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Poudre de Cheminette



 

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1er mars 2016

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MessageSujet: 1er mars 2016 Sam 18 Juin - 16:02

1er mars 2016 Ҩ Locaux de la Gazette




- Mais!!!??? c'est pas mon article du tout ça ?

Vol de paperasse, de chaise, de tasse de café et de tout ce qu'on peut trouver autour du bureau d'une journaliste. Même les personnages sur les photos sursautèrent. C'est pour dire.
Claquement de porte. Portes avec un -s- parce qu'il fallut bien trouver quelqu'un et que la pièce concomittante était vide.

-Pearce ! C'est quoi ça ???? Lança-t-elle en brandissant le journal du matin sous le nez du jeune Pearce.
- Ben... l'article de Dig... Bégaya l'autre en essayant de se débarrasser de sa moustache journalistique.
-Exactement !! SON PUTAIN D'ARTICLE MERDIQUE !
- Heuuuu.... j'y suis pour rien moi !
- JE SAIS !

Mais tu es le premier que je croise, alors tu prends pour les autres! Na!

La porte suivante étant pourtant pouvue d'une poignée fut ouverte avec un système bien plus rustre et ancestral mais néanmoins tout aussi efficace .

- Monsieur! Déboula-t-elle en se planta sous le nez du directeur de la Gazette, l'air furieux.
- Saoirse bon sang ! Qu'est-ce encore que ces éclats ???
-Où est passé MON article ??! Insista-t-elle.
-Et bien nous avons pensé que...
- Vous aviez dit que ce serait MON article !!!
-Oui mais tu comprends bien que...
-Qu'il était très bien !!!!!
-Certes, il était de qualité mais nous avons pensé que...
-C'est quoi cette daube ? Cette biographie ? Cette photo ? La petite journaliste s'emportait, sentant une fois encore que les choses lui échappaient, lui coulaient entre les mains comme de l'eau fuyante.
-Calme-toi s'il te plaît.
-JE SUIS SUPER CALME !!! Hurla-t-elle à la barbe de son chez qui sembla ne pas apprécier l'audace.
-Miss Shepherd vous êtes dans le bureau de votre supérieur et il vous ordonne de vous assoir et de vous calmer ! Exécution ! Répliqua ce dernier avec la tête du chef qui vire si tu la boucle pas.

Soupirs, regards incendiaires et grommelages plus tard, la jeune journaliste posa ses fesses sur le coin d'une table de réunion, non sans avoir pris soin de bien manifester son mécontentement.

-J'ai beaucoup aimé ton article Saoirse. Réellement. Mais nous avons pour rôle de rassurer la population et ...
-Rassurer ? Au détriment de l'information ? Le coupa-t-elle.
Il poursuivit sans se soucier de son interruption.
-… il était important que la vérité soit faites sur cette jeune femme.
-Allons, Barnabas, je suis allée à l'école avec Meghan Cameron ! Un boursouflet est plus susceptible de causer un attentat qu'elle. J'étais sur place ! Je la connais ! J'étais la mieux placée !!!

Mieux que cette andouille perverse de Diggerius qui ne connaît du sujet que ce qu'on a bien voulu lui raconter!

-Justement Saoirse, tu es encore sous le choc de cette journée et... tu es allée à l'école avec elle.
-Oh... La jeune femme marqua un temps d'arrêt alors que sa colère se muait en surprise. Et ça pose un problème ?

Le directeur de la gazette soupira, ôta ses lunettes et s'assit à côté de la jeune journaliste. Il lui parut soudainement vieux, las et fatigué.

-Non. Mais il faut que tu comprennes que nous ne pouvions pas prendre ton article. Pas cette fois. Pas pour ce sujet. Il y a trop de … complications.

La jeune femme inclina la tête et s'apprêta à répondre vivement lorsqu'elle se souvint de ce que lui avait dit Lenny. Pas de vagues.

-Des … complications ?

Quelqu'un fait pression sur la Gazette ?

Jusqu'à quel point pouvait-on se fier à Barnabas ? Etait-il sous contrôle ? Sous surveillance? Complice ?
Saoirse détailla son chef avec un mélange de tendresse et de peine. Ces derniers mois, il s'était montré plutôt paternel avec elle. Après des débuts où elle avait eu la sensation de devoir prouver au monde entier qu'elle était capable d'écrire et d'être quelqu'un, elle avait fini par se faire une petite place. Toute petite. Le départ de Lenny lui avait permit de sortir de son ombre. Même si elle n'était pas la figure emblématique de la Gazette, il lui semblait que son chef l'appréciait. Pourtant elle réalisait aujourd'hui qu'elle le connaissait peu pour ne pas dire, pas du tout.
Lenny l'avait mise en garde et elle ne savait plus vers qui se tourner et avec qui partager ses soupçons. Ils avaient reçu la lettre de démission de Lenny Starcey quelques semaine plus tôt, ce qui avait semblé porter un coup à Barnabas. Saoirse quant à elle, attendait toujours que Lenny la contacte pour faire toute la lumière sur cette affaire. Ce qu'il ne semblait pas pressé de faire.

Elle ferma les yeux et serra les mâchoires lorsque Barnabas tenta de bégayer de vagues explications quant aux fameuses complications. On y était. La presse était censurée. Excuses bidons.

Elle rouvrit les yeux et les planta dans ceux de son chef, abordant l'air le plus niais, le plus crédule et le plus affable dont elle était capable.
Etre une jeune femme pouvait s'avérer pratique lorsqu'on voulait passer pour une cruche.

-Je comprends, murmura-t-elle avec le ton d'une jeune femme déçue. -Je ferai mieux la prochaine fois. Assura-t-elle sans se départir de son sourire débile.

Elle quitta la pièce aussi rapidement que possible sous les excuses maladroites de son chef et se réfugia dans son bureau, abandonnant niaiserie et crucherie dès que la porte se fut refermée sur sa petite silhouette.
Un air dur sur ses traits doux, les poings serrés, elle jeta un regard mauvais par la fenêtre avant de réaliser à quel point elle se sentait seule. Les photos sur son bureau l'observaient d'un air triste. Elle lança un regard anxieux aux portraits de ses frères, se demandant où était l'un et ce que faisait l'autre.
Ils étaient les seuls en qui elle avait suffisamment confiance pour parler de ça. Mais Ezio était une fois encore introuvable et Luan tout au préparatifs de son mariage futur.
La petite journaliste se laissa tomber dans sa chaise avant de se prendre la tête dans les mains. Elle resta quelques minutes à faire le vide, s'efforçant de ne pas pleurer et finit par arrêter le tremblement de ses mains.

Brenna Quinn.

Le nom s'imposa de lui même comme si on lui avait murmuré à l'oreille.

Brusquement, Saoirse redressa la tête et se remémora la missive reçu quelques mois plus tôt au lendemain des attentats. Brenna aussi connaissait Meghan et ne croyait pas à tout cela.
Elle était probablement la personne de confiance.

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1er mars 2016
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