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Poudre de Cheminette



 

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Proposition

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MessageSujet: Proposition Dim 25 Sep - 22:16

• Proposition •
COLEEN MACLEOD & DEMELZA WORPEL
Décembre 2016

La neige craquait sous mes talons alors que j’avançai, le pas rapide, entre deux bâtiments de l’Université Albus Dumbledore. Une imposante écharpe grise couvrait mon cou alors que le reste de mon corps était dissimulé sous un long manteau noir. Seul mes mollets et mes pieds étaient visibles. J’avais décidé de me vêtir de façon plus féminine que d’ordinaire. Il me fallait avoir l’air sérieux si je voulais convaincre celle que j’avais en vue. J’avais donc opté pour la robe et les talons, même si la météo de ce début Décembre n’était pas forcément favorable à ce genre de tenue.

Le visage droit et le pas déterminé, j’arrivais devant le bâtiment et je pus enfin sortir mes mains de mes poches. La température était bien plus clémente ici. Dans le couloir silencieux, seul le bruit de mes pas résonnait. Quelques personnes me jetèrent des regards. Froids ou admiratifs. Mais je les ignorai, comme j’ignorais la plupart des gens dont je me fichais. Si je voulais faire sensation, je devrais d’ailleurs peut-être songer à ‘réchauffer’ un peu mon attitude. D’après mes souvenirs, Miss MacLeod était plus dans cet état d’esprit.

Je m’arrêtai à une intersection. Je lançai un regard au couloir de droite, puis à celui de gauche. Seulement six mois que je n’avais pas mis les pieds ici, et me voilà déjà perdue. Je soupirai doucement, en pleine réflexion. Je repérai enfin la concierge. Il  n’y aurait aucune honte à demander mon chemin. Je me plantai devant elle, un sourire crispé aux lèvres.

- Oui ? Je peux vous aider ?
- Je cherche Miss MacLeod.
- Oh ! L’assistante de l’unité d’enseignement des potions ?
- Précisément.
- Son bureau se trouve dans cette direction. Juste après les serres, sur la droite.

Je lui offris un signe de tête en remerciement avant de prendre le chemin qu’elle m’avait indiqué. Alors comme ça, elle avait même un bureau à elle maintenant ? Depuis quand les assistantes ont leur propre bureau ? Bouse, si ça se trouve elle est bien partit pour devenir professeur, et reçoit déjà une paye intéressante. Comme on dit, qui ne tente rien n’a rien. Sûre de moi, je toquai doucement mais fermement à la porte. Aucune réponse. Je retentai, vainement.

Soudain, un vacarme provenant de l’autre bout du couloir me fit me détourner de la porte. Des élèves sortant de cours. Evidemment. Elle était encore en cours à cette heure-ci. J’espérai qu’elle avait terminé sa journée et qu’elle avait un peu de temps devant elle pour discuter. Je ne bougeai pas de devant son bureau. J’allais attendre qu’elle arrive à mon niveau.

Plusieurs élèves, dont certains avaient mon âge me regardèrent de travers. Je fronçai les sourcils. J’avais l’impression d’avoir pris dix ans dans la tronche quand je voyais tous leurs visages qui me semblaient si enfantins. Pourtant, à un an près, la différence n’était pas flagrante. C’était simplement les évènements survenus dans ma vie ces derniers mois qui m’avaient forcée à mûrir encore plus vite. Il y avait encore six moi de cela, je me considérais encore comme une jeune adulte. Aujourd’hui, j’avais la sensation d’avoir été projetée au rang d’adulte sans avoir eu le temps de comprendre.

Je soupirai en baissant les yeux. J’observai le sol un instant, puis mon regard remonta vers mes pieds, mon ventre, sur lequel je posai doucement une main chaleureuse. Allez, reprend toi, la voilà. Je repérai Coleen sans trop de difficulté.

- Coleen MacLeod ? Entamai-je avec un sourire forcé qui se voulait un minimum enjoué. Puis je lui tendis la main droite. Demelza Worpel, une ancienne… camarade.

J’attendis un instant, voir si elle allait me remettre ou non. Puis je décidai d’en venir au fait.

- Serait-il possible de discuter ?

Mes émeraudes vinrent se planter dans ses yeux bleus. Je n’espérai pas faire du forcing en l’intimidant évidemment. De toute façon, elle m’avait toujours semblée immunisée à l’intimidation. C’était le genre de personne avec qui il était en fait même compliqué de se quereller. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir essayé à Poudlard. Mais ce temps était révolu, je souhaitais discuter avec elle, de façon professionnelle.



•• Demelza Worpel ••
Ancienne Serpentard
Diplômée d'une MURENES en Science de la Nature
Invente, concocte et vend illégalement des potions




Dernière édition par Demelza Worpel le Mer 2 Nov - 23:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Proposition Jeu 6 Oct - 21:57

La neige recouvrait l’Écosse d’une couche épaisse et duveteuse depuis une semaine déjà, mais aujourd’hui, plus que les jours précédents, le soleil laissait filtrer quelques rayons sur les murs clairs de la salle de potions où Coleen avait retrouvé des étudiants fraîchement sortis de Poudlard. Le froid, rigoureux et magnifique, enveloppait l’immense bâtisse de l’U.A.D, procurant une sensation d’aise extrême à la jeune sorcière qui se baladait entre les chaudrons écumants et profitait de leur chaleur réconfortante.

La rentrée avait été pleine de nouveautés. La sixième, déjà, au sein des murs de cette université, mais elle n’avait pourtant rien eu commun avec les précédentes. Lorsque le professeur qui avait dirigé ses travaux de fin d’études lui avait proposé de prolonger ceux-ci en partageant désormais son temps entre unités d’enseignement et recherches, elle avait longuement hésité, mais avait fini par accepter moyennant une année de répit. Surpris, le vieil homme lui toutefois consenti ce délai dont elle avait profité pour goûter aux joies du voyages. C’est ainsi marquée un enthousiasme nouveau que la jeune femme était revenue dans cet univers si familier qu’elle avait l’impression de n’avoir jamais quitté.

C’est donc tout naturellement qu’en s’était retrouvée dans ce local dans lequel, en ce moment, pas moins d’une douzaine d’étudiants se concentraient sur leurs potions, inquiets à l’idée de n’en point trouver la recette idéale. Travailler en collaboration avec le professeur Timoteo Bartholomew était excitant : il se chargeait de la partie théorique, elle s’occupait quant à elle des travaux pratiques des LUCIOLES et était libre de proposer ses idées les plus farfelues à l’approbation de son mentor. La plupart du temps, il acquiesçait, l’œil sévère mais vif avec, nichée au creux de sa pupille, une lueur qui reflétait sa vivacité d’esprit et que Coleen interprétait comme de la fierté.

L’heure tournait. Dans quelques minutes, la journée prendrait fin pour les jeunes sorciers qui s’affairaient autour d’elle et la sienne commencerait réellement. Elle était sortie tard la veille et ne s’en remettait que difficilement. Elle était d’ailleurs certaine d’avoir croisé l’un de ses étudiants lors de sa soirée, mais elle ne se souvenait plus lequel. Probablement celui qui l’avait fixée deux heures durant, une mimique amusée collée sur les lèvres, le petit Eward avec ses cheveux de feu et ses lunettes d’écailles un peu trop grandes. Un petit gars sympa et intelligent, quoiqu’un peu trop curieux des affaires qui ne le concernaient pas. Elle n’en n’avait cure : donner cours ne devait en rien signifier ne plus avoir de vie sociale ; et que ses élèves sachent d’elle qu’elle profitait de chaque minute en bonne épicurienne n’était pas une raison suffisante pour se cacher de ses petits écarts. Assumer de s’être levée trop tard que pour fournir à temps le travail qui lui avait été demandé était une autre affaire : elle devrait à nouveau veiller longtemps cette nuit, et elle aspirait déjà au jour suivant qui la délivrerait du rapport qu’elle devait rendre sur ses premières recherches.

Se faufilant entre les bancs, elle observait les liquides fumants dont certains dégageaient des odeurs qui ne présageaient rien de concluant et répondait avec enthousiasme – et souvent avec une pointe d’un humour décalé – aux quelques questions qui lui étaient posées. Enseigner à de jeune adultes lui plaisait plus qu’elle ne l’avait initialement imaginé, bien que maintenir avec eux la distance qui seyait à une relation professeur-élève n’était pas toujours aisé.

Elle s’était enfin décidée à s’assoir quand une sonnerie retentit, marquant la fin des cours et le départ précipités de certains jeunes gens. Une fois que la classe se fut vidée, elle s’enroula dans sa cape pour se protéger des températures basses qui emplissaient les couloirs et, tout en répondant aux interrogations du jeune Oswald qui aimait toujours à la suivre à la fin des cours, elle scella la porte de classe et ses précieux contenus à l’aide d’un sortilège de son cru. Elle ne se fut ensuite pas avancée de deux mètres qu’une jeune femme l’interpela, mais ce n’était pas une étudiante. Comprenant qu’il était désormais de trop, Oswald la salua d’un signe de tête et s’en alla sans même accorder un regard à Demelza Worpel, ancienne Serpentard de son âge et, surtout, ancienne camarade d’études à l’université. Stupéfaite mais non moins satisfaite de la trouver là, Coleen rangea ses grimoires sous son bras gauche et accepta la main qui lui était tendue.

« Demelza, quelle surprise ! »

Le sourire qui illumina le visage de Coleen alors que la belle s’était adressée à elle comme à une inconnue n’était pas feint. Si Demelza et elle n’avaient jamais été amies, elles avaient appris, en foulant ensemble les pierres de la bâtisses neuves, à se respecter à collaborer efficacement, sans histoires, sans embûches. Pour autant, Coleen s’étonnait de la trouver là et s’apprêtait à lui en demander les raisons, mais la demoiselle prit les devants en demandant à s’entretenir avec elle. Déconcertée, Coleen la dévisagea quelques secondes avant d’acquiescer dans un nouveau sourire.

« Bien sûr. On peut aller boire un verre en ville si tu veux. A moins que tu ne préfères que je t’offre un thé ? Nous allons passer dans mon bureau de toute façon, je dois me débarrasser de mes affaires, continua-t-elle dans un seul souffle. Viens, suis-moi, c’est par ici. »

Prenant les devants, Coleen entraîna la sorcière le long de couloirs maculés jusqu’à la pièce qui lui servait de bureau et qui se déverrouilla spontanément au contact de sa main. Elle pénétra ensuite dans celle-ci, un espace peint de blanc aux moulures teintées d’un jaune d’œuf. L’endroit n’était pas démesuré, mais Coleen aimait sa large fenêtre qui donnait sur un patio couvert où poussaient, autour d’une fontaine centrale aujourd’hui glacée, diverses plantes utiles aux potions, trésors seulement accessibles au corps professoral. Gratifiant les murs d’une œillade circulaire, elle invita Demelza à la suivre dans son nouveau recueil et lui proposa de prendre place soit sur le siège qui faisait face à son bureau et sur lequel elle recevait parfois ses étudiants, soit dans le sofa de cuir brun qui faisait face à une bibliothèque où s’entassaient des ouvrages de tailles et d’âges divers et variés. Elle disparut ensuite quelques secondes dans la pièce adjacente dans laquelle elle préparait ses potions avant de revenir sur ses pas et de passer sa tête par l’entrebâillement de la porte.

« Vert ou noir ? » demanda-t-elle simplement à l’ancienne étudiante.

Et devant son air incrédule, elle crut bon d’ajouter :

« Ton thé. »

Quelques instants plus tard, elle revint armée d’une théière rouge vif et de deux tasses assorties qu’elle posa sur son bureau. S’accotant sur l’appui de fenêtre, elle dévisagea Demelza un court moment avant d’aimablement se décider à lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis que ses prunelles vertes avaient croisé les siennes.

« Alors, dis-moi, que me vaut le plaisir de ta visite ? »

Ce disant, elle s’accota sur l’appui de fenêtre et l’observa, une expression enjouée rehaussant ses pommettes rougies par les caprices de l’hiver.
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