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« Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  »

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MessageSujet: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Lun 28 Déc - 20:11

L'homme est moins lui-même quand il est sincère, donnez-lui un masque et il dira la vérité.

Oscar Wilde.



-Je ne suis pas sûr de comprendre.
- Fais-moi confiance !
-C'est une blague Evans?
- … Bon, disons que moi aussi je veux l'aider ok ?
-C'est ça que je ne comprends pas...
- Elle a un truc... que je veux. En échange.
-Je me disais aussi...  Ok, donc le principe c'est quoi ?
- Mets-le. Tu verras vite.



L'image à travers les fentes l'avait tout d'abord perturbé. Les couleurs étaient différentes. Les mouvements aussi. L'épaisseur sur son visage avait aussi été déroutante. Il ne sentait plus le vent sur sa peau, et ses traits lui avaient semblé figés. Il l'avait aussitôt enlevé et posé dans un recoin du studio de Saoirse. Studio vide et dépeuplé depuis qu'elle n'y était plus. Il avait passé la nuit debout à tourner autour de ce satané objet. Maudissant la terre entière pour les idées fantasques et irréalisables qui lui trottaient dans la tête et qu'il ne mettrait jamais à exécution. Maudissant Evans pour ses solutions toujours plus étranges, dangereuses et illégales. Maudissant Luan pour sa lâcheté. Et parfois un peu Saoirse. Pour ce don qu'elle avait de se mettre en difficulté.
Si seulement, il avait eu une baguette...
Il avait fini par s'endormir, le masque à la main, en ce 24 décembre, au son des tintements de verres et cris de bonheur qui résonnaient dans l'immeuble.

Un rayon de soleil frappa son visage. Il se retourna en grognant et enfouit sa tête sous un coussin du sofa et se rendormi l'espace d'un instant.
Venant de l'étage en dessous, des hurlements. Des indiens probablement. Un boucan infernal à vous concasser la tête contre le mur.

-Faîtes-les taire... pitié.

« Laisse-les... »

Les indiens devaient très certainement être accompagnés de cosmonautes ou de dragons. Les bruitages se faisaient de plus en plus incongrus et de plus en plus fort. Et personne pour faire baisser d'un ton toute cette ménagerie.

A l'instant même ou intervenait une sorte de cavalerie munie d'armes automatiques – à en juger par le bruit- Ezio bondit sur ses pieds, traversa la pièce en un clin d'oeil et dévala les escaliers en glissant sur la rampe – Mais qu''est-ce que tu fous ?? - et se planta enfin devant la porte des voisins du dessous qu'il martela avec rapidité. Cette dernière s'ouvrit sur un homme en robe de chambre bleue, une écharpe à rayure autour du cou, une montre clinquante au bras gauche, une notice d'appareil électrique dans la main droite et dégageant une forte odeur d'après rasage – sans être rasé- .

- C'est pour quoi ? Lança-t-il d'un air surpris.
-Pour les conseils en éducation. Répondit Ezio en lui souriant de toutes ses dents et en ouvrant grandement la porte.

« En éduc... ?Tu es spécialiste peut-être ?? »

Sous les yeux médusé de l'homme – et sous les siens aussi - , il déboula dans le salon qui paraissait être le théâtre d'une folle aventure à laquelle se mêlait effectivement de petits êtres vêtus de costumes criards – visiblement une reine des neiges, un héro de comics tout rouge, un indien et un policier pas plus haut que trois pommes - . Le tout sur un parterre de papiers cadeau déchirés, décombres d'une fête passée.

-Mais bon sang, mais c'est bien sûr ! * C'est Noël !

« C'est un cauchemar... »







Le cauchemar se prolongeait. Ses jambes agissaient sans lui demander son avis. Ainsi que ses mains pour tout dire. Sans parler de sa langue qui se déliait et bonimentait à tour de … bras, enchaînant les paroles et les actes les plus gênants qui soient, sans qu'il ne parvienne à arrêter le massacre. Et plus les minutes défilaient, plus il lui semblait que la petite voix dans sa tête, cendre d'une conscience encore présente hier, s'amenuisait et se faisait plus discrète.

-Avec des jambes de cette longueur le port du pantalon devrait être interdit ! S'entendit-il susurrer au creux de l'oreille d'une jeune femme qui rougit et détourna la tête.

« Pitié... arrêtez-moi. »

La ville de Londres, tout entière semblait danser ce matin. Une valse millimétrée de gens parcourant les ruelles d'un pas pressés, en famille, endimanché, les bras chargés de paquets, qui filait acheter une bûche pour le dessert, qui allait chercher la grand-mère pour le repas... tout ce beau monde s'agitait en rythme. Et lui, au milieu de la rue, complétait le ballet en esquissant quelques pas de danse qu'il ignorait même avoir appris.

-Et que danse la ville ! Qu'elle s'illumine et brille en cette belle journée !

Il sourit à son reflet dans le miroir. Un danseur élancé aux mouvements harmonieux et affranchis de toute pudeur, vêtu d'un costume noir et blanc – qu'il n'avait jamais possédé- le tout surmonté de son propre visage, ses yeux noirs … à un détail près. Sa peau était verte.

Dans un dernier éclair de lucidité, la petite conscience réalisa ce qui avait du se passer dans la nuit.

« Evans... »

-Et avec tout ça ! N'oublions pas Saoirse ! Claironna-t-il à l'attention du brin de conscience. Allez, par ici mon vieux, il était temps que quelqu'un te file un coup de pouce !

Deux entrechats le menèrent devant l'entrée du Chaudron Baveur, passage entre deux mondes.

- April in Paris ! Chantonnait-il à tue-tête. Chestnuts in blossom !!!



HJ
PS1 : Désolé Anna, pour une version courte, c'est long. Mais je ne savais pas comment faire plus court.

PS2: Quant au titre, je te laisse trouver d'où sort cette citation. Wink

PS3: Et même si visiblement, j'ai officiellement le droit de m'amuser avec les personnages de tout le monde :
Avec l'accord -pour l'instant- de :
Saoirse - fidèle au poste avec ma gratitude éternelle- , Shawn pour jouer les docteur Faust - j'espère que le dialogue te convient même si c'est du "et si", et Colombo pour la réplique (*)


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Mar 29 Déc - 22:59

En courant, Jodie poussait leur grand-mère qui faisait tomber leur buche de Noël. Anna secoua la tête. Les restes d’un rêve surement, qui lui revenait étrangement précis. Elle sourit à sa mère qui la fixait un peu soucieuse. Puis Jodie la bouscula et entra dans la cuisine en courant, bouscula leur grand-mère, qui fit tomber leur buche de Noël. Ca c’était bizarre.

***

Du coup, elle s’était proposée pour aller chercher une nouvelle buche. C’était déjà assez étrange d’esquiver toute question sur ses études ou son avenir devant sa famille moldue, mais les visions qui s’enchainaient n’aidaient. Elle voyait des sortes de flash, puis l’évènement se produisait. Et tout le monde avait été surpris qu’elle arrive au moment parfait pour empêcher son frère de tomber, ou qu’elle rattrape ce verre. Elle allait faire un petit tour sur le chemin de traverse pour comprendre tout ça.

Quelques pas plus, dans la rue devant elle, un homme sautillait, ou dansait en chantant. Les fêtes avaient décidément le pouvoir de rendre les gens joyeux. Il la fit sourire. M-Mais, il était vert ! Par la barbe de Merlin ! Elle accéléra le pas. Mais que faisait-il dans les rues, à se balader comme ça ? Quel idiot ! Tout le monde allait le voir. Et il dansait au milieu de la rue, quoi de plus discret ! Il s’arrêtait devant le chaudron baveur, sortait sa baguette et ouvrait magistralement la porte avec un sort. Anna se rua vers lui et le heurta de plein fouet.

- Pardon. Je… Je voulais juste vous arrêter. Je suis désolée. Mais écoutez, je ne sais pas ce que vous êtes en train de faire, mais vous ne pouvez pas vous balader comme ça et faire n’importe quoi. Déjà, je ne sais pas si vous le savez, mais vous êtes vert. Et au milieu d’une rue moldue. Alors bon, je ne sais pas si on vous a lancé un sort ou si vous avez bu la mauvaise potion, mais il faut que vous vous fassiez plus discret maintenant. Vous ne pouvez pas rester ici et danser ! Il y a le secret magique, et tout ça, et vous nous mettez en danger. Vous devriez rentrer dans le chaudron baveur. C’était peut-être votre plan d’ailleurs.


Elle releva les yeux vers l’inconnu à la peau verte. Oula, elle avait parlé un peu longtemps.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Dim 3 Jan - 15:22

Tout un chacun savait parfaitement quel était l'endroit le plus sûr de Grande Bretagne. D'aucuns étaient parfaitement conscients, que chaque chose précieuse ne pouvait être plus en sécurité que là bas. Et pour s'y rendre, il n'y avait qu'une solution. Ou peut-être deux. Trois à bien y réfléchir. Si Saoirse avait bien daigné avoir une cheminée dans son appartement, les choses auraient été bien plus simples.

- Simple ? Mais tout est très simple mon garçon ! A quoi bon se compliquer l'existence quand il suffit de se servir ? Se chantonna-t-il pour lui-même.

A deux pas de lui, souriante et avançant d'un pas énergique, il reconnu la propriétaire du petit magasin qu'il aimait fréquenter jadis. Elle l'observait danser, le regard plein de malices, les yeux pétillants au point qu'il n'aurait pas été étonné qu'elle le rejoigne pour une valse à mille temps sur les pavés de la rue. Il sautilla vers elle en récoltant au passage une fleur de géranium qui paissait tranquillement sur le rebord d'une fenêtre. Une rose eut été plus délicate, néanmoins, les propriétaire de la ruelle semblait cruellement manquer ,eux, de délicatesse.

Tu es pitoyable...

- Je suis navré, mais les consciences n'ont pas voix au chapitre. Claironna-t-il de son timbre grave. Très chère Miss Quinn ! Vous venez de rendre cette journée plus magique! Lança-t-il en souriant.

Il bavarda quelques minutes avec l'énergique commerçante qui bien qu'affichant un sourire amusé – et quelque peu étonné-, semblait ne pas être femme à se laisser trop bonimenter. Ce n'est que lorsqu'il lui récita de sa voix grave les premiers vers de Song of myself de Whitman – lui offrant la fleur au passage - qu'il détourna suffisamment son attention pour glisser une main discrète dans son porte baguette et lui emprunter discrètement l'objet du délit.

Il attendit à peine qu'elle tourne au coin de la rue pour ressortir prestement sa baguette et l'agiter d'un geste théâtral en direction de la porte du chaudron.

- Extraordinaire ! Je reviens sur mon jugement, la magie, c'est la grande classe ! La magie, c'est la vie ! C'est même....

Il fut coupé dans son élan par une jeune femme qui le percuta de plein fouet et s'inquiéta une longue minute durant... de bien des choses. La couleur de sa peau -certes-, son attitude, ses paroles... sa discrétion.

- Vous avez des yeux à couper le souffle ! Je suis certain que « conscience » vous donnerait leur couleur exacte en y associant probablement quelque jolis mots, mais je crains que sa voix ne soit masquée. Plaisanta-t-il en attrapant la jeune femme par un bras et en la tirant avec lui à l'intérieur du chaudron.

- Vous vouliez entrer n'est-ce pas ? C'est amusant vous avez exactement la même veste que ma sœur … Saoirse...

Il marqua un temps d'arrêt. Et murmura d'incompréhensibles paroles alors que son sourire s'éteignait sur ses lèvres.

– Il faut absolument me recentrer …Lança-t-il douloureusement en se prenant la tête entre les mains, comme si cette dernière allait exploser.

Puis brusquement :

- Tavernier ! A boire ! J'ai soif ! Et un barde à la gorge desséchée et un barde inutile ! Déclama-t-il en riant.




HJ : J'arrive pas à faire court... c'est une maladie.   Rolling Eyes
Avec l'accord de Brenna pour la rencontre. Bien qu'elle ne sache pas que je lui ai emprunté sa baguette... Mais je n'en avais pas.


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Jeu 14 Jan - 21:29

Euh… Pardon ? Il lui parlait vraiment de ses yeux ? Mais… Il rigolait ! Non mais il ne pouvait pas lui parler de ses yeux maintenant, tout le monde s’en fichait de ses yeux. Et c’était qui conscience ? Elle balbutia quelques protestations alors qu’il lui attrapait le bras et la tirait à l’intérieur. Est-ce qu’il avait au moins écouté ce qu’elle lui avait dit ? Sa peau verte, son manque de discrétion, tout ça, ses paroles l’avaient à peine effleuré. Au lieu de ça il lui parlait maintenant de sa veste. Il avait le don de détourner la conversation. Au moins ils étaient maintenant du côté sorcier. Du coup, elle pourrait peut-être le laisser, s’échapper. Ce n’était plus très grave ici s’il décidait d’être exubérant, ce n’était pas si anormal. Et ce n’était plus son problème.

Mais il se prit la tête dans les mains et parut se lamenter. Le pauvre… Puis d’un coup, il la fit sursauter. Comment pouvait-il changer aussi brusquement d’humeur ? Alors que le patron prenait sa commande d’une mine sceptique, elle remarque que la salle les observait. Un barbu devant sa bière semblait agacé par le grabuge, une jeune femme, le stylo suspendu au dessus d’une feuille blanche, semblait plutôt pencher pour la surprise. Mais tous les deux ne les quittaient pas des yeux, elle est cette homme étrange, qu’elle se mit aussi à observer. Oh non. Non non non. Ne me dites pas que conscience était sa conscience, et que conscience était une voix dans sa tête. Sa mère lui avait parlé de patients dans son genre, dont la personnalité était dédoublée. Des schizophrènes. Mais dans quelle histoire c’était-elle fourrée ? Un malade mental, ce n’était pas bon du tout hors de Sainte-mangouste. Il était définitivement temps de s’esquiver. Le barbu se levait, rougissant, et balbutiait un "pardon" offusqué. Puis il se transformait subitement en dindon.

- Vous vouliez peut-être aller au chemin de Traverse.

Finalement, elle allait peut-être rester avec lui, le surveiller. Sinon, il allait encore faire des bêtises. Elle tentait d’ailleurs de l’attirer plus loin, espérons qu’il soit coopératif…
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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Lun 1 Fév - 14:27

- Diantre ! En plus d'avoir des yeux renversants vous êtes d'une perspicacité stupéfiante ! Lança-t-il en sautant sur la table qui faisait face au barbu.

Ce dernier se leva, d'un air offusqué et rougissant, entrouvrit la bouche pour avancer un vague « pardon » qui mourut sur ses lèvres alors que la baguette d'Ezio – ou pour être honnête celle de Brenna- s'agitait en sa direction. Réduit à l'état d'un dindon de taille ma foi, spectaculaire, le barbu gloussa de surprise et s'agita entre les tables du pub dont les clients ouvraient des yeux effarés. Certains, indignés, s'étaient déjà levés et les regardaient tous deux avec véhémence.
Nullement décontenancé par son audace -mais, croyez-le, intérieurement dévasté- Ezio bondit sur ses pieds, ignorant l'ambiance électrique du pub, descendit d'un trait la choppe que tenait le barman et s'empara de la main de la jeune femme.

- C'est exactement là que je vais.Lui murmura-t-il avec un clin d'oeil.

Il lui fit esquisser quelques pas de danse et aperçut leur reflet dans le miroir du bar. Il sursauta en croisant son propre regard, comme s'il ne s'agissait pas du sien. Les yeux étaient bien les siens mais... sombres et mélancoliques. Il secoua la tête et entraîna sa partenaire vers le fond de l'établissement, faisant voler cheveux, jupons et capes sur son passage.

- Dépêchez-vous avant qu'il ne me rattrape. Lui glissa-t-il à l'oreille tout en désignant son reflet dans la glace. Il n'est pas très drôle celui-là.

Joignant le geste à la parole, il se plaqua contre le mur dans une simulation de poursuite Hitchcockienne. Il posa rapidement un doigt sur les lèvres de la jeune femme avant de poursuivre.  

- Il va falloir me dire votre prénom, je ne vais pas passer la journée à vous appeler « miss ».Puis dans un sourire : Il me semble que ces clients en ont après vous non?



HJ: Pardon pour le retard. Smile


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Lun 29 Fév - 20:35

Elle lui adressa un sourire figé. D’accord, ça remarque n’était peut-être pas si intelligente que cela. Mais c’était tout ce qui lui était passé par la tête, elle essayait juste de la distraire. Mais… Non ! Non non non, pourquoi est-ce qu’il sautait sur la table ? Non franchement. Il ne pouvait pas, il exagérait. Un "monsieur" s’évanouit sur ses lèvres alors qu’il agitait sa baguette. Et il transforma le barbu en dindon. Elle se figea. Un dindon. Un dinon ! Elle voyait l'avenir. C'était vrai, elle voyait réellement ce qui allait se passer. Mais qu'est-ce qui lui arrivait... Par contre niveau distraction, on repasserait.

Elle regarda la salle, passer de la surprise à l’indignation. Et elle croisa des regards, des regards qui la fixaient, elle. Elle fit un pas en arrière. Elle ouvrit la bouche pour leur dire, qu’ils faisaient erreur, qu’elle n’avait rien à voir avec cet homme. Elle lui avait parlé, et ils étaient peut-être entrés ensemble, mais ce n’était que pur hasard. Elle le voyait pour la première fois aujourd’hui, ce n’était pas de sa faute à elle ! Elle le vit avec horreur lui prendre la main, l’entrainant plus loin dans ses problèmes. Elle allait protester mais il la fit tourner, et danser, et ses paroles moururent sur ses lèvres. Elle ne parvint pas plus à parler lorsqu’il s’approcha de son oreille pour y glisser quelques mots. Abasourdie. Elle ne comprenait même rien à ce qu’il disait, cet homme était fou. Conclusion fortement confortée lorsqu’il se plaqua vers le mur. Elle devait rêver. Un rire nerveux lui échappa alors qu’il lui parlait encore. Elle ne fit même pas attention à ce qu’il pouvait bien dire. Elle était totalement hallucinée. D’abord ces visions prémonitoires et puis ce… Lui. Elle rêvait c’était sur. C’était impossible. Non, en fait ce n’était pas impossible du tout, pas dans leur monde. Il y avait sans doute des milliers d’explication possibles. Un réflexe de moldu surement. Ou un souhait. Oh oui elle aurait souhaité que cela n’arrive pas. Pour une fois, elle aurait voulu se réfugier chez elle, dans le monde moldu. Elle adorait le monde sorcier, ne vous y trompez pas ! Mais là, elle se faisait embarquer dans une histoire qu’elle ne contrôlait pas du tout. Et l’autre qui l’avait entrainé dans le fond de la taverne et commencer à appuyer sur les pierres pour ouvrir le passage.

- Hum hum.

Elle tira sur son bras pour se dégager et avec toute la maîtrise de soi qu’elle pu réunir, elle lui posa la question :

- Où est-ce que vous comptez aller au juste ?

Elle lissa sa veste, essayant de garder au mieux sa contenance. Assez joué maintenant, il fallait qu’elle reprenne la situation en main. Cet homme ne pouvait fait la trainer ou bon lui semblerait comme ça. Elle avait voulu l’aider, mais apparemment il n’avait que faire de son aide. Alors, tout ça était bien gentil, mais il n’avait qu’à se débrouiller seul. Et elle, elle avait d’autres chats à fouetter. Comme régler ce problème de visions par exemple. En pestant, le barbu fit irruption derrière eux, la baguette à la main. Et mince. Cette fois-ci, elle attrapa le bras de l’inconnu et l’emporta dans la foule de l’allée, sans se retourner. Elle avait bien essayé de le distraire et d’attirer son attention, mais cela ne marchait pas. Alors elle avait fini de lui demander son avis. Elle s’arrêta au bout de quelques mètres pour lui faire face. Une femme glissa sur un pavé et fit tomber les papiers qu’elle avait au bras dans une motte de neige. Anna ne se tourna même pas pour observer la scène. Voilà qu’elle était de nouveau bloquée avec lui. Décidément… Bon, réglons cela une bonne fois pour toute.

- Alors, où allons nous ?
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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Mer 9 Mar - 22:58

Alors que chutait lourdement une pauvre femme dont les bras étaient chargés de papiers, Ezio suivait son guide en souriant. Ils laissaient derrière eux une ambiance pour le moins électrique, au Chaudron baveur. Lorsque sa compagne lui fit face brusquement, l'image d'une autre jeune femme se superposa à la première. Le visage mutin aux longs cils de Saoirse se greffa sur celui de l'autre. Elle avait un air triste qui le toucha particulièrement. Quelque chose en lui semblait lutter pour se faire entendre.

« Bon sang, Saoirse ! »

L'espace d'un instant, son regard se perdit dans le vague et il murmura d'une voix plus douce:

- Il faut m'aider...

Mais bien vite, il secoua la tête et s'empara des épaules de la jeune femme en lui adressant un sourire à faire pâlir Adam Campbell en personne.

- Nous ? Voilà qui me plaît !

Tel l'élément dirigeant d'un couple de danseurs, il fit pivoter la jeune femme vers le bout du Chemin et lui désigna un des plus haut bâtiment que l'on pouvait apercevoir de là où ils se trouvaient. Il se pencha légèrement vers elle et lui susurra à l'oreille, non sans un brin de fierté :

- Je vais dévaliser l'un des coffre les mieux gardé d'Angleterre.

Ses mains abandonnèrent les épaules qu'elles enserraient doucement et il contourna la jeune femme d'un pas dansant, et déroba discrètement la tasse de café que tenait un jeune sorcier marchant en sens inverse. Après en avoir bu une gorgée, il le rendit à son propriétaire en usant de milles courbettes et phrases d'excuses qui plongèrent l'autre dans la plus profonde confusion. Ce dernier finit par accélérer le pas en jetant des œillades anxieuses vers Ezio.
Après s'être planté en plein milieu de l'allée les bras écartés, comme pour puiser des forces, le barde revint en quelques enjambés vers Anna et lui prit à nouveau la main.

- Vous allez m'aider n'est-ce pas ?

Tout en plaisantant de la voix, il sentait sa belle assurance vaciller à nouveau sous l'effort de volonté de l'autre. Son regard sombre se planta dans celui de la jeune femme, mélange d'amusement, de détresse et d'un brin de folie.

- Il faut que j'entre dans le coffre d'Adam Campbell. Lâcha-t-il avec fatalité alors que toute trace de plaisanterie s'effaçait de son visage. Il afficha un air grave et douloureux, bien vite remplacé par une moue amusée et fanfaronne. Mais bien sûr, c'est un secret ! Et vous ne m'avez toujours pas donné votre prénom ! Claironna-t-il. Pour ma part, je suis...

Il marqua un temps d'arrêt. Se prit la tête dans une main et sursauta au contact du masque. Ce dernier était froid et lisse, semblant ne faire plus qu'un avec sa peau. Il retint un mouvement d'aversion et observa longuement ses propres mains.

- Je suis...

« Ridicule ? Fatigué ? Possédé ? »

- Ezio ?


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Dim 20 Mar - 17:10

De nouveau, l’homme eut un épisode psychotique de bipolarité. Son visage changea si rapidement d’expression, elle avait du mal à croire qu’il s’agissait bien d’une seule et même personne. Comment pouvait-il passer par des sentiments à ce point opposés ? Et tout aussi vite, il reprit son air enjoué. Oui, nous. A lui aussi cela lui faisait bizarre ? Elle força un sourire. Mais dans quoi s’embarquait-elle… Elle avançait dans une foule, les minces talons de ses chaussures claquant sur le pavé. Une épaule sortie de nulle part la heurta. Eh bien, de mieux en mieux. Voilà qu’elle pouvait prédire des détails inutiles ! Quel intérêt ? Elle se trouvait au milieu du chemin de Traverse à une heure d’affluence, elle n’allait pas se cacher jusqu’à ce que le monde se décide à se disperser. Alors elle prendrait un coup d’épaule, ce n’était pas bien grave.

Et puis, elle avait pire à traiter. Dévaliser l’un des coffres les mieux gardés d’Angleterre ? Ne me dites pas qu’il comptait s’attaquer à Gringots ! Cet homme avait bien trop lu les aventures d’Harry Potter, il ne pouvait pas sérieusement songer à voler cette banque. Non, il ne pouvait pas être sérieux. Ahah, tout ceci était surement une blague. Et il était là, à boire le café de quelqu’un d’autre, insouciant, comme si ce qu’il disait avait un sens. Est-ce qu’elle allait l’aider ? A dévaliser une banque, certainement pas. A ne pas s’attirer trop d’ennuis, par contre, elle allait essayer. Quoiqu’ironiquement, aujourd’hui était peut-être le jour pour se faufiler dans une banque. Si ses visions étaient assez précises, assez maitrisées pour lui montrer les gestes à faire, comment éviter les gardes ou les pièges… Enfin peu importe. Ce n’était pas comme si elle l’envisageait vraiment. Qui plus est si le coffre appartenait à Adam Campbell. De mieux en mieux ! Elle allait dire quelque chose pour le réconforter quand elle vit l’air grave sur son visage, mais il changea encore d’expression. Disparu la tristesse, il redevint jovial et réclama son prénom. Puis il se prit la tête dans les mains et parut effrayé au contact de son visage. Décidément… C’était à n’y rien comprendre. Etre lunatique, pourquoi pas, mais passer aussi vite de la joie à la tristesse, non.

Anna n’avait maintenant pas décroché un mot depuis quelques minutes. Elle se contentait de le regarder avec effarement. Il devenait clair qu’il avait besoin d’aide. Et pas de son aide. Non, d’une aide plus spécialisée, du genre… Un psychiatre. Un psychiatre serait bien. Ou un expert en enchantement, parce cette couleur verte n’était pas naturelle. Bref, n’importe qui, mais pas elle. Et comme il semblait assez têtu, très bien : ils iraient à Gringots ! Et elle prierait pour avoir une subtile vision lui indiquant comment se faire prendre. Ainsi, hop, elle serait débarrassée, et il serait entre de bonnes mains.

- Enchantée Ezio, je suis Anna, dit-elle en accrochant son bras. Et je compte bien vous aider.

Elle lui adressa un grand sourire. Il valait mieux entrer dans son jeu, être joyeuse et agréable. Leur petit trajet serait ainsi plus sympathique.

- Allons donc voir ce coffre !

Et elle s’élança dans la foule. Un petit pas de côté lui permit d’esquiver le pull bleu qui devait la heurter. Elle sourit. Peut-être que si elle prenait le temps de relativiser, elle pourrait même apprécier ces visions. Après tout, elles pouvaient se révéler utiles. Un peu déstabilisantes, mais utile. Tout en marchant, elle jeta un coup d’œil à son acolyte. Oui, utile était un bon mot. Pour faire un peu cliché, on pourrait dire que "Rien n’arrive sans raison".  Elle se réveillait avec ce phénomène étrange, et rencontrait le même jour quelqu’un à qui cela servirait. Elle n’était toutefois pas sereine. Plus ils s’approchaient de la banque, plus elle sentait son cœur battre avec force. Comment savoir ce qu’allait faire cet Ezio ensuite…
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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Sam 16 Avr - 14:46

Ensuite ?
Il entreprit de bondir joyeusement en direction du haut bâtiment de marbre blanc, rassuré par la présence de la jeune femme. Quelques pirouettes et bavardages plus loin, il parvinrent devant le parvis de la banque et en gravirent les premières marches ivoirines.
Ezio entraîna alors Anna derrière l'un des piliers qui soutenaient le linteau de l'entrée et l'attira vivement contre lui avant de s'armer d'un air conspirateur.

- Je vous explique rapidement le plan. Chuchota-t-il. On rentre, vous faites diversion si ça tourne mal, je me faufile dans le coffre, je vole la pensine et … Il changea à nouveau d'expression, on sauve Saoirse. Ça vous convient ?

Saoirse.
Saoirse et ses ennuis jusqu'au cou, une fois encore. Comment diable s'y prenait-elle pour parvenir à se fourrer dans de telles situations ?

Avalant deux autres marches il accorda un sourire brillant au Gobelin qui gardait l'entrée des étincelantes portes de bronze. Alors qu'il en franchissait le seuil, entraînant Ana par le bras, il lui murmura en réprimant un frisson :

- Il paraît qu'ils sont munis de sondes de sincérité.

Il aborda alors un air très légèrement suspicieux et fit quelques pas plus avant dans le hall. Ils passèrent tous deux sous le regard inquisiteurs de deux autres Gobelins sentinelles de portes d'argent.

« Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse. »


Sous le masque, Ezio sentit les muscles de son visage se contracter à la lecture de ces vers. Les dernières tentatives de vol ou d'introduction frauduleuse au sein de la banque s'étaient soldés non seulement par des échecs cuisants mais également par des punitions sans précédent. Il tacha de mettre ses pensées de côtés et se reconcentra sur son plan. Infaillible. Encore fallait-il que Luan ait le cran de jouer le jeu jusqu'au bout.
La salle suivante était tout aussi opaline que la façade du bâtiment. Elle disposait d'un immense comptoir au-dessus duquel s'affairait un important nombre de Gobelins à la mine revêche. Ezio resserra encore sa prise sur le bras d'Anna et parcouru rapidement la salle des yeux à la recherche du Gobelin qu'il lui fallait. Alors qu'ils avançaient, le barde se faisait plus silencieux et plus discret, si ce n'était quelques légères incartades ou entrechats qui échappaient à sa vigilance devenue soudainement palpable. Se dirigeant vers un Gobelin précis, il se pencha sur Anna pour lui murmurer quelques mots.

- Réflexion faite, une fois que vous aurez fait diversion, il faudra me rejoindre. Je vais avoir besoin de quelqu'un pour faire le guet.

Il se para ensuite d'un sourire à faire pâlir d'envie les publicités moldues pour dentifrices et déclama théâtralement :

- Bien le bonjour cher ami, Nestor Mockinew inspecteur en chef de la brigade de briseurs de sorts. Je suis attendu par un certain M. Shepherd de chez vous pour une vérfication de sécurité.

Ce disant, il s'appuya au comptoir d'un air dégagé et se mit à pianoter le rythme du boléro de Ravel du bout de ses longs doigts.

«  un deux trois quatre, un deux trois quatre, un deux, un deux trois quatre, un deux trois quatre cinq six sept huit neuf dix . »


Le Gobelin posa précautionneusement la pierre précieuse qu'il examinait tantôt et réajusta ses lorgnons pour se pencher sur l'homme et la jeune femme qui lui faisaient face. Après une longue minute d'observation – durant laquelle on devine aisément que son regard se posa sur la peau feuillage de printemps du barde – il finit par déclara d'une voix toute aussi pointue que ses canines :

- Vous avez le mandat ?

Masquant fort heureusement les gouttes de sueurs qui ne tarderaient à poindre, la couche verte du masque qu'il portait se contracta en un rictus se voulant amical. Après une demi-volte parfaitement exécutée, Ezio se tourna vers Anna comme si elle pouvait répondre à cette interrogation, tout en cherchant une issue à cette situation des plus gênante.

- Le voici, Garnoc.

Non sans soulagement, Ezio se tourna à nouveau – dans une pirouette tout aussi flambante – vers Luan – son aîné, briseur de sort au sein de l'établissement, qui déboulait d'une des nombreuses portes cernant la salle, un parchemin soigneusement roulé au creux de sa main. Il paraissait tendu et adressa un œil interrogateur à Ezio lorsqu'il aperçu la jeune femme qui l'accompagnait. Ce dernier, apaisé, s'était remis à chantonner de sa voix basse.

«  I never knew the charm of spring
I never met it face to face
I never new my heart could sing
I never missed a warm embrace
Till April in Paris, chestnuts in blossom
Holiday tables under the trees... »


Le Gobelin inspecta scrupuleusement le parchemin tendu puis le tendit à Luan Shepherd après avoir hoché la tête. Il se leva ensuite de son tabouret et, sans un regard pour les trois autres, leur lança un grinçant :

- Veuillez me suivre.

Avant qu'elle ne change d'avis, Ezio attrapa Anna par la main et l'entraîna à sa suite.

HJ: Je te jure que je voulais faire plus court et moins lent... Promis. Mais raté.


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Dim 19 Juin - 13:45

Bon, ok. Ils étaient à la banque. Une marche, une deuxième… Respire bon sang ! Son cœur allait exploser. Essayer de cambrioler Gringotts. Et s’ils la prenaient pour son acolyte ? Passer Noël en garde à vue, super. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là… Non mais elle avait un plan. Ils allaient entrer, et une fois dans le hall, entourés de gobelin, elle leur indiquerait d’un signe de tête que l’homme n’était pas fiable. Elle ferait cela discrètement, il n’avait pas l’air psychologiquement stable et elle se méfiait de ses réactions. En parlant de stabilité mentale, il la plaqua subitement contre un pilier. Elle l’écouta dérouler son plan en souriant. Elle hocha un peu la tête pour qu’il la sente concernée, mais elle se répétait en silence le plan qu’elle comptait suivre. Entrer, gobelin, mouvement de tête. Entrer, gobelin, mouvement de tête. Heureusement, il était trop concentré sur son histoire pour le remarquer.

Le plan changea lorsqu’ils entrèrent, elle était maintenant sensée le suivre pour monter la garde. Mais ça n’ira pas jusque-là. Il leur inventa une histoire, comme s’ils étaient attendus. Mais le gobelin ne se laissa pas abuser et leur demanda un mandat. Parfait ! Pas de mandat, pas d’entrée. Elle hocha la tête négativement, espérant que son mouvement attirerait l’attention du gobelin. Sa demande était étrange, il allait bien la regarder et comprendre. Après un volteface Ezio la regarda comme s’il attendait son appui. Elle arrêta tout mouvement de tête et lui offrit un sourire un peu figé. Qu’est-ce qu’il voulait qu’elle fasse ? Elle n’allait pas inventer un mandat ! Et puis, ils étaient déjà assez loin, elle ne pouvait plus le soutenir. Un homme, debout à côté du gobelin, leur jetait un air interrogateur. Anna repéra du coin de l’œil l’homme s’approchant. Il était surement de la sécurité, et elle pourrait lui laisser l’homme vert. Il était bien gentil, mais la mettait dans des situations difficiles. Elle fixa son sauveur amicalement. Il allait prendre la situation en main.

- Le voici, Garnoc.

Ah… Quoi ? Il le soutenait ? Cet Ezio avait un complice dans la banque ?! Non non non. Non non non non non. Pas question. S’il sortait un vrai mandat, ils allaient entrer. Et s’ils entraient, ils allaient essayer de cambrioler la banque. Pas question. Et Ezio, tout sourire, qui recommençait à chantonner. C’est qu’il commençait à l’agacer ! Que devait-elle faire ? Elle était maintenant seule contre deux. Et ce deuxième homme semblait influent, ils n’allaient pas la croire lorsqu’elle raconterait ses histoires de cambriolage. Mais elle était bien obligée de le leur dire, ou on l’accuserait de complicité. Après tout, elle était rentrée avec eux, sans d’autre raison. Peut-être qu’avec ces visions elle pourrait échapper à la police… Non. Il fallait qu’elle trouve quelqu’un pour leur expliquer qu’elle s’était fait entrainer là-dedans, qu’elle n’était pas une criminelle. Trop tard, l’homme vert lui attrapa la main et l’entraina à sa suite. Elle bredouilla des syllabes sans lien. Mince. Ils se dirigèrent vers une porte pour quitter le hall. Alors qu’ils allaient passer elle se dégagea.

- Je dois aller, euh… Faire pipi. Vous savez ce que c’est les filles, toujours à faire pipi, lâcha-t-elle avec un rire nerveux.

Les deux hommes lui adressèrent un regard plus que suspicieux. C’était le moment de faire la cruche. Souris. Elle fit un signe de la main puis leur tourna le dos afin qu’ils ne puissent plus voir son visage, et s’éloigna de la démarche la plus nonchalante qu’elle put trouver. Très vite, elle repéra un sorcier dans un coin. Lalala…

HJ : Je n’ai pas beaucoup avancé, désolé. Je ne savais pas trop ce que tu avais en tête, ou quelle crédibilité à Luan dans la banque ^^’
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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Sam 25 Juin - 22:57

Les filles ? Diablha oui il savait ce que c'était ! C'était même pour l'une d'elle qu'il se trouvait à faire le pantin ici-même un jour de Noël ! Alors oui... il savait ce que c'était. Sauf qu'habituellement, les filles mettaient un point d'honneur à ne pas révéler qu'elles avaient des besoins naturels. Il existait visiblement tout un tas de codes et phrases prudes à utiliser le cas échéant pour éviter aux demoiselles de se trouver embarrassées.
Ainsi, elles se "poudraient le nez", allaient "se refaire une beauté", "mettre de l'ordre dans leur coiffure", avaient besoin "d'une petite minute à elle" là où un homme aurait simplement annoncé qu'il allait pisser.
La suspicion plana donc au-dessus d'Anna telle une auréole en mal d'ange.
Ezio l'observa un cours instant se précipiter à la rencontre d'un homme avant de bondir vers eux de cette démarche dansante dont il ne parvenait pas à se défaire. Dans l'écu de bronze scellé à l'un des piliers, il croisa à nouveau un reflet qui n'était pas le sien. Un visage qui n'était pas le sien et qui pourtant se mouvait exactement comme son corps lui indiquait. Il marqua un temps d'arrêt pour s'observer, portant une main à son visage et frémissant à nouveau au contact de la peau verte de sa figure.

« Il faut que j'enlève ce masque... »

- Si tu m'enlèves, tu n'as plus aucune chance de sauver Saoirse. Ricana l'autre non sans sadisme.

Le temps pour la conscience de refaire surface et il était déjà trop tard. Ses jambes avaient repris leur gigue en direction d'Anna qu'il tira d'une main forte, sans ménagement aucun.

- Veuillez m'excuser, Madame est avec moi. Lança-t-il à l'encontre du sorcier qui ne comprenait rien à la scène.

Puis en direction d'Anna dont il pressa le bras un peu plus fort.
- Je vois clair dans votre petit jeu, Leannan*. Maintenant que je vous ai révélé mes intentions, je crains de n'avoir pas d'autre choix que de vous emmener avec moi.

Cela disant, il sortit la baguette emprunté tantôt et lança un sort informulé en direction de son bras et celui d'Anna. Rapidement, un mince filet argenté s'en écoula, et glissa le long de son poignet avant de se frayer un chemin sur celui, plus mince, de la jeune femme. Aussitôt leurs mains se soudèrent dans une emprise vigoureuse et celle d'Anna fut prise au piège dans celle plus grande du barde.

Il l'attira rapidement à lui et avant d'être à nouveau possédé par cette étrange entité qui agissait pour lui, lui glissa à l'oreille.

- Je vous en prie... j'ai réellement besoin de votre aide. Sa voix était différente, plus basse, plus sourde et plus douce aussi que celle qui jaillissait de sa poitrine quelques minutes auparavant. La lutte intérieure commençait à se rééquilibrer...

Mais déjà il entrainait sa pauvre compagne vers l'endroit où les attendait Garnoc, stupéfait par leur étrange ballet.

*Chérie

HJ: Comme je te l'ai dit en MP, rien de bien précis dans ma tête alors si tu as des envies, fais-toi plaisir, sinon je m'empare des rênes mais dieu seul sait où nous irons.
Enfin, ceci dit, je ne te laisse que peu de choix au vu de mon message, je crois qu'il faut que tu me suives ou que je te suive. Wink
Si cela ne te convient pas, je peux tout à fait changer.


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MessageSujet: Re: « Vivre les malheurs à l'avance, c'est les subir deux fois.  » Lun 27 Juin - 19:36

L’homme était appuyé contre un mur, les bras croisés, semblant attendre une explication. Elle tourna la tête vers l’homme en vert à ses côtés. "Raté" pensa Anna alors qu’une main lui agrippait le bras. Elle manqua de trébucher lorsqu’il la tira, mais il la tenait assez fermement pour la retenir. Assez fermement pour qu’elle ne puisse pas partir non plus. Elle se retrouva face à lui, un peu trop près comme toujours. Elle se retint de soupirer. Bien sûr que son excuse n’avait pas fonctionné, comme s’ils allaient la laisser partir comme ça. Elle avait espéré avoir le temps de rejoindre la sécurité avant qu’ils ne réalisent qu’elle s’échappait. Elle aurait peut-être dû faire semblant de chercher les toilettes avant. Elle se prit donc une réprimande. Ezio devait divaguer puisqu’il se trompa de nom. A moins que ce ne soit un surnom, mais ce serait étrange. Cette fois-ci, il ne lui demandait même plus son avis, il l’obligeait à le suivre. D’ailleurs, il sorti sa baguette et l’agita. Un mince filet argenté en sorti pour venir s’enrouler autour de leur poignet. Ne l’ayant pas entendu prononcer un sort, elle n’avait aucune idée de ce dont il pouvait s’agir. Elle tenta de retirer sa main mais en fut incapable. Pardon ? Elle lui jeta un regard d’incompréhension. Il l’avait attachée à lui ? Comme ça, dans le hall de la banque ? Il l’attira à lui et la supplia de nouveau. Elle poussa un soupir discret. Elle aurait vraiment aimé aider cet homme, la détresse qu’il y avait parfois dans sa voix la mettait mal à l’aise et l’aurait presque faite culpabiliser. Mais quand même, ce dans quoi il essayait de l’attirer… Et puis, ce n’était pas la meilleure façon de faire. Sans parler de l’entrainer sans lui laisser le choix, lui jeter un sortilège pour cela devant tout le monde, on pouvait trouver plus discret !

Alors qu’il l’attirait vers les deux autres membres du "groupe", elle crut entendre des chuchotements dans leur dos. Elle trouva aussi l’homme au mandat bien prompte à refermer la porte derrière eux et à se défaire du gobelin qui les accompagnait. Il lui assura qu’il gérait la situation, qu’ils allaient maintenant régler cette affaire dans son bureau et partit sans se retourner. L’homme vert lui emboita le pas et Anna, bien sûr, suivit.

Quand ils eurent tourné dans un couloir adjacent, elle entendit une voix d’homme. Sans doute le garde qui avait trouvé leur attitude étrange. Avec un peu de chance, Garnoc le gobelin serait du même avis et ils les suivraient jusqu’au bureau de ce Monsieur Shepherd. Est-ce qu’elle le pensait vraiment où l’espérait-elle ? Malheureusement, elle n’eut pas l’impression que la voix qu’elle percevait soit bien inquiète. De toute manière, elle n’avait pas d’autre choix que de les suivre. En plus, la main qu’il s’était accaparée était sa main droite, celle qu’elle utilisait pour sa baguette. Est-ce qu’elle arriverait à être précise si elle essayait de lancer un sort de l’autre main ? Déjà, est-ce qu’elle arriverait à la sortir discrètement ? Telle qu’elle se connaissait, elle la ferait surement tomber. Surtout de sa main gauche !

Ils parcoururent des couloirs, tournant d’un côté puis de l’autre, comme s’il essayait de perdre des poursuivants Est-ce qu’il essayait de perdre des poursuivants ? Puis leur complice s’arrêta dans un couloir. Dans un couloir, ahah ! Il était donc sur ses gardes ! Il se tourna vers eux et elle se reprit promptement. Mieux valait qu’ils ne la prennent pas trop pour une traitresse et qu’elle cache sa satisfaction de penser les employés de la banque sur leurs traces. D’autant qu’il n’avait pas l’air de très bonne humeur. Il croisa les bras et s’appuya contre le mur. Il avait un air accusateur et semblait attendre des explications d’Ezio. Il semblait connaitre son plan mais devait se poser des questions sur la présence forcée d’Anna. Et sur cette idée saugrenue de jeter un sortilège dans le hall de Gringotts.
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