu n'as pas pu t'empêcher de t'introduire dans une chambre, en l’occurrence la mienne et de tenter de la dévaliser. Pour information, mes objets de valeur ne sont pas rangés dans une malle.  Ce serait beaucoup trop évident.

-Verdict?
 Conclut-il finalement en croisant ses bras sur son torse.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Dim 29 Mar - 12:24

Oh my God !
C'était juste tellement bon de pouvoir cligner des yeux. C'était même un tel soulagement que Joachim était à deux doigts de promettre monts et merveilles à l'étudiant, juste en remerciement de ce semblant de liberté. A deux doigts. Fallait pas exagérer non plus et puis, Joachim avait sa fierté. Il ferait un très mauvais otage en se montrant reconnaissant pour si peu.
Il se contenta donc de papilloner des paupières à n'en plus finir, jusqu'à ce que ses mirettes aient retrouvé un niveau d'hydratation qui ne lui donnait plus l'impression d'avoir du papier de verre à la place de yeux. Oui. Bon. Les sorciers n'y connaissent probablement rien en papier de verre. Disons ...qui ne lui donnait plus l'impression d'avoir subi le sortilège Sable du Sahara. Voilà. C'était ça. On y était.

On ne se rendait pas tellement compte du bonheur parfait qu'était un corps en bon état de marche quand tout allait au mieux dans le meilleur des mondes. Il fallait des petites contrariétés du quotidien pour vous faire vraiment profiter de vos yeux, vos mains, votre gorge quand rien n'allait de travers. Quand enfin il se serait sorti de cette galère, Joachim se promit une journée passée rien qu'à profiter des folles possibilités d'un organisme fonctionnel.
Même la mouche avait filé, peu désireuse de se prendre un coup de paupière ou une avalanche lacrymale de si bon matin. C'était qu'elles avaient un sacré instinct de survie, ces bestioles. Hein, quoi ? On s'en foutait de toutes ces considérations ? Certes certes.

Tout à ses réjouissances corporelles, Joachim n'avait écouté qu'à moitié les menaces et remontrances de l'étudiant grincheux. Peut-être parce qu'en son for intérieur, il se disait que s'il avait dû se prendre de plein fouet la colère (et les terribles maléfices) de ce type, ce serait déjà fait depuis longtemps. Il n'était que sous le joug d'un bête (quoique très efficace) sortilège de stupéfixion...il y avait tout à parier que ce serait le pire qu'il aurait à subir.

* Ou alors c'est un sadique en puissance et t'as pas fini d'en baver... *

Mouais. Il n'arrivait pas vraiment à se convaincre lui-même. Et puis, ça ne servait à rien d'anticiper des catastrophes qui n'arriveraient peut-être jamais.

* Concentre-toi McEwan, concentre-toi. *

L'histoire commençait à devenir vraiment intéressante puisque l'étudiant proposait une réponse. Même si les options qui s'offraient à lui ne l'enchantaient guère. Rester coincé, immobile et avachi ? Pfff ! Mieux valait encore l'arrivée du service de sécurité ! Ça ne serait pas un moment de la plus grande funittude, mais bon il avait probablement vécu pire...

« Tout faux jeune homme ! »

Ainsi tomba le verdict, fanfarron.

* Mauvaise idée..*

Et maintenant quoi ? Passer aux aveux ? Continuer à jouer un jeu dans lequel il partait forcément perdant ? C'est que c'était pas si drôle d'être vautré comme ça sans la moindre liberté de mouvement.

« Et si je te faisais une proposition? »

* Déjà lassé ? *

Boah. Ils allaient pas jouer au chat et à la souris jusqu'à la St Glinglin...
La situation commençait à l'ennuyer dangereusement. Et Joachim ne détestait rien plus que l'ennui.

« Tu me libères de ce foutu sort.. et je te raconte mon histoire... Si t'es inquiet, tu peux me prendre ma baguette. Elle est dans ma chaussette.. »

Joachim eut un sourire amusé. L'endroit où il rangeait sa baguette, le même que Mélusine, choquait toujours un peu les autres sorciers, qui estimaient souvent que leur précieux instrument de bois méritait un peu plus de classe.

«  … un vieux truc de McEwan:roll : . »

Le « si t'es inquiet » n'était qu'une petite provocation supplémentaire. A voir si le grincheux la saisirait au vol.
Joachim prit un air inspiré (pas évident quand les seules parties de votre visage à pouvoir se mouvoir étaient vos yeux et vos lèvres... que n'aurait-il pas donné pour pouvoir bouger aussi ses oreilles!) et lança...

«  Dis-moi, mate... As-tu déjà entendu parler d'Artus Brandt ? », lança-t-il en guise de teaser.

Vu le spécimen qu'était Brandt, il devait traîner, jusqu'au sein de l'Université, une sacré réputation de fauteur de troubles et de petit crétin prétentieux.

* Penser à le rayer de ma liste d'amis... *

C'était à se demander pourquoi il ne l'avait pas fait plus tôt.


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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mer 15 Avr - 1:43

Non mais c'était que ce cambrioleur, cet escogriffe de grands chemins, ce loufoque à tignasse était de plus en plus insolent!  Il fanfaronnait, tout béatement, pris dans son saucisson qu'il était.

"Tout faux?  Tout?  Comme dans complètement?  Il ne sait pas ce qu'il dit, c'est évident."

Un Grogan n'avait jamais tout faux.  Déjà, il avait rarement faux, comment pourrait-il avoir complètement tort?  C'était certain, l'échalotte rouquine avait perdu la boule.  Aucune autre explication.  Ou bien elle ne savait pas de quoi elle parlait.  Ou encore elle bluffait.  Mais elle était plus probablement cinglée.  Derek avait pourtant été clair quant à l'enjeu de ce nouveau pari, non?  Alors pourquoi une telle attitude de la part de l'outrecuidant?

Décidément, il ne valait pas la peine de rester plus longtemps.  Derek tourna son large dos à Joachim, rangea sa baguette et fit un pas en direction de la porte, lorsque le bouclé prit de nouveau la parole.  Derek s'arrêta.  Derek le regarda par-dessus son épaule.  Une nouvelle proposition?  Il se croyait probablement drôle, aussi?  Impatient, Derek parlait en même temps que Joachim.  Il ne voulait pas savoir que son prisonnier désirait être libéré -et il rêvait!- et qu'il raconterait ensuite docilement toute son épopée qui l'apporta ici, sous le lit de Grogan, ou encore qu'il était prêt, en gage de bonne foi, à lui laisser sa baguette.  Baguette qu'il conservait stratégiquement...


-On ne s'est pas compris, je crois.  On en est au moment où tu m'expliques ce que tu fais ici, et je juge si je te laisse ici ou non.  Pas de conditions.  Tu es mon invité et c'est moi qui décide ce qui se passe chez moi.  Si tu ne veux pas me raconter l'histoire, tant pis pour toi.  Je vais aller à ma...

Il lui avait fallu quelques secondes pour percuter.  Bien sûr qu'il n'était pas inquiet.  Mais surtout, qui était ce vaurien pour prétendre ainsi connaître les trucs des McEwan.  Bien sûr que Derek lui-même connaissait la cachette favorite de Mélusine, après l'avoir côtoyée ainsi.  Il ne suffisait pas d'être un grand filiforme aux cheveux roux et bouclés pour prétendre être McEwan.  Bon, c'était toujours un excellent début, mais ça ne suffisait pas.  Cette diffamation était révoltante! L'aiglon reprit instinctivement sa baguette entre ses doigts moites et intima:

-Qui es-tu?

Et le rouquin de lui demander s'il avait entendu parler d'Artus Brandt.  Bien sûr que oui, et ce n'était pas un excellent sujet à aborder.  Ce troll à grandes pattes n'était qu'un bon à rien qui séjournait littéralement à l'autre bout du campus.  Et si l’échalote carreautée qui salissait présentement son plancher pensait avoir pris son apparence et pouvoir le faire accuser à sa place, elle se gourait comme rarement des échalotes ont pu se gourer, qu'on se le tienne pour dit!

-Je le connais, oui.  Tu n'es pas lui, tu n'as pas son apparence.  Tu devrais revérifier ta recette de polynectar, parce qu'elle a raté.  Je répète une dernière fois : Qui es-tu?  Comment connais-tu Mélusine?

Bien que l'étudiant tentait de rester calme, son incompréhension de la situation était en train de prendre le dessus sur lui, et de petites étincelles bleutés menaçaient d'apparaître au bout de sa baguette d'un instant à l'autre, tant il la tenait fermement.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Lun 4 Mai - 20:45

L'étudiant grognon n'était définitivement pas très drôle. Joachim était sûr que si les situations étaient inversés, l'intrus et lui en seraient déjà à se donner des grandes tapes dans le dos en s'échangeant des vannes potaches d'un goût douteux. Pas tant que l'Écossais raffole de ce genre d'humour, mais il avait constaté au cours de sa longue carrière sociale que les individus masculins se détendaient très clairement quand on faisait état du même niveau intellectuel qu'eux. Fin de la digression.

L'étudiant était donc pas drôle du tout et Joachim un peu vexé. Il avait comme l'impression d'être traité comme un gamin et, honnêtement, ça lui plaisait pas des masses. Il aurait bien haussé des épaules, voire tourné le dos, histoire de montrer son mécontentement. Il dut se contenter d'une petite moue, symptôme de sa bouderie. Pas très drôle cette affaire.
Joachim avait décidé de s'emmurer dans un silence offusqué, puisqu'après tout, il n'avait plus que ses yeux et ses cordes vocales pour manifester un semblant d'émotions, quand l'affrontement prit un tour carrément plus … intéressant !

« Encore heureux que je suis pas Brandt, ce crétin ! Merci pour l'insulte, by the way... »

On ne le lui avait jamais fait ce coup-là...

* D'un autre côté, j'imagine que je l'ai bien cherché.... *

Même si ça n'était pas une consolation en soi.
Surtout que l'autre avait un incendie dans le regard qui ne présageait rien de bon.
Malgré tout, la surprise d'entendre prononcer le nom de Mélusine l'emporta. L'espace de deux secondes :

« D'où tu connais Mélusine, toi ? »

Il s'était attendu à tout sauf à entendre prononcer le prénom au beau milieu de cette chambre d'étudiant. Le grincheux avait quoi ? Quinze ans à tout casser ? Comment il pouvait connaître sa cousine ?

Pfff.

En soi, le fait que le grognon mentionne Mélusine était soit un très bon, soit un très mauvais signe. Avec elle, il n'y avait jamais d'entre deux. Donc, au choix, l'étudiant était un ennemi déclaré ou alors la situation n'était pas si pire. Quitte à trancher, il prenait l'option numéro deux. Il n'y avait pas grand chose à espérer d'un adversaire déclaré.

« Moi, je suis Joachim, très estimé cousin de Mélusine. Je suis sûr que tu peux pas en dire autant. T'es même pas roux. »

Ce qui n'était certes pas un critère d'une fiabilité à toute épreuve.
Plutôt content de lui, Joachim ne put que se contenter de faire une petite mimique qui devait juste être passablement ridicule. Un peu ras-le-bol d'être aussi inerte qu'un steak d'hippogriffe.

« Joachim mcEwan, ex-Gryffondor, éleveur de salamandres. Ça te suffit ou faut qu'on rallie le Ministère pour que tu vérifies mon identité... ? »

A croire que sa patience et sa bonne humeur commençaient à s'éroder.

« Genre, si tu me délivrais? Maintenant ? Ce serait une super idée... »

Il caressa l'idée d'invoquer une fois de plus le nom de Mélusine. Ses colères étaient une légende et bien peu nombreux étaient ceux qui oseraient et se risqueraient à affronter sa mauvaise humeur. Enfin, il espérait.


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Dernière édition par Joachim McEwan le Ven 28 Aoû - 20:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mar 19 Mai - 4:53

L'intrus, puisque c'était ce qu'il était, restait et resterait, fit la moue et sembla s'insulter des propos de Derek.  Tant pis pour lui et tout le boudin qui ressortirait de son humeur.  C'était le genre de conséquence auxquelles il fallait s'attendre quand on entrait par effraction chez un inconnu, surtout s'il s'agissait d'un très puissant sorcier, tel que notre étudiant ici-présent.

-Ça fait plaisir, répondit-il sur le ton de la conversation, comme si leur échange prenait une tournure tout à fait normale.  C'était bien mal le connaître.  Les moments où Derek apparaissait comme le plus socialement normal étaient généralement les plus redoutables.  C'était son calme avant sa tempête.  Et le rouquin en remettait une couche, en lui posant une question.  C'est qu'il devait avoir le crâne particulièrement épais, celui-là!  Si le petit boursouflé avait eu des plombages, la grande échalote les aurait probablement entendu craquer entre ses dents, d'agacement.

Heureusement, le suicidaire visiteur, l'imposteur appréhendé, l'intrus transigeant, le pseudo-cousin de Mélusine reprit la parole pour établir son hypothétique lien de parenté avec la géniale gryffondor.  Derek haussa un sourcil rondelet et pouffa.


-Pff!  Comme si Xaël était roux! Et pis de toute manière, ma jumelle l'est!

Cet argument choc et indéniable devrait lui clouer le bec une bonne fois pour toute.  Mais le serdaigle poursuivit tout de même sur sa lancée presque lyrique.

-Et puis, Joachim-le-très-estimé, comment se fait-il que j'aie jamais entendu parlé de vous si vous êtes si cher à Zyn?  Parce qu'à moi, elle raconte tout!  Je suis comme son petit frère de quelques années son cadet.  Derek Grogan, ex-Serdaigle et futur architecte de réputation internationale en chair et en os!

Pour un peu il ajoutait « Tremblez, infidèles! », ou quelque chose dans ce goût-là...  Pas besoin de ramener le ministère ou quoi que ce soit.  Derek était ici chez lui et saurait se montrer bon juge impartial de la situation.  Quiconque en douterait était prié de prendre ses aises et sortir comme il l'entendrait.  Joachim, si vraiment c'était son nom, croyait vraiment que Derek le croirait?  Éleveur de salamandres.  Quel titre grotesque.

En tous les cas, l'étudiant s'apprêtait à libérer le malfrat, se disant qu'il lui avait certainement donné une frousse et une leçon suffisantes, quant celui-ci l'exhorta de le faire.  Jamais on ne donnait d'ordres à un Grogan!  Du moins, pas à celui-ci.  On pouvait demander, suggérer, impliquer, mais jamais ordonner.


-J'allais le faire, mais je ne sais plus trop si j'en ai encore envie. fit-il sur un ton qui voulait narguer le cousin.  Il laissa passer un ange puis agita sa baguette sans en être enjoué du tout, visiblement.  Mais il devait bien se rendre à l'évidence qu'il n'était peut-être pas très sage non plus d'avoir ainsi un prisonnier dans sa chambre...  Il garda tout de même sa baguette pointée sur son otage et ne fit pas le moindre mouvement pour l'aider à se relever.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Dim 30 Aoû - 12:29

« Bouse ! », s'était écrié Joachim, alors qu'il gisait encore immobile sur le sol. « C'est toi le Derek ? »

C'était pas si fréquent que quelqu'un réussisse à lui couper le sifflet.
Le petit Derek Grogan, du haut de son mètre trente, y était parvenu, avec les deux mots magiques qu'étaient son prénom et son nom.

Joachim en était encore à comater cette révélation quand, enfin, le sortilège défit son emprise sur lui. Il lui fallut trente bonnes secondes pour le réaliser et se remonter à la verticale. Ce faisant, il chancela dangereusement, avant de lâcher un piteux :

« ... les fourmis... », avec un haussement d'épaules.

Le sang se remettait à circuler à grandes pompes dans sa carcasse et ça filait presque le mal de mer. Il tangua et oscilla tant et si bien qu'il prit appui deux secondes sur le petit étudiant, avec un grand sourire niais.

« Derek Grogan... » , répéta-t-il alors qu'il retrouvait son équilibre. Il en profita pour serrer ledit Derek dans ses bras, dans un semblant d'étreinte virile.

« Derek Grogan ! »

Et maintenant, Joachim ne pouvait s'empêcher de sourire à tout va. Oubliées les longues minutes vautré au sol dans l'incapacité absolue de bouger. Il n'avait jamais eu la rancune tenace, préférant se nourrir de l'instant que de se rouler dans des vengeances qui, au final, ne servait à rien.
Il souriait parce qu'il n'arrivait pas à en vouloir au Derek de Mélusine.
Il en voulait un peu à sa cousine, par contre. Question de fierté. Elle ne parlait donc jamais de lui.

« Je t'imaginais plus... »

Grand ? Mince ?
Pas sûr de vouloir finir cette phrase.
Il n'avait pas un grand sens des convenances, mais il n'avait pas l'empathie d'une tasse de thé non plus. Si choquer un peu son entourage était presque son sport national, ça n'était jamais (volontairement) au détriment d'autrui.
Mentalement, il essaya de fouiller ses souvenirs pour retrouver l'image mentale qu'il avait pu se faire de ce Derek. Ni grand, ni mince. Il aurait été alors incapable de le décrire. Il s'était plus inventé toute une foule de détails pour illustrer le personnage.

« Plus à lunettes. Avec un chapeau et une cape. Et un nez en trompette, va savoir pourquoi. »

Joachim sourit à l'image qu'il s'était fait de lui. Ça collait tellement pas du tout.

« Elle t'a vraiment pas parlé de moi ? Même pas un petit mot ? »

Là, on touchait au vrai fond du sujet.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Humph, oui, non, mais c'est que... Mer 30 Sep - 5:54

Derek était resté de marbre, neutre et stoïque alors qu'à ses pieds Joachim répétait son nom, étalé au sol, affalé par terre tel une vieille jetée oubliée sur un canapé, qu'il se levait, qu'il répétait son nom, qu'il tanguait, qu'il bravait des vents et des marées invisible, qu'il manquait de chavirer à plusieurs reprise, qu'il se remettait à flot et qu'il répétait toujours son nom lorsqu'il passa à l'abordage. Le cadet s'efforçait de ne rien laisser paraître, mais il était enchanté, ravi, submergé de bonheur d'être ainsi une célébrité auprès d'un parfait inconnu. Il en toléra même le serré fort en serrant de nouveau les dents. Puis il prit peur qu'elles ne casent par la pression de ses mâchoires et les déserra aussitôt. Peu importait la situation, il n'aimait toujours pas les étreintes, ni aucune autre forme de contacts physiques à vrai dire, à l'exception de quelques illustres et chanceuses personnes qui avaient l'honneur de pouvoir le toucher.  Et encore, ce devait toujours être relativement léger et rapide. L'embrassade sembla durer si longtemps que l'ancien aiglon songea que sa réunion était certainement terminée à l'heure qu'il devait désormais être. Outre celui de ses maxillaires, le seul mouvement qu'il fit fut afin de garder le trentenaire en joue avec sa baguette.

Lorsque Derek fut enfin libéré de ce triste châtiment imposé par sa renommée grandissante, la torture ne prit pas fin pour autant. Joachim débuta une affirmation maladroite et fâcheuse en réaction à laquelle les yeux de l'étudiant se convertirent en fentes. Bien sûr qu'il l'imaginait plus grand, plus mince, plus musclé, plus barbu... Plus viril, en somme.  Il aurait bien voulut se dire que cette méprise était courante, mais au fond de lui, il savait bien que rare étaient ceux qui s'en dressaient un portrait avant de le rencontrer. Car Derek n'était pas non plus un héros comme les autres : il était bas, rondelet et n'aimait pas les terrains de Quidditch.

Ou alors Joachim l'imaginait, comme le jeune home le découvrit rapidement dès que l'Écossais d'en face eut terminé de se tourner la langue quelques fois et reprit la parole, en stéréotypique Serdaigle, avec des lunettes, des livres et une fixation inconditionnelle du bleu.  À peu de choses près, il avait tout juste. Par contre, il avait tout faux quant aux accessoires : un chapeau (ce serait fort impoli à l'intérieur, déjà), une cape (de super-héros, fort certainement) et un nez en trompette. Un nez en trompette?  Allons donc.

Alors que Joachim souriait, bêtement il faut l'avouer, Derek abaissa finalement son arme en signe de trêve. Le tourmenté acceptait les excuses inaudibles du rouquin. Il se tourna ensuite vers le coffre sur lequel le criminel de pacotille avait jeté son dévolu.


-Non, Mélusine ne m'a jamais mentionné son cousin Joachim.

Derek cherchait, poussait un paquet de bavboules sur le côté, contournait une planche de jeu inutilisée depuis des lustres, un porte-bonheur que Maeva lui avait offert, un paquet de cartes chocogrenouilles attachées par un vieux lacet, puis il se résigna.

-Tu n'aurais pas vu mon jeu d'échec? Ça ressemble à...

Non, ce n'était pas ce qu'il avait voulu dire. Il n'insinuait pas que le roux était stupide, ou qu'il ne savait pas à quoi ressemble un jeu d'échecs, ou quoi que ce soit. Il s'énervait simplement toujours un peu quand il ne retrouvait pas quelque chose dans son méthodique et impeccable système organisationnel, et réfléchissait moins avant de parler.  Alors ça pouvait sortir un peu n'importe comment.

-Les pièces sont travaillées, je veux dire. Et elles ont très mauvais caractère. Tu les as vus?

L'étudiant se tourna alors vers son armoire et l'ouvrit prestement. Il passait en revue son contenu, irrité


-Je disais donc : elle ne m'a jamais parlé de Joachim, mais je ne pensais pas que ses cousins Jo, Kim et Jojo étaient la même personne. Ils avaient pourtant pas l'air méchants non plus. Je me demande encore ce qui a bien pu les pousser à perpétrer une intrusion illégale chez moi?  Qu'en dis-tu?

Le ton de Derek n'était plus accusateur, mais il tenait tout de même à connaître le fin mot de cette histoire.


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