L'info du Moment

PdC ferme ses portes...
Nous vous invitons à nous rejoindre
sur Chemins de Traverse !


Poudre de Cheminette



 

Partagez|

Le Lancement du Philtre B612

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
avatar



Messages : 161
Âge du Personnage : unknown
Lieu de vie : ...

MessageSujet: Le Lancement du Philtre B612 Mer 13 Juil - 13:29


Alors que la ville d'Edinburgh festoyait, à l'occasion de son soixante-neuvième International Festival, une autre communauté s'apprêtait à célébrer un tout autre événement dans le plus grand secret.

Des hiboux officiels avaient été envoyés à travers tout le territoire et au-delà des frontières d'Écosse, vers l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Irlande. Certains même s'étaient aventurés de l'autre côté de la mer, en direction de Paris, Berlin... chaque missive portait le même message : une invitation à se joindre au lancement du philtre b612. Si l'affaire était auréolée de mystère, l'on savait néanmoins que le philtre en question était le fruit de longues années de recherche en vue de pallier les effets du sérum H.

Dès dix-sept heures, ce furent donc des sorciers de toutes nationalités qui commencèrent à se presser dans les rues d'Edinburgh, en direction de la cathédrale St Giles.
.

.
Le tout nouveau Ministère de la Magie avait en effet choisi ce lieu emblématique d'Écosse pour y asseoir son quartier général. A peine deux années s'étaient écoulées depuis l'indépendance, si bien que les travaux demeuraient encore inachevés. Les sortilèges d’extension indétectables destinés à permettre aux visiteurs sorciers de jouir eux aussi de l'architecture et des vitraux du bâtiment n'étaient pas encore parfaitement opérationnels. Mais toute la partie en sous-sol de la cathédrale abritait d'ores et déjà une véritable fourmilière de bureaux, allées et niveaux, où l'élite de la population sorcière écossaise travaillait d'arrache-pied afin de garantir le meilleur à leurs concitoyens.

Aucune visite n'avait encore été proposée au grand public. L'événement de ce soir avait donc une double portée et les plus curieux s'étaient décidés à investir les lieux afin d'en percer les secrets. À leur grande déception, seul l'atrium avait été rendu accessible.

Toute de bois et de pierre, l'architecture intérieure représentait un savant mélange de tradition et de modernité. Pour l'occasion, l'immense hall qui servait d'accueil au Ministère de la Magie avait été orné avec goût et sobriété, alternant des touches chaleureuses et des décorations bleues et blanches. D’innombrables chandelles éclairaient l'espace, tandis qu'à la surface des bassins ceignant la salle, des lanternes flottaient avec grâce.
.

.

.
Un groupe de musiciens, tout en cornemuses, bodhrans et harpes celtes, jouait en sourdine.

L'ambiance, tout d'abord feutrée, s'égaya peu à peu. Après tout, on était ici pour célébrer un événement. Et si quelques tensions étaient de temps à autre palpables entre individus écossais et anglais, l'internationalité de la soirée apportait une note d'amicale camaraderie aux échanges.

Chacun était venu par des moyens mis à disposition par le Ministère. Portoloins pour les plus lointains visiteurs. Transplanage pour les résidents de l'île britannique. Quant à ceux qui avaient préféré rallier les festivités par le centre d'Edinburgh (leur excentricité noyée dans les réjouissances festivalières), plusieurs options s'étaient offertes à eux : pénétrer dans la cathédrale et se glisser furtivement dans le passage secret de l'aile droite, ou rejoindre l'un des bassins disséminés sur le territoire écossais, y jeter une des billes distribuées pour l'occasion et se laisser glisser dans le vortex généré par la bille au contact de l'eau.

Chacun avait également revêtu son plus beau costume. Beaucoup parmi les plus anciens avaient sacrifiés à la coutume de la robe de soirée et s'avançaient, majestueux, drapés de soie ou de velours aux couleurs chatoyantes. Les plus jeunes s'étaient, pour certains, ralliés à la mode moldue et arboraient smoking ou robe de grands couturiers, peut-être tout simplement pour avoir l'opportunité de se glisser inaperçus parmi les moldus. N'étaient  pas passés incognito ceux qui, de leur côté , avaient tenté l'expérience du costume moldu en toute ignorance et mélangé poncho et jogging ou encore veste de costard et short de bain.

La foule, immense et bigarrée avait pourtant fière allure.
...


Aux alentours de vingt heures, Adam Campbell fit son entrée dans une costume trois pièces sombre assorti d'un noeud papillon. Son assistante avait volontairement choisi une tenue aux élans moldus dans un souhait de communion entre le monde sorcier et le monde non magique.
Sa stature, son maintien et la seyance de son costume lui conféraient une assurance et un charisme que l'assistance nota immédiatement. Un an et demi après son élection, il jouissait toujours d'une popularité sans faille sur le territoire écossais. Cette dernière était due à la conjugaison de nombreux facteurs, son jeune âge, son charme, son dynamisme et sa farouche détermination à combattre le conservatisme englué d'un pays trop longtemps soumis aux décisions d'un autre. Il dégageait une aura de maîtrise rassurante qui irradiait encore plus en cette soirée où les annonces qui seraient faites attesteraient d'un pas immense pour non seulement le pays, mais aussi le monde magique.
Plus loin sur l'estrade, le magicoprompteur s'illumineraient du discours soigneusement préparé par son équipe de communication. Discours qu'il ne lirait pas, il en était persuadé désormais. Il savait exactement ce qu'il allait dire.

Le Ministre de la Magie s'avançait dans la pièce, souriait comme il savait si bien le faire, serrait des mains, échangeait quelques mots, encourageait les invités à profiter de la soirée en s'amusant, avant d'entamer les choses plus sérieuses.

Ils avaient opté pour une pré-soirée éblouissante où chacun était invité à se restaurer, boire et bavasser, avant que la scène ne s'ouvre sur le jeune Ministre et son discours. Là, Adam Campbell convierait l'équipe de spécialistes à faire une présentation de la prouesse scientifique et alors, la soirée battrait son plein. Rien n'avait été négligé, le timing serait parfait et cette soirée serait somptueuse. A l'image des récentes découvertes.

Aujourd'hui, le 12 Août 2016, le monde magique avait les yeux rivés sur l'Écosse.
...

Le 12 août - en bref : dans cette première partie de l'événement , vous êtes invités à poster l'arrivée  de votre personnage ainsi que la façon  dont débute  pour lui ou elle la soirée. Nous vous conseillons de poster en spoiler un visuel de la tenue de soirée de votre personnage.

Tout le monde peut participer à  l'événement  (exceptés les moldus) : sorciers, cracmols et créatures magiques.
L'épisode se déroulera en trois étapes et vous disposerez à chaque fois de dix jours pour poster la réaction de votre personnage. Pour ce faire, et afin d'accroître l'interactivité, privilégiez des posts courts (20-30 lignes).

Le message ci-dessus inaugure la première étape.
Merci de ne pas anticiper sur la suite. Un nouveau message officiel sera posté au terme de la période de dix jours. Vous avez donc jusqu'au 23 juillet, minuit, heure du Québec, pour poster votre participation.

Le cadre de la manifestation est dressé. Un descriptif bref du Ministère écossais aura également été posté .
Tous ceux qui souhaiteraient développer ce moment dans la vie de leur personnage peuvent également créer  un sujet parallèle pour y jouer avec un ou plusieurs partenaires.
Un sujet sera ouvert pour que vous puissiez y poser vos questions éventuelles.

Inutile de vous préciser que cet événement est partie prenante de l'intrigue.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Mer 13 Juil - 18:35

Brenna Quinn était de ces femmes qui ne loupaient jamais une occasion de rencontrer du beau monde et qui sait combien il est de bon ton de respecter les convenances. Quand on reçoit une invitation d'un ministère, on ne peut décemment pas la refuser. Aussi, ce 12 Août 2016, les clients de la boutique trouvèrent portes closes. Les habitués bien sûr n'étaient pas venus, cela avait été affiché dès réception de l'invitation. D'ailleurs, il était fort à parier que personne ne tenterait de venir à la boutique côté sorciers...

Cette fermeture exceptionnelle avait été décidée quand la mère de famille s'était rendue compte que ses robes de soirées n'avaient aucune classe pour ce genre d'événement. Il fallait dire qu'il y avait très longtemps qu'elle n'était pas allée dans des soirées mondaines. Cela avait du arriver moins d'une dizaine de fois dans toute sa vie... et aucune de ces soirées n'avaient eu l'importance de cet événement présent.

Elle avait donc pris rendez-vous avec Madame Guipûre qui hélas n'avait pas pu la caser avant le jour même. Et encore, elle n'avait eu cette chance que parce qu'elle avait travaillé pour elle et qu'elle avait fait du bon travail. Vous allez me dire que dans ce cas Brenna aurait pu se débrouiller seule, mais pour l'occasion, elle voulait que cela soit parfait.

Chez Madame Guipûre donc, au matin de ce 12 Août, elle passa sa commande et, par la magie de sa baguette et de son talent, la couturière fit son office et délivra à sa cliente une robe du plus belle effet. Sur une jupe en satin vert émeraude brodée de motifs floraux en fils de soie vert forêt et doré, elle avait confectionné un corset doré à manches triplement bouffantes en organza orange et nœuds violet. Et puisque la soirée se passait en Ecosse, elle avait agrémenté l'ensemble de deux longs rubans en tartan rouge, qui se croisaient sur le centre du corset et tombaient jusqu'aux mollets. Enfin, trois nœuds en soie vert forêt finissaient la tenue : un au-dessus de la poitrine, les deux autres sur chaque épaule. Le tout pour une somme rondelette que la bienséance nous demande de taire (mais à moitié prix, parce que c'était Brenna...).

La tenue de Brenna:
 

Une fois à la maison, ce fut la quête de la paire de chaussures parfaite... Ce n'est que peu avant quatorze heure, quelque part perdue dans son grenier, que Brenna remit la main sur de vieilles chaussures montantes ocre. Il fallu cependant changer les lacets, et pour se faire elle opta pour deux longs rubans de soie : un vert pour la chaussure droite, et un mauve pour la chaussure gauche.

Plusieurs fois dans la journée elle vérifia l'invitation, notamment pour l'heure. ce qui ne l'empêcha pas d'arriver seulement à dix-huit heures sept, toute tintinnabulante avec ses bracelets, ses pendants d'oreilles et son collier, tous dorés et argentés. Elle avait opté, pour éclairé son visage, pour un maquillage subtil et lumineux, rehaussé par un rouge à lèvres plus rouge que rouge, et avait choisi une paire de lunettes rose pailletée (subtil, on vous a dit), et, bien sûr, sa sempiternelle broche était épinglée au cœur. Enfin, et une fois n'était pas coutume, sa longue flamboyante et volumineuse chevelure frisée avait été - grâce à un sortilège finement exécuté, cela allait sans dire - coiffée en un savant chignon lâche qui ne laissait aucun doute quant à l'épaisseur de cette montagne de cheveux. De chaque côté du visage et dans la nuque pendaient négligemment une mèche ondulée.

Elle était venue seule, et avait laissé ses enfants aux bons soins de leur oncle qui ne se sentait pas capable de subir une soirée avec autant de monde. Ce qui arrangeait bien Brenna qui ainsi n'avait pas eu à chercher une baby-sitter... Elle fit le tour des têtes connues et inconnues, avisa le buffet, prit le temps de noter que les couleurs de la déco faisaient très Serdaigle, et entreprit de se mêler à la foule.

Quarante-deux minutes exactement après son arrivée, elle se senti mal. Nauséeuse tout d'un coup, mais pas d'une manière qu'elle qualifierait de "normale", elle s'agrippa à un coin de table juste à côté d'elle, ferma les yeux et porta l'autre main à son front. Le naturel revenant toujours au galop, elle murmura un juron que par politesse nous ne répéterons pas, rouvrit les yeux et avala gouluement le contenu d'un verre qui était à sa portée. Elle exécuta ensuite une grimace magistrale en constatant que c'était du wiskey. Elle n'avait toujours pas lâché le coin de la table...

Dans sa tête, en ce qui ne fut qu'une courte seconde pour tout le monde, elle vit défiler des images floues et indéchiffrables mais qui ne lui faisaient penser qu'à une seule chose : quelque chose de mauvais allait arriver ce soir. Quelque chose de très mauvais. Et vu le contexte, à coup sûr cela visait, encore, ce bellâtre de ministre...

Grommelant pour elle-même, elle laissa enfin tranquille la table et, d'un pas décidé, elle se dirigea vers là où elle avait vu passer le ministre quelques instants plus tôt. elle réfléchirait après à comment l'aborder, mais elle sentait qu'elle devait le trouver. Qu'elle devait le mettre en garde. Que c'était important... que c'était vital...

En plus, ses chaussures lui mâchaient les petits orteils, c'était vraiment pas une bonne idée cette soirée...


Aux Herbes de Brenna
Herboristerie - Développement personnel - Divination

Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres


Dernière édition par Brenna Quinn le Jeu 14 Juil - 22:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Jeu 14 Juil - 14:37



Spoiler:
 
.
Tout particulièrement ravie de désobéir aux recommandations de son boss (tu te fais toute discrète et tu approches le gratin l'air de rien) Saoirse avait revêtu sa robe rouge la plus voyante. Faite de tulle magique, elle était littéralement incandescente pour qui était un fin observateur. Longue et vaporeuse, elle encadrait parfaitement la silhouette gracieuse de la jeune femme, était largement fendue sur un côté pour laisser entrevoir une jambe galbée et était parsemée d’irisations dorées sur la partie corset qui scintillaient de mille feux.

Impossible de me rater. Songea-t-elle en pensant à ce pauvre Barnabas qui ferait certainement un arrêt cardiaque au cours de la soirée. Question discrétion, on y reviendrait.

Elle prendrait ensuite un malin plaisir à parler avec tout le monde, à rire à gorge déployée et à profiter d'un type de soirée auquel elle n'était pas habituée.
De toutes façons, Ce cher Barny choisirait une fois encore l'article plus conventionnel et convenant davantage au gouvernement de ce fayot bien pensant de Dwight. Alors, autant profiter des festivités !

Pendue au bras de son ami de toujours, elle l’entraînait d'un pas aussi pressé que ses talons le lui permettaient vers l'une des entrées magiques du ministère : La statue de John Knox.

Joachim et elle s'étaient donnés rendez-vous un peu plus tôt dans la journée pour profiter du festival d’Édimbourg, un régal pour les yeux et les oreilles. Ils avaient déambulés dans les rues, tels de jeunes adolescents qu'ils avaient été quelques années plus tôt ( et avaient d'ailleurs réalisé que pas grand chose n'avait changé pour eux) en profitant des festivités. Certes, leur accoutrement avait fait sensation et ils avaient à quelques reprises été pris pour des artistes (ce qui les avaient enchantés). Joachim avait fière allure dans son kilt et son blouson de cuir et Saoirse se sentait très "star de cinémagik" dans sa jolie robe. Accrochée au bras de son ami, elle riait de bon cœur car ce dernier avait goûté à peu près à toutes les spécialités proposées dans les rues.

- Garde un peu de place, Campbell a dû faire mettre les petites marmites dans les grands chaudrons! Rit-elle.

Avant d'entrer, elle lui réclama une petite pause, pour remettre discrètement en ordre sa coiffure et son maquillage qui sous leurs pérégrinations en avait pris un petit coup mais également pour vérifier que sa pochette contenait toujours sa baguette et ses notes concernant le sérum.

Si l'article sur l'événement lui filerait probablement sous le nez une fois encore, elle était à peu près certaine de pouvoir mettre un point final à son dossier sur les laboratoires Bailey dès ce soir.
Elle avait eut l'immense honneur de pouvoir les visiter deux mois plus tôt avec un ami et d'interviewer Nicodemus Bailey en personne. Ce soir, le dossier de quelques pages serait achevé et pourrait être publié dans les jours à venir. Elle en était assez fière. Il s'agissait probablement d'un tournant pour sa carrière. Néanmoins, elle avait préféré attendre la soirée de lancement, assez étonnée de constater que le contre-sérum était prêt quand on lui avait annoncé deux mois plus tôt que les phases de test étaient toujours en cours.

La science était décidément hors de sa portée.

Lorsque tout fut en place, elle bondit joyeusement vers Joachim et s'arrêta à quelques pas de lui pour lui offrir un sourire magnifique.

- Tu es vraiment très beau comme ça. Si tu n'étais pas avec quelqu'un je crois que je t'embrasserais, là, sur cette place, devant tout le monde ! Lança-t-elle en riant.

L'image de l'homme qu'il était devenu se superposa à l'adolescent grand et dégingandé qu'il avait été jadis.
Alors qu'ils avaient été si proches, un peu de retenue s'était installée entre eux avec la distance et le temps ces dernières années. Mais aujourd'hui, après cette formidable journée où ils avaient tout juste vingt ans à eux deux, elle se sentait à ses côtés comme lorsqu'ils en avait 14.
Elle glissa son bras sous celui de son ami et pressa rapidement son visage contre... ce qu'elle pouvait atteindre, à savoir son épaule.

- J'ai passé une journée géniale. Et je suis certaine que la soirée va être somptueuse !! Je suis vraiment ravie de la partager avec toi. Il paraît que Campbell a fait venir le meilleur orchestre du pays ! Oui, enfin, tu en sais quelque chose... Elle joue de quoi déjà ta nana ? Et que les meilleurs magicodécorateurs ont planché sur la salle de l'atrium ! Et que tout le monde sera là !! Tu entends ?? Tout le monde ! On va croiser … plein de monde en fait. Il paraît qu'ils contrôlent les baguettes à l'entrée et que les forces de sécurités sont même déguisées en civil pour éviter … un incident. Crois-tu que des membres de Pégase seront là ? Luan a même été réquisitionné pour vérifier les sorts de protection! Tu imagines??

Excitée comme une puce, elle ne parvenait plus à cesser ses babillages, tout en sautant sur place et en ouvrant de grands yeux brillants, contaminant son ami par sa bonne humeur.

- Il faut que je trouve un moment pour parler à Campbell. De Meghan. Ajouta-t-elle gravement. Et si je pouvait chopper Strogov aussi. Comme il doit l'avoir mauvaise !!! Sais-tu que c'est son anniversaire dans deux jours ? Remarque, il pourra toujours piquer des idées déco!

Tout en poursuivant son discours, elle s'approcha de la statue et vérifia les alentours. Il fallait en faire le tour trois fois pour accéder au passage. Ils entreprirent le premier tour.

- J'espère aussi revoir Maureen Kinkaid, il faut que je lui parle de quelque chose... Ajouta-t-elle d'un air soucieux. On en est à combien de tours là ? S'arrêta-t-elle brusquement en lui faisant face d'un air malicieux, un immense sourire aux lèvres.



Dernière édition par Saoirse Shepherd le Jeu 14 Juil - 21:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 112
Âge du Personnage : 24 ans
Lieu de vie : Camden, Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Jeu 14 Juil - 15:25

C’était clairement le genre d’évènement auquel je détestais aller.

Les grands rassemblements de ce style, avec code vestimentaire, des politiques qui pètent plus haut que leur cul, des femmes qui en profitent pour se vêtir avec le moins de tissu possible, et j’en passe. Toutefois, c’était un évènement de grande importance pour le monde magique et recevoir une invitation du ministre lui-même avait son petit effet. J’avais finalement pris la décision – tout en grimaçant – de me rendre à l’évènement.

Sans hésiter,  j’enfilai une chemise blanche particulièrement moulante, ainsi qu’un pantalon noir encore plus moulant et taille haute. Je sublimai le tout d’une veste aux couleurs de mon ancienne maison – ou presque : kaki. Hors de question de sortir la robe de soirée, de gala, et encore moins une robe à la mode sorcière. A ce niveau-là je préférais encore le style moldu. Une fois devant le miroir je réalisai un léger détail : la température. Certes, nous allions en Ecosses, mais nous étions en plein mois d’Aout et ne nous en déplaise, le beau temps était au rendez-vous. C’était sûr, j’allais mourir de chaud.

Je soupirai longuement, découragée. Je n’avais déjà pas très envie d’y aller, mais cette histoire de fringue n’arrangeait rien. Ce fut un hululement de chouette qui me sortit de ma déprime. Je ne connaissais pas cet oiseau mais il avait apparemment un petit mot pour moi. Mes yeux glissèrent directement à la signature avant même de lire le contenu du message. Mark. Je dû retirer ma veste avec hâte, j’allais bouillir ! Le beau ténébreux me proposait réellement de le rejoindre devant la cathédrale St Giles, au niveau de la statue. La blague…

Mon dieu ! Il fallait que je me change ! Ni une ni deux, je me jetai dans ma garde-robe. J’étais décidée à ne pas porter de robe longue, hors de question de crever de chaud. Damn, j’allais donc faire partie de ses femmes qui se vêtissent du moins de tissu possible ? Je secouai la tête pour chasser cette idée puis mit la main sur ma jolie robe bleue. Elle faisait à la fois habillée, mais étant courte je ne risquais pas d’avoir trop chaud. Elle était parfaite et je l’enfilai à la hâte. Oh wait, qu’allais-je donc bien pouvoir mettre comme chaussures avec ça ? Avec le plus long soupir que l’univers ait connu, j’enfilais de hauts talons à motif foral assez coloré. Ça sentait l’été. Mais l’été chic.

Lorsque je fis le premier pas, je compris que je serais incapable de marcher avec ça. J’adorais acheter des talons, mais je n’avais jamais d’occasion pour les porter, si bien que je n’étais vraiment pas à l’aise avec ces engins aux pieds. Il me suffirait donc de transplaner ! Mon soupir fut de soulagement pour ce coup-là. Pour la suite des évènements, je trouverais bien une parade.

J'étais sur le point de partir lorsque je réalisai que je n'étais même pas coiffée. Que me forcais-je donc à faire pour un homme, et pour une soirée qui allait s'avérer incroyablement longue et ennuyeuse ? Question rhétorique évidemment. Je me saisi de ma baguette afin de me modeler une coiffure rapidement, puis réalisai que je ne l'avais pas utilisée depuis... vraiment longtemps. A la limite j'aurais pu utiliser Lumos le soir mais dans un appartement moldu comme le mien, j'avais l'électricité et tout ce dont j'avais besoin. J'étais réellement devenue une "sans baguette" et honorai enfin ce surnom qu'on nous donnait à l'Université.

Tant bien que mal, je parvins à boucler ma chevelure. Je n'aimais pas spécialement les attacher mais mes ondulations naturelles me sortaient par les yeux ces jours-ci. Bouclés, c'était une bonne idée. Un peu de laque pour faire tenir tout cela le plus longtemps possible, un petit coup de maquillage léger et me voilà enfin parée à partir.



Spoiler:
 



Une heure plus tard, j’avais transplané non loin de la fameuse cathédrale d’Edinburg et tentai tant bien que mal de rejoindre la statue qui surplombait la place. Je me callai contre elle, mes pieds déjà chauds bouillants. J’avais eu raison, la plupart des femmes que je voyais étaient ridicules. L’une d’elle ne m’échappa pas – et elle n’échapperait probablement à personne – tant sa robe était voyante. Du moins sa couleur, carmin. Erk. Je croisai aussi Brenna et lui adressai un signe de tête amical. Il ne manquait plus que Mark. Pitié qu’il se dépêche.


•• Demelza Worpel ••
Ancienne Serpentard
Diplômée d'une MURENES en Science de la Nature
Invente, concocte et vend illégalement des potions


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t1253-demelza-worpel%22
avatar



Messages : 220
Âge du Personnage : 25
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Jeu 14 Juil - 17:37

J'aimais moyen les mondanités.

Mais j'avais été convié comme bon nombre de la population sorcière à me rendre à une présentation dont le sujet était ma foi assez nébuleux.
J'avais décacheté l'enveloppe reçue par Hibou Express et m'étais empressé de faire une grimace à l'attention de cet Adam Campbell qui n'avait nullement mes grâces. Mais force est de constater que c'était une invitation officielle, et ne pas s'y rendre serait potentiellement signe de représailles ?
Aucune idée, mais tenter le Diable, comme le disent les Moldus, n'était pas mon fort. A croire que je traine vraiment trop avec ce que j'abhorrais à l'époque de Serpentard.

Serpentard ...

Comment dire ? J'avais revu Demelza qui m'avait sauvé la "vie" récemment et il me semblait que l'inviter à cette petite sauterie; serait sympathique. Je griffonais un mot à la hâte, sur un bout de parchemin vieilli par les âges et signais. J'espérais bien évidemment, qu'elle n'irait pas accompagnée. Ou sinon, j'allais passer pour un con.
En ce qui concernait les vêtements usuels de ce genre de soirée, je n'en avais aucune idée. Je n'allais pas ressortir ma robe de sorcier que j'avais mis pour la fin d'année à Poudlard, ça le faisait pas. Et d'ailleurs, j'avais quelques centimètres en plus et autant de muscles. Je me creusais les méninges, -chose rarissime comme le dirait McEwan la mauvaise langue-, et me confortais dans l'idée que mettre un costume moldu, c'était classe.
Puis vu que je travaillais chez les dits-Moldus, ce serait cool d'en arborer le style vestimentaire. Bien que je ne mettais aucune robe de sorcier depuis Poudlard.

Faut vraiment que j'arrête de parler chiffons.

Enfilant veste noire et baskets, je me dirigeais en courant vers la boutique masculine la plus proche. Dès que je vis la queue, j'eus envie de hurler, mon regard doré scrutant toutes les possibilités, mais tous les vendeurs étaient occupés. J'étais dans la bouse.


- Messieurs ! C'est pour une urgence ! J'avais crié assez fort pour que même le type dans la réserve sursaute en rangeant ses cartons de vêtements. J'avais attiré l'attention de vendeurs souriants mais de clients mécontents.

J'en avais strictement rien à faire des clients, il me fallait un costume moldu et plus vite que ça.


- En quoi puis-je vous être utile ? Me lança un vendeur avec un ton qui ne me laissait pas le temps d'argumenter pendant un siècle. De toute façon, j'avais le feu au chaudron, et si je ne voulais pas que Demelza m'attende, le type en question devrait faire des miracles.
- Je suis de soirée. Il me faut un costume, classe mais pas criard. J'aime pas les couleurs chamarées et voyantes.
- Je vois que Monsieur sait ce qui lui sied et ce qui ne lui sied pas. Bien. Suivez-moi. On va vous trouver le Graal du costume trois pièces. Je suivais donc ce type parmi le dédale immense de ce magasin. C'était affreux mais après moultes essayages de costumes trois pièces plus tard, j'avais trouvé ce qu'il me fallait.


Spoiler:
 


Le type avait même réussi à me vendre un chapeau, prétextant que cela terminait ma tenue et que cela était classe. Il avait raison mais je n'avais pas le temps de tergiverser, et je transplanais. J'avais évidemment payé mon costume, ce qui m'avait ôté une bonne partie de mon salaire, mais cela valait le coup. Enfin, je crois.
J'étais donc arrivé à notre lieu de rendez-vous. Près de la sublime cathédrale d'Edinburgh, magnifique architecture sur laquelle je n'avais pas le temps de m'attarder outre mesure. Décidément, j'étais pressé et faire attendre mon ancienne camarade Serpentard n'était pas dans mes prérogatives.
Je cherchais donc Demelza de mon regard doré et la vis enfin. Sculpturale dans sa robe bleue moulante et courte. Elle n'avait plus d'air de l'adolescente que j'avais connu, c'était une femme fatale.

Je restais sans voix. Elle était si belle que je lui en tirais mon chapeau. Au sens littéral du terme.

Arrivant à sa hauteur, je lui souris. Scrutant par un regard avisé, des jambes galbées perchées sur des talons vertigineux, qui je le pensais devait faire vraiment mal aux pieds. Les filles souffraient vraiment pour être belles.

Elle était CANON.


- Demelza. J'espère ne pas t'avoir trop fait attendre. Tu es magnifique.

Et c'était sincère. Je lui tendis donc mon bras afin qu'elle le prenne. Et nous nous dirigeâmes vers un couple de sorciers, dont la jeune femme était incendiaire.

Littéralement.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 99
Âge du Personnage : 26 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Jeu 14 Juil - 21:50



-Ah oui? Je n’ai pas le choix?

La tête du jeune Rainsworth s’était redressée dû aux paroles de sa mère. C’était donc la raison de la visite d’Elsabeth Bridges qui, de si bon matin, avait décidé que son fils devait l’accompagner à une soirée –dont il ne se rappelait déjà plus le motif- organisée par le ministère de la magie. Évidemment, elle devait y aller puisqu’elle y travaillait, mais pourquoi lui? Parce qu’il devait réfléchir au fait qu’il était sorcier, lui aussi. Parce qu’il entrait à l'université Dumbledore bientôt et qu’il devait se tenir au courant de ce qui se passait dans le monde magique. Parce qu’il allait peut-être devoir travailler au ministère un jour, s’il faisait suffisamment d’effort le programme CETUS qu’il allait entreprendre à l’automne… La femme lui exposa une liste de raisons longue comme un bras, lesquelles étaient probablement toutes valables. Un léger soupir glissa des lèvres de Skye, suivit de peu par un sourire résigné. Il avait dépassé le quart de siècle, mais il ne saurait peut-être jamais dire non à sa mère. Ou à qui que ce soit, d’ailleurs.

-Un effort vestimentaire…?


Son regard azuréen se posa sur son t-shirt troué arborant le logo du groupe Pink Floyd. Cela ne convenait pas? Réellement? Le sourcil arqué d’Elsabeth lui indiquait qu’il était mieux de ne pas défendre sa cause ; c’était peine perdue. Pas de chandail de groupe de musique moldu. En fait, pas de chandail de groupe de musique tout court.  Et ce n’était pas tout. Sa tignasse était en broussaille et une barbe de quelques jours régnait sur ses joues. Ce n’était toujours bien pas de sa faute si les dernières nuits avaient été longues et qu’il n’avait pas eu le cœur à quitter son état de zombification pour attraper son rasoir.  Allez, une double dose de potion d’éveil pour la cause.

♦ ♦ ♦

Skye n’aimait pas particulièrement faire les boutiques, en particulier lorsqu’il s’agissait de vêtements. Un jeans usé et un chandail pigé au hasard était toujours le style à la mode dans son garde-robe. Et s’il ne se souvenait pas la dernière fois où il avait mis les pieds dans un magasin de linge, il y avait peut-être une raison. Ah, non. Il s’en souvenait… Une copine qu’il s’était fait quelques années auparavant l’avait trainé une journée entière dans un centre commercial pour trouver « la cravate » qu’il devait mettre pour être assortie à sa robe. C’était pour une soirée, certainement, mais quel pour quelle occasion? Il se le demandait bien.

Ainsi, après avoir promis à sa génitrice de partir en quête  d’un habit approprié, il prit le chemin des boutiques. Elsabeth avait évoqué la vague idée de lui faire porter la robe de sorcier qu’il avait dû enfiler pour sa graduation de Poudlard et cela seul enflammait grandement sa volonté. Il ne porterait jamais de robe de sorcier à nouveau. Jamais.  Cela ne voulait pas dire qu’il allait être bien critique… Il entra dans le premier magasin adéquat, fit entièrement confiance à la première vendeuse qu’il trouva et ressortit avec le premier ensemble qu’elle lui proposa. Vite fait. Bien fait? Ça allait.

♦ ♦ ♦

L’après-midi fila à toute allure et la petite aguille voulait maintenant pointer son nez sur le cinquième chiffre de l’horloge. Presque dix-sept heure. C’est l’esprit embrouillé et le coeur au bord des lèvres que Skye se remettait de son tour de transplanage, transport magique qui le mettait dans tous ses états à chaque fois. En quatrième vitesse, il avait dû s’éclipser vers la salle d’aisance de peur de salir les jolies nappes -aussi blanches que son visage à ce moment précis- qui recouvraient les tables de la salle principale. Maintenant, le dilemme était plutôt de s’asperger le visage d’eau sans créer un  effet de « wet t-shirt » sur son chandail blanc mais, pour être franc, cela ne le préoccupait pas du tout ; il avait pire chat à fouetter. Non sans sentir ses jambes chanceler légèrement sous lui, le jeune sorcier sortit de la salle de bain. Il put alors porter une attention plus particulière à ce qui l’entourait. Atmosphère feutrée, petite musique en fond sonore, Skye s’imaginait presque dans un ascenseur. Un ascenseur cinq étoiles, bien sûr… Il réprima un petit sourire lorsqu’il réalisa quel étaient le thème et les couleurs. Les serdaigles avaient-ils gagné la coupe cette année? Cette idée lui fit plaisir, même si Rowena n’avait pas été la matrone de ses études à Poudlard.

Malheureusement, parmi tous ces gens, le jeune homme ne voyait plus du tout la silhouette de sa mère. C’était bien sa chance ; À force de se fondre dans la masse moldu, il ne connaissait plus beaucoup de sorciers. S’il ne la retrouvait pas, la soirée serait longue. Ou peut-être aurait-il une chance de s’éclipser pour aller participer au  festival d’Edinburgh? L’idée ne lui déplaisait pas…


Le premier vêtement de la première boutique:
 


Laisser la poésie décider de son sort, sortir au matin et accepter la mort,
mordre dans la vie sans penser à demain, maintenir le cap tout droit vers son destin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 158
Âge du Personnage : 21 ans
Lieu de vie : Librairie Stanford - Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Ven 15 Juil - 20:02

Le 12 Août était pour moi un jour comme tant d'autres. Sauf que quelques jours auparavant, j'avais reçu un courrier étrange transmis par un coursier du même acabit. C'était une invitation formelle à laquelle je devais me rendre, et à laquelle, je n'avais pas vraiment prêté attention.
L'enveloppe trônait sur ma table de nuit, dont l'écriture mordorée brillante, me signalait que je ne devais pas l'ignorer. Et pourtant j'osais. J'avais lu entre les lignes, et tout ceci était incompréhensible. Je ne connaissais pas ce Philtre dont il était question lors de cette soirée. J'avais bien fait quelques recherches sur mon ordinateur portable, mais là encore, c'était le néant.
J'avais juste trouvé un patronyme étrange en association avec ce numéro B612 : Nicodemus Bailey. Les recherches avaient été encore plus infructueuses en inscrivant cet homme dans l'immense toile qu'était Internet.

Résultat, je ne savais toujours rien.

J'étais donc parti travailler sans me poser plus de questions, me levant aux aurores pour décharger les immenses camions, qui nous apportaient les Best-sellers de la rentrée prochaine. Toute l'équipe était là, sauf ma patronne, pour qui, c'était le jour de congé. Elle nous avait laissé une liste bien exhaustive à se répartir entre collègues. Elle était prévoyante, mais intrusive. Mais elle m'avait engagé sans me poser plus de questions. Et je pouvais prendre congé, quand la pleine lune se dévoilait.
Pour cela, j'avais un respect sans bornes envers elle. Dépassant de ma poche, se trouvait cette étrange enveloppe, qui intriguait Lexie autant que le dernier rouge à lèvres à la mode. Depuis un laps de temps qui me semblait interminable, elle scrutait mon postérieur. Croyant qu'un accroc était présent sur la poche arrière de mon jean, je m'étais retourné en hâte mais pas assez lestement, Lexie avait un talent sans failles ...

Merde.


- Ça m'intriguait depuis un petit moment ! C'est quoi ? Me lâcha ma collègue tout en ouvrant sans demander, elle était toujours sans gêne, l'enveloppe et en dépliait le courrier.
- C'est rien.
- Bah si. Oh tu es invité !

Merde. Merde. Merde. Bien qu'elle était blonde. Une vraie blonde. Lexie savait reconnaître quand il y avait quelque chose qui n'était pas commun. Et cette invitation en était l'exemple. J'avais été stupide de prendre cette invitation avec moi, bien que je n'en avais nul souvenir.

- Un mariage ! Aujourd'hui ! Et toi, tu travailles ... Et je suis certaine que tu n'as pas de costume.

La blondinette marquait un point. Mais ce n'était pas à un mariage que j'étais convié ... Je fronçais les sourcils tandis que mon regard gris-bleu, parcourait l'invitation. C'était bien ce que j'avais lu. Repliant le papier, et le remettant dans ma poche, je scrutais Lexie. Cette dernière me toisa de haut en bas, avec sa sincérité naturelle.
Ça sentait mauvais.
Elle savait se rendre indispensable et je n'arrivais pas vraiment à lui dire non.
A vrai dire je n'étais pas le seul.
Et ce qui devait arriver, arriva.


- Bon. Y'a peut-être un moyen. Ton seul costume c'est celui du mariage de ta soeur, non ?

Elle avait raison. C'est mon seul et unique costume, que je ressortais à toutes les occasions. Mais maintenant, il s'avérait légèrement étroit. Voire trop étroit. Et qu'est-ce qui lui faisait dire que j'avais envie de me rendre à cette soirée ?
Un visage me vint à l'esprit, une silhouette fluette, un visage doux encadré par un regard noisette et une voix douce. Elle serait peut-être présente. Elle était journaliste après tout.
Saoirse ...


- Allez viens ! Elle me prit si fermement le bras, que j'aurais la trace de ses ongles manucurés à coup sûr. Quand il s'agissait de faire du shopping, Lexie était en première ligne. Même s'il y avait la fin du monde ... Et ce n'était pas vraiment rassurant, préférer une paire de ses escarpins préférés à toute une famille. Lexie était de ces filles là, les vêtements, les sacs et les chaussures ne la décevront jamais. Sauf, s'ils ne sont pas au prix qu'elle désire et là c'était une furie.

J'étais donc bien obligé de la suivre et elle m'entraîna devant la boutique où elle emmenait ses petits amis quand ils devaient être sur leur trente et un, lorsqu'ils sortaient avec elle dans un lieu hautement prisé. Je sens que j'allais laisser une bonne partie de mon mois de travail, mais cela en valait-il la peine ?


- Saoirse ...
- Qu'est-ce que tu baragouines encore ? Lace ! Il me faut ça, ça et ça ! On doit rendre Alexander présentable pour un mariage !
- Merci ...


Spoiler:
 


Me voilà donc endimanché avec une tenue que je ne remettrais sûrement plus jamais, au volant de ma petite Mini noire vintage, en route vers ce lieu étrange de rendez-vous. Durant le trajet, je n'avais pas mis de musique, perturbé par d'étranges questions. Quel était le but premier de cette soirée ? Pourquoi avais-je été invité par ce Ministère de la Magie ?
Etais-je recensé ? Etais-je fiché ? Savaient-ils ce que j'étais ? Ils savaient peut-être tout en fin de compte. Arrivant en trombe à Edimburgh, quand j'étais stressé je roulais toujours plus vite, je garais donc ma Mini assez proche du lieu de ralliement au cas où la soirée serait une véritable catastrophe. Il y avait déjà du monde dont certains auraient fait fuir Lexie de par leurs tenues vestimentaires beaucoup trop colorées. Je souriais, j'étais entouré de personnes que je ne connaissais pas et leurs accoutrements étaient vraiment charmants pour certains.
Je devais paraître bien fade avec mon costume à carreaux beige clair et rehaussé d'un polo rouge carmin. Je me frottais la nuque -j'avais du passer chez le barbier et le coiffeur sous les conseils de Lexie-, en passant devant les gens qui ne se gênaient pas pour la détailler. Elle.

Saoirse. Volcanique. Brûlante.

Au bout de son bras se tenait un jeune homme, roux. Et grand, habillé par un kilt et un blouson.


Wow.

Je dépassais tout un panel de monde qui s'extasiait devant tout et n'importe quoi. Et filais vers Saoirse, au diable son compagnon. Arrivé à sa hauteur, je me mis à sourire tout en scrutant l'homme à la dérobée.
Ils étaient bien trop proches.
Elle le tenait bien trop fermement.
Était-ce son petit-ami ?


Elle ne t'appartient pas. Elle est libre d'aller avec qui elle veut.

...

- Bonjour Saoirse. Bonjour ... Lâchais-je en regardant le jeune homme, tout en étant certain de ne pas vouloir qu'il se présente.

La Politesse.

Mouais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Sexy Menestrel

Messages : 924
Âge du Personnage : 33 ans
Lieu de vie : Un peu partout... (Je te jure, j'ai pas mieux)

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Sam 16 Juil - 3:03

- Où est passée ta cravate ?!!
- Elle m'étouffait...
- Tu es incorrigible. Il y a des codes à respecter. Rentre au moins ta chemise dans ton pantalon!
- Tout le monde n'a pas votre élégance...
- Je vois que tu es de bonne humeur. Qu'est-ce qui ne va pas ?
- … C'est cette soirée. Je … je ne peux pas.

Beltrov Austeen, la quarantaine environ, ses longs cheveux blonds prisonniers d'un catogan, les yeux clairs et bienveillants fit demi-tour et prit son ami par les épaules. Un sourire chaleureux éclairait son visage séduisant lorsqu'il s'adressa à Ezio.

- Bien sûr que tu peux. Au contraire, c'est un pas de plus.

Ezio grimaça et détourna la tête. Rien n'allait. L'affluence l'angoissait. Les centaines de sorciers qui se mouvaient autour de lui n'arrangeait en rien son malaise. Il réalisait à chaque pas qu'il avait fréquenté la plupart d'entre eux à un moment ou un autre de sa vie et que certains lui souriaient déjà, prêts à engager la conversation. L'importance de la soirée lui faisait sentir à chaque instant qu'il n'était pas à sa place et qu'il ne voulait pas y être de toutes façons. Quant au sujet, il le hantait depuis trop longtemps pour qu'il parvienne à l'affronter sans trembler devant ses démons.
Il fit deux pas en arrière et s'appuya contre un mur, ses jambes se dérobant sous lui. Secouant la tête à deux reprises, il offrit un visage torturé à son mentor avant d'écarter les bras en signe d'impuissance.

- C'est surtout une très mauvaise idée. Je... vais vous laisser y aller seul. Je vous attends dehors. Sa voix faisait concurrence à ses jambes, chevrotant tout autant que ces dernières. Il passa une main sur son front, nerveusement et prit quelques grandes inspirations. Je ne me sens pas très bien. C'est mieux.

« Mieux que de vomir sur les pieds de Campbell. »

Beltrov était un barde de haut rang extrêmement respecté pour sa sagesse et sa diplomatie. Il était de ses hommes qui ne perdent jamais leur calme quelle que soit la situation et qui faisait montre d'une douceur empreinte de fermeté ne laissant aucune d'autre voie à ses interlocuteurs que celle qu'il avait choisie pour eux.
Ezio avait croisé sa route dès son premier jour à l'Ibas et avait immédiatement été fasciné par l'homme tout autant que par le barde. Il avait dès lors tenté en tout point de lui ressembler. De son côté, son aîné avait développé une grande affection pour le jeune homme qu'il était à l'époque et était devenu une aide précieuse au cours de sa formation, plus qu'un maître encore. Les deux hommes étaient intimement liés et Beltrov avait été l'un des principal soutien d'Ezio ces dernières années. Il connaissait par cœur l'homme qui lui faisait face, savait reconnaître la peur dans ses yeux sombres et son angoisse à travers ses gestes. Il savait le sujet sensible mais avait choisit en toute connaissance de cause.

- Ezio... Aujourd'hui, je ne suis pas ton guide. Je ne te demande pas d'avancer dans tes épreuves et je ne suis pas là pour te mettre un nouveau coup de pied aux fesses.  Il marqua une pause et jeta un œil à la ronde. Je t'ai demandé de venir en tant qu'ami et en tant qu'égal. Le Conseil est inquiet. Je suis inquiet. Ajouta-t-il. Et j'ai besoin de ton avis. J'ai besoin, mon ami, que tu sois là, ce soir, avec moi.

Il plaça une main sur le bras de son compagnon et le toisa de ses yeux clairs avec cet air qui ne permettait à aucun de lui refuser quoi que ce soit.
Ezio réprima un rire nerveux. Une fois encore Beltrov savait exactement quels mots utiliser avec lui. Il se sentait pris au piège et malade. A plusieurs reprises encore il secoua la tête, observant l'entrée d'autres personnes, parées de leurs plus beaux atours, dont une femme rousse qu'il avait déjà vu mais il ne savait plus où. Tout lui échappait. Même son propre nom.

- Beltrov. Je suis probablement le barde le plus mal placé pour vous aider sur ce sujet. Arrêtez la pommade... Bougonna-t-il, maussade.

L'autre soupira et s'adossa à son tour au mur en glissant les mains dans les poches de sa robe sombre. Le tableau était surprenant, les deux hommes se tenant à l'entrée comme des membres de la sécurité, l'un vêtu d'une robe de sorcier à la coupe sobre aux armoiries de l'Ibas, le second en costume moldu, un bout de sa cravate dépassant négligemment de la poche dans laquelle il l'avait fourrée. Le premier paraissait désemparé et inquiet quand le second avait l'air franchement malade, la pâleur de son visage contrastant avec le brun de ses yeux et ses cheveux.

- Tu es le barde le plus têtu que j'ai eu l'honneur de rencontrer Ezio. Puisque la manière douce ne te convient guère, je vais employer une méthode plus rude : Veux-tu bien cesser de te regarder le nombril un instant ? Il ne s'agit pas aujourd'hui de ta petite personne et de tes blessures. Nous portons tous un fardeau. Il s'agit du monde. Ne hausse pas les épaules ! Malgré tous tes efforts pour saborder cet aspect de ta vie, tu en fais partie. C'est ainsi et tu n'as pas le choix. Et tu es concerné ! Intima-t-il en voyant Ezio lever les yeux au ciel. C'est grave ce qui se joue en ce moment et quel que soit le côté que tu aies choisi, magique ou non, ça nous concerne tous. J'ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles ce soir. Et je t'ai choisi parce que j'ai confiance en toi et que oui, je pense que tu es le plus qualifié. Maintenant, lève-toi et suis-moi.

Sans attendre de réponse et parce qu'il le connaissait par cœur, Beltrov se redressa et avança parmi la foule, un Ezio boudeur mais résigné sur ses talons.
Les yeux rivés sur le dos de son mentor, il avançait l'air hagard, voyant sans voir et entendant sans écouter vraiment. Une réminiscence de cauchemar d'enfant le saisit en même temps qu'une sensation de terreur inexplicable. Ses mouvements étaient ceux d'un automate alors que son esprit se concentrait sur un poème français qui avait surgit de nulle-part.

« C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Et je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle je pense à ça...  »


Bien planqué au sein de son trou de verdure il lui sembla néanmoins saisir les affres et sons d'un vent mauvais: de l'agitation, des cris, la panique et la peur. Il frissonna et s'arrêta brusquement tournant la tête de tous côtés. Des rires seulement. Et des gens qui buvaient. Hallucinations, probablement.

- Ezio ? Ça va aller ? S'inquiéta Beltrov.

«Quand je vous disais que j'allais être malade... c'était pas une métaphore...»

Le jeune barde greffa néamoins un sourire - mal assuré - à ses lèvres et avança de quelques pas, empoignant au passage un verre de champagne que les serveurs faisaient léviter autour d'eux. Il l'avala d'un trait et rejoignit son ami.

-  Ça ira. Assura-t-il. Je tente une amputation du nombril.


Scotland Homemade ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t170-ezio-shepherd-poete-et-barde http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t135-ezio-shepherd-barde
avatar



Messages : 1397
Âge du Personnage : 26 ans
Lieu de vie : Scotland
Emploi : Éleveur de Salamandres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Dim 17 Juil - 22:24

« Eh bien, apparemment, au moins trois … »

Devant eux s'ouvrait avec splendeur le Ministère de la Magie Écossais. De quoi donner envie d'entamer of Scotland » à plein poumon. S'il ne savait pas pertinemment qu'il chantait aussi faux qu'un Nimbus 1000 désossé, Joachim se serait lancé dans l'aventure sans le moindre égard pour Aileas et son groupe.
Émerveillé par ce qui s'offrait à ses yeux, il serra Saoirse un peu plus fort contre lui. Comme si, en faisant ça, il pouvait transcender les limites de sa propre tête et lui transmettre son enchantement. Quoi que, vue sa tête à elle, elle n'avait probablement pas besoin d'une dose d'euphorie supplémentaire. Ses yeux brillaient comme ceux d'une gamine. Une fois de plus (comme bien des fois dans l'après-midi), Joachim se dit que, définitivement, ils faisaient une belle paire, tous les deux.
Il la serra contre lui et fit mine de vouloir lui adresser deux mots, ce qui lui évita de saluer Mark Resnald et sa compagne, Rebekka Worpel ou quelque chose dans le genre.

« A ton avis, si on fait plus de trois tours, on atterrit où ? Au Pays des Merveilles ? »

Le Pays des Merveilles était un endroit tout droit sorti d'une histoire que Mélusine adorait raconter. Elle lui en avait tellement parlé, en long, en large, et surtout en travers, qu'il avait parfois l'impression que l'endroit était plus réel que sa propre cuisine.
Quoi qu'il en soit, cette histoire de tours suscitait sa curiosité. Il devrait bien réussir à convaincre Saoirse de tenetr l'expérience, un jour ou l'autre.

Jusqu'à présent, Joachim était absolument ravi de son début de soirée.
Le secret pour une soirée réussie ?
Tout résidait dans les détails. Détail géographie : l'Écosse, Edinburgh, en plein milieu de l'International Festival. Détail gastronomique : l'estomac rempli de tout ce que les stands avaient à offrir d'exotique et de local. Détail humain : Saoirse au bout de son bras. Détail des détails : une bonne humeur à faire sourire un détraqueur.
Cette bonne humeur avait débuté dès la réception de l'invitation et s'était cramponnée à Joachim les jours suivants. Et s'il en doutait, non, définitivement, il n'y avait pas eu une sortilège d'euphorie camoufflé dans l'enveloppe. Avec surprise, lors de son tour d'horizon visuel, il constata qu'une bonne partie de la foule n'était pas au diapason de leur béatitude enfantine, à Saoirse et lui. Il y en avait qui tirait carrément la tronche. Par une soirée pareille ! Alors que Campbell avait enfin déniché un remède digne de ce nom à la molduisation en masse qui avait eu lieu au début des années 2000 ! Alors que l'Écosse était à l'honneur ! Alors que leur tout nouveau Ministère prouvait au monde entier qu'il savait organisé une réception digne de ce nom ! Ils savaient, les gens, qu'une invitation, c'était pas une convocation et que si c'était pour jouer les rabats-joie, ils pouvaient rester chez eux ? Bande de trolls !
Il allait entraîner Saoirse dans un grand tour du propriétaire ( Rolling Eyes ) mais ils furent interrompus par un type qui vint baver sur sa compagne. Il exagérait à peine. Mais le type en question avait un air qui raviva l'instinct protecteur de Joachim. Protecteur.

* Comme un frère. *

Voilà. Pas sûr que Luann ou Ezio apprécient la mine énamourée de l'intrus. Et comme Saoirse ne semblait pas décidée à se pâmer en retour, il se décida à agir. Ezio ou Luan auraient probablement choisi une option plus subtile que de rouler une pelle à Saoirse, mais on ne pouvait nier l'efficacité de l'acte. Et puis, bon, c'était pas comme si elle avait pas lancé l'idée la première. Y avait pas de quoi fouetter un dragon non plus.

‹‹ Salut, moi, c'est Joachim ! A plus tard ! ››

Et sans attendre un mot de plus, il virevolta, Saoirse toujours à son bras, dans un tourbillon de kilt, prêt à se lancer à la conquête de la salle. Un sourire immense aux lèvres.

Spoiler:
 


•• forever young ••
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t452-de-la-naissance-des-veracrasses http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t133-joachim-mcewan-eleveur-de-salamandres
avatar



Messages : 237
Âge du Personnage : 25
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Lun 18 Juil - 18:39

Elles avaient toutes enfilé leurs plus belles tenues pour le plaisir des yeux. Sous couvert de moues désabusées qui clignotaient tel un panneau lumineux « Je m'ennuiiiiiiiiiiiiis teeeeeeellement dans ces soirées » elles avaient tout de même toutes sauté sur l'occasion pour se pomponner comme des stars et sautés aussi littéralement dans leurs fringues les plus cliquantes. Robes, maquillage, bijoux, accessoires (qu'il serait bien en peine de nommer et à l'utilité discutable) étaient de sortie.Certaines allant même jusqu'à assortir leur partenaire avec la couleur de leurs yeux. Si, c'était du déjà vu.
De leurs côtés ces messieurs n'étaient pas en reste : robe de sorciers de haute coûture et pour ceux qui se la jouaient branchés ou qui comptaient aller profiter du festival après, le fameux trois pièces moldu à la mode. De style un peu décontracto-habillé. Sans oublier les coiffures élégamment déstructurées avec un air de propriétaire scotchés à la gueule en désignant leurs compagnes cliquetantes.

Quant à lui...

Ben il avait fait comme tout le monde. Il avait sorti ses fringues, savamment choisi devant la glace, demandé son avis à Rachel, n'en avait pas tenu compte et avait dégoté une compagne assorti à sa cravate. La jolie Melanie Breward. Superbe brune aux yeux verts à la croupe élégante. Magnifique mais d'une conversation à endormir un insomniaque sur le champs. (Shepherd si tu veux je te l'envoie).
Passionnée de littérature étrangère ou physique quantique il ne savait plus mais de toutes façons n'écoutait pas, elle avait le double avantage d'être décorative et la petite nièce par alliance d'un des gardes du corps d'Adam Campbell. Ce qui s'avèrerait utile pour ce qu'il avait à faire.

Il appréciait les soirées mondaines pour tout un tas de raisons dont la liste serait longue mais dont les principales étaient évidemment d'un intérêt purement professionnel, avec parfois, de jolis avantages en nature.

Melanie s'avérait être un passeport facilitant. La fouille avait été rapidement menée, la sécurité leur souriait et personne ne s'attardait trop sur le visage de Shawn, ce qui lui convenait entièrement. Il s'empara d'un verre qu'on lui tendait et hochait la tête à un rythme régulier pour ponctuer la conversation unilatérale de sa partenaire qu'il entendait bien perdre au cours de la soirée dès qu'il aurait obtenu ce qu'il voulait : à savoir un entretien avec Campbell.

Clairement, d'un point de vue professionnel, c'était mal joué. Il avait toujours mis un point d'honneur à rester dans l'ombre pour oeuvrer dans le calme et aller batifoler face au ministre n'était pas le meilleur moyen de se fondre dans la masse. Mais d'un point de vue personnel, ces dernières semaines avaient été d'une rare dureté qui valait bien quelques sacrifices.
Lorsqu'elle était présente dans sa vie, Meghan Cameron lui attirait les pires ennuis de la terre et il n'avait souvent qu'une envie : la fuir. Lorsqu'elle en était absente, Meghan continuait à lui attirer les pires ennuis de la terre. Mais elle lui manquait.
Bon, il se serait probablement pendu avec sa cravate plutôt que de l'admettre mais si elle avait pu lire ses pensées, elle l'aurait su. Elle n'avait qu'à faire des efforts dans ce sens après tout.

Les crétins chargés d'innocenter Meghan avaient apparemment été génétiquement programmés pour l'incompétence et il avait fini par prendre les choses en main. Il avait des preuves mais ne voulait pas les remettre à un autre que Campbell. Parce que clairement dans l'histoire, cela arangeait bien quelqu'un qu'une pauvre gamine de 25 ans soit désignée coupable.

Il sirotait son verre en observant les alentours, guettant des amis ou des clients potentiels. Il se fit tout petit en apercevant certains visages avec qui il avait déjà travaillé et dont il ne voulait pas connaître le devenir. Il aperçu le dos de Demelza un peu plus loin (dos qui n'avait rien à envier à celui de Melanie d'ailleurs ) et retint un juron de surprise en réalisant QUI marquait esthétiquement la prolongation de son bras.

- Put***. Resnald!

Et ben y en a qui s'emmerdent pas.

Surprit, il tourna la tête vers l'entrée pour guetter Campbell et tomba yeux à yeux avec Rouquemoute au masculin en train de rouler une galoche à Saoirse Shepherd qui avait assorti sa robe à son tempérament.

Si les roux en jupe se mettent à emballer les jolies filles... où va le monde??

- Melanie, pose tout de suite ce verre, ils ont mis du gingembre ensorcellé dedans.

Ladite Melanie (doté d'un humeur quantitativement égale au QI d'une huitre) ponctua sa tirade d'un « quoi ? » qu'il balaya d'un revers de main avant de poursuivre son inspection des lieux.
Un peu plus loin dans la salle, il reconnu des anciens camarades, des profs auxquels ils s'empresseraient au cours de la soirée de rappeler son bon souvenir pour leur prouver que non, il n'avait pas fini ramasseur de chiures d'hippogriffes et tout un tas de gens endimanchés comme jamais.
Quelque part parmi la foule devait se trouver Derek Grogan, qu'il ne manquerait pas d'aller saluer pour le seul plaisir de se faire insulter.

Réellement, ce genre de soirée finissaient toujours mal, ce qui était un régal.
Dommage qu'il n'ait eu que Melanie pour en partager l'amusement. Il aurait été bien plus agréable que Meghan soit suspendu à son bras en train de sermoner tous ses sarcasmes et impolitesses. Elle lui aurait probablement fait une scène et ça l'aurait amusé. Un court instant. Avant de regretter les saletés qu'il lui aurait probablement dites.

Il soupira bruyamment et cru déceler un mouvement d'humeur chez sa partenaire. Il lui décrocha un sourire charmeur pour se faire pardonner. Plus tard, il aurait l'honnêteté de lui expliquer qu'elle était soulante et que ça gachait le reste. Quand on a un physique de rêve, il est de bon ton de savoir la fermer.
Mais plus tard. Pour l'instant, il avait toujours besoin d'elle.


Commercial particulier. SE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 249
Âge du Personnage : 25 ans
Lieu de vie : Édimbourg
Emploi : Sans emploi pour le moment

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Lun 18 Juil - 18:51

Cathal avait horreur de ce type d’événement et faisait tout son possible pour les éviter, ce qui lui avait fait manquer quelques tragédies récentes du monde sorcier comme lors de la Cérémonie de commémoration ou des journées portes ouvertes de Poudlard. Ce soir, par contre, l’Irlandais se réjouissait presque de se mêler à si grande densité d’êtres vivants. La perspective de découvrir le nouveau centre du ministère magique écossais ne suscitait pas d’émotion particulière chez lui, mais le lancement du philtre B612, ça, oui. Dès qu’il avait reçu le hibou officiel, une effervescence rare s’était emparée de lui et ne l’avait pas quitté depuis. Une drôle d’effervescence toutefois; un mélange de hâte, de curiosité, mais aussi de peur. Il avait visité les laboratoires de Bailey en mai dernier, avec Saoirse Shepherd, où on leur avait plutôt dit que l’antidote n’était pas encore au point. Cathal ne s’expliquait un si rapide progrès. Soit ils leur avaient caché la vérité, soit ils avaient été frappés d’une révélation divine, soit l’antidote n’était pas si prêt que cela (du style, aucun test sur des humains encore). Mais Cathal était bien plus excité et intéressé par le résultat final que par des questions morales sur la recherche; l’antidote, plein de mystères et de réponses à ses interrogations des dernières années.

Cathal avait revêtu pour l’occasion un ensemble moldu (il n’était toujours pas friand des robes de sorciers, sûrement à cause de la persistance de certains préjugés issus de son éducation moldue) : la bordure élimée de ses pantalons noirs jurait avec sa chemise soigneusement repassée, mais les regards des autres se poseraient en premier, de toute manière, sur son veston jaune moutarde de Dijon. Rien de particulièrement flamboyant comparé à certaines autres tenues colorées – il ne cherchait pas à détonner, mais comme il ne savait pas agencer élégamment les tissus, ce veston lui avait paru une excellente idée. En soi, ce n’était pas si moche, qu’on se le dise, mais pas franchement terrible non plus.

Lorsqu’il arriva dans la cathédrale, une foule importante était déjà présente. Il tenta de repérer quelques visages familiers – Miles, son ancien directeur de thèse, l’avait assuré de sa venue quoique tardive, et deux-trois collègues de l’université aussi – mais personne à l’horizon. Il aperçut Saoirse au loin (on ne pouvait pas la manquer, remarquez), toujours à l’affût de la moindre information sur le philtre. Il faudrait bien qu’il aille échanger quelques mots avec elle plus tard (ou simplement pour se remémorer le bon vieux temps de leur visite extrême du laboratoire); elle en savait peut-être davantage que lui sur le sujet? Il se rapprocha de l’estrade, question d’obtenir une meilleure vue sur l’action à venir. Il lui sembla, en se faufilant dans la foule, voir l’autre Shepherd, Ezio, mais la vision avait si furtive et une telle idée lui semblait si improbable que Cathal eut tôt fait de chasser cette hallucination de sa mémoire.

« Cathal ! » s’exclama Frederick, un copain de l’université, en lui attrapant le bras. « Je commençais à désespérer que personne ne viendra. »
« Je n’aurais manqué cet événement pour rien au monde » répondit Cathal en prenant volontiers le verre que lui tendait son ami.
« C’est bien vrai… Alors, il paraît que t’as enfin terminé ton MURENES ? » s’enquit le jeune homme.

Cathal acquiesça de la tête, sans dire un mot. Il n’était pas très fier de la thèse qu’il avait rédigée, surtout qu’il avait pris une année supplémentaire, mais au moins, le MURENES était derrière lui désormais. Enfin. Un peu. Le sujet le hanterait toujours, le pousserait à lire tout ce qui était en lien, à se présenter à des événements comme cette soirée. Les deux copains entamèrent une discussion fade mais empreinte d’une réelle affection sur les dernières nouvelles personnelles de chacun.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.harrypotterrpg.fr/t221-cathal-o-caoimh
avatar



Messages : 32
Lieu de vie : Ministère de la Magie écossais - Edimbourg
Emploi : Ministre de la magie

MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612 Mar 19 Juil - 23:08

Et ils étaient venus. Nombreux.

De la porte par laquelle il devait faire son entrée, sous l'oeil attentif de tous les services de sécurité déployés, Adam Campbell observait la foule curieuse et bruyante venue assister à l'événement de l'année. Ou peut-être du siècle à bien y réfléchir.
Il était presque 20h, la plupart des invités avaient dores et déjà commencé à jouir des festivités et il était attendu pour un bain de foule.
Auparavant, il s'agissait là de son activité préférée. Être en contact avec le peuple, l'humain avait toujours été son terrain favori. Il était parfaitement à l'aise en public, jouissait d'une excellente popularité parmi les écossais et se savait capable de redresser n'importe quelle situation un peu tendue.
Néanmoins, depuis l'attentat du 29 février, il ressentait à chacune de ses interventions publiques le léger picotement dans la nuque signifiant une nervosité modérée. Il mettait cela sur le compte de ses gardes du corps qui n'avaient de cesse au cours de la journée de vérifier inlassablement les issues, les identités, le déroulement de la soirée, les itinéraires empruntés. Ce qui rendait l'atmosphère anxiogène et finissait par le contaminer, lui, qui n'était pas homme à s 'effrayer aisément.
Il craignait davantage d'être freiné dans son ascension et ses projets par toutes les mesures de sécurité et la peur éprouvée par son entourage que d'être réellement victime d'une attaque.
Il se sentait bridé par son propre service de sécurité, ce qui ne convenait guère à un homme ayant toujours tout fait par lui-même.
Il soupira bruyamment lorsque pour la cinquième fois, Declan demanda à dégager une issue à l'autre bout de la pièce où se tenait un groupe de jeunes femmes en grande discussion. Aussitôt, deux hommes se dirigèrent vers elles et les prièrent de se déplacer de quelques mètres.
Le jeune garde du corps tenait sa baguette dans le prolongement de son bras, comme beaucoup des Aurors délégués à sa sécurité.
Dans un réfléxe qui le surprit lui-même, Adam tâta la poche intérieure de son costume pour vérifier la présence de la sienne.
Avec un peu de malice dans les yeux, il tapota le bras de son garde du corps.

« Allons Declan, cessez de vous agiter, vous me rendez plus nerveux qu'un étudiant qui passerait ses BUSES. »

Il désigna la foule du menton.

« Je dois y aller maintenant. 
- Une dernière chose monsieur. Ajouta l'autre en se tournant vers son ministre, la baguette pointée sur lui.
- Faîtes donc. » Soupira ce dernier.

Declan murmura quelques paroles qui enrobèrent l'homme d'un halo bleuté qui disparut aussitôt. Un bouclier magique serait dressé autour du ministre et entretenu tout au long de la soirée par la sécurité.

« Par la barbe de Merlin, vous auriez peut-être du envoyer un hologramme à ma place si vous craignez tant que ça pour ma vie » Se risqua à plaisanter le ministre. Se ravisant immédiatement à la vue de l'air intéressé de l'autre, il poursuivit.  «  Je plaisantais. Il est inutile de chercher à convaincre le peuple en restant assis sur un trône d'or au-dessus du monde. Dieu a essayé, je crains que ça n'ait pas marché. »

En rang suffisamment serré autour de lui pour le protéger, mais se tenant toutefois à une distance respectable pour laisser au ministre une certaine marge de manœuvre, le cortège ministériel se mit en route et traversa la foule.
Adam semblait prendre un malin plaisir à plonger au milieu des gens pour mettre à mal les nerfs de ses gardes du corps. Il serrait des mains, touchait des épaules, échangeait quelques mots avec ceux qui le souhaitaient et répondait à la presse de manière évasive en leur promettant un temps d'échange plus privé après son discours qui aurait lieu d'ici quelques minutes.

Il s'arrêta brusquement sur place à la vue de Dylan Abercrombie. Greffant un air suspicieux à son visage lorsque cette dernière se rua sur lui avec un sourire polie.

« Miss Abercrombie. Vous me voyez surpris de vous voir seule. Où est ce cher Archibald ?
- Il m'a prié de bien vouloir vous transmettre ses excuses pour avoir manqué la fête. Il était malheureusement pris ce soir. Une affaire de la plus haute importance.  » Concéda-t-elle gentiment.
Adam retint un reniflement agacé. Ce vieux bouc avait eu l'audace de ne pas venir. Il était presque certain que cette affaire de la plus haute importance était montée de toutes pièces et que ce dernier, rongé peut-être par la jalousie d'une telle découverte en écosse, avait préféré resté cloîtré dans son propre ministère.

Joueur de carte invétéré, Adam releva le gant jeté en pleine figure et décidé de s'en faire un atout. Une arme de premier choix.

« Il m'a semblé bien fatigué ces derniers jours. Je comprends que les déplacements deviennent pénibles et compliqués à son âge. Transmettez-lui mes vœux de rétablissement. Nous lui enverrons quelques photographies de la soirée.»

Laissant là l'assistante de Strogov, il fit encore quelques pas en ravalant son agacement.

Tout en répondant avec charisme aux écossais ravis de lui serrer la main en personne, il scrutait la foule des yeux y apercevant de nombreux visages connus. Des homologues de tout pays. De riches investisseurs dans la recherche. Des professeurs de l'université et de Poudlard. Des visages connus auxquels il essayait d'attribuer des noms qui lui échappaient actuellement et une femme à la crinière flamboyante qui l'observait de loin tout en se frayant un chemin vers lui. Il plissa les yeux et se tordit un peu le cou pour l'observer davantage. Elle portait une tenue orangée et verte, tout un assemblage de bracelets et bijoux brillants, une paire de lunettes improbable et un rouge à lèvre aussi subtil que la robe de Miss Shepherd, qui soit dit en passant était ravissante.  

Declan avait suivit le regard du ministre et s'apprêtait déjà à fondre sur la femme lorsqu'Adam le retint d'un geste de la main.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Le Lancement du Philtre B612

Revenir en haut Aller en bas
Le Lancement du Philtre B612
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Sujets similaires
-
» Cours de Potion - Potion de Ratatinage ou Philtre Calmant
» Philtre de Confusion [Tous niveaux]
» Le philtre d'amour
» [5ème année][Cours de Potions] Philtre de Paix - Septembre 2022 {TERMINÉ}
» [Sept.] Cours de potions n°1 (Années 1 à 3)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudre de Cheminette :: Royaume-Uni :: Ecosse-