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Pas touche!

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MessageSujet: Pas touche! Ven 12 Fév - 15:41

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○○Nom des personnages : Derek Grogan et Seena Hawthorne
○○Contraintes des personnages : Et si Derek avait un jumeau maléfique et Seena pouvait prédire la mort des gens qu'elle touche?
○○Lieu où se déroule le sujet : Domicile des Hawthorne, Irlande.
○○Commentaires éventuels : On va essayé de ne pas trop traîner. Merci pour l'autorisation!


« … Et c'est ainsi qu'il bouffa le pauvre lutin qui rendit l'âme dans d'atroces souffrances. 
- Génial...
- Elle te plaît pas mon histoire ?
- On avait dit des histoires de Noël.
- C'était un lutin de Noël.» 

Eibhlin se marre en douce, je la vois du coin de l'oeil. Rowan a pris son air de victime de la société et Neve se roule sur le tapis devant la cheminée en pyjama. Finalement cette soirée ressemble à beaucoup d'autres de mon enfance. Douce et paisible au coin du feu auprès de mes sœurs. Nos parents contemplent le tableau charmant de leurs quatre filles en pyjamas une veille de Noël. On n'a plus vraiment 10 ans et plus personne ne croit au vieux barbu mais on essaie de conserver un peu de magie pour cette soirée. Pour la première fois, j'ai fait mes achats avec Neve sur le chemin de Traverse. On a mis un point d'honneur toutes les deux a trouver des cadeaux sorciers à chaque membre de la famille. Histoire de se distinguer un peu. Eibhlin tombera juste pour chacun d'entre nous, comme d'habitude, avec raffinement et humilité. Elle est toujours à l'écoute et semble exactement savoir ce que l'on désire profondément. Nos parents auront dégoté des trucs utiles. Vu l'état actuel de mon écharpe, je suis à peu près certaine de savoir ce qui se trouvera dans mes chaussures demain matin. Quant à Rowan, elle a le chic pour offrir des choses qui lui plaisent à elle et dont la plupart du temps nous n'avons nous, aucune utilité. Ce qui lui revient toujours à nous emprunter nos affaires... Passons.
Et puis soudain, deux trois bâillements et c'est le signal du départ. Embrassades générales dont je me tiens prudemment à l'écart, rituel des chaussures sous un sapin immense et chacun regagne sa chambre en rêvant déjà à la journée de demain. Moi, comme la plupart des soirs de vacances, je me faufile en douce chez Ebhlin. Elle m'attend sur le lit, ses longs cheveux détachés, magnifique, comme d'habitude. Quand on a étudié les vélanes à Poudlard, j'ai été persuadée deux ou trois mois que mon aînée en était une. Avant de constater qu'elles avaient un caractère puant qui ne collait pas avec la douceur d'Ebhlin. On doit bien bavarder encore deux heures. J'entends le discret raffut de nos parents qui s'activent sous le sapin. Je passerai déposer mes paquets après eux. J'aime bien avoir la primeur de l'ensemble.  Ebhlin me demande une énième fois comment se passe l'université, si j'ai dégoté un nouveau stage pour les prochaines vacances. J'ai jamais osé raconter à mes parents comment s'est achevé le premier, me contentant de dire que mon tuteur avait un caractère très exigeant et que ça collait pas toujours. Je réponds évasivement. Ça  fait quelques mois que je mens à Eibhlin et ça c'est nouveau. Je me suis inventé des amis, que je n'ai pas vraiment. J'ai bien quelques connaissances à mon actif, mais on en reste là. Elle doit quand même le sentir, à deux reprises elle tend une main rassurante vers la mienne, je m'écarte rapidement. Ça fait quelques mois également que je ne veux plus toucher les membres de ma famille. C'est un peu compliqué mais croyez-moi, bien mieux comme ça.
On enchaîne sur sa vie à elle, bien plus passionnante et on se retrouve propulsées vers 3h du mat' avant d'avoir eu le temps de dire « Botruc ». Je lui souhaite une bonne et courte nuit avant de repasser par ma chambre récupérer mes affaires. Je redescends ensuite l'escalier en sautant les 8ème et 3ème marches qui grincent à vous réveiller un mort et je déboule nus-pieds dans le couloir. Au salon, des bruits étouffés. Sûrement Rowan ou Neve ayant eu la même idée que moi. Je sens une bouffée d'agacement envahir ma poitrine. C'était mon moment à moi. Puis j'ai un doute. Si l'une des deux s'était relevée, elle aurait entendu nos voix dans la chambre d'Ebhlin et n'aurait pas manqué l'occasion de venir briser notre duo. Je me baisse prudemment et passe discrètement la tête à l'angle du mur. Je vais coudre un porte baguette dans mon pyjama. Je me sens à poil sans elle...


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MessageSujet: Re: Pas touche! Lun 15 Fév - 13:35

Peter avait rejoint son lit au grenier après s'être engueulé une fois de plus avec sa chère mère. Ca avait toujours été Derek et Maeva qui avait tout eu pour eux. À la séparation de leurs parents (qui par ailleurs n'était pas de son fait, malgré les vilenies dont son jumeau ne démordait pas), il s'était retrouvé avec une mère au bord de la crise de nerfs, et le reste de la fratrie avait rejoint les rangs de Patrick, leur bonace de père. Dès qu'il avait une occasion de rater sa chance, il la prenait. Il s'était ainsi retrouvé dans un minuscule appartement en banlieue de Dublin, aux murs lézardés de moisissures, avec Ann.

La raison de leur échange de cris : mère tenait absolument à ce qu'il offre des présents de Noël à sa sœur et son frère, mais il s'était obstinément refusé d'en acheter. Son plan était prêt, de toute manière. Une fois que sa mère croirait qu'il n'était qu'un cas désespéré, il arriverait en enfant prodigue les bras chargés de cadeaux. Lui qui ne travaillait pas, où trouverait-il l'argent pour se les procurer? Il ne les achèterait pas.

Dès que les ronflements de Ann retentirent à l'étage au-dessous, peu après minuit, Peter se releva, complètement habillé, et en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire Botruc, transplana dans un petit village qu'il avait « visité » avec sa bande d'amis, quelques mois auparavant. Là, loin de la capitale où il habitait, au milieu de la rue, il observa l'intérieur des maisons pour déterminer laquelle possédait le plus gros sapin, et donc à quelle famille les présents manqueraient le moins.

Un alohomora et un assurdiato plus tard, il entrait par la porte qu'il était le seul à entendre grincer sur ses gonds et marcha à pas feutrés jusqu'au salon, où il tenta de deviner par l'emballage quels présents conviendraient le mieux à Derek et à Maeva. Et à ses parents, car même si elle n'avait rien dit, Peter savait qu'elle s'attendait à recevoir quelque chose. Sa silhouette courte, mais costaude, loin d'être aussi mollassonne que celle de son frère, se redressa soudainement et il tourna lentement sa tête à la mâchoire carrée et au nez fréquemment cassé vers l'angle du couloir. Il croyait avoir entendu quelque chose. Lentement, mais sans hésitation, sa main agrippa sa baguette qu'il avait déposé à ses côtés.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Pas touche! Sam 5 Mar - 15:19

Si on m'avait dit que le Père Noël était métamorphomage, j'y aurait peut-être cru plus longtemps. Bon, je fais de l'humour, mais j'en mène pas large. Veille de Noël, avec un pyjama en coton pour seule arme, je me trouve nez à nez avec un type qui squatte mon sapin. J'envisage un repli stratégique pour appeler la police avant de noter qu'il a une baguette à la main et qu'il regarde vers moi. Repli stratégique avorté. Je pourrais crier, mais j'attirerais la moitié de la famille qui n'a pas un sommeil de bûcheron et face à un sorcier, leurs chances sont nulles. Si il est dangereux, je les envoie tous au casse pipe.
Je me surprend à regretter qu'on soit la veille de Noël. Si ce type me fait la peau, j'aurais même pas eu le plaisir de voir ce que contenait les autres cadeaux.

T'es trop conne.

Je me baisse le plus silencieusement possible et dépose mes paquets à mes pieds, ce qui facilitera une fuite rapide, avant de faire le tour des solutions que j'ai. Le tour, si tant est qu'on puisse qualifier de tour deux pauvres options qui se courent après, est vite fait. Soit je suis rapide, soir je suis ma barrée. A côté, le type s'agite et me force un peu la main. J'essaie de mobiliser le peu de neurones conscientes qui me reste à cette heure-ci avant d'opter pour le bluff. Pari risqué, mais j'ai pas vraiment le choix. Et puis de ce que j'ai entrevu, il n'a pas l'air très grand. Bien qu'à la réflexion, moi non plus. Mais j'ai l'avantage de la surprise. Pour un soir de Noël, c'est un comble non?
Avec mes ongles longs comme des cheveux de militaire, je m'acharne à défaire le scotch d'un des paquet que j'ai mis au moins vingt minutes à faire. Promis, j'arrête de me foutre de la gueule des bimbos manucurées. Elles auraient eu la vie sauve, elles. Le tout sans faire de bruit, le challenge est sérieux. A l'intérieur ? Une friandise pour Neve. Une baguette géante en chocolat. Elle a bavé dessus quand on est allé faire nos achats de Noël. Du coup, j'y suis retourné. Ça fera peut-être l'affaire.
Je dégage rapidement mon arme chocolatée de son emballage et m'en empare comme je l'aurais fait avec la mienne en priant pour que l'autre ne me force pas à m'en servir. Parce qu'à part risquer la crise foie, je doute qu'elle soit agressive.
Peut-être parce que c'est trois heures du matin ou peut-être parce que j'ai un peu tendance à me croire invincible ces temps-ci, je bondit comme un diable à l'angle du couloir et menace le « père Noël » avec ma brindille cacaotée.

« Lâche ta baguette et lève les mains ! »

C'est venu comme ça. Dans ma tête ça sonnait mieux.
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MessageSujet: Re: Pas touche! Mar 22 Mar - 3:49

Peter était sur le qui-vive. Dans quoi sa stupide mère l'avait-elle encore embarqué cette fois? Certes, ce n'était pas ce qu'elle avait en tête, mais croyait-elle sincèrement qu'en plus de se taper le voyage chez leur cher raté de père Cracmol, il perdrait son temps à réfléchir aux cadeaux parfaits, et à faire les boutiques? Non. Et c'était encore sans compter l'emballage... Définitivement, sa méthode était plus efficace. Sauf lorsqu'une écornifleuse venait squatter son sapin. Par réflexe, et avec toute la nonchalance d'un jeune homme qui se contrefiche du code de la magie, il pointait son arme vers la demoiselle. Celle-ci déposa ses paquets à ses pieds et les deux sorciers se regardèrent en chien de faïence, jusqu'à ce que la jeune femme désarmée prenne la parole.

Peter hoqueta de rire face à sa menace. Ses yeux commençaient à s'habituer à la noirceur et il reconnaissait désormais les traits de la poufsouffle. Il ne la connaissait pas vraiment, sinon qu'ils avaient eu classe ensemble. Avec un peu de chance elle était amie avec sa pipelette de sœur exubérante. Il devait trouver un bluff, et vite.

"Hawthorne? Calme-toi. Je savais pas où Maeva m'avait envoyé. Tu dois venir avec moi, je t'expliquerai plus tard."

Comme, quand il aurait trouvé le mensonge qu'il devait dire. En attendant, il improviserait et, ne sachant pas trop si les parents de la jeune femme étaient sorciers ou non, il devait débarrasser la place. L'index devant la bouche, il s'approcha de Seena et lui prit la main. Aussitôt, il transplana. Il eut également l'étrange impression que la demoiselle s'était crispée beaucoup plus qu'une sorcière avec un permis de transplanage n'aurait dû le faire.

Ils se trouvaient dans un magasin à rayon, évidemment fermé au milieu de la nuit de Noël. D'un coup de baguette, Peter désactiva le système de sécurité, puis actionna l'interrupteur. Devant lui, Seena semblait livide.

"T'inquiètes pas, allez, on est en sécurité. Il faut juste trouver le..." marmonna le triplet en commençant à s'avancer dans les allées.


Derek Grogan
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MessageSujet: Re: Pas touche! Mer 4 Mai - 15:51

Maeva ?

J'ai tout juste le temps de lever un sourcil que le type m'attrape la main et m'embarque dans un transplanage à vous vriller le cœur. J'ai toujours eu le mal des transports. Quels qu'ils soient. En voiture, on me faisait bien comprendre que je retardais toute la famille à réclamer des arrêts tous les quart d'heure. En bus, n'en parlons pas. J'ai été obligée d'investir dans ces petits bracelets inesthétiques mais efficace avec point d'acupuncture à la clé. Le bateau est un calvaire à partir du moment où il est plus grand qu'une voiture. (Allez comprendre pourquoi, mais sur une coque de noix, je gère de la fougère, dès qu'on est sur du transport plus important je suis cramponné au bastingage...) Y a que l'avion. L'avion ça me plaît. Le balai aussi.
Reste donc dans mon inventaire, l'ascenseur et le transplanage que je déteste autant l'un que l'autre. Mes repères s'envolent, mon bon sens et mon sang froid avec. Je crois que j'ai planté mes ongles de militaires dans le bras de mon acolyte, mais comme j'ai les yeux fermés et la plupart des muscles contractés, je suis même pas certaine de ne pas m'être empalée la peau moi-même.
Pourtant, sous mes ongles, c'est bien sa peau que je touche. Il est dans une pièce sombre. Il parle à quelqu'un et sourit d'un drôle d'air. Je sens ma respiration qui s'accélère parce que je sais pertinemment ce qui va se passer. Cela ne tarde pas à arriver. Une détonation, sourde et puissante, fait vibrer l'air à côté de mes oreilles. Je vois ses yeux qui s'agrandissent, sa bouche qui s'arrondit sous l'effet de la surprise. Mon cœur s'arrête lorsqu'il tombe à la renverse telle une poupée molle. Je souffle par petite dose l'air retenu par mes poumons. J'ai pris l'habitude ces derniers mois de ne plus toucher les gens. Pour ne plus les voir mourir. Néanmoins, il m'arrive parfois d'avoir des contacts involontaires. Et chaque fois la même débâcle. Je ne peux pas dire que je m'y fasse, mais je suis moins choquée que les premières fois. Juste affreusement impuissante et écœurée. Je retiens mes larmes quand je réalise qu'il est tout aussi jeune que ce qu'il semble être ce soir. C'est pour bientôt et ça me fait mal pour lui. La scène continue de se dérouler alors qu'une marre sombre s'écoule sous son corps et qu'il frémit de ses dernières aspiration.

Et le lien se romps. Il m'a lâchée.

Quand je rouvre les yeux, je suis bien loin de mon salon. Dans la lumière crue des néons, je me retrouve entre les rayonnages d'un magasin, en compagnie d'un type dont la tête me dit vaguement quelque chose depuis qu'il a mentionné Maeva. Et le tout, en pyjama, un soir de Noël.

« Là c'est le moment où tu m'expliques, c'est ça ? »

J'essaie de me donner contenance en crispant la mâchoire et en plissant légèrement les yeux. Je suis soulagée de ne pas entendre ma voix trembler, mais mon reflet dans l'une des vitres protégées par un store métallique me renvoie l'image d'une gamine ébouriffée au teint livide qui aurait fait une pub extra pour une marque de lessive blanchissante. C'était pas réellement l'image que je comptais offrir.

« Elle est où Maeva ? »

Et elle me veut quoi ? Je me sens stupide de l'avoir suivie sans me débattre. Je ne suis certainement pas le genre de personne que Maeva ou quiconque irait chercher une veille de Noël quand bien même ce serait pour se sortir d'un mauvais pas.

Clop – clop- clop, j'entends le doux bruit des ennuis arrivant au grand galop.

Après une grande inspiration plus destinée à me rassurer qu'à me maintenir en vie, je réalise que je tiens toujours ma baguette de chocolat bien consciente qu'elle ne me sera d'aucune utilité. Une œillade rapide aux alentours, un arrêt sur le système de sécurité désactivé me confirment mon pressentiment d'ennuis, voire d'insécurité grandissant. Je dévisage mon compagnon et son hésitation à préciser les choses m'aide à trancher sur la conduite à tenir.

« Tiens moi ça deux secondes tu veux ? »

Sans y réfléchir à deux fois, je lui balance ma baguette factice à la figure, fais volte-face et pars en cavalant à travers les rayonnages en quête d'une issue de secours, d'une aide quelconque, d'une idée, où d'une cachette.
J'ignore s'ils ont fait le nettoyage juste avant de partir ou si un truc s'est renversé entre temps mais en plein virage je sens mon pied droit perdre toute adhérence avec le sol. S'en suit une suite logique d'événements me menant à une cascade qui aurait remporté une excellente note artistique en patinage. J'atterris le nez dans un rayon, près d'une caisse, dans un bruit à réveiller les morts. Ma tête heurte le meuble métallique avec tout autant de fracas. Mortifiée, je me glisse sous la caisse en me recroquevillant et guette par l'interstice l'arrivée de pieds et de leur propriétaire.

Évidemment, la situation est beaucoup plus à mon avantage …
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MessageSujet: Re: Pas touche! Mer 1 Juin - 2:54

Par réflexe, Peter avait posé son index sur ses lèvres.

"Ssssh! C'est pas le temps de parler. C'était pas ici qu'on devait transplaner. Je ne comprend pas..." murmura-t-il.

Si l'on partait du fait qu'il n'était pas même supposer transplaner, puisque tout le monde aurait dû être au lit, ce n'était pas un mensonge, n'est-ce pas? Il n'en avait rien à faire de savoir où sa pimbêche de sœur pouvait bien se trouver, et ça lui faisait même une jambe ravissante. Aussi bien éviter le sujet en feignant un besoin de silence. Sans attendre, Hawthorne lui lança sa friandise en lui demandant de la lui tenir. Il se la prit en pleine poire et maugréa pour la forme. Lui qui avait déjà cassé plusieurs nez n'allait tout de même pas se plaindre pour une vulgaire baguette en chocolat. Et qui commençait à être gommante, par-dessus le marché! Il observa Seena partir en trottant et tourner le coin dans une rangée perpendiculaire. Parfait, ça lui laisserait le temps de terminer ses emplettes.

Un pop plus tard, il était retourné dans le salon des Hawthorne et ramassa quelques paquets-cadeaux. Il transplana de nouveau à l'endroit qu'il avait quitté un instant auparavant et entreprit de rétrécir les présents pour les cacher dans sa poche, en se demandant pourquoi il était retourné auprès d'Hawthorne. Elle n'était qu'une collégienne banale comme les autres collégiennes banales et il n'avait que faire de savoir si elle trouverait un moyen de se sortir de là ou bien si elle serait visitée par la police. Non, ce n'était pas pour elle, mais bel et bien parce que l'endroit était tranquille et personne ne penserait venir l'embêter ici. La planque parfaite pour ce soir. Ensuite, il devrait changer, elle en savait trop.

Inconscient de l'avalanche de conserves et autres machins qui s'est déclenché dans son absence, Peter localise la porte menant à l'entrepôt et s'y dirige. Sa règle d'or : ne jamais sortir par l'avant. Tout allait donc pour le mieux, il aurait des cadeaux pour tout le monde et sa mère pourrait enfin lui lâcher les baskets, quand il entendit quelque chose à l'avant. On venait de déverrouiller le magasin et la porte s'ouvrait. Sans faire ni une ni deux, Peter se mit à courir vers la porte de l'entrepôt, dont il fait sauter la poignée à distance d'un sortilège qui manque de sortir la porte de ses gonds. Réalisant le vacarme qu'il a causé, il lança un sortilège par-dessus son épaule pour faire diversion. Un étalage se mit à vaciller avant de se renverser au sol.

Un moment plus tard, il avait atteignit la porte et s'engouffra dans la pièce sombre. Là, il aurait l'avantage si jamais le stupide moldu se montrait suffisamment téméraire pour le suivre. Dans l'obscurité, il se trouva une cachette de laquelle il pouvait voir la raie de lumière émanant de la pièce principale. Pourquoi avait-il été suffisamment bête pour allumer toutes les lampes de l'endroit comme un phare?


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MessageSujet: Re: Pas touche! Mer 22 Juin - 10:24

Le bruit d'un lourd rideau de fer se levant vient parachever la douce symphonie que j'ai entrepris de composer quelques minutes pus tôt. Une paire de chausures de sécurité. Des grosses noires montantes. Au moins du 62 !! Bon, j'exagère. Mais il a des pieds qui dépassent la norme, ça c'est certain. Dans un élan de perspicacité, j'en déduis que ce n'est pas mon cher camarade. Alors que je m'apprête à sortir de ma cachette pour quémander de l'aide, mais quelque chose me retiens. Je ne sais pas quoi. Je ramène mes pieds gelés contre moi et me recroqueville d'avantage sous la caisse en retenant ma respiration. Le propriétaire des pieds à la taille démesurée s'arrête un instant à quelques mètres de moi. Il semble hésiter alors que mentalement, je le supplie d'avancer. J'aurais dû sortir dès le début et expliquer que je suis ici contre mon grès. Mais il aurait fallut donner des précisions sur notre entrée dans le magasin sans aucune effraction, et ça, c'est impossible. Maintenant, il est un peu tard.
Les pieds se remettent en marche alors que je retiens avec peine un soupir de soulagement. Un bruit de course résonne dans le fond du magasin et l'homme démarre au quart de tour. C'est ma chance.
Je bondis hors de la caisse, profitant d'une nouvelle chute de rayon dans le fond du magasin pour couvrir ma fuite.
Je contourne les caisses et me précipite face à l'entrée du magasin, prête à fuir. Une fois encore, quelque chose me retient.

C'est ici et c'est maintenant.


Je me retourne rapidement pour entrapercevoir dans le fond du magasin, Grands-pieds s'engouffrer dans la réserve.
Une énorme boule se forme dans ma gorge, parce que je sais pertinemment que de l'autre côté de la porte résonnera bientôt une sourde détonation qui aura pour conséquence d'abattre mon voleur. Partagée entre lâcheté et … lâcheté mes jambes restent figées au sol. J'ai peur de rester et peur de partir.

Merde, il a ton âge.

C'est un abruti, un voleur et un menteur.

Mais est-ce que ça vaut la peine de mourir ?


Je suis là à trépigner devant la porte lorsque me parviennent des bruits de voix.  Et après, je ne sais pas, je dois avoir un corps de super héros greffé sous ma tête de trouillarde parce que mes jambes sans me demander de permission se remettent en route dans la mauvaise direction.

Je file à vive allure en direction de l'entrepot, prenant garde de ne pas glisser cette fois-ci. Au passage mes mains attrapent deux boîtes de haricots en conserve.

Tu vas faire quoi avec ça cocotte ?  


Je déboule comme une folle furieuse devant la porte de l'entrepot et glisse un œil par l'encadrement. Ma vue confirme mes doutes, Grands-pieds est armé et si j'étais adepte du délit de sale gueule je dirais qu'il n'a pas l'air commode. Je ne suis pas assez courageuse pour rester suffisamment et vérifier si mon pote de soirée et en mauvaise posture ou non. Je détourne le regard et me plaque à l'extérieur, près de la porte, le cœur battant si fort que je pense mourir d'une crise cardiaque dans la soirée.

Joyeux Noël.

Je ravale un sanglot tout en pesant la balance de mes actes. Je vais assister à un meurtre. Et rien ne m'assure que l'autre ne m'abattra pas en me prenant pour sa complice. Et si j'interviens, je donne peu cher de ma peau. Et j'ai pas de baguette.
J'expire profondément en essayant de me redonner un semblant de courage, que je n'ai jamais eu à la réflexion et mes yeux le croise. Là. À quelques centimètres de ma tête, à l'intérieur de l'entrepot. Luisant et rouge comme un appel de détresse. Une invitation à être poussé. Le système d'aspersion d'eau anti-incendie du magasin.

Ni une ni deux, je balance mon poing dessus et immédiatement, une sirène à vous déboucher le cerveau se met en branle pendant que de l'eau jaillit par le système fixé au plafond.
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MessageSujet: Re: Pas touche! Sam 23 Juil - 18:39

Terré dans l'entrepôt, Peter espérait bien se faire oublier, mais c'était sans compter sur une dose de réalisme.  C'était pourtant tellement rare qu'il se laissait porter par l'optimisme, pourquoi choisir ce moment précis pour tenter le sort?  Entre quelques caisses de marchandises en attente de déballage, derrière une étagère qui sentait la rouille, il pu observer la raie de lumière s'agrandir et l'obscurité faiblissante risquer de plus en plus sérieusement de compromettre sa position.  La baguette toujours à la main, il ne comptait tout de même pas s'en servir immédiatement.  Il n'avait certes plus la Trace, mais trop de sortilèges en territoire moldu risquait tout de même d'attirer l'attention du Ministère sur lui.  La silhouette d'un bras, rapidement rallongé d'un épaule, d'un torse, d'une tête puis d'un deuxième bras, levé et portant une arme au poing, se profila sur le mur quelque part à sa droite.

-Qui est là?   Montrez-vous sans offrir de résistance!

Peter dû bien avouer que son cœur s'emportait, tout comme son cortex qui tentait de réfléchir à la meilleure option pour lui-même.  Il pourrait toujours transplaner, mais il n'aurait toujours pas son butin.  S'il se terrait, il pourrait toujours tenter un sortilège de désillusion, mais le moindre mouvement risquait d'attirer l'attention du gardien de sécurité, sans compter le temps que prenait le charme pour agir, et les risques de se retrouver encerclé par des Aurors du Ministère.  Les pas de l'homme se rapprochaient de l'allée dans laquelle il était terré et, sous la pression, Peter se releva en haranguant l'homme armé.

"Ou sinon quoi?  Vous pensez vraiment me faire peur avec ce jouet?"

À peine le caïd eut-il le temps d'entamer sa phrase que les deux mains de l'agent se joignirent sur l'arme qui se pointa dans sa direction comme par magie.

-Vous voulez tester s'il s'agit d'un jouet?  Sortez de là, les mains en l'air et sans mouvement brusque.  La police est en route.

Peter ouvrit la bouche pour rétorquer quelque chose qui n'aurait certainement pas joué en sa faveur, mais la referma aussitôt, aspergé d'eau.  Ses oreilles vibraient à le rendre sourd.  Seena!  Elle venait d'actionner l'alarme incendie, et l'effet de surprise lui laisserait certainement le temps de prendre ses jambes à son cou.  Il s'élança à l'autre bout de l'allée en lançant un sortilège cuisant au gardien.  Il n'aurait d'autre choix que de lâcher son arme.  Un cri de surprise se transforma en douleur alors qu'une détonation retentit, suivit du grincement de l'un des néons dont la chaîne venait de casser net au-dessus de leur tête.  Prenant à gauche, puis à droite, il s'enfuit à travers les étalages, jusqu'à arriver à un nouveau mur.  Quelques mètres sur sa droite, une immense porte servant au débarquement des marchandises ne semblait qu'attendre de le laisser passer.  Complètement trempé, il marchait prudemment sur le sol glissant et envoya, d'un sortilège à la puissance fulgurante, la moitié de la porte pendre dans le vide.  Sans attendre son reste, le dur sauta dans la descente pour les camions et releva la tête juste à temps pour voir deux policiers moldus, dans leur ridicule uniforme, qui le tenaient en joue.

Avant d'avoir pu esquisser le moindre maléfice à leur encontre, l'un des deux flics cria un avertissement à son coéquipier.  Tout se déroula ensuite très rapidement.

-McCarvick, non! Attend!

C'était déjà trop tard, le regard de Peter avait été attiré par la lueur de l'arme que tenait le policier et qui s'était jetée sur lui, comme un filet de lucioles, ou de guêpes affamées.  Son corps détrempé tomba au sol en une lourde masse parcourue de spasmes et de petites étincelles.  Sa peau lui brûlait la chair jusqu'aux entrailles.  Il n'arrivait plus même à fermer ses paupières alors qu'il contemplait dans la moitié de son champs de vision un ciel étoilé paisible, mais parcouru de nuages, et dans l'autre moitié un stationnement désert dans lequel deux corps noirs s'approchaient tranquillement de lui, avec prudence, mais également une tension palpable dans tous leurs gestes.  C'était bel et bien deux détraqueurs qui venaient le délivrer de sa souffrance en l'embrassant, non?  Mais les détraqueurs n'avaient pas de jambes, eux, et ne parlaient pas ensemble de son ton légèrement paniqué, avec une troisième entité, invisible, dont la voix grésillait à leurs épaules.  C'était quoi alors?  Le destin qui venait lui faire la leçon, lui annoncer qu'il n'était pas si facile de se jouer de lui?  Ses yeux se révulsèrent finalement et c'était comme le rideau noir d'un théâtre macabre qui venait de tomber sur son dernier souffle.

Spoiler:
 


Derek Grogan
Étudiant Borealis
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