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Gare de King's Cross - 29 février 2016

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MessageSujet: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Lun 29 Fév - 20:30


En ce lundi 29 février 2016, une foule inhabituelle se pressait dans la gare de King's Cross, Londres. Des individus, dont certains avaient un sens très approximatif de la mode, arpentaient les quais, enthousiastes dans leurs propos et souvent exubérants dans leurs gestes. Les habitués les observaient qui avec indulgence, qui avec un agacement certain. Les sorciers, eux, pour la grande majorité, n'avaient que faire de l'avis de ces moldus éphémères.

Oui, la population sorcière avait de quoi être enthousiaste : pour la première fois depuis longtemps, pour la première fois peut-être de son histoire, la mythique école de magie ouvrait ses portes pour quelques journées découvertes. Une campagne promotionnelle qui réjouissait petits et grands. Les plus jeunes allaient pouvoir découvrir Poudlard bien avant l'âge réglementaire. Les plus anciens y voyaient l'occasion de fouler à nouveau les pierres de ce château bien-aimé et d'y revivre quelques frissons et aventures, entre souvenirs et nostalgie.
L'événement attirait une part non négligeable de la population sorcière, et il fallait ruser pour disparaître sur le quai 9¾ sans susciter la curiosité et l'étonnement des moldus.



Des deux côtés du muret qui séparait mondes moldus et sorciers, la presse s'amassait depuis près d'une heure, avide de capter le moindre cliché ou la plus petite déclaration d'Adam Campbell. Une sécurité importante mais discrète avait été déployée sur les lieux.

Enfin, quelques minutes avant onze heures, le Ministre de la Magie Écossais fit son apparition en gare de King's Cross. Vêtu d'un costume cravate impeccable et se déplaçant avec son dynamisme et son charisme habituel, il était un homme dont aucun moldu n'aurait pu deviner la véritable identité.
Adam Campbell était occupé à serrer quelques mains avec son sourire le plus sincère, quand une tâche rouge voleta tout près de lui. Des membres de son entourage s'agitèrent et voulurent intercepter l'objet. Au même moment, une explosion retentit, faisant oublier la Beuglante qui s'était déposée devant le Ministre.
Plus spectaculaire que violente, la bombe -ou quel que soit l'objet à l'origine de la déflagration - avait principalement causé des dommages matériels. Si l'on décomptait quelques blessures légères parmi les civils des deux bords (et des deux côtés du muret), le muret, lui, avait tout simplement volé en éclats.

Un calme incroyable tomba sur les quais. Immédiatement rompu par la Beuglante qui venait elle-même d'exploser.

« Messieurs les Ministres soyez avisés si vous ne mettez pas fin à ces essais: la prochaine fois, ils seront des milliers à voir, des milliers à savoir. »

Alors que retombaient silencieusement les débris de la beuglante qui venait de s'autodétruire, la poussière autour des visiteurs de la gare se dissipait. Quelques personnes se relevaient en gémissant, touchées par des éclats de brique, alors que d'autres, retinrent à grand peine une exclamation de stupeur. Là où se tenait jadis le pilier permettant l'accès à la voie 9 3/4 il n'y avait plus qu'un trou béant sur l'autre monde. De chaque côté du passage, des humains se faisaient face, certains en robe de sorciers contemplant avec la même peur dans le regard ceux d'en face, vêtus de costumes.
Aussitôt, la garde rapprochée d'Adam Campbell se regroupa autour de lui, alors que le reste de la sécurité se répartissait les tâches qu'il incombait d'accomplir rapidement. Déjà, sur le quai 9 3/4, la Brigade Magique ordonnait aux sorciers de se tenir en retrait du passage, le temps que les choses soient "réglées". Des hommes portant de longs manteaux noirs firent irruption dans la gare de King Cross et parcourait la foule, repérant les moldus témoins de la scène.


Le 29 février - en bref :Alors que les sorciers s'amassent aux abords du quai 9¾ et que le Ministre de la Magie Adam Campbell arrive en gare de King's Cross, une détonation retentit. Un sortilège explosif a été jeté au muret qui sépare la gare moldue du quai sorcier. Si le sortilège a été lancé avec l'intention de causer des dégâts uniquement matériels, des éclats de briques ont blessé quelques civils.
Le sortilège en question semblait doté d'un maléfice de révélation : le muret disparu laisse deviner l'existence d'un autre quai aux yeux des sorciers.

L'événement du 29 février se veut interactif. Tout le monde peut y participer, sorciers comme moldus. L'épisode se déroulera en trois étapes et vous disposerez à chaque fois de dix jours pour poster la réaction de votre personnage. Pour ce faire, et afin d'accroître l'interactivité, privilégiez des posts courts (20-30 lignes).

Le message ci-dessus inaugure la première étape. Vous êtes invités à écrire ci-après les réactions de votre personnage s'il se trouvait sur les lieux (ou s'il vient d'y arriver).
Merci de ne pas anticiper sur la suite. Un nouveau message officiel sera posté au terme de la période de dix jours. Vous avez donc jusqu'au mercredi 9 mars, minuit, heure du Québec, pour poster votre participation.

Inutile de vous préciser que cet événement est partie prenante de l'intrigue.


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Mar 1 Mar - 23:01

Elle avait épousseté sa veste trois fois déjà (Autant dire que plus un poil de boursouflet n'y traînait.) , rajusté la lanière de son sac bandoulière toutes les cinq minutes et resserré sa queue de cheval à deux reprises. La nervosité la gagnait, elle qui s'était pourtant réveillée dans une forme olympique. Elle avait eu l'immense surprise de voir débouler Ezio la veille, pour une visite surprise (et un passage éclair) comme il savait si bien les faire. Sac sur le dos, l'air épuisé, semblant tout juste débarquer d'un pays où il fait beau mais où visiblement, on dort peu*. Comment faisait-il pour être sûr de la trouver chez elle ? A croire qu'il avait un radar. A moins qu'elle ne l'ait trop habitué à être disponible sur commande. A méditer cocotte.
Toujours était-il qu'en ce matin du 29 février, elle avait l'immense honneur de parcourir la gare de King's Cross à ses côtés, fière comme chaque fois qu'elle marchait avec lui et triste à la fois de devoir déjà le quitter. Il avançait de son pas tranquille, parcourant en une enjambée la distance qui lui imposait à elle, d'en faire deux, sans trop se retourner (Ezio quoi). Mais peut lui importait, il était là et sa présence la rassurait.
A chacun des événements que devait couvrir la Gazette et pour lequel elle était envoyée, son malaise augmentait. Alors que son assurance en tant que journaliste grandissait, elle se sentait de moins en moins en phase avec le message véhiculé par le journal. La journée Portes Ouvertes de Poudlard n'était pas anodine. Alors que certain essayait d'y voir un acte généreux et bienveillant à l'égard des futurs jeunes élèves et de leurs famille, la petit écossaise n'était pas dupe. Il s'agissait là d'un fort coup médiatique du charismatique Campbell pour promouvoir « l'éducation à l'écossaise ».

Note le titre.

Il fallait réellement qu'elle l'approche aujourd'hui, ce qui ne serait pas chose aisée. La foule s'amassait, deux fois plus qu'habituellement. Les moldus faisaient leur vie, bagage à la main, ne se doutant de rien, bien qu'un observateur averti aurait pu noter les couleurs particulièrement chatoyantes abordées par certains passants. Ils prenaient leurs trains, partaient en voyage, accompagnaient leurs familles, côtoyant ainsi un nombre incalculable de leurs congénères sorciers qui, de moins en moins discrets, se rapprochaient du « passage ». Saoirse accéléra le pas et rattrapa son frère, perdu dans ses rêveries.

Mon royaume contre les sujets qui te préoccupent...

Elle glissa sa main dans la sienne sans dire un mot et fut heureuse de sentir les deux pressions qu'il exerça avec ses doigts sur sa paume. C'était sa façon à lui de la rassurer, sans mot dire. Il se retourna pour lui adresser un sourire encourageant. Puis elle rompit le silence.
- Tu... tu voudrais pas venir avec moi ?
Il sourit de plus belle et lui lança un regard rieur.
- Quoi ?
- Rien. J'ai l'impression de te revoir le jour où tu es entrée à Poudlard. Tu voulais que je vienne avec toi partout les premières heures.
- Mais, tu veux pas venir avec moi ? Supplia-t-elle.
Elle se sentait complètement stupide d'une telle requête. Elle réalisait seulement qu'elle n'allait peut-être pas le revoir de si tôt et que lui dire au revoir sur un quai de gare, l'esprit parasité par ses obligations professionnelles ne lui convenait pas du tout. Mais alors, pas du tout.

Je voudrais encore un peu de temps.

Avant qu'il ne réponde elle reprit :
- Désolée, c'est débile. Je te laisse partir sans effusions, cris, larmes ou autre comédies. Promit-elle en abordant un sourire confiant.
Il s'approcha d'elle et la serra rapidement dans ses bras, en lui glissant à l'oreille de sa voix basse :
- ça ne veut pas dire non plus que tu dois m'expédier dans le premier train qui passe... Tu seras très bien. Ajouta-t-il. Fais-toi confiance. Tu es une bonne journaliste.
Il lui jeta ensuite un de ces regard à la Ezio qui donnent l'impression qu'il en sait toujours plus sur vous que ce que vous avez dit. Paroles à double sens, une fois encore. Que savait-il au juste de ses doutes quant à la Gazette ?
Avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, il lui planta un baiser sur le haut du crâne murmura quelques paroles d'au revoir et à bientôt (tu parles!!) qu'elle percuta tout juste, et tourna les talons.

- Hééééééé ! Le héla-t-elle. Tu reviens quand ? Sa voix lui parut toute frêle dans le tumulte de la gare.

Il haussa les épaules avec un air désolé qu'elle ne comprit que trop bien. Elle devrait se contenter une fois encore d'une douzaine d'heures chipées par-ci par-là. Après un dernier clin d’œil à son attention, il fut happé par la foule.
Elle se retourna à son tour alors que Campbell faisait son apparition dans le secteur menant à la voie 9 ¾. Ravalant sa déception, elle s'avança parmi la horde qui se pressait autour de lui, notant au passage que quelques personnes (des moldus, probablement) murmuraient autour d'eux en se demandant s'il s'agissait d'une star de cinéma pour que les gens le regardent ainsi. Question discrétion, on repasserait ! Elle attrapa un petit carnet et nota quelques remarques, tout en se frayant un chemin vers lui, bien décidée à lui mettre le grappin dessus.
Elle remarqua bien la petite chose rouge qui voletait aux côtés du ministre, lui jeta un regard inquisiteur, mais n'aurait jamais imaginé qu'un telle chose put se produire, ici, à King's Cross.
La déflagration fit trembler le sol sous ses pieds. Pas loin d'elle, quelque chose vola en éclats, projetant des débris dont certains passèrent si près d'elle... Une valise aux couleurs éclatantes tournoya droit sur elle, la projetant au sol, contre un autre corps.
Puis ce fut le chaos. A travers la poussière, elle distinguait des formes qui s'agitaient. Des gens murmuraient, toussaient, d'autres se penchaient sur des silhouettes au sol. Un homme au yeux clairs était courbé au-dessus d'elle et lui parlait. Du moins, elle pouvait voir ses lèvres remuer. Elle mit un moment à comprendre ses paroles, le temps que ses oreilles cessent de bourdonner.
- …. blessée ?
Elle secoua la tête, encore trop choquée pour comprendre ce qui venait de se passer. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour répondre, le message de la petite chose rouge ( Comment n'avait-elle pas compris ce dont il s'agissait?) retentit dans le hall de la gare, proférant ses menaces.


Désolée pour les 20 à 30 lignes... me suis un peu emballée...:
 
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Mer 2 Mar - 17:17

Quand elle avait eu vent de cet événement, Brenna ne perdit pas de temps et réalisa deux écriteaux qu'elle accrocha avant les vacances de Noël aux deux entrées de sa double boutique :

"Fermeture exceptionnelle du 27 février au 7 mars 2016."

Oui, Mrs. Quinn s'octroyait une semaine de "vacances", extirpant au passage sa fille de son école primaire - elle avait prévu pour cela de la faire passer pour malade, une bonne occasion d'utiliser cette Boîte à Flemme reçue en cadeau par Eugène à un concours auquel il n'était pas censé participer, mais ça se réglera plus tard - et "kidnappant" en même temps ce cher Seamus. Comme ça elle aura un baby-sitter si besoin sur place.

Pourquoi un tel chambardement dans les habitudes de Brenna Quinn ? Pour la semaine de portes ouvertes à Poudlard, of course ! Elle ne pouvait manquer cela. Bien entendu, elle profiterait allègrement de son séjour pour faire honte à son cher rejeton devant ses nouveaux amis, elle questionnerait les professeurs sur lui, tout en baguenaudant dans les couloirs à la recherche d'une nostalgie toujours agréable.

Dès l'annonce de cette semaine de festivités, elle n'avait pas perdu de temps, réservant une grande chambre avec un lit simple - pour Seamus - et un grand lit double - pour mère et fille - aux Trois Balais pour la semaine. Bien sûr, elle réserva également trois billets pour le premier train, pour être dès le lundi sur place.

Ainsi donc, ce lundi 29 février 2016, le trio familial s'était rendu à la gare de King's Cross. Seamus avait passé le week end chez sa sœur pour l'aider à préparer les bagages et fermer la boutique - et surtout pour l'aider à faire comprendre à Sissi, l'elfe de maison, que non, il n'était pas utile qu'elle vienne. Cette fois-ci, ce fut fait en seulement quatre heures, un record. Le fait que les chambre des enfants aient été mise en désordre par le chat et que donc il y avait beaucoup à faire aida beaucoup à convaincre l'elfe qu'il valait mieux qu'elle reste. Et puis il y avait les cuivres à entretenir, et l'argenterie à faire briller...

Bref, bien avant l'heure du départ, tout le monde se retrouva sur la voie 9¾ et monta dans le train dès que ce fut possible. Serena toute guillerette en tête dégota un compartiment vide et hurla à sa mère de se dépêcher. Brenna, à la suite, trimbalant un vieux sac en toile à peine plus gros qu'un gros sac à main - mais ensorcelé avec un sortilège d'extension magique, avec autorisation bien sûr - et qui lui aurait donné des allures de Mary Poppins si elle ne portait pas un ensemble de multiples couches de tissus divers bariolés dans des tons automnaux - hurlant elle-même à Seamus d'accélérer le pas. Et Seamus, enfin, à la traîne derrière, le visage rouge et en sueur, parce qu'il devait, en plus de sa propre valise, porter la malle de sa chère sœur, qu'il parvint difficilement à hisser dans le porte-bagages du compartiment quand il y entra enfin. Il se laissa tomber sur le siège et, mort de fatigue, somnola immédiatement.
Un peu après, un jeune couple avec un garçon qui devait être du même âge que Serena entra et demanda s'ils pouvaient se joindre à eux. Brenna acquiesça et le compartiment fut donc plein.

Quelques secondes avant onze heures, alors que Brenna demandait à Serena de s'asseoir en face d'elle à côté de son oncle, histoire qu'elle soit dans le sens de la marche - évitons de vomir - le train fut secoué. Seamus se réveilla en sursaut - "On est déjà arrivés ?" -, Serena se mit à pleurer, et Brenna sortit en trombe dans le couloir en compagnie du père de famille. Du peu qu'elle entendit et vit, elle compris que quelque chose s'était passé hors du train. Elle revint dans le compartiment, regarda dans la même direction que tous les sorciers sur le quai, et eu du mal à en croire ses yeux.

V'là autr' chose !

Elle donna une chocogrenouille à Serena qui se calmait - des larmes de crocodile - tandis que le père de famille revenait.

Des gens disent que c'était le ministre Campbell qui était visé. Un sacré bordel, le passage est brisé, les moldus nous voient ! Vont avoir du boulot au ministère pour réparer ça... Il y a quelques blessés, des deux côtés apparemment. Y'a eu une beuglante. Des menaces.

Eh ba... heureusement que j'ai pas prévenu Eugène...

Tu crois qu'ils vont annuler ?

S'pourrait... retarder en tous cas, j'en doute pas. Sent pas bon tout ça...

Renfrognée mais préférant attendre d'éventuelles consignes plutôt que de se jeter dans la foule paniquée et choquée, Brenna invita le père de famille a aller chercher des boissons chaudes pour tout le monde avec Seamus, elle resterait avec la mère et les enfants. On ne pouvait qu'attendre, de toute manière.


Aux Herbes de Brenna
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Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Mer 2 Mar - 21:39

Quel bruit. Ce quai de gare était vraiment assourdissant. Anna s’arrêta quelques secondes pour regarder autour d’elle. Les gens se pressaient dans tous les sens, se gênaient. Un vrai bazar. Elle inspira une bonne fois. Les bains de foule n’étaient pas son truc. Non pas qu’elle soit claustrophobe, mais elle avait peu de patience avec les bousculades. Ces gens qui vous poussent et jouent des coudes pour arriver plus vite à leur quai, qui vous écrasent le pied sans même un regard d’excuse. Et s’énerver sur un passant au hasard ne changerait rien, alors vous pincez juste les lèvres. King’s Cross était l’exception d’ordinaire. Elle était toujours pressée de rejoindre son train, une bonne humeur qui rendait les frictions plus supportable. Mais aujourd’hui était différent. Il manquait l’enthousiasme de la rentrée, les retrouvailles, le retour dans son monde. Aujourd’hui, c’était une foule bruyante. Elle respira de nouveau. Bon, on lui avait confié une tache.

Une poignée d’étudiants de l’Université Albus Dumbledore était arrivé un peu plus tôt dans la matinée par portoloin, d’anciens élèves de Poudlard dépêchés pour encadrer les portes ouvertes. Anna elle était chargée d’orienter les familles moldues vers le quai 9 ¾. Elle s’était portée volontaire, cela devait être important pour eux et elle était bien placée pour le comprendre. Sa mère avait insisté lourdement pour venir. Anna n’aurait su dire si elle voulait découvrir son univers ou si elle pensait lui faire plaisir. Peut-être était-ce une tentative de partager quelque chose. Elle semblait toujours inquiète en ce qui concernait le monde sorcier, elle ne le connaissait pas, laissait sa petite fille dans l’inconnu…

La jeune fille s’enfonça plus en avant dans la foule compacte. Elle se concentra un peu pour contrôler ses pensées et afficha un visage souriant. Elle était là pour aider. Il fallait être de bonne humeur. Et pourquoi ne le serait-elle pas ? Pour deux malheureux qui l’auraient bousculée ? Ce serait idiot. Tout le monde semblait enjoué. Cela permettait d’ailleurs de repérer rapidement les sorciers. Outre leurs vêtements disons… Eloignés de la conception moldue de la mode. Ils affichaient tous l’excitation de découvrir ou de re-découvrir Poudlard. Entre les enfants qui se voyaient déjà plus grands, et les moins grands qui venaient revivre leur jeunesse, une véritable effervescence s’était créée. Elle tourna quelque minutes sans savoir où aller, jusqu’à apercevoir un couple, visiblement hésitant, armé d’une lettre. La femme la serrait entre ses mains alors qu’elle fouillait la foule des yeux. Elle paraissait hésiter à s’approcher du pilier 9 ¾ mais en avoir grandement envie. Et cette lettre, qu’elle tenait, l’identifiait clairement comme parente d’un sorcier. Une jolie enveloppe sur laquelle le nom du destinataire était écrit à la plume et qui portait un cachet de cire, aucun moldu n’aurait envoyé une telle lettre. Elle s’approcha donc, et se lança.

Cela faisait plus d’une heure (peut-être deux mais elle avait perdu le compte) qu’elle essayait de repérer les familles moldues-mais-au-courant, lorsqu’elle les aperçu enfin. Avec eux au moins, elle était sur de ne pas se faire dévisager de travers, et de voir ses interlocuteurs partir dans l’incompréhension totale. Avec eux, elle était sur qu’ils venaient pour les portes ouvertes, puisqu’ils venaient pour elle.

- Maman !

Elle souriait de toutes ses dents. Jeremiah courut lui faire un bisou, et Jodie lui sauta dans les bras. Elle était surprise de les voir débarquer tous les trois ! Elle n’était pas sur que sa mère amènerait les enfants, elle pensait même qu’elle ne le ferait pas. Le sujet était un peu sensible à la maison. Ian faisait de son mieux, mais elle savait que l’existence d’un autre monde, caché et puissant, le mettait mal à l’aise. Cela se voyait lorsque sa mère prenait de ses nouvelles quand elle rentrait. Cela devait déjà être dur pour de nombreuses familles moldues, alors lorsque n’était pas le votre… Il faisait de son mieux pour être aussi paternel avec elle qu’il l’avait été lorsqu’elle était enfant, mais ce n’était pas pareil. Et elle comprenait. Mais elle était assez surprise qu’il laisse ses enfants aller à Poudlard.

- Vous allez bien ?

Soudain, une explosion retentit dans son dos. Elle fit volte face. De la poussière s’élevait plus loin dans la foule, trop loin pour qu’elle puisse apercevoir ce qui se passait. Elle entendit vaguement des débris retomber sur le sol. Elle sortit sa baguette et s’interposa entre sa famille et l’agitation. Celui qui avait fait cela pouvait encore attaquer. Puis une voix déchira le silence. La jeune fille ne comprit même pas la portée du message, trop abasourdie. Un attentat. Un attentat avait eu lieu à King’s Cross. Les gens se mirent à paniquer. Elle tenta de voir ce qu’il se passait mais en vain. Elle se retourna, et croisa le regard paniqué de sa mère.
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Jeu 3 Mar - 20:08

On avait décidé de se reparler. De se revoir, pour discuter. C'était Gwenäe qui avait fait le premier pas et qui me l'avait reproché instantanément par après. Selon elle, c'était moi qui avait fui, qui était parti sans donner une once d'explications.

Si elle savait.

Pour elle et seulement pour elle, j'étais le jeune con qui avait quitté le domicile familial en prétextant une crise d'adolescence à retardement et une rupture qui m'avait affecté plus que de raison. A cause de cela, je ne participais plus aux fêtes, où débordait trop d'amour et de liens familiaux. Mais je ne vais plus car j'avais peur d'être Moi. Tout simplement.
D'être cette Bête que je ne savais plus contrôler et qui détruirait tout sur son passage. Autant du matériel que de l'immatériel. Or, je lui manquais à ma très chère grande sœur, et je ne saurais dire pourquoi.

J'avais donc répondu à son invitation par l'affirmative et je l'attendais donc, à la gare de King's Cross, un peu après dix heures du matin dans un froid hivernal assez soutenu. J'avais relevé le col de mon manteau et resserré mon écharpe autour de mon cou. J'avais toujours chaud en temps normal, mais ici, je n'étais pas à mon aise, et j'avais des sueurs froides. Et là, aussi, je ne saurais dire pourquoi.
Je regardais ma montre toutes les cinq minutes, rempart qui me séparait de l'arrivée de mon aînée avec une certaine envie teinté d'appréhension. Cela faisait un bon moment que je ne l'avais pas vue. Allait-elle m'accueillir par une gifle, qui serait peut-être justifiée ? Elle n'avait jamais été câline et j'avais vécu avec. Néanmoins, je savais qu'elle m'aimait et elle aussi.
Avant même qu'elle n'arrive au coin du mur de briques, je savais qu'elle était là.

Son parfum. Ses talons. Tout. Elle. Gwenäe.

Elle avait le visage grave, mais dès qu'elle me vit, il changea. Elle sourit. Elle me sourit. Je lui rendis la pareille, heureux de la retrouver ainsi sans inimitié.


- Alexander, je ...

Je n'entendis pas la suite. Ses paroles couvertes par un bruit assourdissant. Quelque chose venait d'arriver. Une explosion si proche de nous, que je pouvais en sentir les relents. Puis il y eut l'Après. La Peur. Les cris. Une foule massive et compacte courrait dans tout les sens, affolée par ce qui venait de se produire. Même en ayant des sens aiguisés, je n'arrivais pas à caler mon regard gris-bleu sur telle ou telle personne.
Mon regard se posa sur ma sœur. Elle avait du sang qui coulait sur son visage, et elle ne comprenait pas non plus comment la gare de King's Cross, était devenue le théâtre d'un chaos sans nom.


- Gwen' ? Tu vas bien ? Ne pus-je m'empêcher de demander en voyant son air paniqué. Tu n'as rien de cassé ? Demandais-je avant de la mettre à l'abri, en lui conseillant d'appeler son mari qui, alerté par les autorités, était arrivé en un temps record.

Pour la discussion, on verra plus tard.

Laissant ma grande sœur aux soins de mon beau-frère, j'avisais la foule. En partant, Gwenäe me fit bien comprendre que l'on en resterait pas là et qu'il était inutile de faire mon chevalier en sauvant la veuve et l'orphelin. Je lui souris, fis un signe de main, qui n'était indiscutablement pas un adieu et pénétra cette foule, légèrement masochiste qui était restée là, à ne pas comprendre ce qui venait d'arriver.
Je reconnus quelques visages ou je crus en reconnaître. Puis Elle. A terre. Une personne qui m'était chère, alors que je ne l'avais vue qu'une seule fois. Mais son grand frère m'avait sauvé, alors la sauver elle, serait un juste retour des choses.

Non ?


- Saoirse ! Vous êtes blessée ?

Machinalement, je regardais les endroits qui pourraient être susceptibles d'être abîmés. Mais rien ne transparaissait à l'extérieur. Elle était sonnée comme bon nombre de personnes. Et moi, je n'avais rien eu tandis que Gwenäe si.
Quelque chose me faisait mal, maintenant. Ça me démangeait, ça me piquait et c'était désagréable. Lentement, je descendis mon regard gris-bleu vers la source de mes interrogations et j'y découvris un éclat fiché dans mon pectoral gauche.


Je passerais par la case, docteur. Mais ça ira. Ça va toujours.

Tant que Saoirse est saine et sauve, c'est le principal.



Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Sam 5 Mar - 11:47

29 février 2016. Le monde sorcier était agité aujourd'hui. En effet, le collège Poudlard ouvrait ses portes, et ce pour une semaine. Il y avait de quoi être excité ! Il était vrai que cet établissement faisait rêver ; et pour cause, tous les sorciers y ayant fait leur scolarité sont en général nostalgiques dès lors qu'ils en parlent. Tous les bons souvenirs des années passées dans ce château ressurgissent et on se met à parfois regretter ce temps révolu... Alors, bien sûr, l'occasion d'y remettre les pieds était juste jubilatoire ! Thanean lui-même était plus qu'enthousiaste à cette idée. Mais aujourd'hui, et en ce moment plus particulièrement, il devait garder son sérieux. Il était un de ceux qui étaient en mission pour assurer la sécurité de l'évènement à King's Cross, alors le plaisir personnel passait à côté, en tous cas pour aujourd'hui... Placés de part et d'autres du quai 9 ¾, ainsi que de l'autre côté du muret pour certains, la Brigade Magique était prête, et Thanean scrutait les environs. La seule agitation présente pour le moment était celle des sorciers enchantés de cette démarche du château d'ouvrir ses portes pendant une semaine, et il pouvait entendre diverses bribes de conversation alors que des gens passaient près de lui. Il commençait tout juste à se dire qu'aujourd'hui ne serait peut-être pas si terrible... Quand une explosion vint contredire ses pensées, laissant place à un tout autre type d'agitation.

« Mer-- ... »

Il retint un juron qu'il garda bien dans un coin de son esprit alors qu'il constatait les dégâts ; plus matériels qu'humains, mais cela n'allégeait que très peu la gravité de ce qu'il venait de se passer. La partie de la Brigade de l'autre côté du mur s'était déjà activée, et Thanean commençait avec d'autres de ses collègues d'éloigner le plus possible ceux qui tentaient de voir les dégâts de plus près. Contenir ceux qui voulaient voir si l'un de leur proches de l'autre côté allait bien, et toujours rester professionnel alors qu'on est soi-même secoué... Bien sûr, Thanean savait que ce genre de choses pouvait arriver ; mais on espérait toujours qu'on soit là pour rien au final. Que tout se passe bien et que chacun profite de sa journée. Il anticipait déjà les journées qu'il allait passer... Et ça n'allait pas être de tout repos. Alors qu'il continuait de vérifier que personne ne cherchait à passer d'un côté à l'autre, il ressentit une main sur son épaule ; reconnaissant un de ses collègues en se retournant.

« Il faudrait une ou deux personnes de plus, plus loin dans la foule pour s'assurer qu'il n'y a pas de débordement. Tu peux faire ça ? » Il hocha la tête. « Bien sûr. J'y vais... »

Se frayant un chemin tout en demandant aux personnes un peu trop curieuses de s'écarter et attendre que les choses se calment, il finit par se poser non loin d'un autre de ses collègues, s'assurant que rien ne dérapait de ce côté-ci, tout en vérifiant du regard si certains civils avaient éventuellement besoin d'aide, bien qu'il voyait au loin d'autres membres de la Brigade s'en occuper. Mais chacun était assez préoccupé et il n'y faisait pas exception... Une des choses les plus dures dans ce genre de situation était d'essayer de se vider la tête afin de faire au mieux, tout en suivant simplement les ordres qu'on vous a donné. Ne pas s'inquiéter. Ne pas trop penser aux conséquences. Il avait l'habitude maintenant, et il avait vu pire, mais cela ne rendait pas la chose moins compliqué. Tout dépendait des circonstances...
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 6 Mar - 22:45

Déprimée.
C'est le verdict que me colle Justin depuis janvier, sans vraiment y comprendre grand chose.

C'est vrai que j'ai pas un moral d'enfer. Et je suis juste incapable de lui expliquer ce qui va pas chez moi. Notre vie ressemble aux mois d'avant, avec un petit aspect routinier. Mais bon, même la banalité devrait pas suffire à me filer le bourdon.
Mais je dois bien avouer que j'ai plutôt le moral dans les chaussettes, même si je fais tout pour le cacher. Par moments, je me retrouve à fixer le vide, avec une sensation de manque dans la poitrine. Et j'ai beau m'enfiler tout le chocolat du monde, rien n'y fait. Ça peut durer des heures, à me sentir perdue, triste, un peu déconnectée de la réalité.

Je fais tout pour le cacher, certes, mais Justin est plus perspicace qu'avant. Depuis janvier, lui aussi est un peu bizarre. Il y a déjà eu l'affaire des billets où il m'a pondu une crise de jalousie monumentale en pleurnichant que j'allais le quitter, sous prétexte qu'il avait trouvé des preuves. J'ai rien compris à ses preuves et il a fini par laisser tomber les accusations. Mais à partir de ce jour-là, il s'est montré prévenant comme jamais. Comme jamais depuis qu'on est mariés en tout cas. Aux petits soins. Absolument adorable. Un peu étouffant. Je devrais pas dire ça, parce que si je suis là, en pleine gare de King's Cross, avec Saucisse et ma valise, c'est juste grâce à lui. Lui qui m'a encouragée à plaquer la fac une semaine pour aller passer quelques jours à Liverpool, chez une de mes sœurs. Il m'a offert le ticket de train, en me promettant de me rejoindre ce week-end.

Là, je suis en pleine attente de correspondance. Je suis arrivée de Brighton il y a une heure de ça, et je guette mon train pour Liverpool. Je checke mon billet. Départ 11h20. J'ai encore une de mi-heure à tuer. Et même pas le goût de me vautrer au Starbuck, alors que j'adore leur Clover brewed coffee. J'ai juste pas le goût de grand chose, ces derniers temps. J'imagine que ça finira par passer.
Alors, pour tromper l'attente, je zyeute la direction pour Watermark Books. Y a que dans les livres que j'arrive à m'échapper. Mais d'un coup, Saucisse s'emballe (Saucisse, c'est mon petit teckel adoptif. Lui aussi, c'est une nouveauté de janvier. Il me regarde toujours avec ses grands yeux un peu tristes. Je sais que je suis débile, mais parfois, j'ai l'impression qu'il essaye de me dire quelque chose). Je l'ai jamais vu comme ça. Même quand je rentre de ma journée de fac, il est pas aussi fou. Ça me surprend tellement que je lâche sa laisse. Il file à toute pompe en aboyant comme un sauvage ravi. Et moi, je lui cours après comme une idiote.

Quand je le choppe enfin, il est en train de faire la fête à un grand type brun (slurp slurp).
Je marque une pause. Avise le type.
Je le regarde. Il a des yeux magnifiques.
Il me regarde. Vraiment magnifiques. Captivants.
Je fronce les sourcils. Il y a quelque chose qui...

Et le monde explose. Littéralement.
La seule que je trouve à penser, c'est Too bad... Ils auraient pu attendre demain.... Depuis les attentas de Paris, je me dis qu'un jour ou l'autre, ça allait tomber sur Londres. Je suis pas vraiment étonnée. Mais j'aurais préféré que ce soit l'autre jour.

Je me sens vaciller.

J'entends plus rien. Je vois plus rien . Je sens encore la chaleur de l'explosion mais j'ai pas vraiment mal. Pas du tout en fait. Je me sens même plutôt bien. Alors je me dis que je suis morte et que je vais enfin savoir ce qu'il y a derrière. Je guette la lumière blanche.

Jusqu'à ce que je percute que j'ai les yeux fermés.
Que je suis contre un autre corps. Chaud. Qui a ses bras refermés autour de moi.
Et que je me sens vraiment bien. Avec le sentiment d'être rentrée chez moi.
Il faudrait que j'ouvre les yeux. Mais j'ai pas envie de retourner à ma réalité. Surtout cette nouvelle réalité-là, pleine de fumée et de cris.



Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 6 Mar - 23:18

Une file d'attente et le brouhaha des conversations. Des exclamations de joie. Son rire aussi. Clair, musical, s'élevant parmi les autres voix. Sa bouche, toujours trop rouge à son goût - bien qu'elle n'ait que rarement tenu compte de son avis lorsqu'il s'agissait d'apparence – lui souriait de cet air amusé qu'elle avait quand elle se moquait gentiment de lui. Et ses yeux...bleus et limpides, dans lesquels il s'était noyé si souvent, volontairement. Puis elle lui échappa, une fois encore. La scène s'enchaîna sous ses yeux et le scénario fut identique à ces centaines d'autres fois. Sa bouche s'ouvrant sur le coup de la surprise. Ses sourcils froncés par la légère piqûre. Son air courroucé par l'impolitesse de l'homme qui l'avait bousculée. Leur insouciance du moment. Alors que celui qu'il était maintenant luttait pour crier, pour qu'ils entendent et comprennent. Il aurait du sentir. Avoir un pressentiment. Comment pouvait-on ignorer vivre l'instant où tout bascule ?



Il se réveilla en nage manquant tomber du canapé de Saoirse dans sa précipitation pour sortir de ce rêve. Il mit quelques minutes à se remémorer où, quand et qui il était. La pénombre de l'appartement n'aidait en rien. Après un court instant de panique, le décor lui apparu comme familier. Appliqué à calmer sa respiration, ainsi que les battements obstinés de son cœur aussi silencieusement que possible, il songea douloureusement qu'il aurait aimé pouvoir se répéter qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar. Que c'était fini. Et bien qu'effectivement, il ait pris fin, il ne s'agissait en rien d'un mauvais rêve.
Il se passa les mains sur le visage pour se calmer et chasser l'image de Shannon qu'il n'était pas prêt à affronter cette nuit, puis tendit l'oreille. La respiration lente et régulière de Saoirse l'informa qu'elle dormait toujours malgré son agitation. Il hésita un court instant entre soulagement et déception puis se leva sans bruit, contournant les meubles à tâtons le temps que ses yeux s'habituent à l'obscurité et lui permettent de mieux se diriger. Le studio n'était pas très grand et il gagna rapidement le coin cuisine, où il se servit un verre d'eau fraîche. Le moindre de ses gestes lui paraissait produire un raffut insolent. Néanmoins, Saoirse ne s'éveilla pas. Il distinguait maintenant parfaitement les alentours, aidé qui plus est par la lumière produite par l'éclairage de la rue, filtrant par les rideaux. Accoudé au comptoir de la cuisine, son verre d'eau toujours en main, il chassait les derniers reliefs de son rêve en observant la petite silhouette ensevelie sous une couette beaucoup plus grosse qu'elle.



Il avait parcouru quelques mètres dans la gare lorsque la sensation désagréable de la veille le repris. Le bruit de la foule, les conversations, des exclamations de joie... des rires aussi. Manquant de renverser un homme qui lisait son journal en marchant, il pivota brusquement pour la rattraper, n'apercevant qu'une queue de cheval impeccable qui s'éloignait en bondissant. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre son chemin, il changea d'avis une nouvelle fois et s'arrêta pour se retourner à nouveau, percutant cette fois-ci le même homme de plein fouet. Ce dernier, absorbé par sa lecture, s'excusa pour deux. Trop pressé pour démentir, le barde se contenta d'une réponse furtive et s'engagea à la suite de Saoirse, tentant de repérer la queue de cheval parmi la foule. Juste pour l'apercevoir avant qu'elle ne se lance dans sa folle journée. Pourquoi ressentait-il soudainement ce besoin pressant de la prendre une dernière fois dans ses bras ?
Il crut entrevoir la petite silhouette se faufiler parmi une masse de gens, au loin, avant que son attention ne soit attirée par une boule de poils bruyante et affectueuse dont la laisse pendouillait du collier.
Mettant sa sensibilité sur le compte de ce rêve qu'il n'avait plus fait depuis des mois maintenant, il accepta l'idée de laisser Saoirse vaquer à ses occupations et d'en rester sur cet au-revoir dont il n'était pas très fier. Il lui était toujours délicat de partir sans être capable de lui dire quand il reviendrait. A vrai dire, il l'ignorait lui-même. Peut-être n'aurait-il pas du passer après tout.
Les jappements du chien l'arrachèrent à ses interrogations. La petite bête semblait ravie de la rencontre et tentait d'attirer son attention en bondissant autour de lui. Il lui rendit quelques caresses et chercha des yeux son maître, qui ne tarda pas à fendre la foule. N'ayant plus rien à envier à Lamartine sur la suspension du temps, il lui sembla que ces courtes secondes prenaient une éternité.

« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours [...] »

Elle se tenait face à lui, à quelques pas seulement. Avec cet air farouche et déterminé qui la rendait si particulière, unique. Ils se considérèrent un instant alors que "Saucisse" continuait à cabrioler autour d'eux. Deux mois après, il sentait encore l'atmosphère feutrée de ces quelques instants volés à la vie. A leur vie. Son odeur, sa voix, ses hésitations, son trouble lui revinrent en mémoire. Il s'emplit les yeux de son image et hésita. Elle n'était pas venue. Elle fronça les sourcils alors qu'il lui souriait, incapable de lui en vouloir d'avoir fait son choix. Finalement, il fit un pas vers elle ...
Une fois encore, tout chavira. Sauf qu'il ne pouvait ignorer avoir ressenti quelques signes cette fois-ci.

Le souffle de l'explosion fut d'une violence inouïe. Il agrippa le bras d'Anastasia avant d'être jeté au quatre vents comme s'il s'était agit d'une simple poupée de chiffon. La déflagration fut assourdissante et l'espace d'un instant, il fut incapable de savoir où se trouvait le haut du bas. Ses bras se refermèrent sur elle et il l'entraîna dans sa chute. A moins que ce ne fut le contraire. Une force démesurée s'abattit sur l'ensemble de son corps, le plaquant face contre terre avec une violente sensation d'étouffement. Il sentit quelques objets lui percuter le dos et tâcha tant bien que mal de faire rempart de son corps pour lui éviter d'être touchée. Quelque chose de lourd lui  heurta les côtes avec violence, lui coupant brutalement le souffle, alors qu'un panneau publicitaire explosait en débris sur leur côté gauche, projetant des éclats de tous côtés. Il ferma les yeux pour les protéger.

« Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ? »


Lorsqu'il les rouvrit, une voix profonde ampli le hall de la gare, bien plus distincte que le reste des sons qui lui parvenaient si étouffés. Si le sens des paroles lui échappa sur le coup de l'émotion, une partie de son esprit en réalisa la portée et la gravité.

Un silence lugubre s'abattit ensuite, plus violent encore que l'explosion. Assourdi par la proximité de la déflagration, étourdi par la chute, il resta un instant au sol, Anastasia au creux de ses bras avant de pouvoir bouger. Persuadé qu'il se briserait s'il se relevait d'un coup il remua lentement.
Autour d'eux, le choc était palpable. Il captait des sons et paroles étouffées, mais aucune ne s'imprégnait dans son esprit.
Il se redressa sur les coudes, grimaçant sous le crissement des éclats de verre répandus tout autour et fit mentalement l'inventaire des parties de son corps qui bien que douloureuses semblaient fonctionner. Il se releva légèrement pour permettre à Anastasia de respirer et la détailla anxieusement.

- Est-ce que ça va ? Souffla une voix assourdit et inquiète émanant de sa gorge.

Il écarta les mèches de son joli visage - dieu qu'elle était belle - à la recherche d'une quelconque blessure et distingua quelques égratignures. Son inspection eut pour conséquence d'étaler un peu plus de sang sur la figure de la jeune femme, sans qu'il parvienne à distinguer celui qui émanait de ses coupures, de celui provenant des entailles de ses mains à lui. Le visage de la jeune femme, en décalage avec le reste du monde, abordait une expression de bien-être, bien que ses yeux restent clos. Il renouvela sa question, trouvant le son de sa voix encore bien trop étouffé et la redressa un peu, inspectant les parties de son corps qui aurait pu être touchées. Elle paraissait être sonnée mais ne portait pas de trace d'éventuelles blessures graves. Il se retint de caresser davantage sa joue, conscient qu'elle était certainement accompagnée de son mari. Et que c'était ce dernier, qu'elle avait choisi.

- Anastasia ?

Elle hocha doucement la tête, les yeux toujours clos et se lova contre lui d'un air un peu perdu. Il sentit son pouls s'accélérer et tenta de rassembler ses esprits. Son mari devait la chercher, s'inquiéter et s'en vouloir de ne pas avoir été à ses côtés à cet instant-là. Il songea alors avec angoisse à la main qu'il avait lâchée quelques instants plus tôt.

« Saoirse... »

Il tendit le cou et parcourut des yeux les alentours dans l'espoir de la voir fondre sur eux. Des silhouettes se relevaient, malhabiles, alors que d'autres restaient au sol. Mauvais présage. Autour d'eux, des gens s'agitaient, il distingua quelques baguettes, à peine dissimulées et comprit que les barrières du monde venaient de voler en éclat.
Nulle trace de Saoirse.

«Elle va bien. Tu le saurais si elle n'allait pas bien.»

-Saoirse ? Se risqua-t-il tout de même à appeler.

Des voix répondirent en écho. Appelant les leurs, pleurant, lançant des ordres ou y répondant. Aucune réponse à son appel cependant. Il sentit son cœur se serrer. Habituellement, c'était elle qui s'inquiétait pour lui. Aujourd'hui, il avait l'impression d'avoir lâché sa main au moment où elle aurait eu besoin de sa protection. Il tenta de se raisonner. Saoirse était censée être auprès de Campbell, les forces de sécurité devaient avoir fait leur travail. Il ne pouvait rien arriver à Saoirse. Elle était forcément saine et sauve.

«Mais bien trop près...»

Il reporta son attention sur Anastasia pour tenter de vaincre l'étau qui l'enserrait, embrassant son image après l'avoir dessiné des dizaines de fois, se rappelant qu'il l'avait attendue... ici même. Il s'autorisa à passer une main dans ses cheveux ébouriffés, avec une tendresse qu'on pourrait mettre sur le coup de l'émotion.

- Vous avez seulement deux mois de retard... Murmura-t-il en essayant de se détendre un peu.

«Ne panique pas. Une chose après l'autre.»

La panique. Elle ne tarderait pas à suivre et s'ils restaient au sol, ils seraient certainement piétinés. Il se redressa, un peu engourdi, et souleva Anastasia avec précautions la maintenant fermement contre lui. A ses pieds, les débris des touches de piano sur lesquelles il avait joué quelques mois plus tôt dans ce même hall. L'image lui sembla tout aussi choquante que les volutes de fumées et les sanglots émanant de la gare. Un homme se dirigeait vers eux, tenant une baguette le long de son corps, dans le prolongement du bras. Il paraissait l'interroger de ses yeux. Ezio acquiesça brièvement de la tête, sans vraiment savoir à quoi il répondait et se mit en mouvement cherchant toujours anxieusement des yeux la petite silhouette brune de Saoirse.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Mer 9 Mar - 2:07

« Joyeux anniversaire Pothos »

Voilà ce qui s'était lu, la veille, en glaçage doré, sur son gâteau d'anniversaire. Comme la tradition Yilmaz le voulait, la célébration familiale avait eu lieu le dimanche précédent la date d'anniversaire du garçon. Si ses parents évoquaient une étrange et ancienne superstition voulant protéger le fêter de la malchance pour les derniers jours de l'année en cours, Pothos savait ses parents plus pragmatiques et se doutait qu'en fait, il était plus simple d'évoquer cette coutume étrange plutôt que de devoir trancher à savoir s'ils le fêtaient le premier mars ou le vingt-huit février. Le gâteau avait été excellent, comme celui que sa mère avait acheté à chacun des quinze anniversaires précédents, et pourtant il avait légèrement regretté sa perfection. L'automne dernier, il avait été invité à l'anniversaire de son amie Margareth et c'était la mère de celle-ci qui avait cuisiner le gâteau. Le glaçage avait coulé et le gâteau lui-même s'était montré un peu trop dur et farineux au goût de certains, mais Pothos n'avait rien trouvé à y redire. Pas seulement parce que son éducation le lui imposait : il l'avait sincèrement pensé. Cette expression ringarde concernant l'amour comme ingrédient secret pour les meilleures recettes était peut-être fondée, après tout?

Habillé en parfait jeune moldu – ceux de la City, pas ceux de la périphérie, il va sans dire – pour faire bonne image auprès de ses parents, Pothos les avait accompagné aux petites heures sur le plus célèbre quai du Royaume-Uni. Là, il avait sourit et serré des mains comme il savait bien le faire, avec la facilité de la pratique. Pendant que ses parents faisaient du réseautage, complimentait les cheveux ou les habits de l'un ou de l'autre, prenaient des nouvelles de la famille, échangeaient des informations sur leurs nouveaux produits, Pothos solidifiait leur image de parents aimants ayant réussi dans la vie. N'était-il pas le fils parfait d'une famille parfaite? Il avait également croisé le regard de nombreux camarades de classes. Si la plupart s'étaient contentés de lui envoyer la main de loin en restant auprès de leurs amis et familles, Liriope Douglas fut plus audacieuse. Le jeune Serpentard salua chaleureusement son amie rouge et or et lorsqu'elle voulut l'inviter à rejoindre le groupuscule qui s'était formé autour de sa sœur et elle, Pothos déclina poliment et ajouta à voix basse :


-Désolé, mais je suis en mission officielle.

L'oeillade de Selen en sa direction trahit qu'elle l'avait entendu et ne trouvait pas la farce de bon goût. Elle rajusta ses lunettes pendant que la main de son fiston glissait pour la huit centième fois aujourd'hui sur son poignet et replaçait sa montre neuve pile poil là où était sa place. Le gardien se tourna vers un nouveau client qui venait les saluer. Il y eut une déflagration féroce et la main du jeune sorcier glissa immédiatement vers sa baguette, à l'intérieur de sa veste. Ça sentait les embrouilles où il n'avait que des amis angéliques à Poudlard... À peine émit-il cette pensée que ses doigts se crispèrent sur sa baguette et qu'il lançait un charme du bouclier, au milieu du nuage de poussière. Ça lui prendrait une éternité de se débarrasser des particules qui venaient trôner sereinement sur sa chevelure impeccable! Le calme s'interrompit et des menaces furent beuglées alors que l'air s'allégeait, les particules en suspension retombant au sol, son charme ridicule scintillant face à l'horrible spectacle du mur arraché et de la vue sur les moldus de l'autre côté.

-Vous allez bien? s'entendit-il quérir, alors que son cerveau formulait difficilement une pensée parasite : son père aurait peut-être remarqué sa réactivité et accepterait peut-être mieux de le voir devenir auror? Pensée instantanément supplantée par une autre.

« Joyeux anniversaire Pothos »
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Jeu 10 Mar - 21:46


Alors que résonnaient encore les mots de la beuglante adressée à Adam Campbell, les gens, choqués, se redressaient peu à peu. Les sorciers étaient mortifiés, les moldus effrayés. Bientôt, la curiosité prit le dessus, les smartphones furent dégainés et la situation risquait de déraper à chaque instant.

Une dernière détonation se fit entendre provoquant un mouvement de panique de tout côté. Quelque chose jaillit dans le ciel, semblable à une fusée de feu d'artifice. Lorsqu'elle explosa, un immense cheval ailé argenté étendit ses ailes au-dessus des têtes. Et le silence s’abattit de nouveau.
Certains échangèrent un regard entendu, pendant que d'autres, incrédules, tentaient de s'abriter où ils pouvaient, par peur de la suite.

La Brigade d'Intervention Spéciale arriva tout droit d’Écosse. Certains hommes prirent immédiatement en charge le Ministre de la Magie écossais, qui fut évacué afin de prendre contact avec son homologue anglais. Avant de quitter les lieux, Campbell donna ses ordres aux chefs des Brigades d'Intervention et leur confia quelques missions placées sous le sceau du secret.
De son côté, Archibald Strogov fut immédiatement averti de l'attentat et convié à rejoindre ses deux homologues -écossais et moldu - de façon à prendre les décisions qui s'imposaient.
Les membres les plus spécialisés des Brigades Magiques s’attelèrent à la lourde tâche visant à infiltrer les équipes de police moldues afin de garder le contrôle sur la population.

Les familles sorcières sur le quai 9 ¾ reçurent comme consigne de ne pas circuler à nouveau dans la gare et de rester où elles se trouvaient. Les blessés furent pris en charge par des médicomages dépêchés sur les lieux. Ceux qui étaient indemnes furent invités à attendre la fin de l'intervention pour regagner leurs domiciles.

L'accès à la voie 9 ¾ fut sécurisé et l'on fit reculer la foule.

Côté moldu, les Brigades Magiques reçurent des ordres spéciaux et prirent insidieusement le contrôle des opérations. Sous prétexte d'évacuation dans le calme, de cellules psychologiques et de mise en sécurité des personnes, les moldus témoins de la scène furent rassemblés dans des secteurs particuliers de la gare afin d'être « entendus » par des membres d'élite, plus connus par les sorciers sous le nom d'Oubliators. L'immense machine à protéger les secrets se mit en place rapidement et efficacement. Les gens furent triés. Sorciers d'un côté, auxquels on adresse des messages visant à ramener le calme et un semblant d'ordre, moldus de l'autre, afin d'être « reformatés » pour garder un souvenir légèrement différent de cet incident.

Les journalistes présents furent également invités à se regrouper autour d'Oswald Forth, chef des Aurors, afin de regrouper les informations relatives à ce début de journée et recevoir des consignes spéciales.

Les boutiques et cafés à l'intérieur de la gare furent réquisitionnés, l'entrée, barrée par les forces spéciales des deux bords et les transplanages ne restèrent possibles que par autorisation spéciale. La gare fut bouclée en un temps record. Des spécialistes des technologies moldues lancèrent une salve de sortilèges destinés à brouiller ondes et réseaux, tandis qu'un maléfice plus pernicieux se chargeait d'effacer toutes les données (messages, photographies, vidéos et images de surveillance) sur un périmètre large autour de la gare.

Les Oubliators étaient sur le sentier de guerre.

Le 29 février - en bref :Que vous ayez pris part au premier round ou pas, vous êtes invités à contribuer à l'événement en y postant la participation de votre personnage. Pour ce faire, nous préférons des messages courts (20 à 30 lignes) afin de nous assurer la collaboration du maximum d'entre vous.
Vous pouvez bien évidemment faire plus.

Comme précédemment, vous disposez d'une période de dix jours pour participer à la suite de l'événement. Vous avez donc jusqu'au dimanche 20 mars, minuit, heure du Québec, pour poster votre message.

Merci de tenir compte des informations qui vous ont été transmises, et de ne pas anticiper sur les réactions des autorités. Toutes les données vous seront communiquées en temps voulu.

Nous vous remercions de votre participation.


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 13 Mar - 20:05

Il avait suffi de quelques flammes vertes et d'une tête apparue dans son âtre pour que Maureen Kinkaid soit sur le pied de guerre, malgré le sang qui s'était glacé dans ses veines. Il n'était pas toujours évident de se trouver seule face à l'incertitude, loin du champs de l'action.
Néanmoins, et c'était un réflexe généré par sa fonction, elle savait ne pouvoir se permettre de douter. Tant de choses, tant de gens se reposaient sur sa décision, que celle-ci soit bonne ou mauvaise.

« Spencer ! Spencer ! »

Au prix d'un effort surhumain, son appel était demeuré strictement professionnel, dépourvu de panique sinon d'urgence.
Le dénommé Spencer, son secrétaire personnel, apparut à sa porte avec son flegme habituel.
En quelques mots, elle lui résuma la situation.

« Convoquez les enseignants dans les plus brefs délais. Et les responsables étudiants de chaque filière. Rendez-vous dans le hall d'entrée à onze six précises. »

Spencer, et c'était là sa plus grande qualité, ne discuta pas et s'en fut en quête du corps professoral.
Maureen, elle, par le truchement d'un peu de Poudre de Cheminette, apparut directement dans l'une des salles communes dédiées aux étudiants d'Ophiuchus, les apprentis médicomages.
Son arrivée suscita un mouvement de foule. Les étudiants délaissèrent leurs activités, certains dissimulèrent quelques illégalités, tous se montrèrent à la fois surpris et concentrés.

« Il me faut une douzaine d'étudiants de deuxième cycle, au sang-froid irréprochable. Nous avons à faire face à une situation de crise et nous avons besoin de tous les renforts disponibles. Considérez ceci comme un examen grandeur nature. »

Sans surprise, le premier à se détacher du lot fut Walter Kearney, étudiant de dernière année. Autour de lui fusaient les questions sur le "qui", le "quand" et le "qu'est-ce qui se passe". Maureen ignora vaillamment toutes les interrogations pour reprendre la parole de ce ton calme et apaisant qui faisait sa réputation :

« Je vous demande de garder votre calme. Nous avons dû faire face à une attaque en zone moldue. Il n'y a aucune victime à déplorer pour l'instant, mais nombre d'individus ont été blessés. En dehors des volontaires, je souhaite que chacun d'entre vous demeure ici, à attendre de prochaines instructions. Spencer North vous les communiquera au fur et à mesure et je vous demande de suivre ses indications sans discuter. »

Le groupe des douze volontaires constitué, Maureen Kinkaid les emmena avec elle jusqu'au hall où ils retrouvèrent une grosse moitié du corps enseignant. De quelques mots supplémentaires, elle dressa le portrait de la situation, assignant à chacun sa tâche pour les minutes et les heures à venir.

« Professeurs Wyndham, Montgomery et Watson, vous nous accompagnerez. »

Tous s'assemblèrent autour de Maureen et des quelques portoloins frappés du sigle du Ministère de la Magie. Un instant plus tard, le petit groupe apparaissait à l'écart du quai 9 3/4.
Maureen distribua quelques dernières consignes avant de les laisser s'éparpiller rapidement.
Elle invita Montgomery et Watson à faire équipe, tandis qu'elle s'appropriait Willem Wyndham comme binôme pour l'opération à venir. Il s'agissait dans un premier temps de sécuriser, rassurer et dénombrer la foule paniquée qui se dispersait sur le quai sorcier. Sa propre diplomatie conjuguée à l'extraordinaire sens de l'observation de Willem Wyndham leur assurait une efficacité optimale.


« L'enseignement : apprendre à savoir, à savoir faire, à faire savoir. L'éducation : apprendre à savoir être. » ○ Louis Pauwels
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Ven 18 Mar - 17:13

« Oui, Macha ? »

Cinq appels manqués en même pas trois minutes.
Heureusement que mon portable me servait également de montre, sinon, ma sœur aurait potentiellement essayé de me joindre une bonne cinquantaine de fois avant que je décroche. Je développais depuis quelques temps une sorte d'allergie aux parasitages sonores du quotidien. Mon portable stagnait en mode silencieux environ huit jours sur sept pour le bien-être de ma santé mentale. Cela pouvait sonner fort curieux, mais j'avais effectivement remarqué une diminution de mon stress depuis que mon ouïe n'était plus sans cesse harcelée des petits bips annonciateurs d'un nouveau message.

« Plutôt bien, en fait. Je dis pas que j'ai décroché le truc, mais le type avait vraiment l'air intéressé. »

Si j'étais à Londres en ce 29 février, c'était pour rencontrer un éditeur, en vue d'un hypothétique contrat de graphiste. Le freelance avait ses avantages que mon compte bancaire niait de plus en plus violemment.
J'avais considéré ce drôle de lundi bissextile comme un signe porte-bonheur. De mon humble point de vue, ma superstition ne m'avait pas fait défaut.

« Je prends un thé au Munch Time avant mon train. »

Quelque chose dans le ton de Macha m'interpellait.

« Non, non, je voulais faire un break avant de rentrer. Je serais là en fin d'aprem. »

Additionné à son insistance à vouloir me joindre et à vouloir savoir ce que je faisais...

« Macha... »

J'interrompais sa nouvelle salve de question.


« Macha. Qu'est-ce qui se passe ? »

Dde l'autre côté des ondes, sa voix vira dans les aigus et son débit verbal s'accéléra.

« Quoi ? »

Un attentat ?

« A King's Cross ? Tu es sûre ? »

...

« Avec des sor... »

Je pris conscience d'être en pleine zone fréquentée. A deux tables de moi, une bande de copines semblait écouter la moindre bribe de ma conversation.

« Avec des gens comme toi ? Mais... à King's Cross !! »

Mais apparemment, ma sœur ne m'avait pas encore tout dit.
Comment elle était au courant de toute ça, alors que de toute évidence, l'événement n'avait eu lieu que quelques minutes plus tôt... les sorciers avaient des modes de communication bien plus efficients que nos ondes téléphoniques.

« Fingal ? »

Fingal était son petit ami à intervalle irrégulier.

« Qu'est-ce qu'il fait là-bas ? »

Mais j'étais déjà debout, délaissant derrière moi une poignée de pièce pour payer ma consommation. Au rythme de la panique de Macha, je cavalai en direction de la gare. J'y étais en deux minutes chrono.
Et il avait vraiment dû se passer quelque chose. Il y avait un effervescence folle sur place.

« Macha ? Macha ! Je peux pas entrer. Ils... ils bloquent toutes les issues... »


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016

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Gare de King's Cross - 29 février 2016
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